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 A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Ven 26 Sep - 21:23

Il sembla peu à peu revenir à la réalité et accepter de se confronter au monde de nouveau. Elle avait disparu en revanche. Son esprit et son corps étaient des réceptacles paisibles, un endroit ou il pouvait se reposer. Elle avait voulu réparer son erreur mais maintenant sa propre volonté disparaissait momentanément. Il voulait que tout ceci ne soit rien ? Soit c’était lui qui décidait. Elle était comme l’eau qui glisse dans la rivière contre le corps qui vient s’y réfugier. Elle aimait se sentir comme cela. A ce moment seulement parmi tous ceux de son existence, elle avait l’impression d’être quelqu’un qui valait la peine d’être en vie.
Miranda n’était plus exactement elle-même quand elle était dans cet état et c’était précisément ce qui lui faisait du bien. Alors elle n’eut pas peur quand il vint poser sa tête sur son épaule. Elle passa son bras autour de lui parce que soudain l’inébranlable Ridley semblait si vulnérable. Elle pouvait se le permettre parce que c’était pour lui qu’elle le faisait. Seulement comme cela elle pouvait se dire que le contact était agréable et s’y laisser aller. Parce qu’elle certaine de rien en attendre d’autre. Elle pouvait rentrer toucher l’autre si c’était juste sur l’instant, si elle pouvait être certaine que s’il passait son chemin et oubliait tout cela elle ne serait pas triste. Elle pourrait tout simplement se dire qu’il avait voulu oublier la souffrance dont elle avait voulu le guérir et cela semblerait parfaitement logique. C’était un acte purement altruiste et c’était pour ça qu’il n’était pas dangereux.
Ils restèrent un petit moment comme ça où elle se sentit vraiment bien en même temps que pleine d’une vive compassion, dans cet état étrange à mi-chemin entre l’envie de pleurer de tristesse et la conscience paisible que ça n’était pas à soi que ces mauvaises choses étaient arrivées, quel qu’elles soient. C’était si difficile à décrire. Elle passait sa main sur son bras doucement pendant que le temps passait et qu’il semblait s’apercevoir peu à peu qu’il se trouvait bien là, ici et maintenant, avec elle.

- Personne vous a rien dit sur moi alors, si ?

Il avait demandé cela tout à coup. Etait-ce si difficile à admettre qu’elle pouvait percevoir cela ?Après tout il avait du mettre tant d’intelligence à le cacher que c’était sans doute compliqué de reconnaître qu’il y avait une faille à travers laquelle elle avait pu voir. En même temps elle l’avait attrapé dans un moment de faiblesse en train de dormir sur la table, il faisait nuit ils étaient seuls loin des regards. Elle s’était sentie piégée mais il l’avait été tout autant. Elle aurait préféré ne pas le prendre au dépourvu de la sorte.

-Non, le rassura-t-elle d’une voix qu’elle voulait douce, on ne raconte pas ce genre de choses sur vous, ici.  Jusqu’à aujourd’hui, je pensais que vous n’aviez pas vraiment de faiblesse… En fait… je n’ai aucune idée de quoi il s’agit vous savez…

C’était pure vérité. Jusqu’à ce jour Ridley avait été une sorte de sauveur pour elle. Elle avait déjà du mal à s’imaginer qu’il pouvait avoir besoin de dormir ou de se reposer. L’idée qu’il puisse avoir peur, se sentir impuissant ne l’avait pas effleurée un instant. Pourtant, il était un être humain comme les autres, avec sa part de noirceur et ses secrets à cacher. Elle aurait du savoir que plus la façade était belle plus l’obscurité était profonde. Elle ne s’était doutée de rien. Quelle erreur…
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mar 30 Sep - 15:38


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : J'espère que c'est pas trop nul xD.






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Ridley était agréablement surpris de voir comme une situation pouvait changer en quelques secondes. Un bon quart d’heure en arrière elle le fuyait presque et voila que maintenant il avait droit à un câlin. Il  ne prétendait pas connaître ou vouloir connaître le pourquoi du comment, elle ne semblait plus avoir peur dans l’instant et c’était cela qui important. Depuis combien d’années n’en avait-il pas eu, de câlins comme ça ? Oh, au moins une bonne vingtaine et encore. Mis à part de ses parents, il n’avait pas eu tant de câlins que ça. Pas qu’il n’aimait pas ça, au contraire il aurait pu s’endormir dans les bras de Mira tant son étreinte l’apaisait. C’était juste qu’il n’avait guère l’habitude d’en demander. A la CIA, si on disait qu’on était en manque de câlins les gens vous regardaient de travers et depuis qu’il bossait au SCP, il n’avait plus guère le temps de se balader avec une pancarte « Free Hugs ». Ce n’était que maintenant qu’il se rendait compte que le contact physique lui manquait cruellement. Après, évidemment, tant qu’il ne s’agissait pas de le faire souffrir, il ne disait pas non.

- Non on ne raconte pas ce genre de choses sur vous ici, lui avait-elle dit doucement en réponse à sa question. Jusqu’à aujourd’hui, je pensais que vous n’aviez pas vraiment de faiblesse… En fait… je n’ai aucune idée de quoi il s’agit vous savez…


Sur le moment il hésita entre le soulagement et une pointe de désespoir. Les deux se mélangeaient pour créer un sentiment mitigé. Certes, il était soulagé qu’elle ne connaisse pas le fin mot de l’histoire, juste les conséquences qu’il avait beaucoup plus de mal à cacher. Tant qu’il ne voulait pas parler de ce qu’il s’était passé, personne ne pourrait savoir. Juste se douter qu’il s’était passé quelque chose par rapport à sa peur de l’eau, ses cauchemars et autres défauts visibles. Comme c’était la partie la moins horrible à voir, peut-être pouvait-il tolérer que les gens soient au courant. Après tout, avec les blagues de Bright tout le monde connaissait sa phobie et Harp criait sur tous les toits qu’il fallait le ménager, soi disant qu’il dormait mal et qu’il avait des problèmes de tension où il ne savait pas quelles autres idioties.

Par contre, qu’elle avoue par rapport à ce qui venait de se passer qu’elle ne pouvait plus penser qu’il était infaillible l’embêtait énormément, même s’il tâchait de ne pas le montrer. C’était la dernière chose qu’il souhaitait. Comme un magicien en qui on ne croyait plus après avoir découvert comment fonctionnait son tour de magie. Certes, il n’illusionnait pas les gens, il ne se le permettrait pas. Mais il n’avait pas le droit à la moindre faiblesse sous peine d’être trahi pour plus fort que lui. C’était cruel de vivre dans un contexte impliquant cela et cet aspect touchait à d’anciennes expériences douloureuses mais il n’y pouvait pas grand-chose. S’il commençait avec une faiblesse, elles allaient s’accumuler et au final il serait perdant. Les gens ne suivaient que les forts. Il allait falloir désarmer la bombe là, Ridley.

— Non mais c’est pas vraiment une faiblesse vous savez hein ? C’est rien de très important ou grave.


Modeste comme il était, il aurait eu du mal à la rassurer avec un « si si c’est moi le plus fort du monde aha. ». Déjà parce qu’à la base, il ne se considérait pas comme le plus fort. Du moins physiquement parce que ça lui arrivait de s’en prendre plein dans la tête mais mentalement il fallait l’être au moins un peu. Pour résister au harcèlement des hauts placés sur Terre qui cherchaient sans cesse à le faire tomber, récupérer ses biens, aux attaques de Chaos Insurgency, aux Brèches de Confinement, il fallait rester fort. S’il cédait à la moindre difficulté, c’était tout le bateau qui chavirait et coulait. Il fallait qu’il rassure tout ce beau monde dès qu’il se passait quelque chose. Comment allait-il pouvoir le faire s’il ne pouvait se rassurer lui-même ? Ou penser logiquement ? Gérer les choses ? Et Dieu savait à quel point il ne souhaitait pas cela.

— En tout cas c’est tant mieux si personne n’en sait rien... je vois pas comment ils auraient pu l’apprendre en plus.


