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 A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]

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MessageSujet: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 20 Aoû - 20:33


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Désolé c'est court, un peu comme d'habitude. ^^'






Miranda Smith
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Lorsqu’il se mettait à travailler, la réalité et le temps semblaient parfois happés dans un tourbillon si lointain qu’il ne l’atteignait plus. Il était souvent difficile d’y revenir et aujourd’hui faisait partie de ces moments. L’horloge sur son ordinateur affichait deux heures du matin quand Ridley daigna y jeter un coup d’œil, après avoir fini d’éplucher en long, en large et en travers son trentième rapport de la journée. Enfin, s’il avait bien compté. Même si de coutume il aurait encore réfléchi à ce qu’il venait de lire, donné des indications pour la suite des tests, ce soir là il admit que c’était un peu tard parce que cela prenait un temps fou également. Autant tâcher de dormir dessus et attendre demain. Mais avant cela, il avait bien besoin d’une pause.

Avec un profond soupir il s’étira sur sa chaise et massa sa nuque raidie à force de devoir garder la tête pensante qu’elle soutenait fixée sur un écran lumineux. La fatigue vint le surprendre comme à chaque fois qu’il octroyait à la machine qui lui servait de cerveau une quelconque forme de répit mais, cela étant dit, notre scientifique ici présent n’avait guère envie de finir avec un clavier comme coussin. Bright le charriait chaque matin lorsque ça arrivait en demandant s’il pouvait sortir un marqueur et jouer aux mots mêlés sur sa joue. Ce soir – ou plutôt ce matin très tôt – il allait juste descendre à la cafétéria, demander un thé pour se détendre et remonter se coucher sagement par la suite.

En vitesse parce que le temps venait de le rattraper, Ridley éteignit son ordinateur qui n’en sembla que trop heureux, attrapa sa carte d’accès et sortit en fermant la porte de son bureau derrière lui avant de la fourrer dans une des poches de sa blouse blanche. À cette heure, quasiment personne n’arpentait les longs couloirs éclairés du SCP, hormis quelques gardes de nuit  du côté des labos ou des cellules de confinement. Il en salua quelques uns distraitement faute d’être tout aussi réveillé qu’eux. Après une petite dizaine de minutes de marche qui eut le don de le dégourdir, il arriva enfin à la cafétéria. Ce qu’il y avait de pratique à prendre une pause aussi tard c’est qu’il n’y avait pas grand monde pour venir vous donner encore plus de boulot en vous remarquant avec un café, que vous aillez l’air crevé ou non.

Comme tous les jours à cette heure, il n’y avait pas un chat dans les environs et Ridley se dirigea vers le célèbre SCP-294, autrement connu sous le nom simple de La machine à café. Mais avec une majuscule attention, puisqu’elle est dotée de nombreuses particularités. En premier celle de pouvoir servir un peu tout et n’importe quoi à n’importe qui. Malgré cette capacité des plus intéressantes, il ne commanda qu’un thé avec de la camomille pour espérer dormir sans que son sommeil ne soit trop troublé. Tout avait beau être calme à la Fondation pour l’instant, ses cauchemars ne le laissaient jamais vraiment en paix, enfin ça dépendait des jours. Ce qu’il n’avait malheureusement pas calculé c’était que la fatigue vienne le reprendre peu de temps après. Il avait simplement soupiré, posé sa tête sur la table et fermé les yeux temporairement en espérant que ses paupières paraîtraient plus légères lorsqu’il les rouvrirait. Or cela lui avait soudainement été impossible ; Morphée était venu le récupérer, il fallait qu’il les garde fermées maintenant. De toute façon il avait connu plus inconfortable qu’une chaise et un banc, donc ça allait.

© Halloween



Dernière édition par Ridley Moran le Sam 25 Avr - 16:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 20 Aoû - 23:33

Miranda aurait du y réfléchir à deux fois avant de s’acheter cette chemise de nuit vert pomme. D’ordinaire elle faisait très attention à ce genre de choses. Il n’était pas question de choisir à la légère comment dissimuler son corps, rendre présentable cet amas de chair gigantesque où son âme vivait.  
Quoiqu’elle était jolie cette chemise de nuit, elle lui allait bien. Toute unie en tissus épais. Un peu cintrée quand-même. L’ennui c’est qu’elle était un peu courte, alors pour compenser, elle avait mis des chaussettes épaisses et rayées qui lui montaient sur les cuisses. Comme ça, elle se sentait bien et elle n’avait pas froid.
Sauf… qu’il n’était pas prévu qu’elle se montre en publique dans cette tenue qui la faisait ressembler à la fée clochette, en beaucoup moins gracieux cela dit. Elle dormait les cheveux détachés et en désordre et ceux-ci se tortillaient tout autour de son visage dans un chaos indescriptible et chaque soir avant de dormir Miranda haïssait chacune de ses tâches de rousseur avec une sorte de colère sourdre et froide de même que chacune des courbes rondes de son visage.
Mais une fois endormie, elle ne prenait plus garde à tout cela.
La jeune psychologue n’avait pas pensé que parfois la nuit, il lui arrivait de se promener dans les couloirs. Elle s’était souvenue de ce léger détail cette nuit là en se réveillant dans le noir complet, calée contre un mur, sur le sol glacé. Elle était somnambule. Et si cela ne posait pas de problème dans son appartement du centre ville ou personne ne la voyait descendre l’escalier en pleine nuit, c’en était un ici où il y avait du monde pour déambuler à toute heure du jour et de la nuit.
Avant même de tenter de se souvenir du cauchemar qui l’avait conduite ici, elle ne savait pas bien où, Miranda se leva et essaye de dissimuler son corps derrière son gros oreiller alors-même qu’elle se trouvait dans le noir total. Ce lieu était truffé de caméras en plus… Elle étira aussi sa jambe qui achevait de se remettre de ses fractures.
Un peu affolée, le cœur battant elle chercha son chemin à tâtons parce qu’il n’était pas question et d’allumer. Où était-elle encore allée se fourrer ? Pourquoi avoir emporter cet énorme oreiller ? Elle détestait son elle-même endormi à cet instant précis.
Peu à peu sur le noir le rêve lui revenait. L’eau glacée de la rivière qu’elle traversait a toute vitesse en pleurant, cette nausée affreuse, une sorte de vertige. Des gens qui rient dans le noir, indistincts, montrant les dents comme des hyènes. Une sorte de trou noir où elle chutait sans fin. D’autres rires et puis cette longue marche sur le bord de la route, les pieds nus.
Il y avait trop de raisons pour lesquelles Miranda avait peur de laisser des gens entrer dans son intimité. C’était pour cela qu’elle ne voulait pas qu’on la voie en pyjama, errant dans les couloirs avec son oreiller dans les bras. Même si présentement, elle aurait bien aimé que quelqu’un la serre, elle, pour une fois.
Parfois, Miranda avait l’impression d’étouffer en silence, parce qu’il n’y avait personne à qui elle pouvait parler, mis à part bien sûr ceux qui étaient payés pour l’écouter. En même temps, elle ne savait pas comment approcher les autres, comment est-ce qu’on faisait. Cela lui avait toujours échappé. C’était une chose naturelle chez les eux qu’elle n’avait pas pu apprendre. Elle avait eu des connaissances, avec qui elle parlait de tout et de rien surtout pendant ses études. Beaucoup d’autres lui avaient raconté leurs vies qu’elle connaissait dans les moindres détails, mais parmi ce flot de souffrance continue, elle n’avait jamais pu échanger la sienne.
En réalité ce n’était pas qu’elle ne savait pas s’y prendre. Plus qu’elle ne s’en sentait pas le droit. Qui s’intéresserait à elle ou à ce qu’elle pouvait dire ? Qui estimerait cela constructif ?
Elle en souffrait mais finalement, être seule semblait pour elle la seule solution viable. Restait à éviter qu’on lui fasse du mal et c’était l’objet de ses cauchemars. Rien que ça était un combat de tous les instants.
Et en errant seule ici elle s’était mise en danger. Elle s’était figuré que le SCP serait rempli de gens bien, passionnés et honnêtes qui se contenterait de laisser leur yeux filer sur elle sans la voir. En y entrant, elle avait même eu l’espoir qu’elle pourrait recommencer, se rattraper.  Mais toute seule dans le noir avec son oreiller elle avait un peu peur d’être ridicule. Rectification. Elle était ridicule.
Elle marcha silencieusement le long du mur parce qu’elle n’y voyait rien, mais peu à peu ses yeux s’habituaient à l’obscurité jusqu’à ce qu’au bout de l’allée, elle puisse lire une flèche indiquant « Cafétéria » priant pour ne pas avoir traverser la cafet de nuit en marmonnant toutes sortes de choses dans son sommeil elle décida de s’y rendre. De là, elle savait comment retrouver sa chambre.
L’ennui était que le lieu était toujours allumé, peu importait l’heure. Pour le moment il était désert. Elle s’y faufila précipitamment avec le sentiment d’être poursuivie. Mais brusquement elle s’arrêta net.
Sur une des tables tout près de la machine à café intelligente, un homme était endormi, la tête sur les bras. Très doucement, elle s’approcha. Elle ne voulait croiser personne  dans cette tenue ridicule mais Miranda était gentille. Qui que soit cette personne, il valait mieux pour elle qu’elle aille se coucher dans son lit plutôt que de rester là pliée en quatre au beau milieu de la nuit.
D’un peu plus près elle reconnu Ridley Moran. Non décidément elle ne pouvait pas le laisser là. C’était grâce à lui qu’elle était ici, qu’elle avait une nouvelle chance dans la vie. Il n’était pas usurpé de dire que cet homme lui avait sauvé la vie.
Elle n’osa pas le toucher pourtant, elle n’avait pas pour habitude de toucher les gens.

⎯ Ridley… essaya-t-elle hésitante.

A côté de lui se trouvait une tasse de thé, froide sans doute.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Dim 24 Aoû - 18:52


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Mille excuses pour le retard, j'espère que ça aura valu la peine d'attendre. (Pourquoi je sens que je vais m'excuser à chaque post ? *sort*). J'espère que ça te plaira, en attendant moi je vais aller manger des churros pour me féliciter de l'avoir posté.






Miranda Smith
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Les rêves de Ridley étaient toujours teintés d’une ombre déprimante qui planait comme un vautour dans le désert. Parce qu’il ne dormait qu’à moitié constamment, soit ils dérapaient lourdement soit il se réveillait la plupart du temps. Les couleurs se montraient rarement mais au moins il savait apprécier quand c’était le cas puisque cela signifiait la plupart du temps qu’il ne s’agissait pas d’affreux cauchemars. Quant à celui d’aujourd’hui, il ne savait pas trop quoi en penser. Il semblait aux premiers abords qu’il se tenait assis dans une pièce aux murs si noirs que les distinguer se révélait impossible sans une vraie lumière, celle de la Lune qui filtrait par une sorte de fenêtre sans vitres ne suffisait guère. L’impression de ne pas réussir à en appréhender les limites même en se levant et en s’avançant se collait à son esprit donc il préférait ne pas bouger, d’autant que tout était tranquille. Le manque de son ne le dérangeait pas pour une fois, c’était même paisible.

Il ignorait comment ni pourquoi il était arrivé là, ou ce qu’il pouvait bien faire assis à attendre mais cela semblait dérisoire. Peut-être que tout le travail fourni dans cette journée avait épuisé toute l’inspiration de son inconscient qui pour une fois, se présentait totalement vide de souvenirs, épuré et le laissait dans cet endroit là. Il n’allait clairement pas s’en plaindre. Puis soudainement son prénom avait été prononcé au fin fond de cette obscurité. S’il n’avait pas tourné la tête, le silence aurait fini par le faire douter de la véracité du son qu’il venait d’entendre. Il n’était plus seul soudain, une femme tout de vert vêtue se tenait non loin de lui. Son visage lui semblait familier mais tout ce que son esprit s’employait à garder, toutes les informations qui gravitaient dedans ne lui permettaient ni de mettre un nom ou des souvenirs dessus, il aurait fallu chercher trop profondément pour quelqu’un de fatigué. Alors il voulut lui répondre, lui demander comment elle était arrivée ici, son nom mais rien de tout cela ne sortit de sa bouche entrouverte. Non, cela ressemblait plus à une sorte de ronflement qui trancha tellement avec l’ambiance de cette moitié de rêve que Ridley ne parvint pas à y croire. Et quand il ne croyait plus aux rêves qu’il faisait, il s’éveillait.

