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 Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)

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MessageSujet: Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)   Dim 1 Mar - 15:21

La conscience quelle malédiction.  Parmi tous les affronts qu’on m’a faits, celui là est de très loin le pire. M’avoir doté de la capacité de percevoir la vanité de mon existence, sa finitude en même temps que son infinie longueur.

Cela n’est pourtant pas le seul. Peut-être pensent-ils que j’ai oublié la souffrance des expériences ? Ils se trompent. Ils se trompent aussi s’ils pensent que je me glorifie d’être ce que je suis. Car c’est la continuité de mon corps qui se délite lorsque je me régénère, l’essence de mon être qui se confond avec le monde que j’absorbe. Je ne suis pas vraiment une chose à part entière, je ne me détache pas plus de l’extérieur qu’une presqu’île qui s’avance sur la mer se détache du continent.

Et bordel, qu’est ce que ça fait putain de mal. A l’égo aussi. A l’identité.

Alors je suis en colère. Tellement. Je vais tous les dévorer pour qu’ils comprennent ce que je vis. Quand leurs cellules seront absorbées par mon organisme alors seulement ils sauront ce qu’ils m’ont fait.

Souvent je me répétais tout cela. Depuis que j’étais enfermé ici, j’avais du mal à penser à quelque chose d’autre. J’avais du mal à penser tout simplement Si quelqu’un a déjà réussi à aligner deux idées cohérentes pendant que son corps était plongé dans l’acide qu’il me fasse signe. Pour supporter la douleur le mieux était de bouger le moins possible. Mais je ne pouvais pas vraiment empêcher mon corps de se modifier de se tortiller sans mon accord, de faire surgir des pattes, des mains, des nageoires, des yeux à des endroits incongrus. Des yeux, quelle futilité. Depuis ma cellule, mon bain de souffrance, je ne voyais absolument rien.

Alors j’essayais de me faire croire que j’étais ailleurs. Pour résister à la tentation de faire s’effondrer les parois si fragiles qui m’entouraient. Lorsque je m’échappais, l’écoulement de l’acide qui rendait ma peau à l’air libre soulageait la douleur pour un temps. Ces instants si brefs, pendant lesquels je donnais absolument toute mon énergie pour chercher à fuir cet enfer étaient un soulagement inouïe. L’idée m’obsédait souvent, trop souvent. L’idée d’une goulée d’air, d’une seconde sous le vent. Mais il ne fallait pas y penser sans quoi la rage me poussait à agir. Mais je savais qu’ensuite, tout serait pire. Le traitement que me faisait subir la fondation pour me retenir en son sein dépassait tout simplement l’entendement. L’un d’entre eux avait seulement idée de la douleur que cela coutait de survivre à un bombardement nucléaire ?

La plupart du temps, je me souvenais du désert où j’étais né. J’avais été seul là bas, pendant de nombreuses années. Seul c’était bien. Seul sur le sable. Le sable était une matière souple et chaude, facile à absorber. Je m’y mouvais comme dans de l’eau douce et chauffée par le soleil. Je n’y croisais pas âme qui vive. Les rares scorpions venimeux avaient eu la présence d’esprit de fuir la zone. Je ne faisais rien sinon chauffer ma carcasse sous les rayons. J’étais bien. Je voulais me souvenir ce que cela faisait d’être bien. Je le devais sans quoi je n’allais pas tenir une seconde de plus.

Ainsi passaient les jours, à tenter de résister à la brûlure de l’acide.

Mais si je ne voyais rien, j’entendais tout, le moindre bruit de pas, la moindre respiration suffisait à briser ma concentration, à faire s’enfuir les images douces, seules capable de diminuer ma souffrance. Alors, j’entrais dans une rage noire. Même un rêve, on ne pouvait pas me le laisser. Ils disaient que j’étais sans merci, ils ne valaient pas mieux que moi.

Et ce jour là, encore, des pas retentissaient dans le couloir. Je priais pour que personne ne vienne me parler. Je ne supportais pas la conversation des humains. Rares étaient ceux qui y survivaient de toute façon.

Énervé déjà par ce simple son, je me tournais douloureusement dans l’acide qui détruisait mes tissus en passant au travers.