Il laissa échapper un petit soupir et se demanda s’il devait la lâcher. Il n’en avait pas spécialement envie, il pensait un peu plus clairement depuis que sa tête reposait sur son épaule et que ses bras l’entouraient. Et si lui se sentait mieux, dans ce cas Miranda aussi. C’était ce qu’elle lui avait expliqué non ? S’il fallait qu’il aille bien pour qu’elle le soit aussi, alors il le ferait. Et puis même, il avait envie de la garder un peu contre lui encore, avant que les portes s’ouvrent et qu’elle ait subitement envie de s’enfuir à nouveau. Et puis, il doutait avoir droit à de telles démonstrations dans un autre contexte que celui là. Sauf que bien évidemment, s’il pouvait éviter de se mettre dans un tel état que celui d’il y a cinq minutes, ça l’arrangeait quand même.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mar 30 Sep - 21:32

Elle se sentait bien, elle devait bien admettre qu’elle se sentait bien. Est-ce que cela faisait d’elle une sorte de vampire qui profitait de la détresse d’autrui pour obtenir un peu d’affection qu’elle ne méritait pas? Sans doute. Évidemment même. C’était ce qu’elle faisait à longueur de temps. Venir en aide pour se donner une importance qu’elle n’avait pas, pour qu’on passe de temps avec elle, comme si ce qu’elle avait à dire avait du sens. Elle savait que ça n’était pas le cas. Le pire était qu’elle était payée pour cela.
Mais le fait était que cela fonctionnait beaucoup mieux quand elle ne l’était pas. Il n’y avait pas de règles à respecter, pas de déontologie. Une partie d’elle se détestait pour faire ça. Une autre arrivait à la convaincre qu’après tout souvent, sa victime y gagnait quelque chose elle aussi. Dans cas précis cela dit, elle avait causé un problème qu’elle était venue résoudre ensuite ce qui était passablement malhonnête.
Elle profitait de la sensation d’un autre contre elle. C’était un fait qu’elle ne pouvait pas nier. Elle en profitait comme si elle avait affamée et qu’on lui avait lancé un trognon de pain. Cela avait quelque chose de douloureux de se rendre compte qu’on avait tant besoin de quelque chose dont on avait été privé si longtemps. A cette douleur là elle était habituée. Mais ce qu’elle craignait c’était qu’il allait falloir s’en passer à nouveau très bientôt. Pour une période indéfinie. Quoiqu’interminable serait un terme plus exact.
Le plus étonnant à présent qu’elle se sentait si bien c’était de constater qu’elle avait survécu sans affection et la certitude qu’elle y survivrait à nouveau.
Brutalement, elle chasse toutes ses pensées. Un peu plus et elle aurait peur de nouveau. Peur ou pas cela dit, elle était prise au piège maintenant. Obligée de profiter de cet instant fugace sans tenir comptes des conséquences, sans doute catastrophiques qui en découleraient. Elle arrivait encore à ne pas trop craindre mais heureusement qu’il la tira de ses pensées qui commençaient à s’affoler dans son esprit.

-Non mais c’est pas vraiment une faiblesse vous savez hein ? C’est rien de très important ou grave.


« Mais bien sûr… » commenta une voix dans sa tête. Elle n’était pas moqueuse mais presque attendrie. Rien de très important, rien de très grave. Plus il disait cela et plus elle sentait la béance de sa souffrance s’ouvrir sous ses pieds. Elle n’avait pas peur pourtant. Au contraire elle était rassurée car uniquement absorbée par sa compassion à nouveau. Ce qu’il ne pouvait pas dire, ce qu’il voulait lui cacher elle pouvait le serrer contre elle pour le faire passer doucement. C’était boire un océan à la petite cuillère, mais en beaucoup plus plaisant.

Elle ne dit rien donc, se contentant d’écouter très tranquillement ce qu’il avait à lui dire, même si en l’occurrence c’était le contraire de ce que ses lèvres lui disaient. Les yeux mis clos elle continuait d’éponger l’inondation paisiblement.

-En tout cas c’est tant mieux si personne n’en sait rien... je vois pas comment ils auraient pu l’apprendre en plus.


Et la béance s’ouvrait encore. Tout ceci avait lieu dans le noir total à l’abri des regards mais là n’était pas le pire. Le pire était sans doute de penser que « c’est tant mieux si personne s’en sait rien », consentir à vivre cela seul, quoique ce fut d’ailleurs. Elle n’était pas disposée à le laisser faire malgré ce qu’il pouvait dire, alors elle le garda là encore un peu. Tant qu’elle n’avait pas peur, au moins elle pourrait réparer un peu le tort qu’elle avait causé.

-Je trouve ça très triste… souffla-t-elle doucement sans vraiment le regarder… Je trouve ça triste que personne ne puisse vous venir en aide… pour ça ou pour autre chose.

En effet au fond, elle n’était pas certaine que c’était bien ce qu’elle était en train de faire. Lui venir en aide…
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 1 Oct - 10:50


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Ah la la je l'aime tellement ce RP...






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Pour une fois Ridley n’avait pas à expliquer scientifiquement ce qui arrivait pour se rassurer. Il s’en rendait rarement compte parce que c’était devenu une habitude lorsqu’il ne comprenait pas une situation mais ce soir, en se posant des questions sur ce flux diffus d’émotions qu’ils semblaient s’échanger alors que c’était physiologiquement peu possible, il s’était dit qu’en fait, il n’en avait pas réellement besoin. Il était déjà rassuré dans les bras de Miranda de toute façon et ce contexte là se trouvait étrangement reposant. Son esprit semblait vouloir profiter de chaque seconde de répit qu’on pouvait lui offrir puisque dès le lendemain, il lui faudrait se remettre à travailler à pleine puissance pour ne pas s’égarer et sombrer. En cet instant, il pouvait flotter sans couler pour une fois. Il ne voulait pas perdre son temps à expliquer ce phénomène, le vivre pleinement était plus plaisant.

— Je trouve ça très triste… Je trouve ça triste que personne ne puisse vous venir en aide… pour ça ou pour autre chose.


Le scientifique ne put s’empêcher de sourire un peu, en ignorant si cela se verrait ou non. Évidemment il pensait le contraire mais c’était la première fois qu’on lui donnait un autre avis. Après tout, il avait ses raisons de trouver logique sa façon de penser. Le problème étant qu’il ne pouvait la lui expliquer dans les détails, uniquement les grandes lignes. Si elle savait ce qu’il avait vécu, jamais elle ne voudrait lui venir en aide. Et il ne le voudrait pas non plus. Donc, comme il ne pouvait rien dire, il trouvait cela bien arrangeant. Il n’était pas triste au contraire… Presque soulagé que personne n’ait à subir ou connaître son passé pour l’aider. D’autant qu’il pouvait se débrouiller.

— Pourquoi ? Ça ne se fait pas d’entrainer des gens qui n’ont jamais rien demandé à personne ni mérité cette situation dans ses propres problèmes, c’est leur infliger ça qui serait triste…


Tout dépendait du contexte finalement. Il n’était pas contre de l’aide dans son travail parce qu’il en avait vraiment trop mais pour tout ce qui touchait à sa vie personnelle antérieure, il préférait qu’on ne s’en mêle pas. Il était préférable pour tout le monde comme pour lui d’affirmer que rien ne s’était passé. C’était trop lourd à porter, encore plus à deux que tout seul étrangement. Sans doute parce que le poids d’une certaine culpabilité à forcer quelqu’un d’autre à soulever cette énorme montagne qu’il trainait s’ajoutait sur ses épaules. C’était plus qu’il ne pouvait en supporter. Alors, même s’il avançait lentement, ce fardeau il avait pris l’habitude de le traîner et d’essayer de le cacher et il refusait que ça change, que quelqu’un d’autre que lui se retrouve en dessous et face à la réalité. Il s’écroulerait et finirait écrasé en dessous par le déséquilibre quand cette personne s’enfuirait en courant après avoir réussi à soulever un peu cet amas de noirceur qui terrifiait quand il daignait pointer le bout de son nez dans sa conscience ou celle des gens.