La table trembla un peu lorsqu’il sursauta en reprenant conscience. Il mit quelques secondes à se rappeler qu’il était dans la cafétéria et la lumière l’éblouit soudain alors il se frotta les yeux en étouffant un grognement. Zut, il n’avait vraiment pas prévu de s’endormir là, il ignorait même combien de temps cela avait duré mais sans doute pas plus d’un quart d’heure sinon son corps serait plus douloureux que ça à force d’être resté dans cette position clairement inconfortable pour se reposer. Et elle était là. Celle qu’il avait aperçue en rêve se tenait juste à côté de lui, un énorme coussin entre les mains, vêtue d’une grande chemise de nuit qui faisait ressortir ses longs cheveux roux et son joli visage plein de tâches de rousseur. Ridley ne put s’empêcher de rougir un peu, gêné qu’elle l’ait surpris à dormir ici, dans la cafétéria. Oui il se rappelait d’elle plus précisément, il était venu la voir à l’hôpital pour lui proposer un travail ! Il se déplaçait rarement mais cette fois, il n’avait pas vraiment eu le choix puisqu’elle était clouée au lit avec des fractures et avait perdu son ancien travail à cause de cela. Une raison débile et injuste selon son avis.

— Ah euh… bonsoir, se reprit-il en remarquant que son trouble avait manqué de faire disparaitre les bonnes manières. Désolé, je n’avais pas prévu de m’endormir là…


Un coup d’œil à la montre accrochée à un des murs de la cafétéria lui indiqua que son assoupissement avait duré une vingtaine de minutes. C’était tolérable mais une question lui trottait quand même dans la tête. Avec un léger sourire malgré sa tête fatiguée, pour détendre l’atmosphère, il désigna le coussin blanc qui reposait entre ses mains.

— Vous aussi vous venez dormir dans la cafétéria très tôt le matin ?


Ridley avait un sacré problème pour retenir les noms. Il était presque certain qu'elle s'appelait Miranda avec les souvenirs qui revenaient lentement mais un gros doute l'assaillait toujours. Il lui demanderait et au pire, si ce n'était pas le cas il se confondrait encore en excuses. Cela dit, c'était la première fois qu'il la revoyait depuis leur première rencontre et même s'il était quasiment trois heures du matin, il se sentait encore assez en forme pour prendre quelques nouvelles. D'autant que la probabilité pour qu'ils se retrouvent tous les deux ici, seuls et à cette heure devait être bien faible donc autant en profiter.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Lun 25 Aoû - 15:58

Il ne devait pas être profondément endormi car dès qu’elle prononça son nom, il eut une sorte de ronflement. Avec l’impression de réveiller un dragon endormi elle recula un peu. Elle avait l’impression qu’une fois réveillé, son patron allait trouver quelque chose à lui reprocher. Elle regretta presque de ne pas l’avoir laissé dormir tranquille quand il sursauta. Elle n’avait pas voulu lui faire peur et maintenant elle se sentait gauche, elle hésita presque à détaler, évitant ainsi d’avoir une conversation avec lui qui allait nécessairement tourner autour de la question de savoir pourquoi elle se promenait en pyjama dans la cafétéria avec son oreiller au beau milieu de la nuit. Elle recula encore sur le point de lui fausser compagnie quand il acheva de se réveiller complètement.
A sa grande surprise il se mit à rougir un peu. Et Miranda réalisa brusquement que outre qu’il était son patron et qu’il était un homme particulièrement influent, outre qu’il lui avait permit de recommencer sa vie quand tout semblait perdu, Ridley était un homme séduisant. Constatant cela, elle ne peut s’empêcher de faire encore un petit pas en arrière et évidemment de rougir elle aussi.  Miranda vouait une haine sans merci à ses joues, principalement quand elles se coloraient de la sorte. Sa timidité la força également à baisser les yeux. Déjà, elle éprouvait cette envie de fuir qui l’envahissait chaque fois que quelqu’un qu’elle ne connaissait pas s’adressait à elle.

⎯ Ah euh… bonsoir, commença-t-il. Miranda ne s’attendait pas à cela alors que pourtant, c’était logique.  La suite fut encore plus surprenante.

⎯ Désolé je n'avais pas prévu de m’endormir là.

Miranda était habitué à travailler pour des gens autoritaires qui gardaient une distance avec leurs employés. Ils étaient souvent particulièrement durs avec elle, parce que tout le monde était dur avec elle, étant donné qu’elle faisait toujours quelque chose de travers. Souvent elle a avait à rentrer en conflit avec eux pour défendre les droits des patients. Quand il s’agissait d’elle, elle donnait toujours raison à autrui, mais quand il s’agissait des gens qu’elle avait à protéger elle était parfois redoutable. En revanche elle ne voyait pas comment elle pourrait jamais entrer en conflit avec quelqu’un qui s’excusait de s’être endormi dans un lieu qui après tout lui appartenait et où elle, se sentait à peine le droit d’être.  Les yeux toujours baissés et les joues rouges elle lui fit un demi sourire avec toujours son oreiller dans les bras.

⎯ J’imagine bien…

En réalité, elle était attendrie. Le pauvre avait du travailler tard et ivre de fatigue, il avait du se laisser surprendre par le sommeil. Timidement elle leva un peu les yeux mais hélas il s’était mis à lui sourire alors il fallut contempler le sol à nouveau. Un sourire pareil lui brûlait les joues directement. C’était quelque chose qu’elle ne pouvait pas regarder en face un peu comme un éclipse solaire.

⎯ Vous aussi vous venez dormir dans la cafétéria très tôt le matin ?

Miranda savait qu’il plaisantait plus ou moins, quoiqu’ici le sens de ce qui était normal ou non était assez perturbé. Mais elle n’avait de toute façon jamais vraiment su comment se comporter dans ce genre de situation, alors dans le doute elle répondit comme s’il était sérieux mais en souriant elle aussi.

⎯ Euh… non… je retournais dans ma chambre là…

Elle ne voulait pas dire qu’elle était somnambule à voix haute mais là, cela semblait plutôt évident alors elle se mit à rougir encore d’avantage en essayant de pas penser au fait que présentement, elle se trouvait dans un pyjama plutôt ridicule en face d’un des hommes les plus puissants du monde. Un moment elle chercha quelque chose à dire avant de commenter en se sentant parfaitement ridicule :

⎯ Votre thé doit être froid en plus…

En réalité Miranda était pleine de gratitude. Elle voulait faire quelque chose de gentil pour lui mais elle ne savait pas quoi exactement. Peut-être bien qu’en disant cette phrase, elle essayait de proposer de lui en offrir un autre. Elle se promit intérieurement que dès que possible elle fuirait cet endroit. Elle était attendrie et ça n’était pas bon signe. Après tout elle ne connaissait pas Ridley et il était mieux placé que quiconque pour lui faire du mal. A quoi jouait-elle à rougir et à sourire bêtement ? Oui décidément elle était ridicule.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Jeu 28 Aoû - 19:31


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Eh beh à chaque fois que je me dis "Ouais je vais répondre long", je fais encore plus court... Je boude.






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Très discrètement, Ridley étira ses jambes sous la table et réprima un bâillement, pas tout à fait remis des quelques minutes de sommeil qu’il venait de grappiller contre son gré. Il sentait que reprendre le travail d’ici quelques heures allait être difficile. La pauvre Miranda en face de lui semblait éviter son regard ; faisait-il donc si peur que cela ? Bon d’accord, sans doute qu’à force il ressemblait un peu à un zombie mais il était gentil quand même et n’avait guère l’intention de la dévorer. Au moins elle souriait, en direction du sol peut-être, mais elle souriait. Il trouvait dommage de ne pouvoir que le deviner qui étirait ses lèvres au lieu de l’admirer en face. Ce dont il se souvenait, c’était de son air désespéré lorsqu’il l’avait rencontrée la première fois, celui de quelqu’un qui ne savait plus vraiment quoi faire. Air qu’il avait tenu à voir disparaitre de son visage par tous les moyens alors un sourire, même si elle ne l’observait pas franchement, cela le rendait heureux.

— Euh… non… je retournais dans ma chambre là…


Bon, Ridley n’allait pas l’interroger sur le pourquoi ou le comment elle se trouvait dans la cafétéria en pyjama avec un coussin, donc comme si elle sortait de sa chambre, pour y retourner. Après tout, ça ne le regardait sans doute pas et aussi bien, elle aussi était venue se chercher quelque chose à boire.

— Votre thé doit être froid en plus…


Ramené à ses moutons, il attrapa son gobelet qui effectivement se rapprochait plus de l’a peine tiède que du brûlant habituel d’un bon thé. Ce serait sacrilège pour un anglais qui se respecte que de le boire froid.

— Effectivement… Je vais demander à ce que le 294 me le rallonge un peu, ce serait du gaspillage.


Avec un soupir, il se leva à son tour. D’ailleurs, n’avait-elle pas froid, vêtue ainsi ? Certes le chauffage était toujours allumé vu le froid polaire qui assaillait les murs continuellement et la fatigue le rendait un peu frileux mais quand même. Alors, bien qu’il doutât de l’efficacité de sa blouse de chimiste à réchauffer quelqu’un, il l’enleva et la lui tendit gentiment. Elle pouvait toujours refuser mais au moins il avait demandé au lieu d’ignorer, comme si de rien n’était.

— Vous devez avoir froid aussi d’ailleurs, non ? Mettez ça, même si je doute que ça réchauffe miraculeusement.


Eh oui, même au SCP, le berceau de la non logique des choses ou un grille pain vous faisait parler à sa place, ou on trouvait une machine à café capable de vous servir ce que vous désiriez, des livres ou des enregistrements maudits, un escalier et un couloir sans fin, d’autres dimensions, ou les ordinateurs étaient doués de conscience et ou les monstres étaient légion, l’humain n’avait pas encore trouvé de blouse auto-chauffante contre le froid. Mais avec un peu de chance, ça viendrait. En fouillant dans les poches de son pantalon il trouva encore deux trois pièces de 50 cents, suffisant pour quelques consommations à la machine à café.

— Vous voulez boire quelque chose… Miranda c’est ça ?  J’ai du mal à retenir les prénoms parfois et comme ça fait un moment qu'on ne s'est pas vus...


Quitte à aller réchauffer son thé, autant lui proposer un chocolat chaud ou une tisane, avant d’aller se coucher ça faisait toujours du bien pour se détendre un peu.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Ven 29 Aoû - 0:11

Elle était là, en pyjama, avec son oreiller dans les bras, face à son patron qu’elle venait de tirer de son sommeil et tout ce qui lui venait c’était une réflexion sur le thé. Décidément Miranda ne pouvait pas se féliciter. Elle n’aurait pas du réveiller cet homme en réalité. Pourquoi elle n’avait pas tracé son chemin tout simplement ? Maintenant ils se parlaient. Elle l’appréciait et il se pouvait très bien qu’il se moque d’elle étant donné l’accoutrement dans lequel elle se trouvait présentement.

-Effectivement, répondit-il, je vais demander à ce que le 294 me le rallonge un peu, ce serait du gaspillage.

