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 C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]

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MessageSujet: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Dim 21 Déc - 21:44


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP :C'est tellement de la merde ce premier post j'hallucine... Au début je voulais mettre du dialogue en plus et tout mais je sais pas j'ai pas réussi. Je vais aller pleurer dans mon coin face à cette chose immonde que je viens de pondre à la place. Quand je veux faire bien ça sort pas mais pour écrire des trucs nuls là ça y va... M'énerve x.x






Miranda Smith
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A force de laisser s’installer une certaine routine depuis maintenant quelques années, Ridley avait repéré certaines coïncidences assez étranges mais auxquelles il ne pouvait rien changer. Par exemple, dès qu’il arrivait à bien dormir la nuit, qu’il se reposait correctement et était donc en grande forme pour le lendemain, des catastrophes à gérer arrivaient. Impliquant que, le soir venu, il soit tellement stressé que ce petit miracle ne se réitère pas avant un petit moment. Et aujourd’hui ne faisait pas exception, évidemment.

Il avait demandé un nouveau test concernant le SCP-049 comme c’était nécessaire au moins une fois par mois pour évaluer sa taille, son poids et éventuellement tenter de le faire répondre à deux trois questions. Bien qu’assez bavarde, cette expérience à la forme humanoïde ne pouvait pas toujours donner d’explications sur ses agissements ou parler de ses souvenirs, dont certains même semblaient totalement oubliés malheureusement et ne se confiait pas à n’importe qui, en plus. Le SCP-049, plus connu sous le nom du Docteur Plague est la seule expérience contenue en sous sol, dans le tunnel de maintenance où il possède une zone de confinement isolée de tout. Mais le tunnel n’étant pas fait pour accueillir des tests, toute une organisation s’était formée pour l’amener aux étages supérieurs, dans d’autres salles lui étant dédiées, à lui uniquement, avec des ascenseurs spéciaux. Bien que sédaté, stérilisé et maintenu hors de portée de tout contact humain comme le voulaient les procédures de sécurité, cette fois ci, la situation avait dégénéré.

Et voila que Ridley devait à présent courir dans les couloirs pour gérer la situation. Ses chercheurs en panique venaient de l’appeler pour l’avertir qu’ils frôlaient la brèche de confinement. Apparemment, l’expérience en question aurait réussi à attraper un des chercheurs passé un peu trop près de lui, provoquant l’évacuation immédiate des locaux. Ils n’avaient eu d’autre choix que de les enfermer tous les deux dans le labo. De toute façon ce petit nouveau qui avait eu le malheur de se faire chopper devait déjà être mort à présent, un simple contact du Docteur Plague étant létal pour les humains… et provoquant par la suite un état étrange le poussant à tuer tous les autres humains à proximité. Mais le problème était qu’il possédait encore bien d’autres capacités. Dont celle de ramenés les décédés à la vie. Sous forme de zombie. Ça se prétendait docteur et ça tentait de provoquer des épidémies de Peste Noire ou une pandémie Zombie au moins une ou deux fois par an, tu parles. Le chercheur fondateur du SCP avait demandé une isolation biologique et une surveillance de la porte, juste au cas où. Il avait une idée en tête, une idée qui trottaient dans son esprit depuis un bon moment maintenant mais à laquelle il avait toujours été réticent. Il en avait parlé autour de lui, à Harp, à Clef, pour savoir ce qui serait le mieux. En réalité, il avait pensé à un suivi psychologique mais sa mise en place était complexe et fastidieuse.

C’était pour cela qu’il courrait. Il cherchait quelqu’un de qualifié capable de possiblement l’aider. S’ils arrivaient à raisonner l’expérience en question par les mots plutôt que par la violence pour qu’elle redevienne docile, peut être que cela éviterait que les brèches de confinement se fassent répétitives. Par contre, en plus du fait d’avoir possiblement perdu un chercheur, en plus du fait d’avoir un être dangereux répandant la peste partout où il allait enfermé dans un labo, certes aux normes mais quand même, il n’était pas confiné, il lui fallait à présent déranger toute une pelletée de psychologues pendant une réunion. Heureusement il avait l’urgence derrière lui, sinon il aurait limite envoyé quelqu’un d’autre. Ridley avait beaucoup de mal avec 99% des psychologues, psychiatres et autres professionnels de santé. Depuis longtemps, finir à l’infirmerie était un calvaire pour lui comme pour les autres mais en plus, sachant que parfois, sortant de certaines situations, on voulait lui conseiller un psy. Il trouvait cela intolérable et jamais il n’en voudrait. Dans le cadre d’une relation professionnelle, il ne faisait absolument pas confiance à ces personnes. Le problème étant que pour eux, en allant au-delà de la relation professionnelle, ils ne pouvaient plus vraiment le prendre en charge. Ce qui n’était clairement pas pour déplaire à Ridley.

De toute façon, il demandait, il repartait. Que les personnes qu’il aurait en face de lui acceptent ou non, il saurait gérer la situation, ce n’était pas pour lui, c’était pour le 049 avant tout. Pour son présent, là maintenant mais pour son futur aussi peut être si tout se passait bien. Alors, après avoir repris son souffle et emmagasiné un peu de courage, il finit par toquer à la porte de la salle de conférence où se réunissaient tous ces valeureux psychologues qui, il fallait bien l’avouer, faisaient des merveilles avec les expériences, mais qu’il préférait, lui, éviter le plus possible sous peine de se faire analyser. Sans même se faire prier, il entra, de toute façon s’ils parlaient de choses qu’il n’avait pas le droit d’entendre par secret professionnel, ils n’avaient qu’à se taire hein. Il resta sur le pas de la porte cela dit, avec déjà une certaine envie de se sauver en courant comme un pauvre insecte tombé au beau milieu d’une armée de fourmis affamées prêtes à lui arracher tout ce qui pouvait l’être.

— Navré de vous déranger en pleine réunion, est ce que l’un de vous serait dispo’ pour un… euh… entretien en urgence ?


Mieux valait clarifier avant qu’on le prenne pour un débile ou qu’on lui colle un vent hein ? Dans la mesure du possible parce qu’il avait beau être le patron, Ridley ne connaissait pas les accréditations de tout le monde. Cela dit, il était prêt à faire une exception si celui ou celle qui accepterait de l’aider avait un nouveau inférieur qui l’empêchait d’accéder aux informations du SCP-049.

— J’ai une expérience qui a décidé d’en faire des siennes pendant un test et comme parler avec quelqu’un c’est mieux que de le trouer de balles, quand même, il me faudrait quelqu’un pour possiblement le calmer. A vous de voir, je vous force à rien. Mais c’est un peu urgent quand même donc je peux malheureusement pas vous laisser du temps pour y réfléchir.


De toute façon il était obligé d’escorter cette personne. Ce n’était pas un entretien à proprement parler pour une première fois mais s’il pouvait éviter d’avoir en plus la mort d’un psychologue sur le dos parce qu’il l’aurait laissé seul face au Docteur Plague, c’était mieux.

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Dernière édition par Ridley Moran le Dim 7 Juin - 19:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Lun 22 Déc - 22:00

-Non mais très clairement Miranda, vous êtes face à une structure perverse là !

Miranda ne regrettait pas toujours d’amener des situations à elle en réunion clinique. Mais le plus souvent c’était le cas. Au SCP comme partout ailleurs, elle était celle qu’on pointait. La plupart des psychologues du SCP étaient plus âgés qu’elle. Bizarrement aussi la plupart étaient des hommes. Ces quelques détails suffisaient pour qu’elle soit discréditée, indépendamment d’ailleurs des chapelles théoriques des uns et des autres.  Discréditée n’était pas exactement le bon terme cela dit. On lui faisait sentir qu’elle avait sa place ici. Une place de jeune naïve mais une place quand-même C’était mieux que tout ce à quoi elle avait été habituée.

Il fallait dire que pour arriver au SCP en étant psychologue, il fallait avoir une sacrée histoire de vie. Elle ne se représentait pas bien pourquoi ils semblaient tous avoir presque la cinquantaine passée. En avaient-ils eu marre de leurs vies. Etaient-ils des curieux venus de confronter à une autre sorte de clinique tellement plus spéciale ? Toujours était-il qu’elle faisait figure d’exception. Elle n’était pas là par choix même si au fond elle ne pouvait imaginer aucun endroit meilleur. Elle était jeune, à leurs yeux, encore inexpérimentée, trop émotive. Tous privilégiaient l’analyse et le détachement pour travailler. Elle respectait cela, mais ça n’avait jamais été sa façon de faire. Elle avait toujours été une éponge, il lui fallait du temps pour comprendre ce qui se jouait et si elle commettait plus de maladresse elle emportait souvent une adhésion thérapeutique plus rapide. Mais souvent, cela lui jouait des tours.
Elle écoutait les anciens de la réunion, parce qu’elle savait qu’au fond, elle était une psychologue plutôt passable. Trop impliquée pour être réellement efficace, trop souple aussi, trop prompte à se laisser emporter par la vague des affects.  Depuis qu’elle était étudiante on lui reprochait cela,  à présent c’était là dessus que sa superviseuse essayait de la faire travailler et c’était après cela que les psychologues de la réunion râlaient le plus souvent.

- Oui je sais… répondit-elle piteusement,même si je dirais plus état limite.

- Et alors ? demanda un autre.

- Et alors quoi ? demanda Miranda en relevant courageusement les yeux. Je suis face à une personne qui est en proie à des angoisses d’abandon massives… Je devrais faire quoi selon vous ?

- Ne pas répondre à ce qui n’est ni plus ni moins qu’une tentative de manipulation, repris une des rares femmes de l’assemblée. Elle ressemblait plus à une voyante qu’à une psychologue d’ailleurs. Mais Miranda avait eu vent de certains de ses succès.

- Il commence à avoir des idées suicidaires quand-même, argua Miranda courageusement.

Un des psys d’en face d’elle leva les yeux au ciel.

- Vous pensez vraiment qu’un ordinateur peut se suicider ?

- Je suis allée voir le service informatique, ils me disent que c’est pas impossible, mais hautement improbable… cela dit je suis pas sûre qu’ils aient bien compris qu’il avait une conscience à force de le traiter comme une machine…

- C’est ce qu’ils vous a dit ça Miranda non ? poursuivit quelqu’un d’autre.

- Oui… enfin en même temps… on sait que parfois les chercheurs…

- Oui oui bon d’accord Miranda d’accord. On a compris. Il a été abandonné pendant 5 ans dans un garage et oui c’est terrible. Mais si vous ne mettez aucune limite vous ne pourrez pas promouvoir son développement si ?

Miranda soupira et se prit la tête entre les mains.

- Je ne dis pas que je vais trop en faire mais… qu’il puisse se suicider réellement ou pas il y pense, je pense qu’il a besoin de me voir plus souvent. D’autant plus qu’il ne voit personne d’autre à part son chercheur qui apparemment ne lui adresse pas vraiment la parole, vu que les anciennes procédures de sécurité sont toujours en place.

Tout le monde secoua la tête de façon consensuelle et puis quelqu’un demanda :

- C’est lui ou c’est vous qui en avez besoin Miranda ?

Miranda soupira. Non elle n’avait pas spécifiquement besoin de travail en plus même si elle n’était pas franchement débordée. Contrairement à la plupart d’entre eux. On attribuait les nouveaux patients à cette réunion et ils étaient toujours réticents à lui confier quelqu’un. Le jour où elle avait hérité de ce patient, ils n’avaient pas eux vraiment le choix parce que la chose avait été présentée comme urgente et les plannings étaient tous pleins.

- Je pense qu’il en a besoin oui. Il est en train de se passer des choses.

- Il vous fait croire qu’il se passe des choses, rectifia la vieille femme, en réalité, il continue de projeter de détruire le SCP. Il est toujours le même. Il n’y a qu’avec vous qu’il présente ce jour dépressif. Comme ça, il se débrouille pour vous placer dans une relation exclusive dont vous ne pourrez pas vous sortir.

Miranda soupira.

- Et si c’est le seul moyen pour lui d’entrer en relation ? essaya-t-elle encore.

- Alors il va falloir être très…

Il ne put pas finir sa phrase. La porte de la salle de réunion avait été ouverte brusquement. D’ordinaire cela déclenchait toutes sortes de réactions de mécontentement et la personne qui avait osé déranger leur rencontre hebdomadaire se voyait chassée sans ménagement. Mais cette fois c’était de Ridley dont il s’agissait. En plus de cela il avait l’air essoufflé. Ça n’annonçait rien de bon.

- Navré de vous déranger en pleine réunion, est ce que l’un de vous serait dispo’ pour un… euh… entretien en urgence ?

Evidemment aucun psychologue sain d’esprit ne se prononçait avec aussi peu d’information. Tous attendirent en silence certains croisant les bras que la suite de son discours ne vienne éclairer leurs lanternes.

-J’ai une expérience qui a décidé d’en faire des siennes pendant un test et comme parler avec quelqu’un c’est mieux que de le trouer de balles, quand même, il me faudrait quelqu’un pour possiblement le calmer. A vous de voir, je vous force à rien. Mais c’est un peu urgent quand même donc je peux malheureusement pas vous laisser du temps pour y réfléchir.

C’était tout Ridley ça. Jamais le temps de réfléchir. Les hypothèses les plus folles circulaient à ce sujet à la pause café. Miranda aussi avait essayé d’imaginer ce qui faisait que Ridley était Ridley. Mais maintenant qu’elle s’était retrouvée enfermée avec lui dans la cafétéria, elle n’était plus très sûre de vouloir y repenser. Tout ce qu’elle savait était qu’il avait vécu quelque chose d’affreux. Assez affreux pour qu’elle ne se permette pas d’en plaisanter.

Un silence avait suivit l’intervention de Ridley. Une situation d’urgence avec une expérience agressive c’était typiquement le genre de situation que personne ne pensait Miranda capable de gérer. D’une façon générale les psychologues détestaient devoir intervenir dans l’urgence estimant que c’était plus travail du psychiatre. Ils pensaient souvent que dans l’urgence on ne faisait jamais rien de bon et que si on se trouvait dans une telle situation, c’était que quelque chose avait été raté en amont. Mais s’il s’agissait de discuter pourquoi pas ?

En réalité, Miranda ne pouvait tout simplement pas refuser quelque chose à Ridley, comme poussée par une force étrangère, ne sachant pas vraiment si elle-même avait donné son accord pour cela et en tout cas n’ayant aucune idée de ce qu’elle allait pouvoir mettre en place, elle se leva.
Un murmure de désapprobation parcourut la salle. Elle allait payer pour ça, elle le savait. Mais elle n’avait pas exactement le choix. Ridley avait demandé quelque chose. Il lui avait sauvé la vie. Personne n’irait à sa place.

Sans un mot pour les autres elle le suivit. Elle même n’estimait pas qu’un psychologue ne pouvait rien faire dans ce genre de situation. En revanche, elle doutait de pouvoir faire quoique ce fut elle-même. Elle essayait vainement de se calmer et de refroidir un peu son esprit.

- J’ai besoin d’en savoir plus, commença-t-elle dès qu’ils furent dans le couloir.