— C’est pour ça que je m’excusais aussi… C’était pas sensé arriver et vous auriez pas du le subir…


Il aurait pu ajouter « ou le voir » mais les regrets ne lui feraient pas oublier cette drôle de scène, c’était un peu tard. Il essayait donc de ne pas trop culpabiliser de l’avoir inquiétée. Il détestait devenir une source d’inquiètude alors qu’il allait bien, qu’il était en bonne santé. Pourtant tout le monde semblait s’appliquer à trouver des excuses, ce qu’il ne comprenait pas vraiment et trouvait un peu agaçant. Cela dit, il commençait à comprendre qu’il ne pouvait rien y faire.

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Dernière édition par Ridley Moran le Mer 8 Oct - 14:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Ven 3 Oct - 23:27

Etait-elle la première à serrer Ridley dans ses bras ? Elle en doutait mais elle avait la sensation qu’une chose pareille ne devait pas se produire souvent. Il mettait tant d’intelligence à cacher ce qu’il vivait vraiment après tout. Elle même avait été prise au jeu comme tout le monde. Finalement c’était la chance qui l’avait conduite à s’apercevoir de quelque chose. Si les portes de la cafétéria ne s’étaient pas fermées sur son nez, elle aura passé son chemin, toute absorbée par sa peur, elle aurait été aveugle à sa peine à lui, égoïste qu’elle était. Mais surtout c’était triste si personne ne se rendait compte de ça. Finalement Ridley était peut-être entouré, respecté et admiré de tous mais quelque part, il était tout aussi seul qu’elle. Elle croyait avoir choisi de l’être évidemment mais elle se rendait compte à présent qu’elle se mentait à elle-même. Elle était seule parce qu’elle ne savait pas s’y prendre et parce qu’elle était terrorisée par les autres et l’idée qu’ils pourraient lui faire du mal. Ridley avait vraiment choisi d’être seul, alors même qu’une quantité impressionnante de gens gravitait autour de lui. Elle lui avait fait part de ce sentiment sans trop savoir pourquoi. Il avait un peu sourit, mais tout était évidemment très différent maintenant.

-Pourquoi ? Ça ne se fait pas d’entrainer des gens qui n’ont jamais rien demandé à personne ni mérité cette situation dans ses propres problèmes, c’est leur infliger ça qui serait triste…


Miranda haussa les sourcils. Elle entendait des gens parler de ce qui était difficile pour eux mais elle n’avait jamais eu la sensation qu’on lui infligeait quoique ce fut. D’ailleurs, elle se sentait bien plus souvent maltraitée par ses patients lorsque ceux-ci cherchaient à lui cacher des choses. Et lui alors, avait-il mérité ce qui lui était arrivé. Elle en doutait fortement en tout cas. Elle restait convaincue que Ridley était vraiment quelqu’un de bien, sans quoi elle ne serait jamais venue travailler au SCP, elle n’aurait jamais osé se promener dans les couloirs en souriant un peu aux gens qu’elle croisait. Elle ne sut pas vraiment quoi répondre alors il poursuivit souriant un peu moins :

- C’est pour ça que je m’excusais aussi… C’était pas sensé arriver et vous auriez pas du le subir…

Elle sourit à son tour mais en même temps c’était assez déchirant comme discours. Se sentait-il coupable de ce qui se passait maintenant alors que c’était elle la profiteuse après tout ? On n’avait jamais rien vu de pire. Elle ne peut pas vraiment s’empêcher de le serre un peu plus fort, elle hésita sur quoi dire et puis finalement le malaise et la culpabilité eurent raison de son envie de lui venir en aide, comme cela se produisait beaucoup trop souvent d’ailleurs.

-Si vous pensez que ce qu’il est en train de passer est désagréable pour moi, vous vous trompez. Là maintenant, tout de suite, je me sens bien, c’est même rare  que je me sente aussi bien.  C’est assez monstrueux d’ailleurs…

Elle baissa un peu les yeux avant de continuer et de même s’il ne pouvait pas vraiment voir son visage.

-Et puis, c’est moi qui ais provoqué ça. C’est plutôt à moi de m’excuser pour avoir parlé de quelque chose dont j’ignorais tout.

Elle marqua une pause et poursuivit :

-Il y a une chose dont je suis sûre par contre, c’est que vous, vous n’avez rien mérité du tout. Quoiqu’il vous soit arrivé vous ne l’avez pas mérité. Contrairement à moi... vous ne faites pas juste semblant d’être quelqu’un de bien.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 8 Oct - 17:56


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : J'espère que c'est pas trop trop nul, même s'il est long je sais pas...






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Ridley ne put empêcher un petit soupir d’échapper à ses lèvres et comme Miranda en venait à le serrer plus fort, il fit de même instinctivement et soudain, plus il se sentait emprisonné dans ses bras, mieux il se sentait. Alors il tentait de profiter de chaque seconde comme si les portes allaient s’ouvrir d’une minute à l’autre et qu’il faudrait arrêter. Tout cela contrastait tellement avec ce qui se disait mais étonnamment, ce n’était pas là-dessus qu’il voulait s’attarder. Il savait que les mauvais sentiments rôdaient dans sa tête et cherchaient à prendre le dessus mais lutter ne semblait plus une si mince affaire que ça finalement.

— Si vous pensez que ce qu’il est en train de passer est désagréable pour moi, vous vous trompez. Là maintenant, tout de suite, je me sens bien, c’est même rare  que je me sente aussi bien.  C’est assez monstrueux d’ailleurs… Et puis, c’est moi qui ais provoqué ça. C’est plutôt à moi de m’excuser pour avoir parlé de quelque chose dont j’ignorais tout.


Oh tout dépendait de ce qu’elle entendait par « ce qui est en train de se passer ». Si c’était du câlin dont elle parlait alors il était plutôt content aussi de pouvoir en avoir et en donner un. Il préférait penser qu’il s’agissait du câlin en fait mais se doutait qu’il ne s’agissait que d’un mélange, de la situation toute entière à vrai dire, ce qu’il y avait de positif et de négatif dedans. Le problème étant qu’elle n’était pas horrible au point de trouver ça monstrueux de se sentir bien, cette situation. Certes, le sujet pouvait mettre incroyablement mal à l’aise mais bon… Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle trouvait cela monstrueux, ni pourquoi elle se culpabilisait. Ridley voulait croire que parfois, il fallait arrêter de se sentir coupable d’un fait comme celui là. L’être ou pas ne changeait rien à ce qui s’était passé. D’autant qu’à la base, l’origine, la source de ce problème n’était ni de sa faute à lui ni de celle de Miranda.

— Il y a une chose dont je suis sûre par contre, c’est que vous, vous n’avez rien mérité du tout. Quoiqu’il vous soit arrivé vous ne l’avez pas mérité. Contrairement à moi... vous ne faites pas juste semblant d’être quelqu’un de bien.


Il plissa les yeux mais fort heureusement aucune conclusion hâtive ne lui vint. Comme elle avait semblé insister dans ses mots, on aurait dit qu’elle pensait avoir mérité quelque chose. Il ignorait quoi mais un léger sentiment de révolte montait en lui. Sans doute parce qu’il n’était pas d’accord qu’elle se dénigre ainsi. Ça, elle ne le méritait pas. Sachant pertinemment que s’il ne la regardait pas, ce qu’il lui disait n’aurait aucune importance, il redressa la tête pour tenter de croiser son regard. On ne dirait pas ainsi qu’il n’essayait pas.