Miranda regardait toujours ses pieds, serrant toujours son oreiller. Le 294 était un des rares numéros de SCP qu’elle connaissait en plus de ceux dont elle avait la charge en temps que psychologue. Un instant elle se demanda si lui les savait tous et elle resta admirative.

-Vous devez avoir froid aussi d’ailleurs, non ? Mettez ça, même si je doute que ça réchauffe miraculeusement.

Elle avait froid oui. Depuis qu’elle s’était réveillée, elle était littéralement transie. Il ne faisait pas bien chaud dans les couloirs malgré l’épaisseur des murs, il y avait toujours un peu d’humidité malgré la ventilation. Elle avait sans doute passé une bonne heure allongée sur le sol glacé et elle n’arrivait pas à se réchauffer. Mais là n’était pas le principal problème. Le principal problème était que cette chemise de nui était résolument trop courte et qu’elle laissait voir une partie de ses cuisses. A cela, il valait mieux ne pas y penser.

-Euh, bafouilla Miranda, je veux bien merci… j’étais perdue dans les couloirs en fait et…

Elle ne préféra pas finir cette phrase et se lova dans sa blouse. Elle sentait une odeur qu’elle apprécia. Déjà elle se sentait un peu mieux, mais elle ne pouvait toujours pas lever les yeux. Une partie d’elle soufflait que se sentir mieux était mauvais signe justement et qu’elle devait fuir de là le plus rapidement possible. Il était gentil, plutôt beau, puissant aussi. Il pouvait la briser en claquant des doigts, rien qu’en changeant l’expression de sincère inquiétude au fond de ses yeux. Elle avait pris la blouse. Sans penser que ce qu’elle devait faire maintenant était s’éclipser. Une partie d’elle se sentait prise au piège. L’autre voulait obstinément relever la tête, mais c’était impossible.

-Vous voulez boire quelque chose… Miranda c’est ça ? J’ai du mal à retenir les prénoms parfois et comme ça fait un moment qu'on ne s'est pas vus...

Entendre son nom lui fit comme un électrochoc au point qu’elle manqua de lâcher son oreiller. Ses patients disaient son prénom parce qu’elle leur demandait de les appeler de la sorte et encore ils le faisaient rarement. Avec le temps, elle avait perdu l’habitude de l’entendre. Ridley se souvenait d’elle. Elle sentit son sourire tomber sur son visage et elle ne put s’empêcher de faire encore un pas en arrière. Il se souvenait d’elle. D’une façon ou d’une autre elle avait imprimé sa mémoire.  C’était une chose qui n’arrivait jamais en temps normal. C’était impossible.
Dans son esprit, il devait se trouver plein d’image d’elle, désespérée sur son lit d’hôpital, pâle et défaite. Elle en avait honte.
Elle garda les yeux baissés pendant que dans son esprit la peur et l’espoir se battaient ensemble. L’espoir argua qu’il lui proposait à boire pour être gentil, la peur lui rétorqua que c’est ce qu’il voulait lui faire croire. L’espoir argua qu’il souriait et qu’il ne l’avait pas oubliée, la peur répliqua que justement c’était inquiétant, s’il se rappelait d’elle c’est qu’il devait attendre quelque chose. L’espoir essaya l’ultime argument de la blouse et la peur répondit qu’il allait bien falloir s’en séparer de cet objet à l’odeur si plaisante.
A ce moment la peur prit le dessus avec cet argument qui revenait toujours. Il suffisait qu’elle se souvienne de ce qui s’était produit la dernière fois qu’elle avait eu confiance en quelqu’un. En réalité, le fait qu’on se préoccupe d’elle ne finissait toujours par l’inquiéter, parce que chaque fois, les choses devaient cents fois pire après, comme s’il y avait un horrible tribu à payer pour quelques minutes d’attention. Ce n’était pas la faute de Ridley, il n’était sans doute pas méchant. Mais dans tous les cas, cela finirait mal.

- Euh je… bredouilla-t-elle les yeux toujours rivés sur le sol, non merci c’est très gentil mais…je devrais aller retourner dormir… je crois…

Elle recula encore, face à lui, elle souriait mais cette fois c’était plus pour masquer l’angoisse qui l’envahissait lentement. Elle songea que lui aussi ferait sans doute mieux de dormir un peu étant donné qu’il avait l’air très fatigué. Elle fut attendrie de nouveau et elle sut que c’était vraiment le moment de déguerpir cette fois.

- Au revoir… Ridley… acheva-t-elle avant de faire volte face et de s’en aller précipitamment, oubliant qu’elle portait toujours sa blouse sur elle.

La lumière bleue de la cafétéria lui mordait les yeux alors que d’ordinaire elle la trouvait si calme. La porte était immense et le couloir où elle s’engouffrait était noir. Elle se sentait triste tout à coup.
Elle était presque tirée d’affaire, à l’abri de l’obscurité. Il y eut juste un petit « clic » sonore et heureusement elle était assez nerveuse pour que cela suffise à l’alerter. Elle avait juste stoppé sa marche et à quelques millimètres de son nez une paroi de métal était tombée tout d’un coup avec un bruit assourdissant. Devant ses yeux, si près qu’elle ne le distinguait pas clairement, le symbole du SCP luisait sous la lumière. Le souffle coupé, consciente qu’elle était passée à quelques centimètres de la mort, elle recula lentement, incrédule. Calmer son souffle, il fallait calmer son souffle. Lorsqu’elle fut assez loin de la porte elle se retourna. Tous les accès de la cafétéria avaient été condamnés tout d’un coup. Elle était enfermée. Pourtant il n’y avait eu aucune alerte.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 3 Sep - 13:35


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Les cours c'est pratique j'écris beaucoup plus d'un coup xD






Miranda Smith
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Ridley ressentait cette sourde impression d’avoir commis une bêtise sans nom. Comme lorsqu’on mélangeait deux molécules avant de se rappeler que la réaction risquait d’être dangereuse. Or, présentement, il ignorait ce qu’il avait bien pu faire de mal, mais la sensation qui planait entre eux inspirait un certain malaise. Et puis, Miranda avait reculé quand il avait prononcé son prénom. S’était-il trompé finalement ? Sa mémoire avait-elle complètement déraillé sur ce coup là ? Elle ne sembla pas devoir le corriger sur cet écart dont il se serait platement excusé en plus. Sa proposition de l’inviter à boire quelque chose semblait tomber à l’eau sans avoir l’effet escompté mais plutôt l’inverse. Il fallait qu’il dorme plus régulièrement en fait, il devait vraiment avoir l’air effrayant.

— Euh je… non merci c’est très gentil mais…je devrais aller retourner dormir… je crois…


Le scientifique retint un éclair un peu triste de passer dans son regard. En même temps, elle avait raison vu l’heure tardive et les journées de travail chargées et c’était son choix. Cela dit, il aurait bien aimé discuter cinq minutes. Il fallait qu’il vienne dans la journée la prochaine fois, c’était plus logique mais tellement compliqué de se libérer. Et surtout, s’il prenait des pauses en journée, il se couchait encore plus tard. Son rythme de vie et de sommeil était défini au gré des périodes de calme ou d’activité intense. Ridley eut juste le temps de répondre un malheureux « Ah… d’accord. » que déjà Miranda se sauvait avec un « Au revoir... Ridley » un peu précipité. Intrigué, il tourna la tête pour voir s’il n’y avait pas un gros monstre très laid derrière lui, du genre le SCP-106 mais non, la cafétéria était définitivement vide. Un peu hébété il resta planté là le temps que son cerveau comprenne qu’elle filait avec sa carte d’accès dans la poche. Bon, ce n’était pas grave, il avait les codes d’accès au pire.

Et puis un bruit qu’il était déjà trop habitué à entendre résonna dans ses oreilles et le secoua assez pour qu’il se remette à bouger un peu. Le bruit d’une porte qui se fermait brusquement,  au nez de la jeune femme qui venait réellement de manquer de se retrouver en dessous. Ridley n’aimait pas trop les portes qui se refermaient ainsi. Mauvais signe. Il se précipita vers elle pour voir si elle n’avait rien d’autre de cassé. A part une respiration un peu trop rapide, tout semblait en ordre.

— Hé, ça va ? Essayez de respirer doucement là…


C’était une question un peu idiote, évidemment que non ça n’allait pas bien elle avait manqué de se faire écraser sous la porte. Après un temps de réflexion, il lui frotta tout doucement le dos pour essayer de l’aider à calmer sa respiration, sans pour autant savoir s’il s’agissait d’une bonne idée ou non. Vu la surprise, la porte, ce n’était pas elle qui l’avait refermée. Et ça, c’était suspect. Il s’autorisa à fouiller dans la poche de sa blouse même si c’était Miranda qui la portait pour retrouver sa carte et tâcha de l’ouvrir. Aucune réponse de la part de cette grosse plaque en métal. Les yeux plissés, il réitéra son geste, tenta d’insérer des codes  mais en plus de ne voir affiché aucune lumière, rien ne bougeait et l’alarme n’avait pas sonné. Une panne alors ? Ou une alerte encore non repérée ?

Ce genre de portes étaient innombrables au SCP. Si une entité comme le SCP-079, l’ordinateur intelligent, était capable d’en prendre le contrôle, il ne le faisait pas non plus d’un claquement de doigts. Lorsque c’était le cas, les portes bloquées s’ouvraient d’au moins trente centimètres avant qu’il ne les referme, influant sur les mécanismes électroniques de commande. Or là, aucun bruit, aucun déplacement. Et cet ordinateur là n’était capable de pirater le système que s’il était branché sur une prise électrique. C’était de cette manière que la mutinerie des instigateurs de Chaos Insurgency s’était faite. Par ce procédé, ils avaient pu sortir avec un grand nombre d’expériences pendant que tout le monde était bloqué. Quelle pagaille cela avait été de tout réparer une fois les entités dangereuses sorties. Sans oublier le recensement des SCPs manquants. Ridley n’avait pas spécialement envie que ça se reproduise.

— Bon… pour l’instant ça ressemble plus à une panne, pas de panique, c’est rien de grave. Les portes en ont juste eu marre de rester ouvertes et elles se sont dit ‘‘allez c’est bon on va dormir aussi’’ mais dans le doute je vais quand même vérifier. Ça va un peu mieux ?


Il se connecta sur les caméras de sécurité de la salle de confinement du SCP-079 et ne nota rien de suspect mais il savait que ce dernier avait déjà tenté de projeter de vieux enregistrements piratés. Il allait devoir téléphoner à l’équipe de sécurité apparemment.


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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 3 Sep - 22:51

Enfermée, elle était enfermée. « Si vous êtes à la cafétéria bravo ! Vos chances de survies sont maximisées. » récita son esprit. C’était dans les instructions d’alerte de niveau 5.  Elle essaya de se calmer un peu avec cette petite phrase alors qu’elle voyait Ridley fondre sur elle comme un rapace. Elle était prise au piège. Enfermée. Elle aurait voulu reculer mais la porte était tout près derrière elle et ses jambes ne répondaient pas. Il semblait même qu’elle avait oublié comment respirer. Elle allait passer sans doute plusieurs heures en présence de ce parfait inconnu qui de surcroit se souvenait d’elle. C’était une véritable catastrophe.

-Hé ça va ? Essayez de respirer doucement…

Miranda essaya de suivre ce sage conseil mais une fois libéré son souffle lui échappa. Elle allait prendre un peu sur elle quand elle sentit brusquement sa main dans son dos. Elle eut comme un sursaut et se dégagea, les yeux rivés au sol. Une partie d’elle argua qu’il se faisait du souci pour elle. L’autre répondit avec fermeté qu’il était interdit de la toucher. De se laisser toucher plus exactement parce que c’était de sa faute tout cela, évidemment. Si elle ne l’avait pas réveillé ça ne serait pas arrivé. Elle essaya de se raisonner. Elle avait beaucoup travaillé sur elle-même, elle se rendait compte qu’il était fou d’avoir peur de Ridley sans raison à ce moment précis. Mais c’était un peu plus fort qu’elle.