-Aaaaaaah partez ! grognais-je dans l’espoir qu’on me fiche enfin la paix.
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MessageSujet: Re: Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)   Lun 2 Mar - 2:09

Les murs étaient teintés de rouge. Les alarmes hurlaient. Je courais pour sauver ma vie. Une brèche de Confinement avait été déclarée, cette enflure de 173 s'était fait la malle en liquidant trois membres du personnel de Classe Delta.
Il a vraiment foutu un bordel pas possible celui-là , sachant qu'il n'était pas le seul a s'être barré, il semblerait que 049 , 096 , 035 , 106 , 682 et 939 se sont incrustés à la fête. Mais le pire , c'était 008 , vous ne vous rendez pas compte a quel point un pauvre gars infecté par cette saleté est ignoble , surtout quand c'est , enfin , c'était un ami.

Bon , après avoir détalé comme un lapin après avoir croisé un groupe de SCP-008-1 , je parvint a atteindre ce foutu ascenseur ... Qui était bloqué. Enfoiré de 079 ... J'entendais les cris de mes collègues en train de se faire massacrer , caché dans un coin , priant pour que tout s'arrête ...



Je me redressa subitement sur mon bureau , je m'étais endormi et j'avais fais un cauchemar , c'est tout. Bon sang , j'espère que personne ne m'a vu ! Pioncer sur son bureau dès le premier jour après son transfert c'est pas très professionnel. Je me rendis à la cafétéria pour prendre un café avant de reprendre le boulot , je devais faire un bilan psychologique du Grumpy Lizard , ou 682 , si vous préférez. Je lui avais déjà parlé par le passé, et je suis l'actuel détenteur du record de la plus longue discution avec ce lézard grincheux sans effusions de sang , j'espère qu'il ne sera pas de trop mauvaise humeur aujourd'hui ...

Après avoir terminé mon café et ignoré les autre chercheurs qui pariaient sur le temps que 682 mettrait à me dévorer, je me rendis à la Chambre de Confinement de la bête , me préparant au pire.

Tandis que la Chambre se vidait de son acide , je me préparais à faire face au gros vilain crocodile mutant , et pénétra dans la pièce en compagnie d'un Classe D , qui était destiné à tenir le micro qui enregistrerait la conversation. Je m'adressa a l'entité.

-"Bonjour, 682. Il me semble que nous avions déjà conversé par le passé. Je suis désolé si je vous dérange, mais au moins , vous ne baignez plus dans l'acide , n'est-ce pas ?"

Je souriait légèrement , espérant qu'il se souvienne de moi , et qu'il ne chercherait pas a me massacrer.
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MessageSujet: Re: Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)   Lun 2 Mar - 21:57

Les pas approchaient, entêtants. Mon corps était transpercé de part en part par le liquide et j’avais mal mais je n’avais pas pu résister à l’envie de bouger, comme pour chasser l’exaspération qui croissait lentement mais surement. S’il ne s’en allait pas, j’allais avoir beaucoup de mal à résister et j’allais faire exploser cette cellule dans laquelle je flottais tel un fœtus dans du formol.
Mais soudain il y eut comme un courant dans l’acide et je me mordais la lèvre. Je ne compris pas d’abord alors que la douleur augmentait, je m’imaginais qu’ils avaient encore changé la formule pour la rendre plus agressive et que c’était ce que cet homme était venu faire dans ce lieu d’habitude désert. Mais non… L’impensable se produisait. Ils vidaient la pièce de son liquide. N’en croyant pas ma chance, ignorant la souffrance je nageais à la surface avec mon corps difforme. Le courant me ramenait sur le sol et je tombais allongé, à l’air libre alors que ma peau finissait peu à peu de venir à bout du liquide dans un long et continu picotement.
Une minute de paix, ou quelques secondes je ne savais pas. Je fermais les yeux et chassais la pensée que je pourrais profiter de ce regain de force pour fuir à nouveau. Non… mieux valait sans doute saisir cet instant sublime qui se présentait dans toute son innocence et sa gratuité. J’essayais de chasser la question du pourquoi, du comment, qui s’accompagnait d’une certaine angoisse.
La vérité était là en réalité. Ce calme me faisait peur. Supporterais-je à nouveau la morsure de l’acide quand elle reviendrait ? Parce qu’elle allait revenir, je le savais. La simple idée me remplissait d’effroi. C’en était désespérant. Avais-je seulement le choix entre souffrir et avoir peur. Ici à la fondation c’était effectivement les seules alternatives.
Soudain devant moi les portes s’ouvrirent. Alors là, ils cherchaient vraiment la bagarre. Ça ne pouvait être qu’un piège. Instinctivement, je reculais contre le mur du fond, pour résister à l’envie de dévaler le couloir emportant tout sur mon passage. Deux hommes s’avançaient vers moi. L’un portait  un de ses costumes oranges dont la simple couleur irritait la vue. L’autre une de ces blouses que je haïssais. Il fallait résister à l’envie de les balayer d’un revers de main, sans quoi, la cellule se remplirait de nouveau immanquablement. L’homme en orange se plaça sur le côté. Il n’avait pas l’air fier et il était plutôt ridicule à vrai dire.