— Miranda… Pourquoi est-ce que vous feriez semblant d’être quelqu’un de bien ? Parce que vous pensez avoir provoqué ça ? Comme vous l’avez si bien dit, vous ne saviez pas que ça allait se produire et ce n’est pas très grave en soi. Ce n’est pas comme si je vous en voulais. Si vous vous sentez bien… alors ça me va aussi. Je n’ai juste pas envie de vous mettre mal à l’aise avec ces vieilles histoires. Ça me rassure de savoir que ce n’est pas si désagréable que ça malgré le sujet de discussion…


Même s’il savait à présent qu’elle détournait le regard à chaque fois qu’il souriait, il ne put empêcher ses lèvres de s’étirer légèrement. Il se voulait rassurant, réconfortant comme elle l’avait été, rien de plus. Il n’aimait pas qu’elle se dénigre ainsi.

— Croyez-moi, par rapport à tout ce que j’ai pu expérimenter dans ma vie, rien qu’ici, une situation comme ça n’a rien de monstrueux. Tenez je peux même vous raconter deux trois anecdotes qui devraient vous dégouter suffisamment pour que vous soyez convaincue. Et vous sentir bien n’a rien de monstrueux surtout, c’est la plus belle chose qui soit dans une vie, se sentir bien et tout le monde devrait y avoir droit. Surtout ceux qui bossent ici en fait.


Ce n’était pas comme s’il était en train de pleurer toutes les larmes de son corps et qu’elle se disait « wow c’est génial c’est le plus beau jour de ma vie faut que je fête ça je suis trop contente ». Quoique les psychologues étaient souvent contents quand leurs patients pleuraient. Mais il devait y avoir une bonne raison aussi. Le contexte surtout faisait beaucoup. Donc même là, ce n’était sans doute pas monstrueux. Du moins tant que ce n’était pas lui qui devenait un patient.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Jeu 9 Oct - 14:43


Parler de ce qu’elle était, parler de ce qu’elle faisait aux gens, ce n’était pas son habitude. Vraiment pas. Elle avait été surprise de sentir ses bras se serrer un peu plus autour d’elle. Un tel geste l’aurait littéralement terrorisée dans un autre contexte. Mais la conviction que ce qui se passait était utile pour lui la sauvait de l’angoisse. Elle n’attendait rien. Elle essayait de se convaincre que tout ceci n’avait pas signification pour elle mais pour seulement pour lui, que ça lui était adressé et qu’il n’était question que de lui. Mais le fait était que c’était d’elle qu’elle venait de parler.
Elle avait eu peur qu’il ne se sente coupable, mais elle avait trahi sa propre pensée. Il devenait difficile de mentir et d’omettre des choses importantes encore plus quand on était si proche physiquement de quelqu’un d’autre. C’était sans doute pour cela qu’elle redoutait le contact d’ordinaire. C’était sans doute pour cela qu’elle avait tendance à l’éviter le plus souvent.

-Miranda… Pourquoi est-ce que vous feriez semblant d’être quelqu’un de bien ? Parce que vous pensez avoir provoqué ça ? Comme vous l’avez si bien dit, vous ne saviez pas que ça allait se produire et ce n’est pas très grave en soi. Ce n’est pas comme si je vous en voulais. Si vous vous sentez bien… alors ça me va aussi. Je n’ai juste pas envie de vous mettre mal à l’aise avec ces vieilles histoires. Ça me rassure de savoir que ce n’est pas si désagréable que ça malgré le sujet de discussion…


Et brusquement la situation s’inversait et elle était prise au piège de nouveau en pleine lumière de l’angoisse. Il avait levé les yeux vers elle pour la regardait et elle fuyait du mieux qu’elle pouvait se regard qui lui brûlait littéralement les joues. Elle ne voulait pas être réconfortée. Ce qu’elle pourrait espérer ensuite serait trop dangereux et il avait trop de pouvoir sur elle et pourtant, elle restait là immobile, sans oser faire le moindre geste, prise dans la blancheur de la panique comme un lapin dans la lumière des phrases de voitures, incapable d’éviter l’imminence de l’accident. Prise au piège aussi dans l’océan de douceur inaccessible qui lui ouvraient ces sensations mensongères qui l’envahissaient lentement. Non. Elle ne voulait pas parler de ça. Vraiment pas. Elle ne voulait pas se trouver là, ici, à se faire rassurer. C’était ce qu’elle voulait mais c’était trop dangereux.

-Croyez-moi, par rapport à tout ce que j’ai pu expérimenter dans ma vie, rien qu’ici, une situation comme ça n’a rien de monstrueux. Tenez je peux même vous raconter deux trois anecdotes qui devraient vous dégouter suffisamment pour que vous soyez convaincue. Et vous sentir bien n’a rien de monstrueux surtout, c’est la plus belle chose qui soit dans une vie, se sentir bien et tout le monde devrait y avoir droit. Surtout ceux qui bossent ici en fait.

Elle ne doutait pas un instant qu’il avait sans doute des choses affreuses à lui raconter. Elle voulait bien les entendre répétés mille fois si jamais cela pouvait l’aider à s’en défaire là n’était pas la question. Elle était dégoûtée par avance de ce qu’il avait vécu, quoique ce fut, elle savait que c’était suffisamment atroce pour être inconcevable.

« Tout le monde devrait y avoir droit » avait-il dit. Elle n’était pas tout le monde. Elle n’était personne. Doucement, elle finit par se dégager. Au fond cela la fit se sentir encore plus mal. Elle savait qu’il aurait voulu que cela dure un peu plus et elle aussi le voulait. Mais la peur avait pris le dessus à présent et elle éprouvait le besoin de se tenir plus loin pour qu’il ne sente pas la tension la parcourir. Elle luttait déjà pour ne pas courir à travers la pièce, peut-être que dans la cuisine elle pourrait se cacher et se recroqueviller ? Elle n’avait pas vraiment ce choix pourtant. Elle venait d’échouer lamentablement et elle lui devait en quelques sortes cette explication. Plus probablement elle avait perçu son souci pour elle et une partie d’elle voulait aller au bout et tout raconter. Tout cela ne pouvait que très mal se terminer.

« Ce ne sont pas… vos vieilles histoires qui me mettent mal à l’aise. C’est juste que… j’ai besoin que les gens souffrent pour aller bien et c’est ça qui est monstrueux Mais je ne sais pas faire autrement. Normalement je fais cela avec mes patients. J’essaye de voir ce qui les fait souffrir et je les aide à y faire face. Vous n’êtes pas un patient vous. Vous n’avez pas demandé à ce que tout cela soit remué d’une façon ou d’une autre. Et moi, je vous place face à votre problème et après je profite de votre détresse pour me rapprocher de vous. Je ne vois pas grand chose de pire qu’on puisse faire à quelqu’un. »

Voilà sans doute ce qu’il aurait fallut qu’elle dise. Ou peut-être pas. Mais elle ne put pas vraiment parler autant. Elle ne pouvait pas reconnaître qu’elle avait voulu s’approcher. Après ça énoncé à voix haute, il n’aurait plus qu’à la tenir dans la pomme de sa main et en faire ce qu’il voulait. Alors elle haussa juste les épaules et finit par dire.

-Oui... peut-être...

Elle essaya de se donner une contenance à nouveau sans vraiment y parvenir, fuyant toujours son regard.

-En tout cas tout le monde sait ici que vous vous souciez beaucoup du bien être des gens qui travaillent pour vous…
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Dim 19 Oct - 18:54


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Désolée du retard, en plus c'est court et j'ai l'impression que c'est nul. u.u






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Ridley se demanda en premier lieu s’il avait dit quelque chose qu’il ne fallait pas mais en revenant mentalement sur ses paroles, il ne trouva rien. Pourtant Miranda s’était dégagée, doucement peut être mais le retour à la réalité restait brutal et il dut retenir un frisson. Après une étreinte douce et chaleureuse à laquelle il s’était presque habitué, devoir se séparer d’elle, même de quelques centimètres, suffisait à le refroidir. C’était dommage mais c’était ainsi. Il fallait bien qu’il se termine à un moment ou à un autre. Il ne pouvait que regretter qu’il n’ait pas duré un peu plus longtemps à présent. D’autant qu’il doutait qu’une telle chose se reproduise un jour, en fait.