En même temps elle essayait de chasser de son esprit les images troublantes de ce fameux soir à la cafétéria et des événements qui avaient suivit. Elle espérait y parvenir une fois accaparée par l’expérience en question. En attendant, cela s’avérait difficile.
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Mar 23 Déc - 15:36


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : Vive le dialogue xD j'espère que ça va ^^






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Miranda était là. Parmi cette assemblée de psychologues vautours qui le regardaient, bras croisés, comme si, très clairement, il les importunait. L’envie de remettre cette histoire à plus tard, à quelques semaines voire quelques années se fit plus présente mais Ridley tint bon et expliqua ce qu’il avait à expliquer dans la mesure du possible. Que Miranda soit là où non ne changeait rien à l’urgence. Et elle n’allait sans doute pas le juger pour ça et croire qu’il n’était pas capable de gérer, n’est ce pas ? Il l’était, dans les deux cas, psychologue avec lui ou non. La situation était sous contrôle. Par contre, si dans cinq minutes il n’avait pas de volontaires, il se sauverait sans plus de ménagement, il n’avait pas que ça à faire.

Mais quelle ne fut pas sa surprise, quand, contre toute attente, ce fut Miranda qui se leva de son siège pour répondre à sa question. Il était à la fois soulagé que quelqu’un se dévoue, encore plus que ce soit quelqu’un à qui il faisait confiance mais d’un autre côté il n’avait guère envie de la mettre au devant du danger. Il fallait relativiser cela dit. Le danger était partout, même ici. Dans les expériences qu’elle prenait en soin, il y en avait sans doute qui étaient dangereuses aussi. Et puis il avait clairement l’intention que tout ceci se passe bien et que les bobos soient le moins grave possible. Ignorant les murmures qui s’étaient élevés dans la salle, il s’écarta pour que Mira puisse sortir et referma la porte derrière elle.

— Merci Miranda... Heureusement que vous êtes là…


Il le pensait très sincèrement. Il n’aimait pas trop coopérer avec les psychologues, dans le cadre du travail ou ailleurs mais avec Miranda c’était différent. Sans doute parce qu’il commençait à développer une certaine amitié avec elle, du moins il l’espérait. Elle était encore bien bancale, voire quasi inexistante après tout. Il aurait apprécié de la revoir dans d’autres circonstances tout de même, qu’il puisse avoir le temps de lui demander comment elle allait, tout ça.

— J’ai besoin d’en savoir plus, lui dit-elle alors qu’ils reprenaient leur marche, sans courir cette fois.


Ridley s’en doutait qu’elle avait besoin de plus d’informations. Il n’allait pas tout balancer dans la salle devant tout le monde alors qu’une seule personne voire aucune ne se serait portée volontaire pour ce genre de chose. Au diable les accréditations, il gérerait ça plus tard avec l’administration, ils avaient plus urgent à faire. Rassemblant ses esprits, il tâcha d’être le plus synthétique et clair possible.

— C'est une expérience à moi, le 049... Si vous savez à quoi ressemble un docteur de la peste des années 1350 vous avez son apparence physique. D'ailleurs, s'en est un. On l'a retrouvé à White Chapel, à Londres il y a quelques années, complètement désorienté, il semblerait qu'il ait "dormi" pendant quelques bonnes centaines d'années dans le coin.


Leur rencontre avait été mémorable, digne d’un film d’horreur, dans une rue enveloppée par la brume et avec une petite dizaine de zombies derrière cet être somme toute assez charismatique de part son apparence. Pour cacher ce qui s’était passé là aux habitants de Londres, Ridley n’y était pas allé de main morte sur les amnésiaques. Mais bien évidemment, il n’allait pas raconter ça à Miranda maintenant, ce n’était pas important.

— Habituellement il est très calme, prompt à la discussion, coopératif, aimable... Là du coup je sais pas exactement, il a attrapé un des chercheurs et on a du évacuer le labo. C'est la procédure, s'il touche un humain ce dernier meurt et il se met soudain à tuer tous les autres à proximité pour... comment dire... les disséquer et les changer en zombie, dans les grandes lignes. De toute façon je serais à côté de vous si dans le pire des cas ça se passe mal, je me vois pas vous laisser toute seule avec lui.


Ridley espérait ne pas trop l’effrayer mais il savait que ce n’était sans doute pas gagné. En plus ce fichu docteur avait attrapé un chercheur avec lui. Il ne savait clairement pas dans quel état ils le retrouveraient. Avant chaque test tout ceux qui entreraient en contact avec l’expérience devaient prendre un SCP-500, un médicament plus communément appelé la Panacée puisque permettant de guérir quasiment tous les problèmes de santé. Mais même si ce chercheur en avait pris un, l’effet n’était pas très long non plus.

— Quoi qu'il en soit, si vous conversez tous les deux il va assurément vous dire que vous êtes très malade et qu'il doit vous soigner... Vous verrez, il a une façon de parler... assez inoubliable. Même en discutant avec lui je n'ai jamais compris pourquoi il s'obstinait à croire que nous étions tous malades. Il n'a jamais clairement répondu à la question.


Oui, cela lui arrivait quelques fois, très rarement, d’aller descendre dans le tunnel de maintenance et discuter un peu avec lui. Il estimait que, en temps qu’expérience, il avait droit de prendre part aux tests qu’on voulait lui faire et de décider s’il acceptait ou non. Et si déjà il pouvait parler, s’exprimer à peu près clairement, autant en profiter.

— Dans une situation comme celle là, les procédures veulent qu'on le sédate plus qu'il ne l'est déjà et qu'on le reconduise dans sa cellule de confinement mais ça fait un petit moment que je me tâte pour des entretiens avec un psy, rien que pour cette histoire de maladie, même s'il ne le demande pas donc je me suis dit que c’était peut être le moment d’essayer… D'autres questions sinon ?


Ridley espérait sincèrement ne pas l’avoir fait fuir avec tout ça. Au pire, il avait son plan B qui était effectivement de respecter le protocole et les procédures. Peut être que Miranda ne voudrait pas continuer plus loin aussi, auquel cas ce n’était pas bien grave non plus, il ferait avec. Juste pour cette fois, il voulait voir si on ne pouvait pas gérer la situation autrement. Plus pacifiquement quoi.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Mar 23 Déc - 16:45

Se concentrer il fallait se concentrer, chasser de son esprit qu’elle l’avait tenu dans ses bras après avoir dit une bonne série maladresse, qu’elle avait fuit cette nuit là, lâchement, qu’ensuite ils s’étaient réconciliés d’une façon à la fois étrange et ridicule. Ce n’était pas de cela dont il était question. Elle arrivait peu à peu à ouvrir son esprit à la situation qu’elle devait accueillir à faire une sorte de creux dans sa tête qui soit propice à penser. Elle lui avait signifié qu’il lui fallait plus d’informations et à présent elle allait écouter cela comme une psychologue et plus comme une personne. Une telle séparation était en réalité impossible elle le savait bien mais cela avait quelque chose de rassurant et cela lui permettait de se mettre au travail dans un premier temps. A mettre de côté ses mots qui avait juste fait l’effet d’une bombe à l’intérieur d’elle «Merci Miranda… Heureusement que vous êtes là…. »

-C'est une expérience à moi, le 049... Si vous savez à quoi ressemble un docteur de la peste des années 1350 vous avez son apparence physique. D'ailleurs, s'en est un. On l'a retrouvé à White Chapel, à Londres il y a quelques années, complètement désorienté, il semblerait qu'il ait "dormi" pendant quelques bonnes centaines d'années dans le coin.

D’entrée de jeu, la désorientation la faisait pencher du côté de la psychose. Mais au SCP mieux valait se garder de tirer des conclusion hâtives. N’importe qui aurait été désorienté après avoir dormi quelques bonnes centaines d’années. Miranda ne savait pas vraiment à quoi ressemblait un docteur de la peste des années 1350 mais de toute façon, elle allait sans doute le savoir bientôt. Peu importait, il fallait penser vite et bien.

-Habituellement il est très calme, prompt à la discussion, coopératif, aimable... Là du coup je sais pas exactement, il a attrapé un des chercheurs et on a du évacuer le labo. C'est la procédure, s'il touche un humain ce dernier meurt et il se met soudain à tuer tous les autres à proximité pour... comment dire... les disséquer et les changer en zombie, dans les grandes lignes. De toute façon je serais à côté de vous si dans le pire des cas ça se passe mal, je me vois pas vous laisser toute seule avec lui.

Nous étions donc face à un docteur qui tuait tous ceux qu’il touchait. Bonjour le narcissisme avec un profil comme le sien. Peut-être était-ce l’insupportable de cette situation de vouloir soigner et d’au final tuer qui déclenchait la crise de rage qui s’en suivait. Rendre la vie aux morts étaient sans doute une moyen de dénuer sa responsabilité dans le fait de les avoir tuer. Peut-être aussi de les faire à son image. Revenir d’entre les morts, ce n’était pas très différent de se réveiller après plusieurs siècles de sommeil. Il n’était pas exclu qu’il y ait là dedans quelque chose d’un peu sadique. Quelle réalité pouvait-on accordé à cet aspect de calme, de coopération ? Et si ça n’était qu’une façade ? En tout cas plus elle pensait et plus elle se disait qu’il y avait sans doute là derrière un important traumatisme. On ne se mettait pas à tuer autour de soi comme ça, sans raison apparente. En tout cas son travail était d’ignorer tout ce qu’il avait de rationnellement bizarre dans cette histoire pour essayer de comprendre quel sens cela pouvait avoir. Qu’elle se trompe ou pas importait peu au final, l’important était surtout de montrer à la personne en face qu’on essayait toujours d’ y comprendre quelque chose, peu importe ce qui se produisait. Toujours était-il qu’effectivement elle n’avait aucune envie de rester seule avec lui, surtout si potentiellement sa première réaction serait de vouloir la tuer elle aussi.

-Quoi qu'il en soit, si vous conversez tous les deux il va assurément vous dire que vous êtes très malade et qu'il doit vous soigner... Vous verrez, il a une façon de parler... assez inoubliable. Même en discutant avec lui je n'ai jamais compris pourquoi il s'obstinait à croire que nous étions tous malades. Il n'a jamais clairement répondu à la question.

Miranda se disait qu’effectivement cela ressemblait assez à une pensée délirante avec des idées de contamination, un délire qui serait à la poursuite de quelque chose d’invisible qu’il faudrait soigner sous peine que tout soit anéanti. Cela dit, ce docteur avait vraisemblablement lutté contre la peste en son temps. A son époque une telle croyance n’avait rien de désadaptée, elle renvoyait très clairement à une réalité concrète avec laquelle il avait à lutter tous les jours. Et si ce docteur s’était soudain mis à tuer autour de lui au lieu de soigner ? Il fallait sans doute se représenter un monde ou les gens tombaient comme des mouches, ou on empilait les cadavres dans les rues avant de les brûler, un monde de populations décimés, de villages entiers rasés par la maladie. Depuis ce cher Pasteur était passé par là, mais à son époque, une telle chose avait du être une réalité. Une réalité hautement traumatisante. D’autant plus que si au lieu d’améliorer les choses comme on souhaitait le faire, on se mettait à les empirer. Alors il fallait ramener les morts coute que coute accomplir l’impossible pour éviter de voir les choses en face…Si elle avait raison la question de savoir pourquoi il voyait tout le monde malade n’avait pas de sens pour lui. Pour lui c’était un évidence un état de fait. Tout en marchant elle écoutait Ridley avec attention.

- Dans une situation comme celle là, les procédures veulent qu'on le sédate plus qu'il ne l'est déjà et qu'on le reconduise dans sa cellule de confinement mais ça fait un petit moment que je me tâte pour des entretiens avec un psy, rien que pour cette histoire de maladie, même s'il ne le demande pas donc je me suis dit que c’était peut être le moment d’essayer… D'autres questions sinon ?

Il aurait fallut faire plus que d’y penser effectivement. Quoiqu’il en soit, quelque chose psychologique se tramait la dessus pour elle c’était assez évident. Cela dit… il était difficile d’entrer en contact avec quelqu’un qui ne demandait rien et de mettre en place un processus thérapeutique. En même temps… vu ce que Ridley en décrivait, il ne s’opposerait pas à converser avec quelqu’un. Miranda avait donc une hypothèse de départ. Le problème était que revenir sur un traumatisme prenait du temps. Hors précisément elle n’en avait pas. Il allait falloir improviser pour travailler dans ces conditions inhabituelles. Comme Ridley avait fini de parler elle releva la tête vers lui.

-Vous savez s’il était vraiment docteur à l’époque de la peste ? Si son contact est nocif depuis toujours ou si c’est juste depuis qu’il est réveillé ? Il dit quoi autour des zombies ? Qu’il les soignés ? Et ses dissections ? Il les envisage comment ? ça fait parti du soin pour lui?

Elle s’arrêta deux minutes pour reprendre son souffle. A brasser toutes ces idées, elle n’avait pas réalisé qu’ils marchaient d’un bon pas et qu’elle s’était essoufflée à suivre les grandes foulées de Ridley avec ses courtes pattes.
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Mer 24 Déc - 14:16


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : Joyeux Noël avec ce super rp xD






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Ridley n’observait pas vraiment Miranda, trop concentré à ne pas se tromper de chemin mais il ne doutât pas qu’elle était en pleine réflexion. En même temps, il avait tant d’informations à faire passer et qu’elle devait recevoir. L’urgence pour ce genre de situation et de solution n’était pas vraiment la meilleure des choses. Alors il avait laissé couler ce tas d’informations pour lui permettre de réagir, si elle voulait des éclaircissements où si tout simplement il avait oublié quelque chose.

— Vous savez s’il était vraiment docteur à l’époque de la peste ? Si son contact est nocif depuis toujours ou si c’est juste depuis qu’il est réveillé ? Il dit quoi autour des zombies ? Qu’il les soignés ? Et ses dissections ? Il les envisage comment ? ça fait parti du soin pour lui?


Comme elle était essoufflée après toute cette marche nerveusement rapide, ils s’immobilisèrent  pour récupérer. Ça aussi Ridley n’y avait pas pensé, qu’elle n’avait peut être pas le même rythme que lui. Un instant il pensa à s’excuser mais le moment n’était pas venu de s’écarter du sujet donc il s’empressa de lui répondre.

— Il a très peu de souvenirs de ce temps là et tout est assez confus mais il semblerait qu'il ait été docteur à l'époque oui. Le problème étant que, si un jour humain sous le costume il y a eu, ce n'est plus le cas maintenant. Quand on lui pose la question il dit qu'il a toujours été ainsi, ce ne sont que des bribes de souvenirs qui lui reviennent de ce temps où il soignait les gens atteints de la peste… quand on lui pose des questions sur son enfance par exemple il n’est pas en mesure de répondre.


Après tout, son costume avait clairement été identifié comme sa peau. Certes, son masque semblait fait de céramique et son long manteau de cuir mais il était absolument impossible de les lui enlever. Leur constitution biologique et microscopique, bien que peu ressemblante au toucher à celle de la peau, s’apparentait pourtant à celles des muscles.

— Quant à savoir s'il a toujours tué les gens par simple contact, là aussi on en sait bien peu, mais en se basant sur ses souvenirs il pense que non ce n'était pas là au départ. Après… c’est compliqué, il a plus l’impression que, lorsqu’il touche les gens, il les soigne au lieu de les tuer. Pareil pour les zombies, quand il en a terminé, il considère qu’ils sont guéris et n’y prête plus aucune attention.