Lentement elle calma son souffle. Il n’allait pas insister et voir qu’elle était mal à l’aise. D’ailleurs c’était plus qu’évident. Il allait garder ses distances. Cela serait long et pénible, elle aurait à résister à l’envie de faire rassurer mais tout irait bien. Juste comme elle retrouvait un semblant de calme, juste comme elle s’apprêtait à lever enfin les yeux, sa main plongea encore vers elle. Vers sa blouse plutôt qu’elle portait toujours. Ses doigts effleurèrent sa poitrine pour récupérer sa carte d’accès. Il ne l’avait sans doute pas fait exprès. Il ne s’en était sans doute pas rendu compte. Les sourcils froncés il glissait encore et encore la carte dans le lecteur qui restait parfaitement indifférent.

Elle recula, un peu chancelante, son corps entier avait brûlé d’adrénaline l’espace d’un instant et elle maudissait sa faiblesse alors que le monde devenait flou et vacillant tout autour d’elle. Elle tomba assise sur une chaise, se forçant à respirer calmement. Ça n’était rien. Rien du tout. N’importe quelle autre personne n’aurait même pas senti ce contact fugace.

Elle ne risquait rien, il ne l’avait pas fait exprès. C’était de sa faute, elle aurait du lui rendre sa carte d’accès aussi quelle idiote elle avait été. Et comme elle s’en voulait de la sorte, d’anciennes images vinrent s’ajouter sur la réalité. Elle tomba assise sur une chaise de la cafétéria et se pris la tête entre les mains. Compressant son crâne, elle se força à respirer. Devant elle, il s’affairait et il parlait. Elle fit un effort violent pour se concentrer sur ce qu’il était en train de dire.

Elle était folle, folle et ridicule d’avoir peur comme ça. Il ne lui voulait pas de mal. Peut-être qu’au fond c’était cela qui lui faisait le plus peur. Une partie d’elle croyait qu’il serait gentil avec elle, c’était cela le plus dangereux. C’était s’exposer au pire. Une fois qu’elle était ainsi charmée par le serpent, Miranda était capable de n’importe quoi.

Elle ne compris que quelques mots de son discours rapide. « panne » ce qui était plutôt bon signe et juste après « panique » mais sa voix semblait tranquille. Elle était ridicule d’avoir peur comme ça. Il était calme lui. « dormir nous aussi » oui dormir ça aurait été bien, quoique sous ses paupières closes qu’elle ne se souvenait pas avoir fermés se débattaient des images de ses pieds meurtris par le béton, et elle avait froid comme ce soir là. Elle finit par saisir une question dans ce flot continu et incompréhensible.

-Ça va un peu mieux ?

-Je… balbutia-t-elle

-Mais qu’est ce que tu as encore fait Miranda ?! hurla sa mère dans sa tête.

A ce moment son corps vacilla comme il semblait la rejoindre encore dans la brume. Elle aurait voulu être seule. Etre seule la rendait triste mais au moins elle était en sécurité au beau milieu du silence. Personne ne lui demandait rien. Personne ne pouvait la convaincre de rien ni lui mentir et lui adresser des paroles blessantes. Elle était fatiguée et elle voulait dormir. C’était toujours ce même souffle rauque, ces mêmes sons, cette petite lumière rouge dans la semi obscurité. Elle s’était ennuyée en fait ce soir là… en plus de souffrir. Elle se souvenait de la danse du rideau de flanelle blanche qui enflait et désenflait dans la lumière du lampadaire de la rue et du silence presque complet.
Elle était partie… son corps était tombée elle avait un peu mal à l’épaule, mais à présent tout était noir. Elle était trop fatiguée.


Dernière édition par Miranda Smith le Mar 9 Sep - 0:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Lun 8 Sep - 10:50


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Désolé du retard, les cours sont crevants... Je vais tâcher de répondre aux autres rps quand même ^^






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Le petit manège de Ridley avec sa carte d’accès avait duré au moins cinq bonnes minutes. Apparemment, ce laps de temps avait été largement suffisant pour que la situation empire drastiquement. Non, franchement il doutait de plus en plus que la fermeture des portes soit due à une alerte et là n’était pas le problème d’ailleurs. Miranda n’allait pas vraiment de mieux en mieux malgré ce qu’il avait tenté pour la rassurer. En se tournant vers elle pour l’interroger sur son état, il ne put s’empêcher de constater et de comparer les faits par rapports aux situations qui le mettaient lui dans cet état. On dirait qu’elle s’est pris un seau d’eau sur la tête, en fait. Il devait être dans un état à peu près similaire lorsque ça se produisait. Assise sur une chaise la tête entre les mains, voila qu’elle tremblait maintenant et il se demanda ce qui avait bien pu se passer ou mal tourner il ne savait pas quand pour provoquer ça. Alors il s’agenouilla doucement en face d’elle pour essayer de croiser son regard, de lui parler. Et calmer les choses surtout, autant pour lui que pour elle. Il ne se sentait pas rassuré s’il ne pouvait pas gérer la situation et comme il ignorait ce qui lui arrivait, c’était d’autant plus difficile. Elle sembla vouloir répondre à sa question mais cela dut trop lui coûter puisqu’elle se mit à vaciller et bascula en avant.

— Holà Miranda, doucement… lâcha-t-il avec surprise en la rattrapant avant qu’au mieux elle lui tombe dessus et au pire finisse par terre.


Peu habitué il faillit terminer au sol par manque d’équilibre. Accroupi n’était pas une position favorable pour rattraper quelqu’un. Bon, ne pas paniquer hein… Précautionneusement, il attrapa son coussin qui, décidément, commençait à s’avérer d’une utilité capitale et l’étendit par terre, se demandant si elle s’était évanouie, endormie ou s’il s’agissait d’une baisse de tension, autrement plus grave d’autant qu’ils étaient pour ainsi dire bloqués dans la cafétéria. Quand il prit son pouls il le trouva à peu près correct et tâcha de se rassurer avec ce maigre paramètre vital. Avec un soupir il songea qu’avoir une couverture sur la main aurait été encore mieux mais ce n’était pas le cas. Si jamais elle ne se réveillait pas quand les portes se rouvriraient et bien… il l’emmènerait soit à l’infirmerie, soit dans sa chambre s’il la trouvait en espérant il ne savait pas bien pourquoi qu’elle ne lui en voudrait pas trop de ce qui se passait là. Alors, en attendant un changement et en surveillant Miranda du coin de l’œil, il décida d’appeler la sécurité pour en savoir un peu plus. Dans le silence qui s’était soudain installé, il se sentait un peu seul.

— Unité 78, secteur 2 j’écoute, répondit une voix masculine légèrement ensommeillée.


Forcément, chaque expérience possédait sa propre unité de surveillance. Parce qu’on était jamais trop prudent ici.

— Hey, c’est Ridley… Dis moi voir, Old Al n’est pas branché hein ? J’ai vérifié sur les caméras de sécurité mais dans le doute…


Le type qu’il avait en face de lui sembla se demander ce qui lui prenait de poser une telle question à trois heures du matin mais il ne fit aucune remarque et alla vérifier avec ses hommes. Pendant ce temps, Ridley observa Mira plus sérieusement mais elle ne semblait pas vouloir bouger. Et si elle dormait, il n’osait pas la réveiller.

— Négatif boss, tout est normal.


— Bon… soupira le scientifique en passant sa main dans ses cheveux. J’ai cru un instant que c’était lui, les portes de la cafétéria se sont fermées brusquement, du coup je suis bloqué dedans.


— Bah qu’est ce que vous faites dans la cafétéria à cette heure ?


Oui effectivement, cela lui apprendrait d’arrêter de travailler aussi tard. Cela dit, s’il n’avait pas été là, Miranda se serait retrouvée toute seule ici donc ce n’était sans doute pas plus mal. A deux, les moments de trouble passaient toujours plus facilement alors vu sa réaction, il n’osait pas imaginer ce qui serait arrivé si elle avait été seule.

— Je viens juste de finir le boulot, je prenais une pause avant de me coucher.


— Vous travaillez trop boss, lâcha l’autre, lui faisant lever les yeux au ciel d’agacement.


— Peut-être… En attendant vous pourriez appeler un technicien pour qu’il règle le souci ? J’ai pas spécialement envie de dormir là, d’autant que je suis pas seul, y’a une psychologue avec moi et elle s’est euh… évanouie, je crois. Si jamais, ça peut devenir une excuse pour que le problème soit réglé plus vite…


— Vous lui avez fait peur pour qu’elle s’évanouisse ? plaisanta-t-il même si cela eut plus le don de faire désespérer Ridley. Non vraiment, il faisait peur ?


— Mais non ! Elle a du penser que c’était une alerte aussi et paniquer… enfin je sais pas mais les faits sont là…


— D’accord, d’accord vous en faites pas je vais appeler les techniciens de garde.


— Merci bien, je vous revaudrai ça…


Avec un soupir, Ridley raccrocha et s’installa plus confortablement sur le sol à côté de la psychologue. Il n’y avait plus qu’à attendre maintenant. Si les réparations duraient moins d’une demi heure, il se considérerait comme chanceux. En attendant,  il s’autorisa à reprendre son pouls qui n’avait pas vraiment changé et, dans le doute, il l’appela doucement parce qu’il n’avait pas vraiment envie de la déranger si elle se reposait et en même temps, il voulait se rassurer et voir qu’elle n’avait rien.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Lun 8 Sep - 23:15


S’évanouir avait toujours été un formidable moyen de défense pour Miranda. Elle flottait dans le noir paisiblement. Ne restait que l’angoisse diffuse du moment où elle se réveiller. Elle ne se rappelait plus de quoi elle avait peur exactement et c’était doux, le temps que ça durait. Parfois elle rêvait à moitié… elle rêvait qu’elle était dans la rivière qui coulait derrière chez elle. Là elle était bien, elle s’allongeait dans l’eau délicatement et les cris ne parvenaient plus à ses oreilles. Le courant la caressait mais toujours sans violence, l’eau ne demandait rien et elle se contentait de glisser délicatement contre sa peau.

Lentement elle s’enfonçait sous la surface et il y avait cette racine au fond qui la retenait de se laisser partir en suivant le lit de la rivière. Après elle ouvrait les yeux pour regarder la lumière floue du soleil de l’autre côté à travers l’eau et son corps qui ondulait doucement. Il n’y avait que là qu’elle était bien. L’eau ne trahissait jamais. Elle se contentait de couler et les gouttes qui l’effleuraient ne se souvenaient jamais d’elle, elle n’avait aucun compte à leur rendre. L’inconscience c’était pareil, un refuge flou.

Mais au bout d’un moment l’air venait à manquer, la nausée refaisait surface et son corps s’affolait. On ne pouvait pas rester sous l’eau éternellement, ni dans le noir. La vie était douloureuse mais elle était la réalité. Elle y était seule et à découvert mais c’était là où elle devait être, même si il lui était arrivé de l’oublier.

Son esprit se débattait au fond d’elle pour réveiller son corps alors elle eut comme un soubresaut. Où était-elle déjà ? Que faisait-elle là ? Elle était au SCP... au SCP, il était trois quatre heures du matin… elle s’était réveillée dans le couloir et puis elle s’était retrouvée dans la cafétéria face à Ridley Moran. Les portes, fermées, closes sur eux deux et ces quelques gestes naturels pour tout le monde, assassins pour elle. Ses yeux s’ouvrirent brusquement et elle toussa.

Il était là, tout près.

Il y eut comme un flash sous ses paupières une image du rideau de flanelle.

Brusquement elle recula de quelques mètres, encore allongée sur le sol, le cœur battant, poussant les chaises.