— Oui... peut-être... répondit-elle en haussant les épaules. En tout cas tout le monde sait ici que vous vous souciez beaucoup du bien être des gens qui travaillent pour vous…


Il voyait bien qu’elle esquivait son regard donc il ne chercha pas à tenter de le croiser par tous les moyens, ça ne devait pas lui faciliter les choses. Il s’attendait à ce qu’elle réagisse un peu plus à ce qu’il venait de dire, par rapport à elle déjà mais contre toute attente, il se rendit compte qu’elle avait ramené le sujet à lui. Il ne savait pas pourquoi, peut être une once d’intérêt paranoïaque depuis qu’elle lui a dit qu’elle faisait semblant d’être quelqu’un de bien. Il ignorait ce que ça cachait en fait. Combien de temps allaient-ils se renvoyer la balle de l’intérêt ? Il ne le savait pas trop.

— J’essaye oui malgré tout le monde qui se retrouve ici.


Il ignorait même le nombre exact de personnes qui travaillaient ici tant il y en avait. Se soucier de tout le monde faisait partie de ses tâches à plein temps et par moments, son bureau se transformait en accueil de jour pour des doléances diverses et variées ou des conflits que personne d’autre n’avait réussi à régler.

— Mais dans ce cas, vous aussi vous travaillez pour moi… donc je me soucie de vous aussi.


Il ne savait pas trop où il allait avec ce genre de déclaration mais c’était vrai. Il risquait peut être de la faire fuir en fait, si ça se trouve il n’avait pas employé les bons mots, il n’en savait rien. Mais c’était normal de se soucier d’une autre personne quand on la rencontrait et lors d’une discussion. Cela lui semblait logique, peu importe dans quel contexte. L’exception étant bien sûr les Russes hein, parce qu’il ne fallait pas déconner.

— Et puis, je ne sais pas si vous dénigrer et vous dévaloriser comme vous l’avez fait signifie que vous êtes bien. Après je ne prétends pas en savoir bien long sur le sujet mais c’est juste que… Je n’aime pas vous entendre dire ça, ce n’est ni justifié ni mérité.


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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Dim 19 Oct - 21:54

Elle s’était écartée à regret. Finalement cela ne lui avait pas tellement servi en prime. Elle ne se sentait pas franchement mieux ni plus en sécurité. Cela l’avait rendu triste par dessus le marché. C’était déjà fini. Il fallait apprendre à vivre seule de nouveau et ça n’était pas évident, même si dans le fond ça n’avait rien changé. Elle vivait cela tout les jours mais s’être fait croire qu’autre chose était possible avait mis en relief le manque au lieu de l’apaiser. Maladroitement elle avait souligné que Ridley se souciait de tous ceux qui travaillaient pour lui, en espérant que s’être séparé permettrait miraculeusement à la conversation de devenir sur des sujets plus anodins et quotidiens. Elle voulait juste oublier tout ce qu’il venait de se produire, cette succession d’erreurs maladroites.

-J’essaye oui malgré tout le monde qui se retrouve ici.

L’espace d’un instant elle crut que c’était gagné et qu’ils allaient pouvoir se détendre, elle s’apprêtait à dire une banalité, sur la taille du SCP mais il reprit :

-Mais dans ce cas, vous aussi vous travaillez pour moi… donc je me soucie de vous aussi.

Elle ne put pas retenir un violent mouvement de recul. Qui se souciait d’elle mis à part les gens qui étaient payée par elle pour cela ? Ces mots ne purent pas sonner autrement à ses oreilles que comme un mensonge, et puis elle se raisonna. Après tout elle travaillait pour Ridley. C’était à ce titre là qu’il se souciait d’elle. C’était un homme rationnel, il savait très bien que pour faire son travail correctement, il était préférable qu’elle se porte plutôt bien. C’était un échange de bon procédé entre employés et employeur c’était tout. Rien d’autre. Mais comme elle venait à peine de se rassurer avec cette pensée il poursuivit.

-Et puis, je ne sais pas si vous dénigrer et vous dévaloriser comme vous l’avez fait signifie que vous êtes bien. Après je ne prétends pas en savoir bien long sur le sujet mais c’est juste que… Je n’aime pas vous entendre dire ça, ce n’est ni justifié ni mérité.

En tout cas se dénigrer comme elle venait de le faire avait été stupide. Elle avait parlé à demi-mots sans rien expliquer. Ce qu’elle avait dit ne faisait qu’appeler la contradiction. Finalement elle avait encore trouvé un moyen de tirer la couverture à elle. Elle se désespérait vraiment. Mais il fallait trouver un moyen de se départir de cette situation gênante, autrement qu’en prenant la fuite. Mais la panique l’empêchait de réfléchir. Elle se sentait comme un lapin pris dans la lumière des phares d’une voiture.

-Euh oui… ce n’était pas très intelligent de ma part de dire ce genre de choses.


Elle prit une inspiration rapide avant de poursuivre très vite.

-Enfin bon… De toute façon vous vous êtes plus soucié de moi que n’importe qui d’autre. Enfin si on exclu tous ceux qui sont payés pour ça. Je trouve que ça suffit.


Juste après voir dit cela, Miranda se mordit très fort l’intérieur de la joue. Elle venait de lui exprimer sa gratitude de lui donner de l’ascendant sur elle encore d’avantage si c’était seulement possible. Chaque fois qu’elle ouvrait la bouche c’était une erreur qui en sortait. Quand donc apprendrait-elle à se taire ? Quand elle serait morte sans doute. A présent seulement elle mesurait combien ce qu’elle venait de dire était désespérant. Après ça il allait se soucier d’elle encore d’avantage, jusqu’au moment où la situation se renverserait comme elle ne manquait jamais de le faire.

En même temps ce qu’elle venait de dire était complètement vrai. Elle s’était toujours débrouillée parfaitement seule peu importait la difficulté dans laquelle elle se trouvait jusqu’à ce que Ridley vienne la chercher ce jour là. C’était quelque chose qu’elle n’oublierait jamais. Cela le rendait d’autant plus dangereux à ses yeux.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Lun 10 Nov - 11:14


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP :Même HRP que l'autre, c'est court, c'est nul, ça a été long d'attendre... Maintenant que j'ai repris les cours ça devrait aller un peu mieux pour la vitesse...






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Ridley crut que Miranda allait reprendre ses jambes à son cou et s’enfuir il ne savait pas trop où quand il avait osé dire qu’il se souciait d’elle. Était-ce si surprenant ? Il avait l’impression  de lui avoir sorti une énormité. Depuis quand se soucier de quelqu’un induisait tant de surprise et presque une envie de fuir ? Il se sentait presque attristé de voir cela tout en ignorant la cause de ce comportement. Peut être que c’était juste avec lui, peut être que c’était en lien avec autre chose. Il n’en savait rien mais ne se sentait pas d’aller appuyer sur quelque chose qui semblait faire mal ou du moins être sensible. Si déjà comme ça elle était mal à l’aise, il n’allait pas insister jusqu’à ce que cela devienne insupportable.

— Euh oui… ce n’était pas très intelligent de ma part de dire ce genre de choses. Enfin bon… De toute façon vous vous êtes plus soucié de moi que n’importe qui d’autre. Enfin si on exclu tous ceux qui sont payés pour ça. Je trouve que ça suffit.


Donc c’était bien parce qu’elle n’en avait pas l’habitude qu’elle réagissait ainsi. Si cela soulagea le chercheur, il ne se sentit néanmoins pas mieux du côté de la tristesse. Elle se souciait de tout le monde et personne ne daignait le lui rendre gratuitement. Il ne comprenait pas ce comportement, cela lui paraissait tellement illogique et dénué de raison de ne pas rendre ce que l’autre daigne nous offrir avec gentillesse. Tout le monde était bien content de se faire réconforter, lui en premier et c’était bien pour ça qu’il n’allait pas garder ce réconfort égoïstement.

— Ce n’était pas bête non plus d’en parler, si ça vous aide un peu il ne faut pas hésiter. Après, l’intelligence ça vient dans la façon de le dire, et encore… Personne n’est bête quand il s’agit de parler de ses tracas.