Les victimes en question, changées en zombies, étaient forcément éliminées et incinérées. Parfois devant l’expérience en question si le choix n’était pas présent. Dans ces cas là, cela lui arrivait de s’énerver puisque, dans son esprit, on tuait une personne qu’il venait de soigner mais il se calmait à nouveau bien vite. Il ne posait jamais de questions sur ce qu’étaient devenus ceux qu’il avait ‘‘soignés’’ et qu’il n’avait pas revus.

— Pour ses dissections, il a une façon précise de faire, toujours selon le même schéma. Il les ouvre, leur injecte des produits étranges dont on n’a pas encore identifié la composition et la provenance, les recoud puis n'y prête plus attention, comme s'ils n'existaient plus. Ou comme un chirurgien qui soigne quelqu'un et va directement s'occuper d'un autre dès qu'il a terminé chez le premier. Ça fait partie du soin oui, comme s'il s'agissait d'une opération et forcément, il les considère comme soignés quand il en a terminé.


Il n’avait guère précisé que la pauvre victime s’éveillait au bout de vingt minutes. Ce n’était sans doute pas ce qu’il y avait de plus important. Cet état n’était pas réversible de toute façon, ils avaient déjà essayé de soigner quelqu’un transformé en zombie par le 049 mais impossible de récupérer les fonctions vitales supérieures et tout ce qu’ils avaient gagnés, c’était plus de morts et du sang partout.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Mer 24 Déc - 17:45

Miranda venait de poser tout une série de questions suite à tout ce que Ridley venait de dire. Elle ne faisait plus vraiment attention à qui elle avait en face d’elle ni à ce que cela pouvait vouloir dire pour elle. C’était ce qu’elle aimait dans son travail. Il demandait tellement de concentration qu’il était capable d’absorber tout le reste. Pour le moment, elle n’était qu’inquiétude pour cette expérience, à propos de cette situation qu’elle allait rencontrer. Une inquiétude tranquille et professionnelle pour l’instant, même si elle ne se sentait pas très assurée dans sa démarche. Elle était capable de soutenir le regard de Ridley sans rougir, sans baisser les yeux. Elle ne se rendait même pas compte de cela. Son esprit était retourné aux années de la peste noire, du moins de ce qu’elle pouvait en imaginer. C’était là que cette expérience vivait. C’était cela qu’elle devait comprendre, ressentir, expérimenter, analyser.

- Il a très peu de souvenirs de ce temps là et tout est assez confus mais il semblerait qu'il ait été docteur à l'époque oui. Le problème étant que, si un jour humain sous le costume il y a eu, ce n'est plus le cas maintenant. Quand on lui pose la question il dit qu'il a toujours été ainsi, ce ne sont que des bribes de souvenirs qui lui reviennent de ce temps où il soignait les gens atteints de la peste… quand on lui pose des questions sur son enfance par exemple il n’est pas en mesure de répondre.

Donc il avait bien été docteur. Donc son hypothèse semblait tenir à peu près la route. Il ne fallait pas qu’elle hésite à l’abandonner au moindre signe de faiblesse pourtant. Mais il fallait bien partir de quelque part. Sa première était rarement la bonne telle quelle, le plus souvent elle se complexifiait avec le temps pour finalement se transformer lentement, parfois même, elle se rendait compte qu’elle s’était complètement trompée. Miranda se fichait pas mal que le patient ne soit plus humain. A la limite ce qui l’intéressait c’était les conséquences psychologiques que cela pouvait avoir. Avec son costume en guise de peau, il était encore plus identifié au rôle qu’il était sensé remplir, privé de toute intimité, de toute sphère personnelle. D’ailleurs son enfance avait été oubliée. Il n’avait plus de vie. Il se définissait entièrement par sa profession. Hors, il faisait l’inverse de ce qu’il était sensé faire. Un docteur qui tue… c’était un trop gros paradoxe pour tenir en un seul individu.
Pendant que Ridley parlait, Miranda s’était remise à marcher histoire de ne pas perdre de temps.

- Quant à savoir s'il a toujours tué les gens par simple contact, là aussi on en sait bien peu, mais en se basant sur ses souvenirs il pense que non ce n'était pas là au départ. Après… c’est compliqué, il a plus l’impression que, lorsqu’il touche les gens, il les soigne au lieu de les tuer. Pareil pour les zombies, quand il en a terminé, il considère qu’ils sont guéris et n’y prête plus aucune attention.


Donc il y avait bien un avant la peste et un après la peste. Comment avait-il réagit quand il avait tué la première fois que c’était-il passé en lui à ce moment là ? Ces questions méritaient d’être posées, même si pas directement à l’expérience qui ne saurait sans doute pas répondre de toute façon. Comment comprendre que la mort devienne un soin ? Est-ce que la vie était devenue insupportable ? Non puisque les zombies revenaient d’une certaine façon mais sans conscience, sans vie affective aucune. Voilà l’état qu’il considèrerait comme la santé. Pas d’émotion, juste des gestes mécaniques effectués à cause de réflexe sans conscience. Lorsqu’on était médecin pendant la peste, débordé de tout côté assaillit de toute part par la mort, on devenait sans doute un peu zombie. Ou alors c’était ce qu’il était devenu en se réveillant. Restait-il trace de quelque part de sa vie émotionnelle alors ? Elle en jugerait quand elle le verrait sans doute. Elle espérait que oui sans quoi elle ne pourrait pas faire grand chose.

-Pour ses dissections, il a une façon précise de faire, toujours selon le même schéma. Il les ouvre, leur injecte des produits étranges dont on n’a pas encore identifié la composition et la provenance, les recoud puis n'y prête plus attention, comme s'ils n'existaient plus. Ou comme un chirurgien qui soigne quelqu'un et va directement s'occuper d'un autre dès qu'il a terminé chez le premier. Ça fait partie du soin oui, comme s'il s'agissait d'une opération et forcément, il les considère comme soignés quand il en a terminé.

Miranda n’avait aucune envie de subir pareille traitement c’était certain. En même temps personne n’avait envie non plus d’être opéré ou amputé pourtant c’était là des actes médicaux. Elle sentait que Ridley était un scientifique qui ressemblait des faits à la forme de son discours. Pour lui tout ceci semblait revêtir le sens d’un soin effectivement. C’était logique et cohérent dans son esprit. Ça devenait fou au regard du monde extérieur. Qu’est ce qui avait créer ce décalage ? Elle était de plus en plus certaine qu’il s’agissait d’un traumatisme. Un moment ou tout le monde mourrait, un moment ou y compris lui était mort à moitié en passant peut-être du statut d’être humain à celui d’expérience. Celui où il avait du constaté qu'il était devenu un tueur et ou il s'était refusé à le faire. Elle n’était pas sûre que ces deux choses avaient coïncidés cela dit. Ramener les morts soigner tout le monde et détruisant leur humanité, cela avait du sens si on imaginait qu’il projetait sur autrui sa propre détresse. Aussi bien tout ceci était faux. Elle en jugerait quand elle l’aurait rencontré en personne.
Miranda savait déjà quel serait son premier réflexe. Lui demander en quelle année nous étions. S’il répondait correctement elle en poserait d’autre pour essayer de comprendre quelle était sa représentation de la réalité en espérant qu’au passage il se mette à réfléchir et à questionner ses perceptions. A partir de là, elle ferait en fonction de ce qui se présenterait.

-Bon, conclut-elle, alors qu’ils marchaient toujours, je vais voir ce que je peux faire mais je ne promets rien. Je n’ai pas l’habitude de travailler dans l’urgence...

Elle se sentait concentrée et prête. Après, les choses se passeraient comme elles se passeraient.
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Lun 5 Jan - 11:56


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : Pardon du retaaaaaaaaaaard !! Ah la magie de la reprise des cours, direct je rp xD






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Miranda et Ridley s’étaient remis à marcher mais ce dernier avait tâché de faire attention à ne pas y aller trop vite. Il y avait une petite trotte entre la salle de réunion et le labo en question qui se trouvaient presque à l’opposé l’un de l’autre. Une fois que la zone administrative s’effaçait pour laisser place au laboratoire, on comprenait cela dit bien vite qu’il se passait quelque chose puisqu’il n’y avait pour ainsi dire pas un chat alors qu’habituellement, on y croisait au moins quelques chercheurs affairés.

— Bon, je vais voir ce que je peux faire mais je ne promets rien. Je n’ai pas l’habitude de travailler dans l’urgence... lui avait répondu Miranda après ses nombreuses explications.


Ridley s’en doutait que cette situation n’était pas idéale pour faire quoi que ce soit. Sans doute aurait-il du y penser plus tôt mais personne n’était parfait et personne ne pensait à tout, surtout quand on voyait la charge de travail qu’il supportait.

— Je sais, je vous demande pas d’avoir des résultats miraculeux quand on ressortira, juste… faites de votre mieux et on verra bien ce que ça donne. Au moins on aura essayé et je pourrais peut être prévoir de nouvelles choses dans des situations moins urgentes.


Impossible de manquer la porte du labo en question une fois arrivés dans le couloir ; il devait bien y avoir une demi douzaine de gardes autour et des chercheurs affairés à isoler cette partie du bâtiment. Malgré la ventilation allumée dans la salle, si on pouvait éviter qu’une épidémie de peste pulmonaire se déclenche parce qu’on n’avait pas isolé la porte, ce serait super. Ridley avait mieux à gérer. Au moins, tous semblaient soulagés de les voir arriver.

— Vous savez ce qui se passe à l’intérieur ? Il a essayé de sortir ? demanda Ridley une fois qu’il fut près d’eux.

— On est pas rentrés pour aller vérifier mais on a pas entendu le moindre bruit depuis un moment, il a rien tenté du tout contre la porte ou quoi que ce soit, rétorqua un chercheur qui lui colla deux copies du SCP-500 dans la main.


Ridley en tendit un à Miranda avant de prendre le sien. Parce qu’on était jamais trop prudent et qu’il n’avait clairement pas envie de finir à l’infirmerie. Absolument pas. Son docteur le forcerait à rester des mois là bas soi disant qu’il devait se faire soigner. C’était n’importe quoi et il n’avait guère envie de le voir.

— Va falloir prendre ça si vous voulez rentrer… j’ai pas envie que vous tombiez salement malade à cause de cette histoire.


Si personne n’avait pas entendu le moindre bruit, le moindre cri ou quoi que ce soit, c’était soit que l’expérience n’en avait pas terminé, soit, possiblement, qu’il n’avait pas encore commencé mais il ne fallait pas avoir trop d’espoir. La panacée copiée qu’ils arrivaient à  fabriquer tant bien que mal agissait durant deux heures, comme la vraie, mais uniquement face à un ou deux problèmes. Il suffisait au 049 de chercher à le toucher plusieurs fois pour que ce pauvre chercheur pris en otage succombe. Enfin, Ridley ne faisait qu’une hypothèse là-dessus, sacrifier quelqu’un pour une raison comme celle là n’était pas très utile. Il attendit sagement que la psychologue soit prête en vérifiant que son arme était bien chargée avec des tranquillisants. Il espérait cela dit ne pas avoir à les utiliser parce que lui-même risquait de le sentir passer. Mais il préférait cette arme à toute autre malgré tout, au moins elle lui éviterait à lui et à Miranda de se prendre un scalpel entre les deux yeux si jamais alors même s’il devait douiller quelques heures en échange, ça restait équitable.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Lun 5 Jan - 19:26

Miranda venait d’expliquer à Ridley que dans l’urgence elle ne pourrait sans doute pas faire grand-chose. Elle n’avait pas l’habitude de cela, sans compter que du coup, le cadre dans lequel elle se trouvait n’était pas thérapeutique. Néanmoins elle avait bien l’intention de se soucier de l’intérêt de cette expérience et de toute manière, continuer de faire du mal autour d’elle ne lui apporterait rien de bon. Son plan, ou du moins son début de plan, était de profiter de cette situation de crise pour faire émerger que sa perception des choses avait tendance à être incohérente avec la réalité. Partant de là, elle espérait que le docteur allait comprendre qu’il n’était pas exactement en état de juger de l’état de santé ou de maladie des personnes et encore moins de pratiquer sur eux des actes chirurgicaux. Mais surtout elle espérait peut-être faire émerger une demande. Elle avait l’impression que cette expérience n’était pas franchement psychotique, pas assez en tout cas pour être fermé totalement au dialogue avec autrui. Si elle réussissait, que son chercheur référent soit d’accord ou pas, elle ferait en sorte qu’un suivi ait lieu.

- Je sais, je vous demande pas d’avoir des résultats miraculeux quand on ressortira, juste… faites de votre mieux et on verra bien ce que ça donne. Au moins on aura essayé et je pourrais peut être prévoir de nouvelles choses dans des situations moins urgentes.

Ridley avait saisi l’idée c’était déjà ça. Souvent quand on faisait appel aux psychologues en urgences au SCP, les choses finissaient mal parce qu’on les prenait pour des magiciens. Il arrivait que les psychologues se prennent aussi pour des magiciens. C’était un piège dans lequel il était si facile de tomber.

-D’accord, répondit-elle.

Elle se sentait à peu près prête. Elle se sentit moins prête quand elle avisa la véritable garnison de gardes qui se trouvaient devant la porte.  Etait-elle si dangereuse cette expérience. L’angoisse se fraya un chemin parmi ses entrailles mais elle ne se laissa pas faire. Elle se contenta de noter qu’elle apparaissait. C’était une information utile comme une autre après tout. Elle avait le droit d’avoir peur.

-Vous savez ce qui se passe à l’intérieur ? Il a essayé de sortir ? demanda Ridley au chercheur qui se tenait lui aussi près de l’entrée du labo.

-On est pas rentrés pour aller vérifier mais on a pas entendu le moindre bruit depuis un moment, il a rien tenté du tout contre la porte ou quoi que ce soit, répondit-il.

Finalement tout le monde semblait assez posé. Elle n’aimait pas l’idée de ce silence. Elle aurait avoir à traiter avec quelqu’un qui au moins manifestait quelque chose. Mais s’il n’y avait rien à entendre, peut-être y avait-il des choses à voir ? Des choses qu’elle avait peine à imaginer en tout cas. Elle priait pour ne pas arriver au beau milieu d’une « opération ». Miranda ne supportait pas la vue du sang et elle le savait. Au pire des cas, elle tomberait dans les pommes et avec un peu de chance quelqu’un viendrait lui éviter de se faire découper à son tour. Il n’allait pas être évident de venir en aide à quelqu’un qui lui inspirait pareilles pensées. Mais elle allait faire de son mieux. Toutes ses choses n’avaient pas du tout la même signification pour lui.

-Va falloir prendre ça si vous voulez rentrer… j’ai pas envie que vous tombiez salement malade à cause de cette histoire.

Miranda déduisit de cela quelque chose que Ridley avait oublié de lui dire. Si le contact avec cette expérience était nocif, c’était parce qu’elle transmettait une maladie. Elle était prête à parier que cette maladie était une forme de peste noire. La même qu’il avait combattue en son temps. Le paradoxe allait donc jusque là. Il propageait l’épidémie qu’il était pourtant sensé combattre. Au fond, c’était une véritable tragédie. Elle attrapa le cachet qu’il lui tendait et demanda.

-Il transmet la peste c’est ça ?