-Bonjour, 682. Il me semble que nous avions déjà conversé par le passé. Je suis désolé si je vous dérange, mais au moins, vous ne baignez plus dans l'acide, n'est-ce pas ?

Il fallut un moment pour chercher dans ma mémoire. Oui cette voix me disait quelque chose. Impossible de se souvenir de ce qu’on avait dit, ou de pouvoir il m’avait parlé la première fois. La seule chose dont je me souvenais c’est d’avoir été furax au delà du raisonnable et d’avoir eu mal. Sur ces quelques points, tous les jours de ma vie avaient une fâcheuse tendance à se confondre. Déjà ce pauvre type en blouse m’insupportait. Sa dernière phrase était très clairement une menace, et j'allais en proférer une aussi en retour.

-Barrez-vous, ou je vous balaye tous les deux.

Pourquoi ne pouvait-on pas juste me laisser là? Profiter que l’acide était parti et que son corps était entier pour la première fois depuis plusieurs mois. Je ne voulais pas perdre ce temps précieux à parler avec des idiots finis.
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MessageSujet: Re: Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)   Mer 4 Mar - 15:17

Ouais , bon. Je pense pas qu'il soit de bonne humeur le reptile. Soit il aime vraiment pas être dérangé et il aime vraiment baigner dans l'acide , soit il s'est senti agressé par mes paroles lors de mon arrivée. Donc , deux choix s'offrent à moi : Tenter de continuer la conversation en faisant fi de la menace de balayage ou m'enfuir la queue entre les jambes , peur de me faire tuer.

... Je commence a douter du bon fonctionnement de mon instinct de survie , car j'opta pour la première option.

-"Il semblerait que nous soyons partis du mauvais pied , je suis juste ici pour vous octroyer une ... Pause , disons , le temps de faire votre profil psychologique. Je souhaiterais vous connaître un peu mieux et comprendre la raison pour laquelle vous avez tué tout ces gens. Voyons ça comme une trêve, d'accord ? Et si vous acceptez de simplement discuter , pour me permettre de comprendre votre manière de penser , je ferais mon possible pour adoucir vos Procédures de Confinement."

Bon , le bon point , c'est qu'il ne nous a pas encore tué , moi et le pauvre Classe-D , ce qui pourrait être déjà une preuve de bon sens. Par contre , il avait une espèce de lueur de rage dans le regard. Soit ma tête lui revient pas , soit c'est ma blouse , mais je pencherais plus pour l'hypothèse de la blouse , vu sa situation plutôt déplaisante , les blouses doivent vraiment l'horripiler. Si il n'avait pas tué des dizaines de mes collègues , je pourrais peut-être avoir pitié de lui. Mais bon , pour peut-être allonger mon espérance de vie je la retira et la posa au sol , un geste symbolique en quelques sortes , avant de me retourner vers 682 et de lui sourire légèrement.

-"Bon , premièrement , avez-vous un nom autre que celui que nous vous avons donné ?"