Le pire étant que Miranda pensait que ça suffisait d’avoir à payer des gens pour un minimum de réconfort et d’intérêt. C’était aberrant et révoltant. Non, évidemment que non ça ne devait pas lui suffire. Il ne pouvait le décider à sa place mais il avait cette intuition que malgré ce qu’elle disait, ça ne suffisait pas.

— Depuis quand on paye pour que des gens se soucient de nous franchement ? Ça ne s’achète pas les sentiments, ou alors c’est du toc. Et c’est triste de devoir payer les gens pour qu’ils daignent se soucier de vous, tout autant que c’est triste que je sois celui qui se soucie le plus de vous alors qu’on s’est vus seulement deux fois. Moi je ne trouve pas que ça suffit et vous méritez plus que moi pour vous aider et vous écouter gratuitement…


En tout cas, s’il était vraiment le seul à se soucier d’elle sans vouloir quoi que ce soit en retour, au moins le ferait-il correctement. Il ne pouvait remplacer à lui tout seul un groupe d’amis ou de proches présents pour elle mais si jamais, il serait là. Par contre Ridley ne le disait pas à voix haute. Il l’aurait fait fuir, déjà qu’elle était mal à l’aise comme ça, pas la peine d’ajouter des pavés sur la balance.


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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 12 Nov - 21:55

De pire en pire. Cette conversation était de pire en pire. Pourquoi fallait-il toujours qu’elle se dévalorise ? Elle savait pourtant que malgré les apparences c’était une porte ouverte à la compassion de l’autre. Il ne lui avait rien dit rien raconté avec son sens de l’observation, elle s’était glissée dans son intimité, elle en avait extirpé ce qui le faisait souffrir pour mieux le lui mettre devant les yeux. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il aille si mal mais elle savait, dès le départ, que cela ne le laisserait pas indifférent. Tout ce drame pourquoi ? Pour qu’on se soucie d’elle. Voilà. Au fond, depuis le début sans qu’elle le sache cette conversation s’était résumée à cela. C’était consternant. Consciemment elle avait peur, sa survie dépendait de sa capacité à éviter ce genre de situations, elle était une grande fille maintenant elle devait savoir se débrouiller seule. Inconsciemment, elle n’était pas plus subtile qu’un nourrisson qui pleure parce qu’il a faim.
Evidement, ce qu’elle venait de dire était triste. Ça n’allait pas manquer de susciter la réaction qu’elle redoutait. A présent les possibilités pour se sortir de ce piège tendu par elle-même étaient limitées.

- ça n’était pas bête non plus d’en parler. Si ça vous aide un peu il ne faut pas hésiter. Après l’intelligence vient dans la façon de dire et encore, personne n’est bête quand il s’agit de parler de ses tracas.

Miranda se força à ne pas reculer un peu plus. Elle avait plus ou moins l’impression que Ridley venait de la déshabiller brusquement. De l’aide, c’était la dernière chose qu’elle voulait.  Elle ne pourrait jamais régler pareille dette ensuite. Quelqu’un qui lui venait en aide pourrait ensuite exiger d’elle n’importe quoi. D’une façon générale Miranda ne savait pas dire non. Elle pouvait encore moins dire non à Ridley qui sans le savoir lui avait sauvé la vie. Mais se faire embaucher pour ses compétences était une chose, qu’il se soucie d’elle en tant que personne en était une autre. Ça elle ne le tolérait pas.

- Personne n’a dit que j’avais besoin d’aide, répondit-elle mais il ne sembla pas avoir entendu. Elle avait les yeux baissés, elle n’avait pas dû parler assez fort sans doute.

-Depuis quand on paye pour des gens se soucient de nous franchement ? ça ne s’achète pas les sentiments ou alors c’est du toc.

Miranda réfléchit à cela. Elle n’avait jamais eu la sensation que l’attention portée par sa superviseuse était en toc. Certains infirmiers, psychologues, nutritionnistes avaient fait des miracles pour elle. Elle ne voulait pas qu’on parle d’eux de cette façon. De la même manière, elle refusait qu’on pense que le souci qu’elle se faisait pour ses patients était faux ou intéressé. C’était tellement plus complexe que cela. En même temps, il devait bien y avoir une différence entre cela et le souci gratuit, celui que se faisaient des proches. Comment le saurait-elle ? Elle n’avait jamais expérimenté cette seconde possibilité.

- Et c’est triste de devoir payer les gens pour qu’ils se soucient de vous tout autant que c’est triste que je sois celui qui se soucie le plus de vous alors qu’on s’est vus seulement deux fois. Moi je ne trouve pas que ça suffit et vous méritez plus que moi pour vous aider et vous écouter gratuitement.

Elle commença par soupirer profondément parce qu’à présent elle se sentait fatiguée. Triste oui peut-être. Cette idée avait toujours eu du mal à arriver jusqu’à elle malgré l’effort de ses différents thérapeutes pour lui faire prendre conscience qu’elle avait été victime de quelque chose. Elle s’était toujours sentie coupable beaucoup plus facilement. C’était assez pour elle qu’il se soucie de son sort, assez déjà pour lui donner envie de s’enfuir. Une autre partie d’elle voulait tout raconter et se mettre à pleurer. Cette pensée elle l’avait souvent mais elle sentait bien qu’elle resterait pure fantaisie.  Il fallait juste faire comme si tout allait bien, comme si elle parlait de la pluie et du beau temps.

- C’est juste que…Je suis suivie… comme la plupart des psychologues… La personne qui s’occupe de moi fait du très bon travail, je n’ai pas l’impression que c’est « du toc » comme vous dites… même si évidemment ça reste son travail…

Elle respira à fond s’efforçant d’avoir l’air détendue.

-Il ne faut pas croire que je suis malheureuse. Surtout pas depuis que je suis ici à travailler pour vous. Pour moi, c’est suffisant je m’en contente bien je n’ai pas besoin de plus d’attention que cela. J’essaye juste de m’améliorer pour devenir meilleure, c’est tout.

Elle baissa les yeux encore d’avantage au point que ses cheveux tombèrent devant ses yeux qui se remplissaient lentement de larmes qu’elle espérait invisibles. Pas un mot. Elle n’en croyait pas un mot. Seulement maintenant qu’elle le disait à voix haute elle s’en rendait compte, malgré le fait qu’elle avait passé son temps à se le répéter. Elle était malheureuse comme les pierres, tellement pétrie de solitude que ce sentiment fétide transpirait par tous ses pores et elle était fatiguée de se battre seule pour affronter les jours un par un. C'était la seule vérité.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Jeu 27 Nov - 10:53


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Pardon pour le retaaaaaaard T^T






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Cela arrivait rarement à Ridley de trouver une ambiance étrange mais aujourd’hui c’était le cas. Il ne saurait dire ce qu’il ressentait, un certain malaise, de la tension mais il n’était pas certain que cela vienne de lui. Pourtant cela lui faisait bizarre de le ressentir quand même alors que Mira semblait dégager cela. Déformation professionnelle sans doute, ce n’était pas empirique ce qui se passait là c’était psychologique. Et le chercheur n’y connaissait absolument rien en psychologie, tellement rien que s’en était certainement ridicule. Il essayait d’aider mais au final il ignorait s’il faisait plus de bien que de mal. Un petit silence s’était installé, qu’il aurait bien eu envie de briser parce qu’il le trouvait assez insupportable mais il avait lutté.

— C’est juste que…Je suis suivie… comme la plupart des psychologues… La personne qui s’occupe de moi fait du très bon travail, je n’ai pas l’impression que c’est « du toc » comme vous dites… même si évidemment ça reste son travail… Il ne faut pas croire que je suis malheureuse. Surtout pas depuis que je suis ici à travailler pour vous. Pour moi, c’est suffisant je m’en contente bien je n’ai pas besoin de plus d’attention que cela. J’essaye juste de m’améliorer pour devenir meilleure, c’est tout.