Ridley semblait prêt et tendu. Elle sentait qu’à la moindre alerte, il n’hésiterait pas à se servir de son arme. Elle n’aimait pas cela mais elle avait trop peur pour faire une quelconque remarque. Après tout le docteur devait bien savoir qu’une armée de gardes l’attendait de l’autre côté de la porte. Leurs relations étaient ce qu’elles étaient, il fallait faire avec sans se mentir. S’il lui demandait si elle avait peur de lui, elle répondrait que oui tout simplement et s’expliquerait à ce sujet. En effet, Miranda était proche de la panique à présent à l’idée qu’il allait falloir entrer là dedans mais elle arrivait à se maîtriser. Encore une fois, cette sensation n’était pas à prendre à la légère. Elle n’était peut-être pas justifiée et dans un cas comme dans l’autre, elle fournissait des informations. Elle fit un signe de tête à Ridley, pour montrer qu’elle était prête.
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Mer 7 Jan - 11:29


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : J'espère que c'est pas trop bof x) Et si jamais tu veux que Ridley introduise Mira finalement dis le moi je modifierai xD






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Ridley se faisait attentif mais comme il avait été dit, aucun bruit ne parvenait à ses oreilles depuis le laboratoire dans lequel était enfermé le 049. Il ignorait s’il devait s’en rassurer ou s’en inquiéter. Il aurait très bien pu demander les bandes de vidéosurveillance mais il n’avait guère le temps pour ça et de toute façon, impossible qu’il s’échappe, que ce soit par la ventilation ou par quelque autre moyen. Distraitement il avait tendu un SCP-500, indispensable dans ce genre de situations et avait pris le sien. Si elle posait des questions dessus, il n’était pas certain de pouvoir entrer dans les détails mais heureusement elle n’en fit rien.

— Il transmet la peste c’est ça ?


C’est vrai qu’il ne l’avait pas précisé ça. Tant qu’elle le prenait, elle n’avait rien à craindre de lui donc il avait logiquement pensé que ce n’était pas une information vitale et qu’il était inutile de se lancer là dedans pour l’inquiéter mais il fallait tout de même clarifier.

— Ça lui arrive de la diffuser autour de lui de manière aléatoire et pas vraiment contrôlée… ça n’arrive pas tous les jours mais dans le doute à chaque interaction on en prends pour éviter tout risque.


Il était normalement stérilisé avant chaque test, comme quelqu’un qui allait voir un immunodéprimé devait d’abord être débarrassé de toutes ses bactéries ou autres vilaines petites bêtes microscopiques. L’effet n’était jamais bien long, une petite demi heure environ mais c’était mieux que rien et cela servait surtout pour son transport hors de sa cellule de confinement jusqu’au laboratoire. Le trajet avait beau être séparé, différent, unique pour éviter la transmission, on ne savait jamais. La transmission se faisait aussi d’homme à homme dans le cas de la peste pneumonique. Et ça allait très vite. En trois jours, tout le SCP pouvait être mis en quarantaine et la réserve de médicaments miracle baisserait considérablement pour sauver le plus de gens possible.

Miranda semblait prête donc Ridley saisit son courage à deux mains pour aller ouvrir la porte. C’était plus facile quand on était temporairement immunisé et qu’on avait quelques gardes derrière soi pour tirer si quelque chose venait lui sauter dessus. Bien évidemment la lumière était allumée, Ridley était trop peu friand de films d’horreur pour se faire le plaisir d’aller l’allumer lui-même en laissant un danger potentiel s’approcher. Il ne regarda pas derrière lui pour vérifier que Miranda le suivait car à peine avait il fait quelques pas dans le laboratoire, assez pour laisser l’entrée derrière lui qu’il avait mieux à surveiller. Bonne nouvelle, son pauvre chercheur était vivant mais malheureusement tétanisé par la créature qui lui tournait silencieusement autour. Il était soulagé au-delà du possible rien que pour cela mais il se doutait que ses minutes étaient comptées si le docteur le surveillait de cette façon, sans doute à attendre le bon moment pour le ‘‘soigner’’. Et s’il l’avait repéré immédiatement tout au fond de la pièce, la créature l’avait fait également, il fallait s’y attendre.

— Ma foi, cela serait-il de nouveaux patients à soigner ? Me voila transporté d’accueillir vos personnes en cet humble lieu. Il est peu conventionnel pour les malades de la Grande Pestilence je l’entends fort bien mais nous faisons avec ce que nous avons.


Ridley était assez mal à l’aise devant le certain enthousiasme qui perçait dans cette voix douce et résonnante, surtout qu’il n’était pas malade, pas plus que Miranda. Il tâchait de ne pas pointer son arme sur lui par avance, il le ferait seulement s’il s’approchait de trop. Pas besoin de faire augmenter la nervosité chez tout le monde, de toute façon, à force, le docteur Plague avait très bien compris que ce qu’il avait en main était dangereux. Il ignorait s’il devait en placer une sur le motif de sa présence de peur de foirer tout ce que Miranda arriverait à mettre en œuvre donc il préféra lui laisser la parole pour commencer, même si ça devait être assez perturbant.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Mer 7 Jan - 19:20

Alors le docteur transmettait la peste. C’était pour cela que le contact avec lui était dangereux. C’était presque trop ironique pour être vrai, alors elle avait demandé confirmation à Ridley.

- Ça lui arrive de la diffuser autour de lui de manière aléatoire et pas vraiment contrôlée… ça n’arrive pas tous les jours mais dans le doute à chaque interaction on en prends pour éviter tout risque.

Miranda sentit la peur revenir au galop mais après tout, c’était sans doute pour éviter cela que Ridley lui avait donné ce elle ne savait quoi. Il fallait s’accrocher à cette idée. La porte allait s’ouvrir dans peu de temps, il lui fallait rassembler ses esprits et se concentrer. Peut-être que quelqu’un était mort derrière cette porte, il fallait l’envisager pour ne pas perdre les pédales si c’était le cas. Pourquoi s’était-elle levée de cette maudite table de réunion ? Après tout n’importe quel psy de la réunion était mieux armé qu’elle pour faire face à une situation telle que celle-ci.  Il fallait chasser ce genre de penser également, conserver un semblant de professionnalisme. Elle ne pouvait plus faire marche arrière de toute façon.

Avec la sensation de creuser sa propre tombe Miranda suivit Ridley à l’intérieur du laboratoire, essayant de se rassurer avec la pensée des gardes qui couvraient leurs arrières. Comment pouvait-elle être efficace alors que son esprit était à ce point en proie à la panique ? Il allait falloir répondre à cette question. Et vite. Sans quoi tout ceci ne servirait à rien.

Personne n’était mort pour l’instant. Le malheureux chercheur était prostré au fond de la pièce alors que le docteur en costume tournait autour de lui sans faire de bruit. Elle avait l’impression d’avoir affaire à une sorte de fantôme. En même temps, cette créature venue d’un autre temps avait quelque chose de surréaliste. Elle essaya de rassembler ses esprits pour trouver quelque chose à dire. Pour lui nous étions pendant un épidémie et tout le monde était malade, pas lui de la mort. Il avait l’air tellement menaçant mais il ne voulait pas nuire en réalité, du moins elle avait besoin de penser cela. Elle hésitait mais il parla d’abord.

- Ma foi, cela serait-il de nouveaux patients à soigner ? Me voila transporté d’accueillir vos personnes en cet humble lieu. Il est peu conventionnel pour les malades de la Grande Pestilence je l’entends fort bien mais nous faisons avec ce que nous avons.

Trois phrases et toutes les hypothèses qu’elle avait faites jusque là vacillaient. Le docteur n’était pas paniqué, en proie à une situation qui le dépassait. Bien au contraire il semblait se réjouir que de nouveaux malades viennent à lui. Il n’était pas dépassé et submergé comme elle l’imaginait. Tranquillement, il allait tous les « soigner » de sans froid, indifférent à leurs souffrances. Elle se força à rester calme. Elle était convaincue qu’on ne venait pas à faire du mal a autrui sans souffrir. Il avait surement quelque chose à comprendre malgré tout.  Peut-être que prendre un plaisir sadique était plus facile que de se confronter à la détresse des gens… sans doute… Elle décida de rester sur son idée.

- Bonjour docteur, je m’appelle Miranda Smith je suis psychologue chargée des expériences au SCP. Vous voyez, moi aussi je soigne les gens mais d’une autre façon… j’aimerais discuter avec vous, avant que nous commenciez à soigner cet homme…vous seriez d’accord ?


C’était maladroit comme entrée en matière plus que maladroit même. Elle avait mis de côté l’urgence de la situation. Elle avait cherché un point commun entre eux, sinon sans doute qu’elle aurait perçu le docteur comme trop différent pour pouvoir chercher à comprendre. C’était loin d’être gagné, vraiment très loin. Elle avait les mains qui tremblaient, en plus de cela.
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Jeu 8 Jan - 9:42


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : Ouin sur traitement de texte j'ai l'impression que c'est interminable et finalement déception, c'est trop court à mon goût x.x Mais je suis jamais satisfait tu le sais






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Ridley ne ferait sans doute que très peu de remarques lors de cet entretien mais ce n’était pas plus mal, il n’était pas spécialement fait pour ce genre de discussion et ferait plus de mal que de bien. Il se contenterait d’agir en sentinelle pour protéger Miranda si les choses se compliquaient. L’expérience semblait intriguée par sa présence qu’il ne connaissait pas mais n’avait pas l’air d’oublier le pauvre chercheur laissé derrière lui. Sans doute au cas où le moment de pouvoir l’opérer finalement se présentait.

— Bonjour docteur, je m’appelle Miranda Smith je suis psychologue chargée des expériences au SCP. Vous voyez, moi aussi je soigne les gens mais d’une autre façon… j’aimerais discuter avec vous, avant que vous commenciez à soigner cet homme…vous seriez d’accord ?


Le docteur en question avait parfois du mal avec les prénoms qui ne correspondaient plus à son époque mais s’il faisait parfois des remarques concernant les plus étranges, il sembla garder celles pour Miranda dans sa petite tête, autrement plus intéressé par le fait qu’elle soigne les gens, si bien qu’il daigna s’approcher de quelques pas mais s’arrêta à quelques mètres, encore pacifiste pour l’instant. Ridley avait sa main sur son arme et c’était sans doute préférable de poursuivre la conversation plutôt qu’il se mette à tirer.

— Ah, j’ai bien tenté de soigner ce pauvre homme du mal qui l’étreint mais il m’est impossible d’effectuer la moindre technique médicale pour le soigner. Je ne comprends pas la cause mais je me dois d’être patient, j’y arriverais tôt ou tard. Entretenons nous si vous le souhaitez et je retournerais à mes soins dès que possible.


Ridley n’avait pas spécialement envie de lui expliquer les détails du pourquoi ou du comment il n’arrivait pas à tuer son chercheur. C’était un secret qu’il préférait largement garder pour lui. C’était déjà assez galère comme ça. Le docteur tourna la tête en direction de son ‘‘patient’’, laissa échapper un faible soupir et reporta son attention sur eux.

— Ma foi cela est très bien d’être entouré de médecins et de bonnes âmes pour aider le peuple. Je n’ai jamais guère entendu parler de psychologue, quels soins prodiguez vous ? N’avez-vous pas la crainte de les contaminer quelque peu car je peux sentir que vous êtes vous-même très malade et depuis un moment, mais si vous êtes venue à ma rencontre, vous avez le souhait que je vous guérisse n’est ce pas ?


Le scientifique n’était pas surpris que le 049 ne lui sorte pas le même discours. Ils en avaient longuement parlé au cours de précédents entretiens et, à force d’avoir martelé qu’il n’était pas malade, peut être que c’était rentré. Ou, du moins, le docteur Plague avait compris qu’il ne voulait pas être soigné. Il essayait encore parfois de l’en convaincre mais la réponse était toujours la même, irrévocable et sans appel, négative.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Jeu 8 Jan - 18:49

Miranda venait de se présenter, maintenant elle était vraiment concentrée. Très vite le docteur se retourna pour s’approcher d’elle. A cause de son masque, l’expression de son visage était indiscernable, cela dit il ne semblait ni vraiment tendu ni vraiment agressif. Derrière elle, Ridley se tenait sur ses gardes. Elle se sentait finalement assez en sécurité pour travailler. Elle se prépara à accueillir sereinement ce qu’il allait dire de quoi qu’il s’agisse.

-Ah, j’ai bien tenté de soigner ce pauvre homme du mal qui l’étreint mais il m’est impossible d’effectuer la moindre technique médicale pour le soigner. Je ne comprends pas la cause mais je me dois d’être patient, j’y arriverais tôt ou tard. Entretenons nous si vous le souhaitez et je retournerais à mes soins dès que possible.

Effectivement il semblait plutôt patient et serein. Il était bien le seul à l’être ici. Elle s’efforça de s’en inspirer. Cette incompréhension devait provenir du fait que le chercheur en question avait du prendre cet antidote lui aussi et donc le docteur n’avait pas put lui nuire. Lui comprenait cela comme une impossibilité de soigner. Finalement s’il transmettait la peste, le docteur était peut-être malade lui aussi. Pour lui être malade c’était normal, la bonne santé devenait donc une maladie ? En tout cas, il ne semblait pas vraiment avoir l’intention de faire mal, ou de faire souffrir, elle pouvait sans doute s’appuyer là dessus. Il se tourna à nouveau vers son patient qui gémissait de peur mais l’instant d’après, il prenait la parole à nouveau.

- Ma foi cela est très bien d’être entouré de médecins et de bonnes âmes pour aider le peuple. Je n’ai jamais guère entendu parler de psychologue, quels soins prodiguez vous ? N’avez-vous pas la crainte de les contaminer quelque peu car je peux sentir que vous êtes vous-même très malade et depuis un moment, mais si vous êtes venue à ma rencontre, vous avez le souhait que je vous guérisse n’est ce pas ?

Miranda pensait que toutes les expériences du SCP étaient au courant qu’elles pouvaient bénéficier d’un suivi psychologique, apparemment on n’avait pas jugé utile d’informer celle là de ses droits et de ce en quoi ils consistaient. Peut-être que cela avait été rendu compliqué par ce délire. Lorsqu’il commença à dire qu’elle était malade Miranda frissonna un peu… il avait l’air tellement sûr de ce qu’il disait que l’espace d’un instant elle fut prise d’un doute. Mais elle chassa cette pensée.

- Je m’intéresse à un autre genre de maladies. Je soigne l’esprit, j’essaye de combattre la douleur morale par des mots... je suis quelqu’un à qui ont peut faire confiance et se confier, parfois ça aide pour le reste aussi…

Miranda hésita un peu, et puis elle finit par conclure qu’il n’était pas honnête de cacher ses intentions réelles.

-En fait docteur, si je suis malade, je l’ignore. A mes yeux, cet homme qui se tient là bas ne l’est pas non plus. C’est vous que je suis venue essayer d’aider un peu.

Elle n’avait pas l’habitude d’entrer frontalement en contradiction avec les dires d’un patient aussi directement. Cela dit, elle ne se sentait pas de corroborer une idée qui pouvait conduire à la mort du pauvre malheureux. Partant de là, elle verrait bien ce que le docteur lui dirait maintenant qu’elle venait de lui signifier qu’elle était là pour écouter ce qu’il avait à dire. S’il entrait en contradiction avec elle, elle essayerait de pointer ses contradictions avec la réalité le plus délicatement possible. Ça n’était pas sa manière de travailler et elle n’aimait pas ça. C’était l’urgence qui la forçait à faire de cette façon qui lui semblait un peu violente. Peut-être y aurait-il eu une autre voie… et voilà qu’elle commençait déjà à culpabiliser…
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Lun 19 Jan - 14:25


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : Pardon j'ai mis du temps et c'est court T.T






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Ridley avait presque été tenté, pendant tout le temps que durait la conversation et que l’attention du docteur se tournait peu à peu vers autre chose, d’ordonner à ce qu’on aille attraper son pauvre chercheur au fond de la salle pour le sortir de là. Mais il fallait s’armer de patience et avoir confiance en Miranda et en ses capacités. Si les choses se gâtaient, il prendrait ce plan là, en attendant, il se contentait de dissuader par sa simple présence.