J'essayais d'avoir l'air amical , afin de ne pas me faire dévorer tout de suite.
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MessageSujet: Re: Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)   Mer 4 Mar - 17:58

Il ne bougeait pas d’un pouce. Son acolyte en pyjama jaune lui avait cela dit lancé un regard plein de détresse, une supplique silencieuse concernant une éventuelle autorisation à prendre ses jambes à son cou. Je détestais que les humains aient peur de moi, vraiment. Cela me mettait hors de moi. C’était eux qui m’avaient rendu comme cela. Ils devaient assumer un point c’était tout. Jouer avec des tubes a essais pour ensuite me plonger dans l’acide c’était trop facile. L’acide. Il fallait que je prenne garde à moi. Rester calme.

Je fermais les yeux une seconde, pensais au sable, le sable du désert, le sable encore chaud sous la lumière de la lune parmi la myriade des étoiles. Rien d’autre. Il n’était pas là, j’étais seul. Sans la douleur, l’image était infiniment plus nette, plus présente. Mais il m’arracha à elle encore et je manquais à nouveau de fondre sur ma proie.

-Il semblerait que nous soyons partis du mauvais pied,  je suis juste ici pour vous octroyer une ... Pause , disons , le temps de faire votre profil psychologique. Je souhaiterais vous connaître un peu mieux et comprendre la raison pour laquelle vous avez tué tout ces gens. Voyons ça comme une trêve, d'accord ? Et si vous acceptez de simplement discuter, pour me permettre de comprendre votre manière de penser, je ferais mon possible pour adoucir vos Procédures de Confinement."

J’eu un rictus qui sur mon visage difforme devait plutôt passer pour une grimace. « Adoucir vos procédures de confinement ». Je n’y croyais pas une seule seconde. Ils n’avaient que ces mots là à la bouche, les rares qui osaient m’affronter. Il était trop tard pour faire marche arrière, repartir du bond pied. Il aurait simplement suffit, qu’ils me laisse être un lézard, il aurait simplement suffit après leur première erreur qu’ils me laissent tranquille dans le désert au lieu de venir me chercher. Après je n’y pouvais rien si ce groupe de voyageurs avait osé s’installer chez moi, dans mon territoire ou après tout il n’y avait rien d’autre que du sable et moi. C’était de la provocation, tout simplement. Je le laissais dire parce que la seule réponse qui me venait était un puissant coup de patte sur son minuscule et ridicule visage. J’allais céder à la tentation de le manger entièrement et d’un seul coup, quand il fit ce geste qui attira mon regard. Doucement il retira sa blouse pour la poser au sol. Ce détail me donna la force de l’écouter encore une phrase de plus.

-Bon , premièrement , avez-vous un nom autre que celui que nous vous avons donné ?

Avec des mots, je devais m’énerver avec des mots pour éviter que les gestes ne m’échappent. J’avais peur. Je savais qu’il ne se passerait que peu de temps avant que je sois enseveli sous l’acide.

-Vous êtes complètement con ma parole je rêve ! Mon profil psychologique et puis quoi encore ! Vous avez qu’à demander aux abrutis en blouse qui ont fait de moi ce que je suis au lieu de venir m’emmerder ! En plus de ça vous êtes un putain de sale menteur ! TOUS Les gens qui bossent autour d’ici font tellement dans leur froc que JAMAIS ils accepterons que ma procédure soit revue ! A l’heure ou je vous parle ils bossent déjà sur le nouvel acide ces enfoirés ! Vous faites parti de ceux-là je le sais. Je suis pas un putain d’idiot ! C’est de votre faute ça aussi !

Je me ramassais sur moi-même pour éviter de bondir. Finalement les mots soufflaient sur les braises de la rage eux aussi mais heureusement la peur l’emportait toujours.

-Ceux qui m’ont créé m’appelaient Cortex. Mais qu’est ce qu’on en a à foutre. J’aurais du les bouffer eux aussi.
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MessageSujet: Re: Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)   Lun 9 Mar - 20:13

Bon , résumons la situation : en face de moi , j'ai un lézard géant nommé Cortex qui n'aime pas vraiment la Fondation. À ma droite j'ai un Classe-D effrayé sur le point de faire dans sa combi'. Et derrière moi , une porte blindée empêchant toute retraite rapide. Quelle situation merdique putain. J'aurais presque préféré être enfermé dans un ascenseur avec Bright , Holt , Grym et Neremsa simultanément.