Tout dépendait du point de vue. Il n’irait pas jusqu’à dire que ce qu’elle offrait à ses patients était du toc parce que clairement il n’y connaissait rien mais c’était comme ça qu’il le voyait pour lui au moins. Un intérêt payé n’était pas un intérêt. Tout ce qu’on payait était à utiliser. On n’utilisait pas les sentiments des gens, qu’il s’agisse de ceux du psychologue ou de ceux du patient. On payait et utilisait un objet mais pas une personne pour nous procurer quelque chose. Lui, en tout cas, il avait cette impression qu’elle-même ne croyait pas à ce qu’elle disait. Fallait-il qu’il lui ressorte la pyramide des besoins fondamentaux qu’il avait du étudier quand il était jeune et en université, il y a donc de cela plus d’une vingtaine d’année et dont il se rappelait à peine ? Il n’était plus certain de l’ordre mais s’améliorer était tout en haut du truc et si un besoin en dessous était perturbé, ça n’allait pas être possible. Et il ne voulait pas dire mais là, l’intégration semblait assez perturbée. Mais il n’allait pas se lancer là dedans, c’était comme danser sur des œufs et du beurre en tutu, il allait se casser la gueule en moins de deux. Le scientifique n’avait pas grand-chose à faire dans une discussion comme ça malheureusement, dommage c’était ce qu’il connaissait le mieux.

— Certes c’est ça, ça reste son travail. Moi je ne parle pas de collègues de boulot, de professionnels de santé que vous devez payer ou de vagues connaissances, je vous parle d’amis. De gens qui sont là pour vous quand vous en avez besoin sans rien demander en échange. Qui sont là pour ce que vous êtes, parce qu’ils vous apprécient en temps que personne et pas à cause du travail que vous faites ou parce que vous pouvez leur être utile. C’est pas comme ça que ça marche vous devriez le savoir…


Ridley soupira. Que dire de plus si elle ne le croyait pas ? Il ne voulait pas lâcher cela dit, même si elle risquait de s’enfuir, de l’éviter, de ne plus vouloir lui reparler après. Mais il sentait que c’était important. Lui-même avait peu de réels amis, qu’un petit groupe qui se comptait sur les doigts d’une main mais au moins il en avait quelques uns. Sans amis, il ne serait pas où il était aujourd’hui. Si Harp, Clef, Bright malgré ses conneries et d’autres n’étaient pas présents pour l’aider, le faire décompresser et lui changer les idées, il n’aurait pas tenu bien longtemps et c’était avec joie qu’il tâchait de le leur rendre. Il ne comprenait pas comment Miranda pouvait se priver de cela et s’en satisfaire.

— Cela dit, même si vous arrivez et je ne sais pas trop comment à vous contenter de cette situation, à présent il va falloir vous habituer à un peu plus d’attention vu que je suis là maintenant hein. Ça me plait pas trop que vous soyez toute seule à rien faire mis à part travailler, même si ça vous plait et que vous êtes heureuses d’être là. Bon d’accord je suis un peu mal placé parce que je fais presque tout le temps la même chose, comme vous avez pu le constater il m’arrive de passer le nez dehors pour discuter…


La revoir à la cafétéria à cette heure précise semblait cela dit un peu compliqué et peu probable. Peut être qu’il lui faudrait sortir à des heures plus honorables pour la croiser et encore il n’était pas sûr.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Jeu 27 Nov - 23:31

Miranda pleurait. Elle avait placé ses cheveux devant son visage. Elle disait qu’elle n’était pas malheureuse, qu’elle cherchait juste à devenir meilleure mais c’était un pur mensonge. Elle avait toujours été une très bonne menteuse lorsqu’il s’agissait de se mentir à elle-même pour ignorer sa propre souffrance mais surtout sa propre monstruosité elle était très douée. Mentir à autrui en revanche était beaucoup moins facile. Et parler lui faisait prendre conscience brusquement de la vérité. Elle était malheureuse. Cette situation était invivable mais elle la traversait pourtant. Voilà ce qu’elle avait appris aujourd’hui en atterrissant dans ses bras et énonçant ce mensonge qui se trouvait du coup démasqué.
Heureusement il ne s’était aperçu de rien. Il continua d’argumenter sur la base de ce qu’elle venait de dire sans prendre en compte le fait que ses yeux humides disaient le contraire des mots qu’elle venait d’employer.

-Certes c’est ça, ça reste son travail. Moi je ne parle pas de collègues de boulot, de professionnels de santé que vous devez payer ou de vagues connaissances, je vous parle d’amis. De gens qui sont là pour vous quand vous en avez besoin sans rien demander en échange. Qui sont là pour ce que vous êtes, parce qu’ils vous apprécient en temps que personne et pas à cause du travail que vous faites ou parce que vous pouvez leur être utile. C’est pas comme ça que ça marche vous devriez le savoir…

Quelle utopie. Ridley qui avait souffert elle ne savait quoi avait-il réussit à oublier le vrai monde ? Sans doute pas. Elle était juste une exception. Elle ne voyait pas qui pourrait l’apprécier en temps que personne et pourquoi. Elle ne voyait même pas le moins du monde. Elle serra les dents pour éviter que les larmes ne redoublent à l’idée qu’elle resterait là, condamner à regarder les autres être heureux ensemble alors qu’elle resterait seule. « Là pour ce que vous êtes. » Elle avait déjà dit cela à des patients elle voulait bien se l’avouer. Mais une fois qu’ils parlaient d’elle ces mots là perdaient tout leur sens. Elle ne pouvait pas parler au risque de se trahir alors elle attendit la suite.

-Cela dit, même si vous arrivez et je ne sais pas trop comment à vous contenter de cette situation, à présent il va falloir vous habituer à un peu plus d’attention vu que je suis là maintenant hein. Ça me plait pas trop que vous soyez toute seule à rien faire mis à part travailler, même si ça vous plait et que vous êtes heureuses d’être là. Bon d’accord je suis un peu mal placé parce que je fais presque tout le temps la même chose, comme vous avez pu le constater il m’arrive de passer le nez dehors pour discuter…

Miranda ne voulait pas s’habituer à cela il en était hors de question. Une partie d’elle aurait voulu évidemment, une partie d’elle avait même terriblement besoin de découvrir ce dont il parlait. Mais elle savait que ça n’aurait qu’un temps. Après ça les choses allaient être trop difficiles. Il faudrait réapprendre à vivre. Il n’était pas question de traverser ça encore une fois. Pas maintenant qu’elle se sentait quand-même à peu près équilibrée. Alors quoi que pouvait-elle faire ? Lever vers lui des yeux pleins de larmes ? Garder le silence jusqu’à ce que cette maudite porte s’ouvre ?
Oui elle allait faire cela. Se taire tout simplement, au moins le temps que les sanglots réprimés finissent de mourir les uns après les autres dans sa gorge. A ne rien dire comme cela,  à ne rien répondre elle était déjà parfaitement ridicule mais cela restait la solution la moins pire qu’elle avait pu trouver. Les yeux baissés elle fixait ses pieds enveloppés dans ses chaussettes bariolées espérant que les secondes se mettent soudain à s’égrainer plus vite.
Mais pendant ce temps elle ne pouvait pas s’empêcher de penser. Les mots qu’il venait de prononcer tournoyaient dans sa tête comme des oiseaux de proie. « Je suis là maintenant » « Je suis là maintenant hein ? » « C’est pas comme ça que ça marche vous devriez le savoir. » Lentement le souvenir de ce moment passer à le tenir dans ses bras l’envahissait.
Le silence s’éternisait donc et plus le temps passait et moins elle pouvait rester comme cela sans rien faire. Brusquement elle ne se sentait plus du tout la force de résister à quoique ce soit. Alors elle leva vers lui ses yeux pleins de larmes, pensant que c’était trop tard de toute façon elle était déjà complètement grillée et ce depuis le tout début. Après tout il l’avait vue faible et malade et il était venu la chercher.
Sans rien dire de plus, elle retourna se lover dans ses bras en se demandant si elle allait mourir là où s’il allait falloir attendre un peu pour que le verdict ne tombe. Mais au lieu de cela, très peu de temps se passa. Cela ne dura qu’une seconde ou deux. Il y eu un bip sonore et franc et les portes se rouvrirent.
Elle ne sut pas pourquoi elle se dégagea brusquement à nouveau et séchant ses larmes rapidement d’un revers de main. Si quelqu’un avait assisté à cela, c’était la fin de tout.