— Je m’intéresse à un autre genre de maladies. Je soigne l’esprit, j’essaye de combattre la douleur morale par des mots... je suis quelqu’un à qui ont peut faire confiance et se confier, parfois ça aide pour le reste aussi… En fait docteur, si je suis malade, je l’ignore. A mes yeux, cet homme qui se tient là bas ne l’est pas non plus. C’est vous que je suis venue essayer d’aider un peu.


Les maladies mentales ne devaient pas dire grand-chose à une expérience qui ne se rappelait que de quelques bribes de vie du quatorzième siècle. Les fous étaient considérés comme ensorcelés et on les brûlait. Par les temps qui courraient, ils ne faisaient sans doute même pas de différence avec les malades de la peste. Tous finissaient comme ça. Il semblait cela dit enclin à la discussion et à la découverte. Aucun doute qu’il trouvait ça tout aussi fascinant que le travail de chercheurs qui l’entouraient.

— Cela peut être de bonne utilité, les malades de la Grande Pestilence sont souvent inquiets et mélancoliques, certains s’expriment peu ou n’acceptent pas nos soins. Je suis expressément soulagé que l’existence de personnes telles que vous me soit à présent connue.


Le 049 sembla considérer les derniers mots de Miranda avec plus de prudence, les méditer comme s’il n’avait pas compris leur sens et cherchait à en trouver un. Il hésita longuement pendant que ses doigts effleuraient la courbure lisse de son masque qui semblait former un bec d’oiseau, en une expression un peu pensive.

— Mais… je n’ai pourtant quémandé aucune aide. Et je vous assure que toutes les personnes présentes ici sont grandement malades. Si vous souhaitez m’aider à les raisonner et à accepter mes soins je serait éternellement reconnaissant cela dit, il n’est pas aisé d’accepter des refus dans cette période troublée.


Il tourna son regard vers Ridley, comme pour l’interroger, lui demander si c’était lui qui avait ramené Miranda. Ce dernier préféra ne rien répondre clairement de peur que ça n’envenime la situation même si cela semblerait surprenant. Après tout il n’avait pas l’air énervé d’apprendre que la psychologue était là pour l’aider, juste un peu perdu.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Lun 19 Jan - 19:25

Miranda avait le sentiment que le docteur avait écouté ce qu’elle venait de dire avec beaucoup d’attention. Ridley en revanche semblait très inquiet et il avait surement des choses beaucoup plus stratégiques en tête. Elle ne savait pas vraiment si c’était une bonne ou une mauvaise chose. D’un côté elle espérait qu’il n’allait pas profiter de la diversion qu’elle créait pour intervenir. S’il faisait cela, elle serait totalement décrédibilisée. En même temps, elle avait peur. Une partie d’elle donnerait n’importe quoi pour se sortir de cette situation mais elle essayait de la maintenir tranquille pour l’instant.

- Cela peut être de bonne utilité, les malades de la Grande Pestilence sont souvent inquiets et mélancoliques, certains s’expriment peu ou n’acceptent pas nos soins. Je suis expressément soulagé que l’existence de personnes telles que vous me soit à présent connue.

Miranda était rassurée par le fait qu’il n’était pas hostile, de plus il avait très bien compris de quoi il s’agissait. Maintenant ses intentions étaient parfaitement claires pour lui. Ce qu’il décrivait s’apparentait en fait au travail du psychologue dans un hôpital général par exemple. Restait la deuxième partie de son discours, celle ou elle expliquait qu’elle était venu pour lui et non pour les soi-disant malades tout autour d’eux.

-Mais… je n’ai pourtant quémandé aucune aide. Et je vous assure que toutes les personnes présentes ici sont grandement malades. Si vous souhaitez m’aider à les raisonner et à accepter mes soins je serait éternellement reconnaissant cela dit, il n’est pas aisé d’accepter des refus dans cette période troublée.

Apparemment il était vraiment possible de dialoguer, tout ce qu’elle disait était entendu et discuté. Peut-être pouvait-elle mettre les choses à plat de façon un peu plus claire. Une partie d’elle appréciait presque le docteur, sa curiosité et sa vivacité d’esprit. Une autre était terrorisée par lui. Elle se concentra sur la première.

-C’est vrai, vous n’avez pas demandé à être aidé, j’en ai bien conscience. Un peu comme ces malades que vous voulez soigner ne vous demandent rien non plus. Je ne suis pas sûre que vous-même êtes malade parce que les choses sont plus compliqués quand il s’agit de l’esprit….

Miranda pris une inspiration avant de poursuivre.

-Néanmoins je pense que vous serrez d’accord pour dire que vous êtes en difficulté. Vous êtes en difficulté pour soigner ces patients parce que vous ne vous comprenez pas. Vous soutenez qu’ils sont malades, ils soutiennent qu’ils ne le sont pas. Vous êtes médecin vous voulez leur venir en aide et ce, à n’importe quel prix, vous sentez qu’il est urgent de le faire, mais eux refusent votre aide, je comprends bien que cela soit difficile à vivre pour vous. De leurs côtés, les malades ne comprennent pas qu’ils sont malades, de leur point de vue, il est logique de refuser de se faire soigner… De votre côté je suis sûre que vous pouvez comprendre que les soins que vous offrez puissent leur paraître dangereux et inquiétants. Donc ce que je propose, c’est qu’on puisse parler de cela ensemble, avant que vous ne fassiez quoique ce soit. Avant qu’un médecin fasse son travail, il importe de se mettre d’accord sur qui est malade et qui ne l’est pas non ?


Partant de là, Miranda espérait que le docteur serait assez ouvert d’esprit pour accepter d’avancer des arguments. Elle pourrait alors mieux comprendre sur quoi reposait cette perception de maladie chez tout le monde à quoi elle renvoyait plus précisément et à quel point sa vision de la réalité était déformée.
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Lun 26 Jan - 11:00


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : J'étais chaud pour écrire quatre ou cinq RP dans la matinée parce que le cours est super chiant mais en fait... ben non... j'ai réussi à n'en rendre qu'un xD Au moins il est assez long à mon goût pour une fois Razz






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Le 049 semblait perplexe face à sa propre remarque de difficulté. L’était-il vraiment, en difficulté ? Il n’en savait pas grand-chose, après tout, chaque soin qu’il avait effectué se faisait jusqu’à terme. Une fois que son patient ne répondait plus, impossible qu’il refuse les soins. C’était la seule solution pour éviter que plus de victimes ne se présentent à lui. Pourtant, les fois où il pouvait soigner des gens se faisaient rares parce qu’on l’en empêchait, que tous se tenaient à distance. Il essayait d’en intégrer les raisons au mieux. Il savait que ce futur lointain qu’il n’avait jamais imaginé n’était pas son époque. Si cela occupait les scientifiques de savoir ce qu’il faisait là grand bien leur fasse mais lui ne se départirait pas de sa mission. Malgré les siècles, il continuait son travail de médecin et tâcherait de soigner tous les malades qu’il rencontrerait.  Il y en avait parmi les chercheurs autour de lui qui n’étaient pas atteints mais il craignait qu’avec le temps, ils se fassent contaminer eux aussi.

— C’est vrai, vous n’avez pas demandé à être aidé, j’en ai bien conscience. Un peu comme ces malades que vous voulez soigner ne vous demandent rien non plus. Je ne suis pas sûre que vous-même êtes malade parce que les choses sont plus compliqués quand il s’agit de l’esprit…


Oh il le vivait souvent, le fait que les malades ne lui demandent rien. Il ne leur demandait rien en échange non plus d’ailleurs. Il les soignait et c’était tout. Il passait au suivant par la suite. Dans la lutte contre la pandémie, un médecin n’avait guère le temps pour les récompenses, la plus belle qui pourrait jamais lui être offerte serait l’éradication totale de cette pathologie qui frappait ses congénères. Il n’était pas malade cela dit et pouvait l’assurer à Miranda. Ce serait un parfait comble pour un médecin sans compter qu’il l’aurait senti avec encore plus d’insistance qu’il le percevait chez les autres. Et puis, entouré de scientifiques, s’il était malade on le lui aurait très vite dit.

— Néanmoins je pense que vous serrez d’accord pour dire que vous êtes en difficulté. Vous êtes en difficulté pour soigner ces patients parce que vous ne vous comprenez pas. Vous soutenez qu’ils sont malades, ils soutiennent qu’ils ne le sont pas. Vous êtes médecin vous voulez leur venir en aide et ce, à n’importe quel prix, vous sentez qu’il est urgent de le faire, mais eux refusent votre aide, je comprends bien que cela soit difficile à vivre pour vous. De leurs côtés, les malades ne comprennent pas qu’ils sont malades, de leur point de vue, il est logique de refuser de se faire soigner… De votre côté je suis sûre que vous pouvez comprendre que les soins que vous offrez puissent leur paraître dangereux et inquiétants. Donc ce que je propose, c’est qu’on puisse parler de cela ensemble, avant que vous ne fassiez quoique ce soit. Avant qu’un médecin fasse son travail, il importe de se mettre d’accord sur qui est malade et qui ne l’est pas non ?


Le docteur sembla réfléchir un instant. Certes il le comprenait que ses soins pouvaient paraître dangereux. Il tachait de rassurer ses patients au mieux. Tout le monde était anxieux à l’idée de recevoir un soin dont il ne savait rien. D’autant plus quand on était malade et qu’on ignorait si on allait s’en sortir ou pas, ou comment survivre au mieux malgré les proches qui mourraient les uns après les autres autour de soi. De ce point de vue là, certes, il était bien en difficulté.

— Ah, pensez-vous qu’il soit de mon devoir d’être plus rassurant et d’apporter de plus nombreuses preuves pour faire comprendre mes vœux ? Je n’ai guère le temps, il faut soigner vite mais si le sacrifice de quelques minutes est nécessaire pour que le soin se déroule mieux… soit.


Il n’était pas très prompt à discuter alors que son patient attendait dans son coin qu’il puisse enfin le soigner. Mais toute action curative était pour l’instant impossible donc dans ce temps imparti, il voulait bien parler comme il l’avait déjà commencé. Il avait cependant déjà l’impression qu’elle cherchait à le convaincre de ne pas soigner ce pauvre malade terré au fond du laboratoire. Peut être que c’était le fait de « faire quoi que ce soit » qui le guidait sur ce cheminement, il ne savait pas trop.

— Je sais qui est malade et qui ne l’est point mais il est ardu de l’exprimer à autrui quand il s’agit d’un fait qui est inhérent à ma personne. C'est subjectif. Je le sens et je sais la véracité de cette impression mais en appréhender tous les aspects dans leur détail équivaut à chercher des objets à l’aveugle.


Bien évidemment qu’il pouvait tenter quelques justifications de ce constat mais c’était tellement complexe qu’il avait du mal à l’expliquer ou à le présenter de la meilleure façon possible. Il sentait que ça n’allait pas mais n’arrivait pas à le saisir ou à comprendre dans sa totalité ce qui lui parvenait. Tout ce qu’il savait, c’était que la personne en face de lui était plus ou moins malade et qu’il était de son devoir de la soigner. Peut être que si la médecine avait progressé dans cette époque, il pouvait demander des livres pour s’aider et y trouverait des réponses ?

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Lun 26 Jan - 21:59

Il semblait réfléchir. Il n’était pas hostile alors elle avait exposé son point de vue. Comme il marquait une pause dans leur échange, elle se disait que peut-être elle était allée trop vite et trop fort. Comme souvent. Mais elle souhaitait juste que le pauvre homme derrière le docteur s’en sorte. Pour cela elle ne voyait qu’un moyen. Amener le docteur à questionner sa vision du monde, au moins l’espace d’un instant. Assez pour qu’il remette cela à plus tard, qu’il se donne le temps de réfléchir à ce qu’il faisait. Jusqu’à présent il semblait assez ouvert alors elle se détendait peu à peu avec l’espoir que leur échange se passe bien. Quand la peur remontait elle se disait simplement que ce cachet que Ridley lui avait donné la protègerait, de quoi qu’il s’agisse.

-Ah, pensez-vous qu’il soit de mon devoir d’être plus rassurant et d’apporter de plus nombreuses preuves pour faire comprendre mes vœux ? Je n’ai guère le temps, il faut soigner vite mais si le sacrifice de quelques minutes est nécessaire pour que le soin se déroule mieux… soit.

Miranda commençait à toucher les limites de sa capacité à se remettre en cause.  Quelques minutes c’était tout ce qu’elle avait essayer de lui faire faire marche arrière. C’était loin d’être gagné alors. Elle essaya de ne pas se laisser abattre. Finalement elle n’avait toujours pas eu l’occasion de faire ce qu’elle avait prévu au départ, il lui restait encore des cartes à abattre. Au fond, elle n’aimait pas cette place de négociatrice, plus le temps passait et plus elle se rendait compte qu’elle n’était pas vraiment pas faite ni formée pour cela. Elle n’avait rien à offrir en contrepartie de son renoncement en plus de cela.

- Je sais qui est malade et qui ne l’est point mais il est ardu de l’exprimer à autrui quand il s’agit d’un fait qui est inhérent à ma personne. C'est subjectif. Je le sens et je sais la véracité de cette impression mais en appréhender tous les aspects dans leur détail équivaut à chercher des objets à l’aveugle.


Cela ressemblait de plus en plus à une sorte de délire. Lui serait le seul à pouvoir percevoir cela, et il serait le seul que tous doivent croire, à qui tous doivent se fier sans question parce que c’est comme une fulgurance. On nageait en plein délire d’omnipotence là. Délire qui était sans doute là pour masquer l’horrible catastrophe de ceux qui étaient morts autour de lui et pour qui il n’avait rien pu faire. Elle ne savait pas comment faire autrement que d’être franche, de toute façon, cette phrase lui échappa malgré elle, la seconde d’après elle la regretta :

- Avez vous déjà envisagé que vous pourriez vous tromper ?

Juste après elle chercha à se rattraper, un peu maladroitement, se disant que sans doute elle venait tout simplement de ruiner ses chances de le raisonner mais il fallait nuancer maintenant.

- Je sais que vous venez d’une époque très différente de la notre et tellement de choses ont changé entre temps. Il est possible que beaucoup de facteurs que vous ne maitrisez pas vous échappent finalement et biaise votre jugement non ? Nous sommes entourés de scientifiques, de médecins. Ne trouvez pas étrange d’être le seul ici à penser que moi, par exemple, je suis malade ?

Elle inspira avant d’ajouter.

- Depuis que vous êtes arrivé ici, vous et nous, nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord sur ce que veut dire « malade » et « en bonne santé ». Il doit bien y avoir une raison à cela non ?