Enfin , tant que je suis là, autant aller jusqu'au bout et tenter de continuer la discution ... Et ça y est , le D chiale et veut sa maman. Bon dieu de merde , le Site-Aleph me manque déjà.

Soupirant longuement , en jetant un regard noir au Classe-Delta pour tenter de le faire taire , je poursuivi l'interview.

-"Vous savez , Cortex , si vous vous montriez plus aimable et coopératif, nous aurions pus faire en sorte que votre Confinement soit bien moins douloureux. Mais bon , peut-être que ces "Abrutis en blouse blanche" comme vous les appelez ont raison et que vous n'êtes qu'un animal stupide et violent ... Dire que je vous croyais plus malin que ça! Moi qui pensait que vous étiez peut-être un être plein de bon sens et d'intelligence , je me rend compte à présent que vous n'êtes qu'un lézard effrayé qui se donne de grands airs. Tch , j'espérais avoir une conversation bien plus passionnante , 682."

Je ne souriais plus , le regardant droit dans les yeux , le visage impassible avec une légère pointe de mépris. Enfin ... Ce n'est qu'une tentative un peu conne de le faire réagir , et je pense que je viens à l'instant de signer mon arrêt de mort , ainsi que celui du D , qui me regarde , paniqué , avec des yeux de merlan frit.

HRP : Merci du conseil ! ^^
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MessageSujet: Re: Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)   Lun 9 Mar - 22:14

Je pensais que lui crier après m’apaiserait mais non. Les mots sonnaient trop juste à mes oreilles. Personne n’y entendait rien. Tout le monde ne cherchait qu’à me tromper pour me faire du mal. On m’avait créé pour ça peut-être. Rien que pour me faire du mal. C’était tellement injuste. Jamais je n’avais demandé à être là. On m’avait crée de tout pièces, déformé, mutilé au plus profond de ma chair et de ma nature et maintenant comble de l’ironie, on me reprochait d’exister. On me reprochait de vouloir tuer autour de moi. Alors qu’au fond, je savais très bien quelle motivation poussait un humain idiot à créer un monstre. La mort évidemment. C’était tout ce qu’ils voulaient de moi. C’était pour ça que j’étais né et cela, aussi, ils me le reprochaient. Je ne supportais plus le paradoxe. Si c’était pour me faire brûler dans l’acide ils auraient pu tout simplement me laisser être un lézard dans le désert, rien de plus que cela. Un animal rampant et sans conscience. Ils avaient gâché ce qu’aurait du être ma vie et me transformant. Et ils semblaient continuer à vouloir me causer du tort. Un profil psychologique… Mon profil psychologique était simple. J’étais fou de rage. Depuis toujours, depuis que j’étais en capacité de ressentir je n’avais été que cela. La rage, aussi brûlante que l’acide. Peut-être plus même. Beaucoup plus en réalité. Je sentais que s’il ne partait pas, j’allais tout simplement l’écraser. Au sens propre.

-Vous savez , Cortex , si vous vous montriez plus aimable et coopératif, nous aurions pus faire en sorte que votre Confinement soit bien moins douloureux.

Évidement mais bien sûr. C’est vrai qu’on n’avait pas eu la gentillesse d’attendre de voir si j’étais « aimable et coopératif » avant de me plonger dans l’acide pour le restant de mes jours mais cela évidemment l’humain l’oubliait. Il oubliait ses fautes. Comme toujours.

- Mais bon , peut-être que ces "Abrutis en blouse blanche" comme vous les appelez ont raison et que vous n'êtes qu'un animal stupide et violent ...


Oui en cela ils avaient raison. J’étais violent, évidemment et stupide de céder à la rage qui m’emportait d’avantage à chaque mot qui sortait de sa bouche. Mais encore une fois, je n’avais pas demandé à être pour l’amour du ciel j’aurais tellement mieux aimé ne pas être.

- Dire que je vous croyais plus malin que ça!