Il fallait reprendre ses esprits, tout allait bien. Il n’était pas méchant. L’inquiétude sur son visage était sincère. Elle devait arrêter de faire l’enfant sans quoi il allait peut-être bien finir par se vexer. Elle ne savait pas ce qui était pire. Qu’il la maltraite ou qu’il lui en veuille. L’un allait de pair avec l’autre en général.

Elle fit un gros effort pour redevenir une adulte responsable l’espace d’une minute et tout ce qui sortit de sa bouche fut :

⎯ Je suis désolée…

Elle se racla la gorge, elle essaya de se relever maladroitement mais son corps retomba assis sur le sol obstinément, alors elle tira sur sa chemise de nuit et referma la blouse sur ses jambes que cette position découvrait trop à son goût.

⎯ Je… je vais aller mieux… Ne vous inquiétez pas… Je suis juste… je suis… plutôt… plutôt craintive… en fait…


Elle essaya de sourire mais cela devait plus ressembler à une sorte de grimace. Bien essayé, c’est raté Miranda.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mar 9 Sep - 16:10


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : C'est un peu court mais j'espère que ça te plaira !






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Ridley avait pensé devoir attendre bien longtemps pour que Miranda finisse par se réveiller, quasiment jusqu’à ce que les techniciens aient réglé le problème en fait, mais finalement, il avait parlé trop vite. Son attention attirée par des mouvements fugaces à côté de lui, il fut rassuré de la voir bouger et effectivement, s’éveiller tout doucement. De peur de commettre encore un impair, il n’osa pas la toucher ni se pencher au dessus d’elle mais il se rapprocha tout de même un peu. Malheureusement elle recula de quelques mètres lorsqu’elle ouvrit les yeux, cognant les chaises au passage. Est-ce que Bright lui avait dessiné une horreur sur le visage qu’il n’aurait pas remarquée ? Non, décidément il ne comprenait pas. Quoi qu’il en soit, lui-même avait sursauté face à ces mouvements soudains alors que la minute d’avant, elle était immobile.

— Je suis désolée… Je… je vais aller mieux… Ne vous inquiétez pas… Je suis juste… je suis… plutôt… plutôt craintive… en fait…


Craintive, il avait cru le remarquer effectivement. Elle avait voulu se relever mais avant qu’il ne puisse la rattraper parce qu’elle vacillait, elle s’était effondrée à nouveau et préféra ne plus bouger. Ne pas s’inquiéter, c’était facile à dire alors qu’elle venait de tomber dans les pommes mais il allait tâcher de calmer ce sentiment si elle ne l’appréciait pas. Après tout, lui non plus n’aimait pas qu’on s’inquiète pour lui, surtout que tout le monde avait tendance à l’être pour rien quand on en venait à son sujet. Et ça l'embêtait rapidement, pour dire plus gentiment que ça le faisait chier.

— C'est pas grave… c’est des choses qui arrivent, vous excusez pas pour ça, lui répondit-il avec un léger sourire qui se voulait rassurant.


Solidaire, il resta par terre lui aussi. Certes il aurait préféré l’aider à se relever et à s’installer sur une chaise mais il commençait sérieusement à croire que la toucher était une mauvaise idée. Il était maladroit en fait, peut-être aurait-il du s’en rendre compte tout de suite. Cela dit, la situation ne favorisait pas le calme donc il préféra lui expliquer ce qui s’était passé clairement, il n’était pas certain qu’elle y ait prêté attention plus tôt, trop focalisée sur l’angoisse qui montait sans doute.

— En tout cas, vous n’avez rien à craindre ici apparemment il s’agit juste d’une panne j’ai téléphoné pour vérifier. Avec un peu de chance les techniciens auront réglé le problème dans pas longtemps et on pourra tous les deux aller dormir mais sinon, il n’y a pas de raison d’avoir peur. Même de moi hein, je suis gentil vous savez… Enfin, sauf avec Bright quand il m’embête et me balance de l'eau sur la tête mais bon…


Il avait cette impression de n’être pas étranger à toute cette angoisse, bien qu’il ne sache pas en quoi. C’était une sorte de sensation diffuse qui planait un peu autour d’eux alors même si ce qu’il avait dit était une bien piètre affirmation, il fallait toujours tenter. Ça arrivait parfois que des gens soient effrayés de le voir débarquer à l’autre bout du couloir mais souvent c’était par peur de se faire engueuler après une bêtise. Sinon oui, à moins de le chercher vraiment beaucoup, il s’énervait rarement devant les gens, préférant la cacher et renverser ses affaires quand personne ne regardait pour se défouler.

— Si jamais je peux faire quoi que ce soit pour que ça aille mieux hésitez pas à me le dire hein…


Il ne s’y connaissait pas assez bien en canalisation d’angoisse ou d’inquiétude pour s’en sortir. Après tout, il était un scientifique, son domaine touchait le réel, l’objectif. Pas le subjectif, ce qui expliquait qu’il ne soit pas à l’aise là dedans. Encore plus après tout ce qu’il avait vécu quand il travaillait à la CIA. Il n’était pas fait pour devenir psy, plutôt pour en avoir un. Sauf qu’il ne voulait pas mais ça c’était une autre histoire.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 10 Sep - 1:06

Nerveusement elle ramena ses tibias par dessous son corps. Puisqu’elle était apparemment forcée de rester sur le sol autant se donner une contenance. Essayer plus précisément. A cause d’elle, il y était resté aussi. Elle venait de s’excuser de reculer comme un animal effrayé. Brillant. Magnifique. Heureusement ou malheureusement elle ne savait pas vraiment il ne s’en était pas offusqué.

-C'est pas grave… c’est des choses qui arrivent, vous excusez pas pour ça, répondit-il avec un léger sourire.

Elle avait mis un point d’honneur à le regarder presque en face pour lui parler mais à présent tous ses efforts étaient réduits à néant. Ce sourire était tout simplement insupportable. Son sourire à elle n’avait heureusement pas quitté ses traits mais il ne devait pas sembler très naturel. N’arriverait-elle donc jamais à se détendre? Il ne se passait absolument rien qui mérite pareille panique. Absolument rien.

⎯ Ça arrive oui… répondit-elle.

Des banalités… C’est bien ça les banalités ça passe partout et ça évite de se mouiller. Miranda se demanda combien de temps elle pourrait subsister ainsi à maintenir ce diffus contact de surface. Le temps que l’angoisse retombe peut-être. Si elle retombait… Ça n’était pas garanti. Plus il était gentil et séduisant, plus elle se souvenait qu'il lui avait sauvé la vie et plus elle aurait peur que la situation ne se renverse brusquement, plus elle aurait du mal à faire taire toutes ses peurs qu’elle savait pourtant être complètement irrationnelles.

-En tout cas, vous n’avez rien à craindre ici apparemment il s’agit juste d’une panne j’ai téléphoné pour vérifier. Avec un peu de chance les techniciens auront réglé le problème dans pas longtemps et on pourra tous les deux aller dormir mais sinon, il n’y a pas de raison d’avoir peur. Même de moi hein, je suis gentil vous savez… Enfin, sauf avec Bright quand il m’embête et me balance de l'eau sur la tête mais bon…


Fort heureusement lui était plutôt bavard, sans quoi l’attente promettait d’être longue. Juste une panne c’était juste panne. Aucune créature sordide et inimaginable n’allait tenter de forcer l’accès jusqu’à eux ce qui était plutôt une bonne nouvelle. En évitant de mourir écrasée par la porte, elle avait déjoué la seule vraie menace qui pesait sur son intégrité physique. Miranda doutait d’oser se rendormir après une expérience pareille, du moins pas sans barricader la porte de sa chambre pour être certaine d’y rester enfermée mais c’était un détail.

⎯ Tant mieux… c’est une bonne nouvelle si c’est juste une panne… souffla-t-elle en souriant toujours du mieux qu’elle pouvait mais sans parvenir vraiment à relever la tête.

Banalité encore… Toujours était-il que Ridley avait compris que plus que les bébêtes du dehors qui à ses yeux ne restaient que de vagues chimères c’était lui, beaucoup plus réel qui lui avait fait si peur. Dommage. Si elle avait pu éviter de se ridiculiser de la sorte cela aurait été mieux. Elle hésita puis décida finalement de tout nier en bloc quand bien même elle savait qu’elle était grillée à cent mètres à la ronde.

⎯ Je n’ai pas peur de vous Ridley… moi aussi je deviendrais méchante après tout si on me versait de l’eau sur la tête.

C’était un mensonge encore. Et sa voix était encore faible et mal assurée. Elle aurait aimé devenir méchante nuance. Dans la réalité elle aurait juste baissé la tête et passé son chemin. Cela dit Bright avait l’air d’un sacré numéro mais elle doutait qu’il soit foncièrement méchant avec Ridley. Bright… c’était un bon sujet de conversation ça Bright. L’espace d’un instant elle remercia le docteur Jack Bright d’exister.
Elle se risqua à relever un peu la tête. Maintenant qu’il avait compris plus ou moins consciemment qu’il ne fallait pas s’approcher d’elle se sentait déjà moins en danger. La pensée qu’elle ne risquait rien aidait également.

⎯ J’ai entendu dire qu’il faisait cela souvent… J’ai du mal à comprendre pourquoi Bright s’obstine à ce point avec l’eau. J’ai entendu parler d’escargots aussi... ça m’a laissée perplexe.

Avec un peu de chance, le gentil Ridley Moran allait saisir la perche qu’elle lui tendait et parler de Bright histoire de détendre un peu l’atmosphère. Il avait sans doute des tas d’histoires drôles à lui raconter à ce sujet. Bientôt tout ceci ne serait qu’un lointain souvenir. En même temps, elle ne savait pas pourquoi, une partie d'elle se demandait si cette conversation n'allait pas finalement les mener sur un terrain glissant. Après tout, son patron n'avait peut-être pas envie de parler de choses si personnelles.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 10 Sep - 11:12


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : J'en suis pas trop satisfaite de c'te réponse là mais bon, elle a été écrite en bio et ce prof me fait déprimer.






Miranda Smith
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En fait, Ridley ne pensait pas se retrouver un beau jour à discuter avec quelqu’un qui avait peur de lui sans qu’il l’ait provoqué. Au contraire, c’était la dernière chose qu’il voulait aujourd’hui et en plus, il en ignorait les causes. Il ignorait s’il devait demander des précisions d’ailleurs, après tout, on ne pouvait pas se faire apprécier de tout le monde mais quand même, ça le désespérait un peu. Alors il tâchait de faire attention comme il pouvait parce qu’il ne souhaitait guère qu’elle s’évanouisse à nouveau. N’empêche qu’il trouvait ça triste de ne pas pouvoir profiter d’une petite conversation, même aussi tôt dans la matinée.

— Je n’ai pas peur de vous Ridley… moi aussi je deviendrais méchante après tout si on me versait de l’eau sur la tête.


Miranda ne semblait pas convaincue par ce qu’elle disait mais lui il était prêt à la croire. Sans doute parce qu’il ne voulait pas qu’elle ait peur, forcément. Sauf que si elle disait cela simplement pour le rassurer, l’empêcher de se questionner et ne le pensait pas vraiment, eh bien ça ne mènerait à rien. Il aurait juste aimé connaître le problème pour le régler. En tout cas, il tenta de ne pas trop sourire lorsqu’elle releva la tête puisque même cela avait l’air de la faire fuir. Et puis il aimait ses yeux, il préférait les voir plutôt que de les chercher.

— J’ai entendu dire qu’il faisait cela souvent… J’ai du mal à comprendre pourquoi Bright s’obstine à ce point avec l’eau. J’ai entendu parler d’escargots aussi... ça m’a laissée perplexe.