Miranda avait fait de son mieux pour rattraper sa bourde, elle espérait qu’il ne se fermerait pas complètement à la discussion maintenant qu’elle avait plus ou moins mis les pieds dans le plat. Dans les deux cas, les choses risquaient d’être difficiles. Il pouvait refuser de continuer de l’écouter, parce qu’il ne la croyait pas ou alors parce que c’était trop douloureux d’envisager ce qu’elle venait d’énoncer. Ou il pouvait l’écouter et alors, son erreur prendrait sans doute une résonance dramatique. Il ne s’agissait pas de se tromper sur la météo… mais bien sur la vie de gens. Cela ne pouvait pas laisser le docteur indifférent.
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Mar 10 Fév - 16:32


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : Pardon du retard, au moins c'est long et j'aime bien pour une fois xD J'espèe que ça sera ton cas aussi.






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Ridley n'en avait pas l'air, attentif et droit, à attendre, anticiper le pire qui pourrait advenir, mais il prenait des notes. C'était intéressant ce qui se passait là et voir comment Miranda travaillait, même dans l'urgence ou hors du cadre d'une formation pourrait l'aider. On ne savait jamais. Ça lui arrivait aussi d'aller parler avec ses expériences conscientes quand il en avait le temps, plutôt que de lire des rapports de chercheurs l'ayant fait à sa place. Cela dit, connaissant le docteur, il se demandait si le chemin sur lequel la psychologue s'engageait ne comportait pas un gros ravin quelque part, dans lequel il faudrait éviter de tomber.

— Avez vous déjà envisagé que vous pourriez vous tromper ? Je sais que vous venez d’une époque très différente de la notre et tellement de choses ont changé entre temps. Il est possible que beaucoup de facteurs que vous ne maitrisez pas vous échappent finalement et biaise votre jugement non ? Nous sommes entourés de scientifiques, de médecins. Ne trouvez pas étrange d’être le seul ici à penser que moi, par exemple, je suis malade ? Depuis que vous êtes arrivé ici, vous et nous, nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord sur ce que veut dire « malade » et « en bonne santé ». Il doit bien y avoir une raison à cela non ?


Non franchement, Ridley ne les sentait pas trop ces questions là. Déjà le silence s’épaississait et le 049 ne les quittait pas des yeux, son regard calculateur perçant à peine le voile d’ombre de son manteau. Certes ils ne craignaient rien mais là n’était pas le problème. Qui pouvait savoir ce qui lui traversait l’esprit à ce moment même, alors qu’il penchait la tête, semblant considérer une réponse adaptée sans y arriver.  Peut-être qu’il ne possédait pas encore le tact nécessaire pour cela.

— Les médecins de ce temps ne ressentent pas et n'exercent plus comme ma personne. Si vous ne leur avouez que des propos stériles, ils ne peuvent comprendre que vous craignez vos congénères et que, si je puis me permettre cette expression justifiée de votre temps, vous les évitiez comme s'ils avaient la peste. Est-ce comme cela que vous le dites ? Pourquoi auriez-vous peur d'être blessée par eux au point d'hurler votre souffrance en silence ? Vous vous éreintez et vous dépérissez de solitude, vous agonisez lentement et pourtant si vite… Vous ÊTES malade et ne me convaincrez pas du contraire. Ais-je tords présentement ?


S’il ne semblait pas énervé, il se présentait déjà comme plus menaçant. Ridley ignorait si ce qu’il disait était vrai ou pas, justifié ou non. Ça ne le regardait pas si Miranda ne voulait rien lui révéler et il se demanda soudain s’il ne ferait mieux pas de terminer cet entretien maintenant, avec violence certes mais il fallait bien s’avouer qu’elle commençait déjà à monter, surtout qu’il s’avançait encore vers elle soudainement.

— La raison de notre incompréhension c'est le déni qui vous étreint. A tous. Cela je l'entends fort bien, difficile est l'acceptation d’une telle situation et la maladie. Mais ne vous inquiétez guère, je suis là pour vous aider et vous guérir.


Non vraiment, mieux valait qu’il s’interpose, au moins par la voix. Il ne voulait pas le faire de peur de commettre une horrible bêtise mais entre la vie de Miranda et de son chercheur et un entretien d’urgence foutu en l’air, il choisissait de sauver les gens lui.

— Pas sans un accord, j’espère que vous en êtes conscient Docteur, on en a déjà parlé il me semble.


Il n’avait fait qu’un pas, juste un, suffisant pour lui couper la route. Et il avait fait attention de ne pas l’accuser d’avoir ‘‘oublié’’ de demander son accord à son pauvre chercheur avant de chercher à l’opérer, bien que cela semblât plutôt clair. Au moins, il s’était arrêté et la tension retombait un peu.

— Ah, oui bien malheureusement… Un jour peut être viendrez vous me voir de votre propre chef pour quémander de l’aide… je ne désespère pas. Vous en auriez besoin aussi, vous êtes plutôt fracassé, c’est en tout points affreux et affligeant.


Ridley désespérait lui, parfois. Souvent. Mais il tâchait de ne pas le laisser paraître. Il ne pouvait pas dire qu’il laissait glisser ses remarques comme de l’eau sur la peau parce qu’elle le heurtait mais il les laissait glisser quand même. Il n'avait pas le choix. De toute façon il ne pouvait pas être au courant. Comme Miranda. Et Harp. A la limite les conséquences. Pas la cause. Personne n’avait à connaître la cause, il ferait tout pour que ça n’arrive pas. De toute façon, s’il continuait à insister avec lui, il lui rétorquerait sèchement que ça ne le regardait pas.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Mar 10 Fév - 22:45

Elle avait mis les pieds dans le plat sans ambages. Elle avait évoqué l’idée que le docteur pourrait se tromper. Elle redoutait sa réaction et Ridley qui se tendait semblait en faire autant. Pensait-il qu’il allait leur sauter la gorge ? Elle en doutait. Elle craignait plus de l’avoir trop heurté. Elle allait le laisser parler maintenant. Entendre ce qu’il avait à lui dire. Elle venait sans doute de toucher quelque chose de sensible, qu’elle ait raison ou tort et quelque soit sa réaction. Il fallait rester calme et surtout ouverts à  la contradiction. Asséner sa vérité contre la sienne ne servirait à rien. Le docteur sembla plus menaçant mais Miranda n’avait pas peur. Elle venait de l’accuser de commettre des erreurs et de ne pas faire son travail correctement alors-même qu’il semblait s’y consacrer corps et âme. Le contraire aurait été tout à fait étonnant.

- Les médecins de ce temps ne ressentent pas et n'exercent plus comme ma personne. Si vous ne leur avouez que des propos stériles, ils ne peuvent comprendre que vous craignez vos congénères et que, si je puis me permettre cette expression justifiée de votre temps, vous les évitiez comme s'ils avaient la peste. Est-ce comme cela que vous le dites ? Pourquoi auriez-vous peur d'être blessée par eux au point d'hurler votre souffrance en silence ? Vous vous éreintez et vous dépérissez de solitude, vous agonisez lentement et pourtant si vite… Vous ÊTES malade et ne me convaincrez pas du contraire. Ais-je tords présentement ?

Miranda savait qu’elle n’était pas malade… Pourtant elle avait la nette sensation que le docteur touchait quelque chose d’une vérité profonde chez elle. Peut-être parce qu'il avait parlé de solitude? Ce mot là enfonçait toujours un aiguillon droit dans son coeur.  Elle était sure cela dit d’être en bonne santé. Mais le discours qu’il lui adressait, elle le connaissait. C’était celui qu’elle avait tenu à certaines personnes qu’elle avait rencontré et qui allaient mal, c’était ce qu’elle pensait sans vraiment pouvoir le dire à propos de certains de ses patients. Ce que le docteur voyait en elle, c’était ce qu’elle voyait en certains autres, qui souffrent mais qui continuent de faire comme si de rien. Et elle, en face d’eux, était bien incapable de rester là sans rien faire, témoin impuissant de cette souffrance que la personne ne peut ni dire, ni même vraiment voir. Elle savait très très bien ce que cela pouvait faire. Avait-il tort en ce sens ? Souffrait-elle ? Oui évidemment, comme tout le monde et peut-être un peu plus.

Il fallait se méfier, peut-être était-elle en train de projeter sa propre histoire sur lui. Elle décida d’écouter la suite.

- La raison de notre incompréhension c'est le déni qui vous étreint. A tous. Cela je l'entends fort bien, difficile est l'acceptation d’une telle situation et la maladie. Mais ne vous inquiétez guère, je suis là pour vous aider et vous guérir.

Elle avait donc bien compris le propos… Elle ne voulait pas voir qu’elle était malade. Ceci dit, rien à part son instinct ne la mettait pour le moment sur la piste de la souffrance psychique. Cependant, elle n’arrivait pas à se défaire de cette hypothèse. Il avait bien dit qu’il s’agissait de parler, de dire les choses, mais elle n’était pas sûre d’elle. Ce n’était pas incompatible avec ce qu’elle pensait avant. Simplement pour lui, laisser quelqu’un souffrir était traumatique, quelque soit la nature de cette souffrance, sa source, il la sentait et il l’assimilait à la peste, qui rendait les gens terriblement malades à son époque.

- Pas sans un accord, j’espère que vous en êtes conscient Docteur, on en a déjà parlé il me semble, intervint Ridley.

Ce petit rappel n’était pas inutile effectivement. Elle était contente que Ridley ait parlé sans violence. Au moins il comprenait qu’elle ne pourrait rien faire s’ils devaient s’affronter.

-Ah, oui bien malheureusement… Un jour peut être viendrez vous me voir de votre propre chef pour quémander de l’aide… je ne désespère pas. Vous en auriez besoin aussi, vous êtes plutôt fracassé, c’est en tout points affreux et affligeant.

Fracassé… ce mot raisonna quelques instants dans l’esprit de Miranda. Rapidement l’image de Ridley, le visage figé, ce fameux soir se présenta à elle. Fracassé, c’était très exactement ce dont il était question. Le mot parfait pour décrire ce qu’elle avait vu ce soir là. Triste soudain, elle chassa cette pensée de son esprit. Maintenant elle savait quoi répondre au docteur, et comment essayer de parvenir à un début de compromis. Elle n’avait pas le choix, il fallait parler franchement. Sa voix trembla un tout petit peu pourtant.

-Je crois que je commence à comprendre d’où vient cette méprise qui nous empêche de nous comprendre ,commença-t-elle calmement.

Elle marqua une pause, choisissant ses mots.

-Ce que vous appelez maladie… je l’appelle souffrance psychique… et si c’est bien de cela dont il est question alors je peux vous répondre que, oui, je souffre. En fait il y a déjà quelqu’un qui s’occupe de moi, et peut-être trop lentement à votre goût… je crois que je progresse.


Sa voix tremblait, elle n'aimait pas dire cela, le reconnaître lui faisait mal, mais elle pouvait penser clairement. Une nouvelle idée germa dans son esprit.

-Vous avez raison aussi de dire que certains dénient totalement l’existence de cette souffrance, qu’ils préfèrent souffrir en silence plutôt que de pouvoir dire ce qui leur fait mal. Mais… pour ma part l’expérience a montré que quand on cherche à confronter ces gens à leur souffrance contre leur gré, on les détruit, tout simplement.

Elle avait presque envie de lancer un regard d’excuse à Ridley, mais cela aurait été le trahir quelque part. Elle se souvint aussi de cet homme qui s’était pendu dans sa cellule en prison, parce qu’elle l’avait mis en face de son sentiment de culpabilité. Penser à cela faisait mal aussi. A elle cette fois.

-Pour revenir un instant sur ma souffrance personnelle, je crois que ce qui la soigne, un peu, en partie, c’est de soigner les autres à mon tour. Vous aussi vous soignez les gens alors naturellement je me pose la question… Est-ce que vous souffrez vous ? Vous prenez soin des autres mais… qui prend soin de vous ?

Là où le docteur et elle n’étaient pas d’accord c’était sur l’idée que la souffrance psychique était une maladie. A ses yeux à elle, il était parfaitement normal de souffrir quand la situation était douloureuse. C’était ce qui faisait l’humanité au fond, là dessus reposait l’empathie par exemple. Pour le docteur en revanche, ouvrir la porte à la souffrance et prendre le temps de l’entendre était sans doute trop difficile. Mieux valait sans doute supprimer chez les gens jusqu’à la leur retirer toute capacité de ressentir. Ainsi seulement à ses yeux la douleur pouvait disparaître. Et ainsi il pouvait continuer de dénier sa douleur, comme il accusait l'autre de le faire, avant de la tuer définitivement en lui. Mais cela, elle en parlerait peut-être plus tard.
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Lun 16 Fév - 10:53


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : Mouhahaha tu vois, plus c'est long plus j'aime bien ce que je fais xD






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Ridley commençait presque à regretter ce qui se passait là, peut être aurait-il du agir tout de suite au lieu de demander de l’aide. Parce que se faire viser par des remarques, il s’en serait très franchement passé. Après, c’était lui qui se sentait visé mais le 049 semblait au courant de son état et Miranda aussi, alors quoi ? Ben rien, il ne prononçait pas un mot, tâchait de rester impassible pour faire croire que non, il ne voyait pas en quoi ces remarques pouvaient avoir une once de rapport avec lui et laissait faire, à défaut de régler le problème par la force et de retourner à ses affaires. Ce n’était pas des sujets qu’il voulait aborder et pourtant ils revenaient trop souvent à ses oreilles. A croire que les gens le faisaient exprès pour bien l’emmerder et l’empêcher de dormir le soir, donc, par conséquent, de bosser. En plus, chacun semblait véritablement réfléchir aux mots choisis. Même s’il ne participait pas vraiment à cet entretien, le scientifique avait l’impression d’y être pourtant bien mêlé. Ça aurait été aussi le cas s’ils avaient été seuls tous les deux ? Il espérait que non, il haïssait les gens qui parlaient de ce sujet dans son dos.

— Je crois que je commence à comprendre d’où vient cette méprise qui nous empêche de nous comprendre. Ce que vous appelez maladie… je l’appelle souffrance psychique… et si c’est bien de cela dont il est question alors je peux vous répondre que, oui, je souffre. En fait il y a déjà quelqu’un qui s’occupe de moi, et peut-être trop lentement à votre goût… je crois que je progresse.


Il s’étonna de voir que Miranda parlait clairement du fait d’aller mal tout d’un coup, alors même qu’il était là à l’écouter. Les deux dernières fois elle avait préféré s’enfuir en courant. Sans doute qu’elle allait l’éviter une fois qu’elle se rendrait pleinement compte qu’il venait d’entendre ses mots, génial. Le docteur lui-même semblait en proie à la tristesse à présent.

— Cela n’est pas lent à mon goût, c’est la réalité. Vous ne progressez guère, l’instinct de survie vous le fait croire. Et si vous ne vous occupez pas de vous, personne ne pourra le faire à votre place, que ce soit un peu ou de façon optimale. Sauf bien évidemment quand il s’agit de mes soins car ils sont les plus efficaces.


Sur le point de la lenteur, Ridley le rejoignait presque. Elle ne devrait pas être dans cet état là et il le lui avait déjà dit, un suivi psychologique n’aidait en rien si l’on n’avait pas des amis ou des proches autour de soi pour être épaulé, peu importe la raison, le pourquoi ou le comment. Lui il voulait bien l’aider mais si elle le fuyait, il voyait difficilement comment faire.