Il semblait qu’il se soit trompé. Je n’étais pas malin. Je n’étais rien qui mérite en soi de vivre ou de respirer. C’était qui m’avait fait ça. Eux toujours eux. Je sentais la colère gronder tellement fort mais je voulais qu’il finisse sa tirade pour la laisser éclater.

-Moi qui pensait que vous étiez peut-être un être plein de bon sens et d'intelligence , je me rend compte à présent que vous n'êtes qu'un lézard effrayé qui se donne de grands airs. Tch , j'espérais avoir une conversation bien plus passionnante , 682."

Le mot qui signa son arrêt de mort fut celui là : « effrayé ». Oui je l’étais mais je ne voulais rien en savoir. Le class-D qui se tenait devant moi l’était plus que moi. Du moins je l’espérais et comme soudain je ne supportais plus son regard terrorisé porté sur l’abomination que j’étais, je l’écrasais tout simplement. Il eut un cri de douleur alors que son corps debout à l’intérieur de ma pate était désintégré lentement. J’avais mal. Mais finalement la douleur calmait la rage. Son sang devenait mon sang, sa peau se disloquait, l’enregistreur fondait lentement comme un bonbon sous la langue. Ses cris de souffrance me permettaient de garder mon calme.

En un instant j’avais fondu sur le chercheur et je lui soufflais sur le visage un vent d’haleine putride. Je savais que je sentais le cadavre parce qu’ils me le disaient souvent. Encore et toujours des compliments. Je voulais qu’il perde sa suffisance. Qu’il ait peur lui aussi avant que cela ne devienne insupportable.

-Tu…vas…mourir, articulais-je lentement tout près de son visage.

La seconde suivante, j’allais joindre le geste à la parole. Tout simplement. Après tout il était si simple de se débarrasser d’un problème quand on était à ce point fort et massif. Qu’ils me plongent dans l’acide d’accord, même si la simple idée me donnait envie de vomir le class-D par tous les pores à force de peur et de dégout. Mais qu’au moins, on ait la décence de me laisser tranquille au lieu de débiter des inepties.
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MessageSujet: Re: Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)   Dim 5 Avr - 21:27

Ouch. Pauvre Classe-D. Il vient carrément de se faire pulvériser par SCP-682 , il semble que cette entrevue tourne légèrement au vinaigre. J'aurais peut-être dû me taire en fin de compte. Pourquoi faut-il que les SCP's auquels on m'assigne soient des choses dangeureuses et pas gentilles ? Bon , au moins , j'ai réussi à lui faire dire son nom avant qu'il ne tente me faire de moi son casse-croûte.

-"Tu ... Vas ... Mourir."

Non ? Sans déconner ? Un gros lézard immense et pas gentil qui digère encore ce pauvre D avec sa patte va me foncer dessus et violemment m'assassiner et je vais mourir ? Thank's captain obvious !

"Merdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerde."

Voilà plus ou moins mes pensées actuelles , tandis que je me précipite vers la porte du S.A.S. et que l'acide est envoyé dans la salle. Une fois arrivé dans la pièce salutaire , j'entend la porte claquer violemment et un hurlement terrifiant , rapidement engloutit sous des litres et des litres d'acide , rententir. La seconde porte s'ouvre enfin , et deux Agents de Sécurité m'extirpent de là.

-"Dites-moi , doc' , votre épaule vous fait pas mal , parce-que c'est pas très joli à voir."

Déclara l'un des agents. Maintenant qu'il en parle , je commence à sentir une brûlure sur mon épaule et ... Oh. Je me suis pris quelques gouttes d'acides et mon épaule gauche est légèrement en train de fondre. Aïe.

-"Maintenant que vous le dites ... Arf ... Vous m'aidez à aller à l'infirmerie ?"

Plus l'adrénaline retombe , plus la douleur se fait sentir. Si vous n'avez jamais été brûlé à l'acide , espérez que ça n'arrive jamais , ou avec un produit pas trop corrosif. Car ça fait vraiment un mal de chien.

Bon , ça s'est pas trop mal passé hein ? J'ai tenu 5 minutes cette fois ! Nouveau record !