Avec un petit soupir, Ridley hocha la tête. Oui il l’embêtait souvent mais ce n’était pas un problème. Sans Bright et la bonne humeur ou la colère qu’il répandait derrière lui pour faire bouger tout le monde, la vie à la Fondation ne serait pas la même. Donc il ne devenait pas foncièrement méchant en fait, il râlait plus par principe. Mais beaucoup de monde trouvaient ça marrant d’apprendre que ce chercheur fou lui avait encore fait des misères. Alors si ça permettait aux gens d’être de bonne humeur, il acceptait sans vraiment avoir le cœur à protester.

— Ah ça oui… Disons qu’entre moi et l’eau y’a un gros problème et encore, c’est un sacré euphémisme. Du coup, Bright en profite pour m’embêter avec, il trouve mes réactions amusantes un peu comme tout le monde d'ailleurs.


Il essaya de ne pas prendre un air désolé avec cette faiblesse si honteusement avouée, et encore, à demi mots seulement. Après tout il ne devait pas être le seul sur terre à avoir peur de l’eau. Peut-être pas pour les mêmes raisons, il ne pouvait que le souhaiter mais voila. Si ça se trouvait, certains en avaient peur sans savoir pourquoi, c’était sans doute pire. Quant aux escargots, oui la semaine dernière il lui avait encore fait le coup, dans la douche. Du coup il empruntait celle de Harp maintenant, histoire que Bright n’allait pas manquer de raconter d’ailleurs pour faire courir une autre rumeur, comme quoi il était gay avec son meilleur ami sans doute. Cela dit, ce n’est pas parce qu’il était allé pleurer sur l’épaule d’Alan que des tas d’escargots avaient envahi sa douche que ça justifiait quoi que ce soit.

— Et les escargots j’aime pas ça non plus, c’est tout mou, tout gluant et ça à des yeux monstrueux… Ah et ça bave partout aussi. Donc bah il me taquine avec ça aussi, il attends que je sorte en courant de mon bureau pour filmer quand il en cache quelque part.


Il y en avait plein en Russie des escargots, forcément ils adoraient littéralement l’humidité. Combien en avait-il déjà trouvé après un réveil brutal à l’eau glacée ? Beaucoup trop pour apprécier leur compagnie. Même cuits il ne pouvait pas les voir en peinture, comment les français faisaient-ils pour manger une horreur pareille franchement ? Ils étaient tous fous là bas. Ridley inspira tout doucement en chassant les images d’une cellule sombre à la pierre lisse et humide, pleine de mousse et d’eau qui ruisselait pour se rappeler qu’il était à la cafétéria. Ce n’était pas le mur d’eau qui allait soudain les noyer, même s’il risqua un regard vers lui pour vérifier qu’il marchait correctement. Il était assez loin pour que le bruit diffus de l’eau qui coulait ne le dérange pas trop mais avec ses souvenirs qui grimpaient comme de l’eau dans une bouteille, il se faisait soudain plus persistant. Calme. Il pouvait et il devait rester calme, c’était une discussion normale qu’ils avaient là et tout allait bien. Il n’était pas tout seul en plus, Miranda était là. En plus parler de ses peurs c’était facile, contrairement à la confrontation. Donc ça allait, pas d’angoisse maintenant.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 10 Sep - 20:22

Apparemment Ridley avait renoncé à ce sourire si dérangeant alors prudemment elle osa le regarder un peu. Les histoires concernant Bright c’était une bonne idée. Elle pouvait arrêter deux minutes de se demander ce qu’il pensait d’elle ou de quoi elle avait l’air dans son pyjama pour le moins étrange. Il avait bien fait de chercher un sujet de conversation neutre qui leur permettrait de passer le temps. Ainsi il n’y avait pas d’enjeu et elle pouvait se calmer un peu.
Mais dès que Ridley hocha la tête avec un sorte de soupire qui se voulait sans doute affectueux à l’égard de Bright, elle comprit que pour lui ça n’était pas un sujet de conversation neutre ou anodin.

- Ah ça oui… Disons qu’entre moi et l’eau y’a un gros problème et encore, c’est un sacré euphémisme. Du coup, Bright en profite pour m’embêter avec, il trouve mes réactions amusantes un peu comme tout le monde d'ailleurs.

Miranda se rendait très bien compte que c’était un sacré euphémisme. Même s’il avait visiblement fait un gros effort pour rester détendu son angoisse transparaissait très nettement et elle était même contagieuse. Mais au fond ça n’était pas un problème pour Miranda. L’angoisse des autres, elle savait la gérer beaucoup mieux que la sienne. C’était son travail mais plus que ça. Une sorte de réflexe conditionné depuis elle ne savait plus quand et dont elle avait pris lentement conscience à mesure qu’elle avait été suivie.
Le pauvre avait honte en plus de cela. Il n’y avait pas de quoi. Sa phobie à lui était cent fois moins ridicule que la sienne, beaucoup plus logique. Mais elle avait la sensation que c’était plus que ça. La plupart des gens qui avaient bêtement peur de l’eau n’aimaient généralement pas être plongés dedans, ou ils avaient peur de se noyer, ils devaient tiquer à peine si on leur versait de l’eau sur la tête. Il y avait là derrière quelque chose vraiment traumatisant sans doute. A cela s’ajoutait le fait que Ridley avait l’air d’être un sacré bourreau de travail. Elle avait déjà entendu dire qu’il travaillait jusque très tard le soir et se levait pourtant tôt le matin. Certains disaient qu’ils enviaient son endurance mais Miranda se demanda soudain s’il n’avait pas plutôt du mal à dormir ou à rester l’esprit inoccupé à cause de quelque chose qu’il aurait à fuir. Traumatisme ou faille narcissique ? Angoisse ou autre chose ? Traumatisme, sans doute.
Elle observa dans un coin de sa tête son intellect se mettre en route. Elle savait que quand cela se produisait c’est qu’il y avait quelque chose à chercher. Ainsi elle se sentait mieux et ses angoisses s’envolaient. Penser Ridley de façon neutre, comme elle le faisait dans son travail, avait tendance à neutraliser complètement ses sentiments et attitudes à son égard et les interrogations qui les entouraient. Elle n’avait plus à se demander ce qu’il pourrait faire d’elle. Elle avait déjà trouvé quoi faire. Comprendre ce problème, l’écouter. C’était simple. C’était malsain de raisonner comme ça mais rassurant. D’ailleurs elle soutenait son regard avec beaucoup plus d’aisance.
Elle avait à peine eu le temps de se dire qu’elle ne devait pas faire ça que cela continuait déjà. Amusant ? La réaction d’un phobique ? Amusant ? Cherchait-il à se faire croire que ça n’était pas grave  en subissant les embêtements de Bright comme si ça n’était rien ? Ça n’était manifestement pas rien. Et si Bright continuait c’était que Ridley mettait sans doute un point d’honneur à éviter de lui montrer à quel point il avait peur. Il la tira de ses pensées en poursuivant.

- Et les escargots j’aime pas ça non plus, c’est tout mou, tout gluant et ça à des yeux monstrueux… Ah et ça bave partout aussi. Donc bah il me taquine avec ça aussi, il attend que je sorte en courant de mon bureau pour filmer quand il en cache quelque part.


Autant l’eau c’était monnaie courante autant les escargots c’était plus original. En même temps les escargots aimaient l’eau donc finalement tout était liée. Sa phobie était-elle si intense qu’elle s’était généralisé jusqu’aux escargots ? Si c’était le cas alors il devait avoir bien du mal à se laver. Ou alors l’eau et les escargots avaient été rencontrés dans une même circonstance traumatisante. Tout mou… tout gluant… des yeux monstrueux. Monstrueux… elle rangea ce mot dans un coin de son esprit. Elle s’expliquait mal pourquoi mais il lui faisait un effet étrange dans sa bouche alors que l’angoisse semblait montrer d’encore un cran. Tout ceci était en tout cas beaucoup moins drôle qu’annoncé.
Elle n’avait pas le droit de faire cela d’autant qu’elle se trompait sans doute. Mais son esprit ne lui laissait pas vraiment le choix. Comme elle s’en sentait la force à présent, elle se hissa sur une chaise et essaya de lui sourire vaguement.

⎯ Ce Bright alors… Incroyable… Mais bon… il est pas méchant… j’ai pas l’impression que ça vous embête vraiment qu’on joue sur vos phobies comme ça…


C’était la seule chose qu’elle pouvait vraiment relever sans paraître ouvertement parler du problème. En plus c’était ça le plus étonnant pour elle. Retournement passif/actif ? Tentative de se désensibiliser par la répétition ? Tentative inconsciente pour intégrer le problème ? Pourquoi Ridley laissait Bright appuyer là où cela faisait si mal continuellement ?

Elle ajouta encore, pas très sûre d'elle:

-A votre place, j'aurais fini par en avoir marre je crois...
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Jeu 11 Sep - 9:52


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Pardon c'est court T-T






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Ridley se sentait un peu frustré de ressentir un certain malaise quand sa peur de l’eau était évoquée. Qu’il angoisse et panique lorsqu’on s’approchait de lui avec une bouteille en vue de le mouiller d’accord mais qu’il prononce juste le mot et se tende tout de suite après, non. Ce n’était pas parce que les souvenirs derrière étaient insupportables que les mots devaient rester à l’intérieur quand il voulait discuter normalement, il fallait juste qu’ils ne sortent pas en même temps, était-ce trop compliqué à demander ? D’autant que cela faisait très précisément quatorze ans, bientôt quinze, qu’il s’entraînait à gérer ça, à garder le problème enfermé au fond d’un coin de son esprit pour qu’il y sombre dans l’oubli le plus profond. Ce n’était pas gagné encore mais il avait du temps devant lui, du moins il l’espérait parce qu’au SCP, on ne savait jamais vraiment quand on mourrait, ça pouvait être demain comme jamais.

Il sortit de ses pensées maussades lorsque Miranda se redressa pour s’installer sur une chaise. Oui c’était sans doute mieux que le sol et il se réjouit silencieusement de voir qu’elle reprenait un peu ses esprits. Déjà elle semblait moins effrayée de ce qui pourrait se passer. De toute façon, si cela avait vraiment été une brèche de confinement, il l’aurait défendue comme il pouvait. Sauf si c’était le 106, auquel cas il l’aurait attrapée pour courir très loin. Qu’est ce qu’il le détestait celui là…

— Ce Bright alors… Incroyable… Mais bon… il est pas méchant… j’ai pas l’impression que ça vous embête vraiment qu’on joue sur vos phobies comme ça… A votre place, j'aurais fini par en avoir marre je crois...


Non Bright n’était pas méchant. Même si certaines de ses blagues reposaient à la frontière de la méchanceté, il ne le faisait pas pour faire souffrir les gens mais plutôt pour remonter le moral du plus grand nombre et c’était louable. Et souvent, si les gens en avaient assez qu’il s’en prenne à eux, il suffisait de s’énerver un bon coup pour qu’il se calme. Ça marchait pour la plupart des employés mais pas pour lui par contre.

— Ça dépend en fait. Ce genre de plaisanteries ça passe une fois, deux fois à la limite… Après j’en ai marre quand même et je m’énerve mais ça dure que quelques jours avant qu’il revienne. C’est contreproductif de devoir se remettre d’un lancer de bombe à eau dans un couloir et après on me sort que je travaille de trop. Donc une première fois ça m’embête pas, je laisse passer mais après ça devient franchement agaçant.