— Vous avez raison aussi de dire que certains dénient totalement l’existence de cette souffrance, qu’ils préfèrent souffrir en silence plutôt que de pouvoir dire ce qui leur fait mal. Mais… pour ma part l’expérience a montré que quand on cherche à confronter ces gens à leur souffrance contre leur gré, on les détruit, tout simplement.


A cela il retint un profond soupir et une nouvelle envie d’en finir plus vite. Sérieusement, ce n’était pas compliqué de lui tirer dessus, de l’endormir, de chercher son confrère au fond de la salle et de sortir se mêler de ses affaires pour le restant de sa vie à passer ici. En même temps, qui avait envie de se confronter à une source de souffrance, il faudrait être complètement con. Même dans le masochisme on y trouve une forme de plaisir mais dans la souffrance psychique, il n’y en a aucun. Peu importe qu’on le fasse contre ou avec leur gré, la destruction se fait donc autant se la fermer et ne rien faire du tout. En tout cas, le 049 ne trouvait pas que cela était une limite à ses soins, jamais. Tout simplement parce qu’en tuant les gens, il les détruisait mais pour lui c’était faire le bien, guérir, soigner. Sauf que cela, l’expérience en face d’eux ne le comprendrait pas ainsi.

— Pour revenir un instant sur ma souffrance personnelle, je crois que ce qui la soigne, un peu, en partie, c’est de soigner les autres à mon tour. Vous aussi vous soignez les gens alors naturellement je me pose la question… Est-ce que vous souffrez vous ? Vous prenez soin des autres mais… qui prend soin de vous ?


Oui et Miranda soignait les gens en faisant l’éponge comme elle lui avait dit. Ridley doutait que ça soit l’idée révolutionnaire du siècle pour guérir d’un problème, au contraire. Elle s’imbibait des problèmes des autres pour enterrer les siens. Comme lui le faisait en bossant et ça il en était conscient. Pour oublier toute cette histoire c’est ce qu’il ferait ; se visser sur sa chaise, coller ses yeux sur son écran et bosser d’arrache pied pendant un jour ou deux, voire plus, jusqu’à ce que sa mémoire ait eu tellement d’informations à traiter et si peu de sommeil qu’elle flanche et oublie tout ce qui s’était dit aujourd’hui. Comme pour répondre à la question de Miranda, le docteur tourna la tête vers lui et eut pour toute réponse de Ridley une sorte de froncement de sourcil qu’il tâchait pourtant de garder pour lui. Son énervement, mieux valait ne pas le laisser sortir. Ici tout du moins. Quand il serait tout seul sans doute.

— Avant de soigner les autres il faudrait vous soignez vous-même Madame car sinon tout vos efforts seront vains. Et vous serez plus mourante que vous ne l’êtes déjà. Moi je ne souffre pas, je ne suis pas malade et mes soins sont donc, par conséquent, les meilleurs. Si des problèmes traînent quelque part en notre personne, nous ne pourrions guère soigner quiconque efficacement et cela vaut pour vous aussi.


Ridley essayait de se rassurer en se disant que ce fichu docteur trouvait de toute façon tout le monde mourant. Lui il agonisait apparemment, d’après ce qu’il lui avait déjà dit par le passé. Il n’en avait franchement pas l’impression mais tout ça était subjectif. Il fallait bien reconnaître que pour Miranda, il n’en savait rien et ne pourrait pas le savoir.

— Eh bien, il y a beaucoup de valeureux et attentionnés personnages autour de moi avec qui j’apprécie de m’entretenir de temps en temps et qui se montrent présent si j’en ressens l’envie. J’ai certes un peu de mal à retenir leur nom pour vous les citer mais je suis bien entouré. On prend soin de moi ici, même si l’on ne me laisse guère rendre la pareille.


En même temps, charcuter des chercheurs n’était pas un remerciement valable aux yeux de cette chère communauté humaine présente ici. S’il voulait les remercier ainsi, le Docteur Plague pouvait s’en passer et profiter sans culpabilité de tout ce qu’on mettait à sa disposition. Ridley lui avait même fait apporter tout un tas de livres sur la médecine d’aujourd’hui en espérant que cela l’aide à voir les progrès faits depuis son époque et lui montrer que la peste avait été largement éradiquée de la planète mais cela n’avait pas changé grand-chose.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Mar 17 Fév - 22:31

Miranda avait compris quelque chose de décisif. Le docteur avait grandit à une époque où la psychologie n’existait pas et où, d’une façon générale on se souciait peu de ce que pouvaient ressentir ou vivre les gens. Ce qu’il appelait la peste c’était la souffrance psychique, la douleur morale, tout ce dont elle s’occupait à présent, dans son travail. Elle avait trouvé là l’occasion de trouver un terrain d’entente dans la discorde radicale qui les séparait. Pour cela elle avait fallut prendre sur elle, être un peu franche sur son état qu’il percevait de toute façon. Elle détestait faire cela, en général cela rendait la situation compliquée, d’autant qu’elle n’était pas seule et si elle doutait que le pauvre chercheur qui attendait que le docteur statue sur son sort, Ridley était là en revanche. Il allait être compliqué de faire comme si rien ne s’était passé. Elle essayerait pourtant.

- Cela n’est pas lent à mon goût, c’est la réalité. Vous ne progressez guère, l’instinct de survie vous le fait croire. Et si vous ne vous occupez pas de vous, personne ne pourra le faire à votre place, que ce soit un peu ou de façon optimale. Sauf bien évidemment quand il s’agit de mes soins car ils sont les plus efficaces.

Elle essaya vainement de pas prendre cette réponse pour elle, mais c’était le problème de ne pas nier, elle s’exposait. Peut-être bien qu’il avait raison et qu’elle ne progressait guère. Cette idée lui labourait le cœur et elle commençait à éprouver pour le docteur une sorte de colère sourde. Pourquoi serait-elle la seule à accepter de se remettre en question alors que lui, pensait bien évidemment être le seul à savoir vraiment de quoi il retournait, comme si finalement ils étaient tous parfaitement idiots sauf lui. Elle essaya de se raisonner. De toute évidence il était un peu mégalomaniaque, et cette mégalomanie était le symptôme de l’inverse, un moi blessé, elle ne devait pas oublier cela. Elle essaya de poursuivre son propos sans se laisser démonter. Le déni était utile parfois, salvateur c’était ce qu’elle tentait d’expliquer. On ne pouvait pas soigner la souffrance morale comme on soignait une maladie somatique sans prendre de gros risques et faire mal. Elle expliqua que pour elle, soignait soulageait un peu la souffrance dans l’idée que peut-être c’était la même chose pour lui, et pour finir elle lui demanda qui s’occupait de lui, qui prenait soin de lui.

-Avant de soigner les autres il faudrait vous soignez vous-même Madame car sinon tout vos efforts seront vains. Et vous serez plus mourante que vous ne l’êtes déjà. Moi je ne souffre pas, je ne suis pas malade et mes soins sont donc, par conséquent, les meilleurs. Si des problèmes traînent quelque part en notre personne, nous ne pourrions guère soigner quiconque efficacement et cela vaut pour vous aussi.

Une nouvelle claque qu’il lui mettait. Il fallait garder son sang froid. En fin de compte il avait réussit à renverser l’assymétrie, expliquant ce qu’elle cherchait à faire, elle lui avait donné la possibilité de la juger comme si c’était sa place. Elle se mordit l’intérieur de la lèvre. Elle n’aurait sans doute pas du expliquer que soigner lui permettait de se sentir mieux. Cela elle l’avait mis en lumière avec le temps et maintenant qu’elle en avait conscience, c’était moins dangereux, pensait-elle. La situation présente lui montrait qu’elle continuait de tomber dans ce piège. Il fallait se dégager de cette attaque, et de se sentiment de s’être un peu ridiculisée de toute urgence.

- Eh bien, il y a beaucoup de valeureux et attentionnés personnages autour de moi avec qui j’apprécie de m’entretenir de temps en temps et qui se montrent présent si j’en ressens l’envie. J’ai certes un peu de mal à retenir leur nom pour vous les citer mais je suis bien entouré. On prend soin de moi ici, même si l’on ne me laisse guère rendre la pareille.

A nouveau Miranda éprouvait de la colère. Evidement il était le seul à savoir quoi faire. Le seul a avoir la bonne méthode. Ne voyait-il pas que ses soins ôtaient toute espèce de vie psychique aux gens qu’il soignait, les abandonnant à un sort qui à ses yeux était pire que la mort ? Il était fou, c’était cela qui l’empêchait de s’en rendre compte, pour lui tout cela faisant parfaitement sens. Il fallait essayer de comprendre pourquoi. Ceci dit, s’il disait ne pas souffrir n’avoir besoin de rien, Miranda doutait de pouvoir faire quoi que ce fut. Elle était en train d’échouer et c’était sans doute cela qui la mettait le plus en colère.

Elle inspira et expira, elle l’espérait plutôt discrètement. Il fallait éviter de parler d’elle encore sans doute, elle s’était déjà trop exposée.

- Je ne sais quoi penser de ce que vous me dites à propos de moi et je vous promet d’y réfléchir mais ici et maintenant ne sont pas les lieux pour cela. De la même façon que vous pensez que je suis malade et que je ne m’y prend pas de la bonne façon pour guérir, moi je continue de penser que vous souffrez.


Miranda résista à l’envie d’énumérer tout ce qu’il y avait pu y avoir de difficile dans sa vie, à partir des informations que Ridley lui avait données. Cela aurait sans doute été cruel, rien d’autre qu’une vengeance pour une attaque à laquelle elle s’était elle-même exposée.

- Vous pensez que je souffre et que je m’y prend mal, je pense que vous souffrez et que vous ne vous en rendez pas compte, tout cela basé sur notre perception et nos sensations, de telle sorte que nous ne pouvons rien prouver ni démontrer. Comment allons nous faire alors pour que personne ne soit soigné contre son gré ?
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Ven 6 Mar - 12:28


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : Désolé du retaaaaaaaaaaaaaard ! T_T






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Ridley n’avait pas l’impression que ce dialogue se passait aussi bien que prévu, vu toutes les attaques que Miranda se prenait à la figure. Malgré tout, elle semblait gérer les choses mieux que le scientifique, forcément. Si ça ne tenait qu’à lui il se serait fait plaisir à la défendre mais il y avait des vies en jeu. Si tout le monde était sur une corde raide, il n’allait pas se mettre à courir dessus pour venir à la rescousse au risque de les faire tomber dans le vide. Tout ce qu’il devait faire c’était ce qu’il connaissait ; dégager le SCP-049 si lui aussi commençait à s’agiter sur la corde. Il pourrait très bien s’enquérir de l’état de la psychologue après tout ça. Si elle ne lui en voulait pas trop de l’avoir traîné là pour se faire balancer des mots blessants au visage.

— Je ne sais quoi penser de ce que vous me dites à propos de moi et je vous promets d’y réfléchir mais ici et maintenant ne sont pas les lieux pour cela. De la même façon que vous pensez que je suis malade et que je ne m’y prends pas de la bonne façon pour guérir, moi je continue de penser que vous souffrez.


Ce qui se disait était plutôt clair et le Docteur sembla le comprendre. Un peu comme quand Ridley discutait avec lui et martelait qu’il n’était pas malade. C’était surtout que, comme lui, Miranda ne voulait sans doute pas en parler. Du moins pas avec lui parce que le lieu n’était sans doute qu’un prétexte. C’était ironique que la situation s’inverse, maintenant c’était à lui de prouver qu’il ne souffrait pas, qu’il n’était pas malade. Le scientifique ignorait où tout cela allait les mener. Il avait l’impression que Miranda venait de demander à une intelligence artificielle de diviser par 0 ou de donner le sens de la vie et que cette dernière allait s’autodétruire par surchauffe avant d’avoir trouvé la réponse.

— Vous pensez que je souffre et que je m’y prend mal, je pense que vous souffrez et que vous ne vous en rendez pas compte, tout cela basé sur notre perception et nos sensations, de telle sorte que nous ne pouvons rien prouver ni démontrer. Comment allons-nous faire alors pour que personne ne soit soigné contre son gré ?


Le 049 poussa une sorte de soupir, qu’on sentait attristé. S’il souffrait, effectivement il ne devait pas s’en rendre compte. Ou alors c’était qu’il ne souffrait pas, solution la plus probable car s’il percevait la maladie chez les autres, il la percevrait encore mieux chez lui. Qu’on le veuille ou non, le corps ou l’esprit d’une personne était une chose plus importante et connue qu’autrui, pour tout le monde, qu’on se dévoue à aider les malades ou non.

— Je l’ignore Madame, je l’ignore. Mes manières s’en seraient vues changées si j’eusse possédé la réponse.


Peut être fallait-il se résigner à soigner contre le gré des gens puisque c’était ainsi que cela marchait depuis le début. Il n’attendait après tout rien en retour que de les voir en bonne santé. Mais, accessoirement, il ne pouvait pas le faire ici, dans cette situation, sous peine de se faire arrêter par l’autorité. Son patient l’attendait en plus, il n’appréciait pas de se défiler ainsi, qu’il veuille de son aide ou non. Ce n’était pas digne d’un Docteur de la Peste de fuir face à la maladie et si le prix à payer était de forcer les patients qui ne pouvaient pas accepter leur situation, soit.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Ven 6 Mar - 12:42


Miranda venait de faire une sorte de résumé de la situation. L’un comme l’autre avaient une vision de ce qu’était soigner et être malade. Ils n’étaient pas d’accord, sur elle, sur lui, et sur l’homme qui se trouvait derrière lui, encore choqué, ni même sur l’état de Ridley évidemment. Elle avait eu tort de croire qu’elle pourrait lui ouvrir les yeux maintenant. Apparemment les défenses étaient trop présentes, il était trop mégalomaniaque pour admettre qu’il avait à se remettre en question. De toute façon, elle ne pouvait pas travailler dans l’urgence de la sorte. Elle ne pouvait pas attirer son attention sur sa propre souffrance alors qu’elle était là debout face à lui et qu’une petite escouade de gardes attendait derrière la porte, encore moins en présence de Ridley et de son arme. Il fallait qu’elle abandonne elle-même cette idée selon laquelle elle pouvait tout régler en une fois. Faire marche arrière. Calmement elle écouta ce que le docteur avait à lui répondre. Il semblait attristé et elle-même l'était. Comme lui, elle échouait à venir en aide à quelqu'un.

-Je l’ignore Madame, je l’ignore. Mes manières s’en seraient vues changées si j’eusse possédé la réponse.

A présent il fallait mettre un terme à cet entretien qui de toute façon n’en était pas vraiment un et ne pouvait pas en être un. Cela dit, il n’était pas question non plus de prendre ses jambes à son cou non plus. Le docteur avait admis déjà que leur divergence de point de vue posait problème. Il avait admis aussi ignorer comment prouver son point de vue, ce qui n’était pas mal déjà pour quelqu’un qui présentait ce qui pouvait presque s’apparenté à un délire. Elle eut une sorte de sourire.

- Je le sais bien… mais ce qui est certain en tout cas… c’est que l’un d’entre nous à tort.

Voilà une chose dont elle ne pouvait pas douter. Les attaques du docteur parvenaient à la faire douter d’elle-même. Et même si elle était convaincue de ne pas souffrir de la peste, il lui arrivait souvent de mettre en question ces méthodes et ses motivations pour soigner. Elle n’était pas non plus complètement dupe de son état.