- Euh je… bafouilla-t-elle complètement incapable de respirer.

Elle dansa d’un pied sur l’autre précipitamment avant de trouver un moyen n’importe lequel pour se soustraire à son regard.

- Bonne nuit.

L’instant d’après elle avait disparut dans le couloir, où elle fusait à toute allure, son oreiller serré entre ses mains tremblantes.
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I am
Âge : 42 ans.
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Localisation : Dans son bureau.
Est occupé à : Lire des rapports, encore et toujours.


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Statut: Fondateur, Chercheur en chef.
Bon à savoir: Il a peur de l'eau !
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Ven 28 Nov - 14:17


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Bon du coup le rp se finit... Si tu veux encore faire un post je te laisserais cloturer mais sinon on peut s'arrêter là et en commencer un nouveau DES A PRESENT http://pbl-rpg.forum http://pbl-rpg.forum






Miranda Smith
Code couleur : #6666ff
♥♥♥

Miranda n’avait pas relevé la tête, malgré la discussion que Ridley s’évertuait à continuer. A court de véritables arguments faute de pouvoir rebondir sur ses propos, il s’était tût aussi. Elle ne bougeait pas, cachée derrière ses boucles rousses et, même s’il ne voyait pas son visage, il comprit immédiatement que quelque chose n’allait pas. Pire, qu’elle pleurait. A s’esquinter pour étouffer ses sanglots, il ne pouvait que la voir trembler imperceptiblement. Il ne saurait dire si c’était à cause de sa peur de l’eau mais voir les gens pleurer le mettaient à court de moyen. Encore plus s’il s’agissait de Miranda, une fille plus craintive qu’une biche apparemment. A peine allait-il esquisser un geste vers elle qu’elle s’enfuirait ou bien ses larmes redoubleraient. En plus il n’avait même pas de mouchoirs, quelle galère. Pourtant qu’est ce qu’il voulait écarter ses cheveux qui la cachaient pour sécher ces larmes… Même s’il n’avait rien vu en face, même s’il n’avait rien entendu, il savait qu’elle en versait et pourquoi. Malgré tout ce qu’elle se bornait à dire, cette isolation était plus dure à vivre que ce qu’elle faisait croire. Et se faisait croire surtout. Si Ridley était légèrement soulagé qu’elle se rende compte de cela, il ignorait sur quoi cela allait déboucher. Peut être qu’elle allait l’éviter maintenant qu’il s’en était rendu compte aussi… Au fond il se permettait d’en douter. Et puis, maintenant qu’il savait qu’elle n’allait pas si bien que ça, il ne comptait pas la lâcher.

— Miranda… essaya-t-il simplement pour essayer de la faire réagir, de briser ce silence qui s’éternisait depuis trop longtemps et qui semblait les emprisonner et les éloigner.


Saisir son courage à deux mains. Il ne pouvait pas la laisser comme ça, toute seule à pleurer pendant qu’il la regardait bêtement sans savoir quoi faire. Il savait quoi faire. Elle l’avait serré dans ses bras lorsqu’il allait mal, c’était le moment de faire de même. Alors qu’il cherchait à parler et s’apprêtait à se rapprocher d’elle, elle releva la tête et il se glaça soudain devant tant de tristesse. Une tristesse intolérable, insupportable mais qui lui donnait encore plus envie de faire disparaître sur le champ. Il ne s’attendait pas vraiment à ce qu’elle vienne d’elle-même dans ses bras mais cela ne l’empêcha pas de la serrer. Malheureusement ce moment qui dans sa tête devait durer un moment nettement plus long, finit alors même qu’il venait de commencer. Un bruit strident les fit sursauter tous les deux et les portes se rouvrirent. S’il l’avait tenue avec l’intention de ne pas vouloir la lâcher, cette petite surprise l’avait fait desserrer son étreinte et elle en avait profité pour se défiler.

— Euh je… Bonne nuit.


Il n’eut même pas le temps de lui répondre, d’essayer de la faire rester qu’elle s’était enfuie en courant et elle avait déjà disparu de la cafétéria à peine fut il levé. Il n'allait pas le dire mais sur le moment il détesta les techniciens d'avoir réussi à les ouvrir à ce moment précis. Tout s’était déroulé si rapidement que cette brusque disparition le laissa pantois un instant et puis il pensa que ce n’était pas un câlin de deux secondes qui allait la faire arrêter de pleurer alors Ridley se mit en tête de lui courir après. D’essayer de la retrouver, de lui parler… Il ne pouvait décemment pas la laisser seule. Sauf que bien évidemment, Miranda en avait décidée autrement et s’était esquivée si vite qu’il eut beau quitter la cafétéria, arpenter les couloirs à toute vitesse, il ne la retrouva pas. Forcément, il ne savait pas où était sa chambre. Et même, il ne savait pas s’il pouvait la harceler jusqu’à sa porte à cette heure tardive, après ce qui venait de se passer. Il n’avait pas l’impression que la laisser seule était une super idée mais elle ne semblait pas lui laisser le choix… et si elle avait besoin de rester seule, il respecterait ce choix…

Avec un soupir, il s’immobilisa donc au beau milieu d’un couloir et tâcha de reprendre son souffle. Et il faisait quoi lui maintenant ? Il rentrait sagement se coucher ? Oui, même s’il allait avoir matière à cogiter et que vu l’heure, ce n’était presque pas la peine. Surtout qu’il avait quelque chose à faire avant. A regret il abandonna sa recherche en espérant ne pas faire une grossière erreur et tâcha d’aller en empêcher une autre. A savoir, faire un petit saut au poste de surveillance et effacer les bandes de cette dernière heure passée dans la cafétéria. Il préférait qu’on vienne lui poser des questions plutôt que Bright tombe dessus. Déjà, s’il pouvait éviter qu’on le voie dormir sur une table et avoir une sorte d’absence, c’était bien. Et si Mira en entendait parler les prochains jours, les images suivies d’hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres, elle irait encore plus mal, penserait peut être que c’était un piège qu’il lui avait tendu pour se moquer d’elle ou que savait-il encore. Il allait faire une bonne action et effacer tout ça alors. Plus pour elle que pour lui. Bright écrivait un article de trois pages sur lui dès qu’il faisait le moindre truc hors de son bureau et même dedans de toute façon, il avait l’habitude.

Ridley se rendit cela dit bien vite compte qu’il avait oublié quelque chose lorsqu’il voulut ouvrir la porte du poste de sécurité -vide à cette heure puisque tous les agents de sécurité patrouillaient- sans trouver sa carte d’accréditation. Il fut donc bien forcé de rentrer le code manuellement pour régler cette petite affaire. Effectivement, Miranda s’était juste enfuie avec sa blouse dans laquelle il l’avait remise et qui contenait également son portable. Il allait se faire littéralement défoncer demain mais ce qui lui importait surtout, c’est qu’il avait une excuse pour qu’elle ne lui claque pas la porte au nez lorsqu’il viendrait la voir. Après tout il lui faisait confiance, elle n’allait pas faire n’importe quoi avec ses affaires, il le savait et si les autres l’engueulaient pour ça il se fera un plaisir de répliquer pour qu’ils se tassent sur eux-mêmes. Ce fut donc avec cet étrange mélange d’inquiétude pour l’état de la psychologue et de soulagement parce qu’il pourrait la revoir demain et savoir comment elle allait. Peut être en reparler si elle le souhaitait. Ridley ignorait encore ce qui se passerait mais il avait étrangement hâte que le jour pointe le bout de son nez histoire de pouvoir régler cette histoire.

© Halloween

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