Il n’avait pas précisé combien de temps ça lui prenait de se calmer mais souvent, il lui fallait une bonne demi heure pour recommencer à se comporter normalement et par la suite, sa concentration s’amoindrissait. Lorsqu’on savait tout ce qu’il avait à faire, il se mettait encore plus la pression par la suite, avec le retard accumulé et ça n’arrangeait pas les choses. De manière générale, Ridley se fichait bien de ce que faisait Bright du moment qu’il bossait avec rigueur à côté. Certes, c’était celui qui travaillait le moins parmi leur groupe de hauts placés mais c’était aussi le plus jeune et aucune personne au sein du SCP n’avait le droit de le fliquer comme un parent. Les seules remarques qui tombaient étaient quand il allait trop loin. N’empêche, il fallait bien admettre qu’avec lui, cela arrivait souvent.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Jeu 11 Sep - 17:46

Miranda était contente d’elle. Elle avait vraiment réussit à se soustraire à son angoisse. Elle se sentait pleinement réveillée maintenant même s’il était sans doute bientôt trois heures du matin. Elle regardait cette situation comme si elle ne la concernait pas, comme si ça n’était pas vraiment elle qui était ici en sa présence. Si elle arrivait à se maintenir dans cet état d’esprit là tout se passerait bien. Ridley avait peur de l’eau et cet état particulier dans lequel elle était ne l’empêchait pas d’éprouver de la compassion. Cette compassion était même le moteur de ce fonctionnement bizarre où soudain peu importait qui elle était ce qu’elle vivait dans sa propre histoire. Tout ce qui comptait brusquement c’était l’autre et ce qu’il lui faisait vivre dans le moment présent.
Elle s’y sentait presque aussi bien que dans sa rivière. Elle avait décidé de ne pas s’enfoncer trop loin dans ce bourbier ou il semblait se débattre, parce qu’elle sentait qu’il n’en faudrait pas beaucoup pour que l’angoisse l’envahisse totalement. Une partie d’elle était surprise, elle avait pensé qu’il était l’homme le plus solide de l’univers quand il était venu la chercher dans sa chambre de l’hôpital. Elle savait à présent qu’il était sans doute une des personnes les plus influentes au monde. Comme les gens cachaient  bien leur jeu. C’était ce qui l’avait toujours fascinée et rendue un peu triste aussi. Finalement à brouiller les pistes, on risquait de finir tout aussi seul qu’elle.
Elle avait continué sur Bright, intriguée par le fait qu’il ne semblait pas se plaindre plus que ça des brimades continuelles qu’il lui faisait subir. Elle était sûr qu’un direct « Ah l’eau vous fait peur et pourquoi donc ? » l’aurait achevé. Elle ne voulait pas l’achever quand bien-même elle avait eu peur de lui il y avait quelques minutes de cela. Tout ce qu’elle voulait lorsqu’elle se trouvait dans cet état là, c’était venir en aide. Etre une sorte de refuge, être la rivière à son tour.

— Ça dépend en fait. Ce genre de plaisanteries ça passe une fois, deux fois à la limite… Après j’en ai marre quand même et je m’énerve mais ça dure que quelques jours avant qu’il revienne. C’est contreproductif de devoir se remettre d’un lancer de bombe à eau dans un couloir et après on me sort que je travaille de trop. Donc une première fois ça m’embête pas, je laisse passer mais après ça devient franchement agaçant.


Mine de rien elle était un peu rassurée. Au moins ne subissait-il pas tout ceci sans rien dire du tout. Peut-être ne fallait-il pas prendre son cas pour une généralité. Et puis sans doute que Bright devait être assez obstiné. Toujours était-il que de ce qu’elle savait Bright taquinait absolument tout le monde mais surtout Ridley. Elle lui sourit plus franchement à mesure qu’elle osait lever le nez sans craindre que l’assassin sourire ne réapparaisse.

⎯ C’est sûr que si vous avez à guetter les bombes à eau en plus des brèches de confinements vous ne devez plus bien savoir où donner de la tête…

« Franchement agaçant » ça aussi devait être un sacré euphémisme étant donné que rien que le fait d’en parler rendait l’angoisse visible alors elle poursuivit :

⎯ D’autant que ça doit être assez épuisant pour vous. C’est amusant à peu près pour tout le monde sauf vous en fait.

Elle non plus n’était plus amusée du tout cela dit, maintenant qu’elle y pensait, mais ça n’était pas la question. Elle ne pouvait se sortir de la tête que c’était assez terrible dans le fond, même s’il n’y avait personne à blâmer pour cela.

⎯ En plus c’est vrai que vous ne devez pas vous ennuyer, avec tout ce monde qui compte sur vous. Sans quoi je vous aurais pas trouvé en train de dormir sur une table de la cafétéria.

Après tout c’était vrai cela. Tout le monde comptait sur Ridley. Qui se demandait ce qu’il pouvait bien vivre ou s’il était fatigué ? Qui s’interrogeait sur le poids que pouvait représenter tout ça, ou sur l’origine de sa phobie de l’eau et des escargots ? Il devait bien y en avoir quelques uns malgré tout mais l’immense majorité devaient percevoir Ridley comme elle, un homme fort, sur lequel on pouvait s’appuyer et qui pouvait venir à bout des pires situations.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Ven 12 Sep - 14:27


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Moi ? M'être fait plaisir à être sadique dans ce RP ? Meuuuh non >: D






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Ridley avait trouvé l’astuce en fait. Sourire le moins possible comme ça Miranda pouvait le regarder et lui sourire aussi. Mais c’était dur, parce que communicatif alors il devait vraiment se retenir. Pourtant il aurait aimé avoir une tête plus avenante que neutre s’il lui faisait peur comme ça. Il ignorait si cela changerait grand-chose mais dans le doute, ça lui paraissait logique quand même d’être plus amical avec un sourire. Après, vu le malaise qu’il ressentait dans sa chair à parler de l’eau, élément qu’il détestait tant, il se doutât qu’il n’aurait pas paru très naturel.

— C’est sûr que si vous avez à guetter les bombes à eau en plus des brèches de confinements vous ne devez plus bien savoir où donner de la tête… D’autant que ça doit être assez épuisant pour vous. C’est amusant à peu près pour tout le monde sauf vous en fait.


Avec un petit air amusé, l’intéressé hocha la tête. Effectivement elle avait raison ; une brèche de confinement ne devait pas être le théâtre de plus de blagues idiotes. S’il se prenait de l’eau sur la tête au moment ou le 682 défonçait le mur, il ne donnait pas cher de sa pauvre vie. Cela dit, il savait Bright assez sérieux pour changer du tout au tout en cas d’alerte de ce genre. Heureusement que les brèches de confinement ne survenaient pas tous les jours sinon oui, il ne saurait vraiment plus ou donner de la tête, d’ores et déjà quand il ouvrait ses mails c’était le cas en plus.

— Oui il vaut mieux éviter de me faire perdre les moyens alors qu’un gros monstre arrive, ce serait vraiment sympathique, c’est déjà assez stressant de devoir aller l’affronter. Après épuisant… j’ai vécu bien pire qu’un peu d’eau sur la tête pendant une journée chargée de boulot.


Se lever à sept heures et se coucher vers deux heures du matin faisait partie de son rythme de vie à présent. Certes, c’était intensif et parfois il se permettait de dormir quelques heures de plus pour avoir son cota de huit à douze heures de sommeil par jour comme son médecin ne cessait de lui rappeler mais il s’en voulait presque après de laisser le travail s’accumuler. Et oui, il avait vu pire mais là également, il préférait ne pas y repenser. Déjà le souvenir des noyades à répétition, de la douleur dans ses poumons et son ventre qui devaient recracher toute l’eau absorbée, ou de son cerveau qui avait l’air de fondre par manque d’oxygène semblait émerger à la surface de son esprit pour perturber sa respiration et son cœur. Et il n’avait guère envie de s’attarder dessus. Non vraiment, ce n’était pas une question d’être amusant ou pas, tout simplement, il n’avait pas à s’en plaindre de trop vu que les bombes à eau étaient toujours moins pires qu’une noyade si violente et forcée qu’on se résignait à l’immobilisme pour avaler moins d’eau que si on se débattait férocement. Allez, c’était la fatigue et son esprit s’égarait, rien de plus et surtout pas de raisons de s’affoler. Une conversation normale il avait dit.

— En plus c’est vrai que vous ne devez pas vous ennuyer, avec tout ce monde qui compte sur vous. Sans quoi je vous aurais pas trouvé en train de dormir sur une table de la cafétéria.


Il avait eu de la chance qu’elle ne le découvre pas en plein cauchemar d’ailleurs. C’était aussi pour cette raison que cela le dérangeait d’avoir dormi dans la cafétéria. Au moins dans sa chambre à lui, il n’y avait pas de caméras et personne ne pouvait entendre ou constater ce qu’il lui arrivait, ni s’en servir contre lui.

— M’ennuyer ça non, quoique…


Il avait tellement de travail que non, il ne s’ennuyait pas. Et oui, tout le monde comptait sur lui en plus, cela faisait une responsabilité supplémentaire. S'il faiblissait tout le monde s'affolerait. Mais à toujours faire la même chose pourtant différente chaque jour devenait parfois lassant. Il lisait des rapports à longueur de journée et bien qu’ils soient tous différents, un certain regret transperçait parfois. Cela dit, ce sujet était bien, la Russie s’éloignait grâce au ressentiment qui revenait et le soupir qu'il poussa fut à moitié soulagé.

— Parfois je regrette le temps ou je pouvais encore me permettre d’aller faire des tests moi-même plutôt que de lire leur déroulement et résultat sur des rapports. Mais je n’ai plus le temps alors je suis obligé de déléguer à d’autres chercheurs de s’occuper des expériences que j’ai à charge. Même si je décide c’est un peu rageant de ne plus pouvoir y participer.


Il sortait rarement de son bureau à force donc même les blagues de Bright étaient parfois longuement espacées. Aujourd’hui il était juste sorti se chercher un repas à midi, de quoi se faire un en cas froid pour le soir par la même occasion, puis maintenant, avant d’aller se coucher. Mais vu l’heure qui avançait, Ridley songeait très fortement à se lever un peu plus tard demain sinon il n’arriverait pas à grand-chose dans la journée parce qu’il serait trop fatigué.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mar 16 Sep - 17:07

Apparemment Ridley avait renoncé à ce petit sourire en coin et c’était tant mieux. Elle avait lancé Ridley sur les frasques de Bright mais c’était autre chose qu’elle avait trouvé. Quelque chose de beaucoup plus inattendu. Maintenant, elle écoutait les traces discrètes d’une souffrance qu’il essayait de dissimuler comme il pouvait.

-Oui il vaut mieux éviter de me faire perdre les moyens alors qu’un gros monstre arrive, ce serait vraiment sympathique, c’est déjà assez stressant de devoir aller l’affronter. Après épuisant… j’ai vécu bien pire qu’un peu d’eau sur la tête pendant une journée chargée de boulot.

« Bien pire » Miranda détesta ses mots. Elle ne savait pas ce qui se cachait derrière mais il était en train d’y repenser très exactement maintenant. Elle baissa les yeux et réprima l’envie de s’approcher de lui sans trop savoir pourquoi. Sans doute qu’elle avait toujours un peu peur elle aussi. Elle n’osa pas non plus le tirer de ses pensées alors qu’elle aurait peut-être dû éviter de le laisser seul avec elles. Le temps qu’elle trouve quelque chose d’autre à dire, il avait sans doute eu le temps de broyer beaucoup de noir. Un commentaire banal encore une fois, sur sa surcharge de travail qui était de notoriété publique ici. Cela semblait suffisant pour l’arracher à ce elle ne savait quoi où il s’était trouvé l’espace d’un instant.

-M’ennuyer ça non, quoique…reprit-il hésitant un peu avant d’ajouter.

- Parfois je regrette le temps ou je pouvais encore me permettre d’aller faire des tests moi-même plutôt que de lire leur déroulement et résultat sur des rapports. Mais je n’ai plus le temps alors je suis obligé de déléguer à d’autres chercheurs de s’occuper des expériences que j’ai à charge. Même si je décide c’est un peu rageant de ne plus pouvoir y participer.