-En attendant de décider lequel des deux, je pense qu’il serait utile que vous suspendiez tout traitement. Ce n’est pas à vous que je vais rappeler la première phrase du serment d’Hippocrate. « Premièrement ne pas nuire. » Laissez cet homme s’en aller et laissez les gardes vous reconduire chez vous. En échange, nous allons soumettre cet homme à un examen médical complet afin de nous assurer du mieux possible qu’il n’est pas malade et qu’il ne risque de pas de mourir.

Miranda n’avait pas réfléchit avant de parler. Elle espérait que Ridley serait d’accord pour cette fantaisie et par extension, que l’homme en question aussi. Cela dit, sans doute avaient-ils l’intention de vérifier que cette aventure ne lui avait pas laissé de traces. La prochaine fois qu’elle serait envoyée de la sorte pour négocier, il faudrait qu’elle se mette d’accord sur ce qu’elle pourrait avoir à proposer. Elle s’excuserait plus tard. Elle perdrait toute crédibilité si elle cherchait l’approbation maintenant.

-Est-ce que vous pensez pouvoir vous satisfaire de ça ? demanda-t-elle presque timidement. En l’absence de certitudes consensuelles, je pense que c’est ce que nous pouvons faire de mieux.

Elle espérait vraiment que cela allait fonctionner. Sans quoi, il ne resterait plus que la force pour éviter que cet homme soit changé en zombie. En arriver là serait vraiment pour elle un constat d’échec.
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Sam 7 Mar - 18:20


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : Comment dire que... j'le trouve bof ? xD Bah, c'est comme d'habitude...






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Ridley sentait très bien que cet entretien touchait à sa fin, même si le constat qui disait que personne n’avait de réponse à donner pour améliorer la situation restait un peu désolant. C’était mieux que rien, grâce à Miranda son chercheur était encore en vie et le SCP-049, bien qu’assez perturbé par cette discussion, ne semblait pas vouloir faire preuve de violence.

— Je le sais bien… mais ce qui est certain en tout cas… c’est que l’un d’entre nous à tort. En attendant de décider lequel des deux, je pense qu’il serait utile que vous suspendiez tout traitement. Ce n’est pas à vous que je vais rappeler la première phrase du serment d’Hippocrate. « Premièrement ne pas nuire. » Laissez cet homme s’en aller et laissez les gardes vous reconduire chez vous. En échange, nous allons soumettre cet homme à un examen médical complet afin de nous assurer du mieux possible qu’il n’est pas malade et qu’il ne risque de pas de mourir. Est-ce que vous pensez pouvoir vous satisfaire de ça ? En l’absence de certitudes consensuelles, je pense que c’est ce que nous pouvons faire de mieux.


Ça c’était clair et vu l’état des choses, c’était plutôt Miranda qui avait raison mais comme tous deux l’avaient si bien appréhendés, il était borné et certain de faire le bien. Ce mur là ne s’effondrerait pas tout de suite, peut être pas avant quelques années d’ailleurs mais s’il coopérait avec eux, c’était déjà un franc succès. Se sentir comme étant celui qui avait tort était peut être encore trop. Ridley hocha la tête, pour signifier que c’était bien ainsi que les choses se passeraient. Miranda aussi risquait d’avoir besoin d’examen médical. Lui ? Il le fuirait sans doute, il n’en avait pas besoin. Le 049, de ce qu’on pouvait en voir semblait légèrement attristé que cela se finisse sans réponse concrète mais il se devait bien d’obéir. La Fondation l’hébergeait et s’occupait de lui, il leur devait ses services mais si on ne voulait pas d’eux, il fallait bien se résigner aussi.

— Je connais le serment pour l’avoir longuement étudié et appris, certes, cela  étant dit je ne nuis point. Pour ce moment je m’en satisferai sans doute mais je ne puis me résoudre à suspendre tout traitement alors qu’il y a tant de gens dans le besoin. Je veux bien me retirer mais si mon patient n’est guère soigné, j’en serais très offusqué. Et occupez vous de vous aussi, tous deux, si je puis me permettre d’ajouter ce point.


Il se doutait que les gardes ne lui feraient pas grand mal et se contenteraient de l’attacher comme ils le faisaient toujours pour le ramener à sa chambre. Cela le frustrait un peu d’abandonner son pauvre patient à son triste sort mais après tout, les médecins de cette époque avaient à leur disposition du matériel qu’ils maîtrisaient et certes, ils avaient fait des progrès. Peut être qu’à présent que la maladie du pauvre homme avait été mise en lumière, on s’occuperait de lui en conséquence. Il accepta donc non sans un pincement au cœur d’aller se ranger à côté de Ridley mais pas trop près. Il regarda le chercheur resté au fond de la salle se redresser maladroitement comme s’il n’en croyait pas ses yeux.

— Merci docteur et ne vous en faites pas, on s’occupera de lui comme il faut.


Par contre, s’occuper de soi c’était une autre histoire. Miranda en aurait peut être besoin et Ridley voulait bien l’aider vu ce qui était sorti mais il doutait qu’elle accepte, elle aurait sans doute plutôt tendance à l’éviter. Quant à lui, il ne voyait pas pourquoi il serait malade ou aurait besoin d’un médecin, peu importe de quelle maladie ou souffrance le 049 parlait. Il demanda à son chercheur s’il se sentait bien et obtint un vague hochement de tête. Lui, il aurait droit à des congés on dirait. Par la suite, il prévint ses gardes restés à l’extérieur que la situation était gérée et qu’ils devaient emmener l’expérience dans sa cellule, dans le tunnel de maintenance. Vu l’état des choses et la durée un peu trop longue de ces péripéties, toute la zone serait stérilisée après coup. Le SCP-049 se laissa faire sagement lorsqu’on l’attacha, osant un dernier regard vers eux.

— Ce fut malgré tout une discussion fort intéressante et j’espère ne pas avoir causé trop de tort. J’ose espérer également  que nous nous reverrons… et d’ici là tâchez de bien vous porter.


Avec un peu de chance, peut être reverrait-il Miranda oui, mais sans doute pas dans l’immédiat. Et si elle ne le souhaitait pas, c’était son choix, gérer une situation en urgence restait un moment tendu qui posait parfois des relations pas tout à fait comme celles qu’on aurait voulu au départ. Enfin, il disait ça, il ne disait rien, il n’avait pas assez de connaissances.

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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Dim 8 Mar - 20:51

Elle avait compris qu’elle n’arriverait à rien de mieux. Pas maintenant et pas de cette façon qui n’était pas du tout adaptée. Il fallait se concentrer sur la priorité. Faire revenir le calme, faire que cet homme et tout le monde sorte d’ici sain et sauf. Elle avait donc proposé qu’il laisse tombé pour cette fois et qu’en échange, ils feraient un check up complet à ce pauvre chercheur qui devait de toute façon en avoir besoin après une journée pareille.

-Je connais le serment pour l’avoir longuement étudié et appris, certes, cela  étant dit je ne nuis point. Pour ce moment je m’en satisferai sans doute mais je ne puis me résoudre à suspendre tout traitement alors qu’il y a tant de gens dans le besoin. Je veux bien me retirer mais si mon patient n’est guère soigné, j’en serais très offusqué. Et occupez vous de vous aussi, tous deux, si je puis me permettre d’ajouter ce point.


Miranda sourit un peu. Il insistait décidément. Elle ne savait pas si ce souci de l’autre était une bonne ou une mauvaise chose pour lui. Elle se posait souvent la même question à propos d’elle-même.

-Merci docteur et ne vous en faites pas, on s’occupera de lui comme il faut,
enchaîna Ridley.

-Et de nous du mieux qu’on peut, poursuivit Miranda, avant d’ajouter avec ce même sourire, quand à vous vous, devriez peut-être prendre des vacances…

Le docteur avait été récupéré par les gardes puis attaché. Elle était un peu choquée. On n’avait pas l’idée d’attacher quelqu’un qui se montrait aussi coopératif. Elle savait à quel point les procédures de containement pouvaient être rigides parfois, mais il avait l’air tellement peu violent à ce moment là. Elle se disait aussi que peut-être que tous ces gardes connaissaient mieux cette entitée qu’elle. Le docteur semblait tellement animé de bonnes intentions qu’elle n’arrivait pas à le percevoir comme quelqu’un de violent, à se rendre compte que si personne n’était intervenu, il aurait peut-être dépecé cet homme pour en faire un zombie. Un traitement presque pire que la mort. Le voir attaché la renvoyait à cette réalité alors elle ne fit aucun commentaire.

Cela dit, être attaché  n’avait pas l’air de l’ennuyer autant que le fait de laisser son « patient » s’en aller sans son traitement. C’était comme s’il se fichait de ce qui lui arrivait. Peut-être que c’était vraiment le cas. C’était un élément en plus à prendre en compte. Au fond de la pièce, le malheureux chercheur se relevait, comme étonné d’être encore en vie.

- Ce fut malgré tout une discussion fort intéressante,reprit-il et j’espère ne pas avoir causé trop de tort. J’ose espérer également  que nous nous reverrons… et d’ici là tâchez de bien vous porter.

Miranda était un peu mal à l’aise de le voir s’exprimer de la sorte alors qu’il était attaché, avec ce naturel. Oui, ce qui lui arrivait à lui ne comptait pas. Et dire que c’était eux qu’on accusait d’être dans le déni. Mais maintenant que tout ceci touchait à sa fin, elle était un peu soulagée.

-Tant mieux si vous avez pu trouver un intérêt à nos échanges. C’est déjà ça. Je regrette la façon dont cela se termine, mais oui, peut-être qu’on se parlera à nouveau. Portez-vous bien vous aussi Docteur… au revoir.

Les gardes emportaient le Docteur Plague loin d’eux. Le chercheur s’en alla sans un merci… hagard.  Dehors quelqu’un lui conseilla de se rendre à l’infirmerie immédiatement. Finalement on l’y accompagna. Et comme elle était nez à nez avec Ridley elle redevenait elle-même peu à peu. Instinctivement elle marcha avec lui hors de cette pièce en direction de la réunion clinique qui se tenait sans doute encore toujours.

Il lui semblait qu’elle n’avait pas du tout été à la hauteur de ses attentes. Elle baissa les yeux un peu seulement il fallait quand-même rester un brin professionnelle. Elle repensait à toute allure à des choses qui s’étaient dites, autour d’elle surtout. Qu’est ce qui lui avait pris de se dévoiler à ce point, de raconter des idioties sur le fait de se sentir en étant utile ? Il fallait rester professionnelle. Sauf qu’elle ne savait pas trop ce qu’elle était sensée faire dans cette situation. Un peu nerveusement elle tira sur son haut, essayant de se remettre un peu des émotions. Elle se rendait compte après coup, qu’elle avait eu peur aussi un peu.

- Bon… je pense que je demanderais à rediscuter un peu avec lui, dans d’autres circonstances… A mon avis il y a un travail à faire avec lui, même si là tout de suite tout était verrouillé. Si ce n’est pas avec moi, ça sera avec quelqu’un d’autre.

Elle osa relever un peu les yeux.

-Je peux savoir qui est son chercheur référent ?
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MessageSujet: Re: C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]   Sam 18 Avr - 22:45


❝ C'est grave, Docteur ? ❞


HRP : J'ai mis un temps fou à le rendre et en plus il est court et tout nul, je boude. Me frappe pas T_T






Miranda Smith
Code couleur : #6666ff
♥♥♥

Tout semblait rentrer dans l’ordre peu à peu. Le Docteur Plague allait retourner à sa cellule de confinement et le pauvre chercheur à l’infirmerie. Le protocole voulait qu’ils fassent de même, mais Ridley n’avait guère l’intention d’y foutre les pieds. S’il n’y allait pas pour les bilans que lui demandaient sans cesse son docteur, ce n’était pas pour débarquer cette fois là, pour rien en plus. Il avait pris de quoi éviter les pathologies et ne se sentait pas malade non plus. Comment pouvait-il alors conseiller à Miranda d’y mettre les pieds si lui-même n’en voyait pas l’utilité ?

— Tant mieux si vous avez pu trouver un intérêt à nos échanges. C’est déjà ça. Je regrette la façon dont cela se termine, mais oui, peut-être qu’on se parlera à nouveau. Portez-vous bien vous aussi Docteur… au revoir.


Lui ne regrettait pas du tout que ça se termine ainsi. Dans les rares cas où les choses s'envenimaient de cette manière, il était bien plus difficile de gérer l'expérience, surtout avec un ex-collègue de travail transformé en zombie prêt à vous arracher la gorge en prime. Alors il était soulagé et franchement content de ce que Miranda avait réussi à accomplir. Après tout, c’était la première fois qu’elle le voyait, elle ignorait comment cela se passait d’habitude, d’où peut être, son regret concernant la fin de l’entretien. Comme elle sortait, Ridley s’empressa de lui emboîter le pas et de la suivre, non sans avoir laissé quelques consignes à ceux qui étaient encore présents dehors. Mieux valait filer avant que ce ne soit eux qui appellent son docteur parce qu’il savait que ce dernier avait magouillé avec tout le monde pour être au courant de ses moindres faits et gestes… en prétextant sans doute que c’était pour surveiller sa santé ou toute autre ineptie du genre. Pendant qu’ils retournaient sur leur pas vers la salle de réunion, il s’était permit quelques regards vers Miranda pour être sûr qu’elle allait bien, après tout, ça avait été une situation assez tendue et stressante à vivre.

— Bon… je pense que je demanderais à rediscuter un peu avec lui, dans d’autres circonstances… A mon avis il y a un travail à faire avec lui, même si là tout de suite tout était verrouillé. Si ce n’est pas avec moi, ça sera avec quelqu’un d’autre. Je peux savoir qui est son chercheur référent ?


Elle relevait les yeux et lui ne pouvait s’empêcher de sourire. Un peu plus timidement que d’habitude mais quand même. Il était vrai qu’il n’avait pas précisé tous les détails concernant le SCP-049, faute de temps. Mais si Miranda voulait bien s’occuper de lui, il en serait plus que ravi. Elle venait quand même de sauver une vie avec tout ça, ce n'était pas rien. Si elle parvenait à convaincre le Docteur Plage d'en épargner d'autres ou mieux, lui ouvrir les yeux pour que plus jamais il ne recommence ses agissements... et bien ça ferait déjà une expérience en moins qui poserait de gros problème. Et ça retirait une épine du pied de pas mal de monde mais surtout, sa vie d'expérience au sein de la Fondation se passerait beaucoup mieux.

— A vrai dire, vous l’avez en face de vous son chercheur référent. Je me doute qu’il y a un travail à faire avec lui, ça fait un moment que j’y pense… ça aurait été sans doute mieux de l’amorcer dans d’autres circonstances mais vous avez déjà réussi un sacré exploit aujourd’hui, merci d’ailleurs. Si vous avez le temps et l’envie de vous occuper de lui ça m’aiderait pas mal mais c’est vous qui décidez.


Il espérait secrètement qu’elle n’allait pas refuser maintenant qu’il avait avoué qu’il s’agissait d’une de ses expériences à charge. Vu qu’elle semblait toujours aussi effrayée par sa présence comme s’il était un loup prêt à la dévorer, elle le joli mouton, peut être qu’elle ferait marche arrière du coup. Il n’en savait rien.

© Halloween

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C'est grave, Docteur ? [Pv Miranda ♥] [TERMINE]

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