_______________

    Bilan Psychologique de SCP-682

682 est irritable et très peu coopératif , cela est dû à sa nature , mais aussi au confinement et au tentatives d'éliminations. En réalité , il est selon moi effrayé par la Fondation et essaye de le cacher en se montrant hostile. Il semble également montrer une haine prononcée envers les blouses blanches.

Je demande que la nouvelle formule d'acide soit déployée au plus vite , et propose une tentative d'élimination à l'aide de SCP-689. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éliminer cette entité , car son état psychologique actuel ne laisse aucunement penser qu'il puisse un jour devenir docile.

-Dr. Seiketsu.



PS: L'idée de le plonger dans l'acide était un peu stupide selon moi , car c'est l'une des raisons principales pour laquelle il est devenu comme il est actuellement. Mais le mal est fait , et on ne pourra plus rien tirer de ce pauvre lézard. Il vaut mieux que ça , croyez-moi.

PPS: Excusez du peu , j'étais occupé à survivre.

PPPS: Et pour ma brûlure , pourrions-nous discuter d'une légère hausse de mon salaire ?
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MessageSujet: Re: Une dangereuse conversation ( Ft Eneko Seiketsu)   Dim 5 Avr - 22:43

J’aurais dû le tuer directement, au lieu de le menacer avec la mort de ce Class-D. Evidement, la stratégie n’était pas mon fort, ou plutôt j’étais trop fou de rage pour réfléchir avant d’agir. Je m’étais approché de lui, j’avais voulu lui faire perdre de sa superbe mais déjà l’acide rugissait derrière moi. Il eut juste le temps de bifurquer à toute allure alors que la porte s’ouvrait. Au moins, ce maudit liquide lui avait brûlé le bras. Au moins, il savait dans quoi j’étais plongé à longueur de temps.

Je voulus bondir à sa suite j’y mis toute ma force mais la porte claqua violement et s’écrasa sur mon nez. Je gémis de douleur. Je pouvais la détruire cette porte alors je me lançais contre encore et encore. Maintenant je n’étais plus en colère j’étais désespéré, la panique m’envahissait et ce n’était plus la rage mais la volonté de fuir la douleur qui me faisait frapper contre encore et encore. Le métal se bosselait mais ne cédait pas. Derrière, le liquide affluait et je continuais de lutter malgré la douleur. A cause de la douleur plutôt. Je me débattais pour lui échapper en poussant de grands cris.

C’était le moment ou tout se brouillait dans mon esprit et où la seule chose que je pouvais encore savoir c’était qu’ils étaient là, cachés, quelque part, me regardant replonger dans l’enfer où ils m’avaient assigné une place.

La douleur me rongeait alors que je m’efforçais de rester à la surface, car je savais que le pire c’était quand ce liquide entrait dans mes poumons. Alors je restais coincé entre le plafond et la surface autant que je pouvais. C’était à se demander pourquoi je respirais, ça n’était pas vraiment utile à mon organisme mais j’y étais forcé à un moment ou à un autre. On utilisait le peu qu’il restait de ma nature de lézard comme ça, pour me faire du mal. De toute façon, les poumons étaient percés déjà à moitié pleins et j’agonisais sans jamais mourir.

Tout le temps que cela durait, je voulais tout faire pour y échapper, j’aurais donné n’importe quoi. Mais le temps que cela durait j’avais trop perdu de mon corps pour détruire le métal et j’avais si mal que je ne pouvais penser à rien d’autre, rien planifier, rien décider j’étais paralysé, impuissant. Pas plus fort que lorsque j’avais été un tout petit lézard dans une boite en plastique.

Alors j’essayais juste d’arrêter de bouger, pour rendre la brûlure moins pénible. Ça n’était pas vraiment moins pénible mais comme cela, je retrouvais une partie de mes facultés de penser, je recomposais mon esprit, me faisant à nouveau à l’idée que cela allait durer, durer et durer encore. Une fois cela fait. Je n’avais pas envie que le cycle recommence à nouveau. Je n’avais pas envie de risquer de m’agiter et de souffrir encore plus, contre un bref instant de paix.

Même si c’était infiniment difficile, je devais m’y résoudre : je n’aurais jamais droit à mieux que cet enfer.

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