Miranda s’imagina un instant loin de ses patients à ne faire que superviser d’autre psychologues et elle se sentit soudain brusquement désespérée. Elle pouvait comprendre cela assurément. Et encore, lui n’avait à faire qu’à des mots écrits sur le papier. Il devait se sentir bien seul parfois, vraiment. Passait-il vraiment toutes ses journées seul enfermé dans son bureau jusqu’à pas d’heure ? Prenait-il le temps de venir manger avec les autres ? Finalement, Bright faisait bien de le faire sortir de son bureau avec ses bêtises quand on voyait les choses de cette façon. Si on résumait, Ridley avait vécu quelque chose de terrible, donc il s’occupait l’esprit la plupart du temps en ayant des tas de choses à faire. Il s’était placé dans une position où beaucoup de monde comptait sur lui et où l’erreur n’était pas permise. Dans cette situation il était seul et sans beaucoup de soutient. Elle avait presque envie de lui demander s’il prenait le temps de nouer des liens, mais cette question lui sembla déplacée. Après tout, il pouvait très bien la lui retourner étant donné comme elle-même semblait à l’aise avec l’idée de parler avec les autres. Miranda se redressa un peu sur sa chaise, après tout, ce n’était pas vraiment à elle de se préoccuper de tout cela. Malgré tout, elle était pourtant en train de le faire.

- Je deviendrais folle à votre place je crois. Travailler toute seule dans un bureau je pourrais pas peut importe si ce que j’ai à faire est absolument passionnant.

Elle énonça la suite sans vraiment penser à ce qu’elle disait.

-J’ai besoin de voir un peu de monde, d’être en lien avec des gens sinon…

C’était vrai cela dit. Ses patients n’étaient pas des proches elle le savait très bien. Mais son travail remplissait le minima de contact humain dont elle avait besoin. Il y avait des moments où elle avait vraiment l’impression qu’ils étaient proches d’elle et qu’ils étaient proches d’eux. C’était une partie seulement du processus. Une partie qui lui permettait de se sentir utile. Elle était toujours un peu triste quand les patients retournaient à leur vie. C’était le prix normal à payer pour avoir pu y entrer.

Mais d’une certaine façon, elle avait la sensation que ses ennuis à elle, sa solitude n’étaient rien à côté de ce que Ridley avait pu vivre, ni même face à ce qu’il devait affronter maintenant. Alors une autre phrase lui échappa.

-Mais effectivement… vous avez connu bien pire… en réalité…

Juste après Miranda se mordit l’intérieur de la joue. Chaque fois c’était pareil, plus fort qu’elle. Il avait vécu quelque chose de difficile. Il ne lui semblait pas que beaucoup de monde autour de lui pouvait le soutenir. Il fallait qu’elle s’en mêle.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 17 Sep - 11:19


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Il est 20h39 et je viens de me rendre compte que j'avais pas mis de note HRP. Bon c'pas grave mais voila.






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 Plus il y pensait et plus Ridley avait envie de remercier la panne de lui permettre de discuter un peu avec quelqu’un qu’il appréciait. Certes c’était un peu compliqué vu qu’il devait faire attention à ne pas trop sourire alors qu’il aurait bien aimé. En fait, il se demandait si des crocs ne lui avaient pas poussé dans la journée pour que Miranda ait tellement envie de fuir quand il en esquissait un. Ça devait être ça en fait. Il se doutait qu’elle devait faire un gros effort pour discuter alors qu’elle avait clairement peur de lui juste avant donc il en faisait aussi, c’était la moindre des choses. Et avec cette discussion dans laquelle il pouvait se libérer un peu, il se sentait mieux et en oubliait l’heure qui défilait. Ça n’avait plus vraiment d’importance de savoir que la demi-heure était passée et qu’ils n’avaient toujours pas réglé le problème. Ils pouvaient prendre leur temps en fait, même si le sujet n’était pas très propice à la joie et à la gaieté.

— Je deviendrais folle à votre place je crois. Travailler toute seule dans un bureau je pourrais pas peut importe si ce que j’ai à faire est absolument passionnant. J’ai besoin de voir un peu de monde, d’être en lien avec des gens sinon…


Cette fois il ne put retenir un sourire mais en détournant le regard peut être qu’il pourrait arriver à un compromis. Voir du monde alors qu’elle semblait craindre les gens ? Voila qui était paradoxal. Il la comprenait en même temps, elle elle était psychologue, elle allait voir les gens, c’était son métier. Son métier à lui était en grande partie l’étude de données empiriques pour aboutir à des conclusions scientifiques, sensées et réadapter une suite de tests. Les tests en eux-mêmes faisaient partie du métier mais ça, comme dit, il n’avait pas le temps de les réaliser. Les seuls tests qu’il s’octroyait étaient lors de ses voyages dans l’espace. La plupart pensaient que c’était pour « s’envoyer en l’air et s’amuser » mais la raison était à la base plus professionnelle bien que le secret empêchât de divulguer quoi que ce soit hors d’un cercle très fermé de chercheurs triés sur le volet. Même si effectivement, dans l’espace, il prenait son pied.

— Certes… ça doit dépendre des gens. Mais je n’y suis pas tout seul plus de quelques heures vous savez, il y a toujours quelqu’un pour venir me demander quelque chose.


Ça ne le dérangeait pas que des tas de personnes passent dans son bureau quand il travaillait. Il avait appris à gérer les deux. Le seul moment où il ne tolérait pas vraiment cela, c’était quand il dormait. Parfois il n’avait guère le choix mais quand il l’avait, il choisissait de ne pas être dérangé.

— Après oui, c’est toujours mieux de tisser des liens que de rester tout seul dans son coin, on est pas heureux sinon.


Il ne savait pas vraiment s’il pouvait le dire mais il la trouvait courageuse de vouloir se lier alors qu’elle n’était pas à l’aise. D’un côté, il espérait qu’elle ne le soit pas juste avec lui parce qu’il l’appréciait déjà et qu’il ne disait pas non à plusieurs discussions futures. Mais il tâcherait de se faire une raison si jamais.

— Mais effectivement… vous avez connu bien pire… en réalité…


Ça, il ne pouvait qu’être d’accord avec elle sauf qu’elle n’était pas sensée être au courant qu’il avait vécu pire. Il ignorait si elle disait cela juste pour faire écho à ses mots d’avant ou si quelqu’un lui avait lâché le morceau. Et encore, il avait donné si peu qu’il n’y avait rien à lâcher. Dans sa tête, il énuméra les personnes au courant et cela alla plutôt vite. Harp, qui l’avait su malgré lui. Son médecin à qui il avait été quelque peu forcé de révéler son année de torture passée en Russie sans rentrer dans les détails. Pareil pour Clef. Même Bright n’était pas au courant. Personne d’autre. Soudain il se demanda que répondre. Clairement, il ne pouvait pas dire oui. Et s’il lui demandait « comment vous savez ça ? » c’était indirectement un oui. Après oui, elle pouvait se baser sur sa propre expression mais cela lui semblait une prise trop faible pour autant de confiance.

— Qu’est ce qui vous fait dire ça avec autant de certitude ?


Il n’avait pas vraiment pu faire mieux. Et en même temps, il craignait la réponse. Si déjà il ne trouvait rien à répondre à cela, il ne saurait sans doute pas quoi répondre à ce qui risquait de suivre. Mais de toute façon il avait le choix. Parler ou non. Il l’avait toujours eu même alors qu’on avait tenté de le contraindre.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Jeu 18 Sep - 22:05

Miranda n’avait pas demandé à Ridley s’il était seul. Pas directement. Elle avait toujours eu cette façon de poser les questions de telle sorte qu’elles puissent être comprises de plusieurs façons. Apparemment il avait bien compris qu’elle ne s’intéressait pas juste à son travail, plus à comment il pouvait se sentir. Il devait avoir senti elle ne savait pas pourquoi qu’une partie d’elle s’inquiétait pour lui, en même temps qu’elle l’admirait comme tout le monde ici, et qu’elle avait peur de lui un peu, à cause de la situation. Il avait sourit un peu d’ailleurs mais sans la regarder vraiment, elle avait quand-même détourné le regard. Elle avait de la compassion pour lui et cela avait tendance à rendre les choses plus compliquées encore.

- Certes… ça doit dépendre des gens. Mais je n’y suis pas tout seul plus de quelques heures vous savez, il y a toujours quelqu’un pour venir me demander quelque chose.

« Quelqu’un pour demander quelque chose » ce n’était pas ce que Miranda appelait avoir de la compagnie, nouer des liens, être entouré. Après tout elle dans son travail était toujours soutenue et épaulée pour une part par son patient lui-même pendant qu’une autre partie de lui cherchait à lui mettre des bâtons dans les roues. Quand elle avait une décision complexe à prendre, elle pouvait toujours s’en référer à des collègues plus expérimentés (on en trouvait beaucoup au SCP) où demander conseil à sa superviseuse qui avait toujours une vision originale des choses. Ridley était seul pour prendre les décisions et pour avancer.

- Après oui, c’est toujours mieux de tisser des liens que de rester tout seul dans son coin, on est pas heureux sinon.


Entendre cela blessa un peu Miranda étrangement. Sa psychologue à elle ne cessait de lui répéter cela alors qu’elle s’évertuait à lui expliquer qu’elle était déjà heureuse et qu’elle était bien toute seule dans sa vie privée, tout en sachant que cela n’était pas vrai. Elle était en sécurité. Nuance. Elle avait cherché cette sécurité pendant longtemps en cherchant à s’extraire de choses compliqués, en se remettant doucement de ce jour où on lui avait dit qu’elle n’avait plus de famille et plus de maison. Mais la sécurité ne suffisait pas. Parfois, surtout le soir, la solitude avait quelque chose de mordant et les draps de son lit serrés autour d’elle ne suffisaient pas.
Mais sans savoir pourquoi, elle pressentait que lui se trouvait dans une situation bien plus difficile que la sienne. Elle avait toujours eu cette impression cela dit, que par rapport aux autres elle n’avait finalement pas à se plaindre au fond. Alors elle avait lâché cette petite phrase qui avait évidemment fait l’effet d’une bombe.

-  Qu’est ce qui vous fait dire ça avec autant de certitude ?


Elle était découverte. Maintenant elle était obligé d’aborder ce elle-ne-savait-quoi qui était dangereux et mauvais pour lui. Bravo Miranda, félicitations. C’était toujours pareil. A son travail ça fonctionnait. Mais à l’extérieur c’était une autre histoire et c’était parfois (souvent même) assez dangereux. Devait-elle mentir ? Dire qu’elle avait eu une intuition ? Devait-elle changer de sujet ? Rire bêtement dans l’espoir qu’il oublierait ce qu’il venait de dire ? Elle baissa les yeux et se contenta de répondre très franchement. Mentir ou dissimuler n’était pas son fort.

-Désolée… c’est une sorte de réflexe je…. je fais ça avec tout le monde… en fait….

Dans un geste nerveux elle tordit ses mains, un peu comme une enfant qu’on aurait prise en faute en train de fouiller dans des affaires qui ne lui appartiennent pas. Elle n’osa pas vraiment le regarder.

- Ma superviseuse dit souvent que je suis… une éponge…


Elle hésita un peu, elle détestait cela parce qu’elle était obligée de parler d’elle tout à coup. Comme il avait perçu sa souffrance la sienne serait à jour dans peu de temps s’il était aussi perspicace qu’elle. Elle détestait faire cela, elle avait l’impression de se plaindre.

-Je suis… assez sensible aux émotions des autres… elles me contaminent… en quelques sortes… En plus de cela…vous avez très peur de l’eau… et des escargots… donc naturellement j’ai pensé…

Elle prit  une grande inspiration.

-J’ai pensé que vous avez vécu quelque chose de très très traumatisant…impliquant de l’eau… des escargots…dans un endroit humide ou quelque chose comme ça. Ce qui me fait dire ça c’est aussi… le fait que vous travaillez beaucoup… que vous semblez pas pouvoir prendre le temps de vous poser cinq minutes… je suis… je sais que ça parait fou mais je suis presque sûre que vous dormez très mal aussi.

Une fois lancée, elle avait du mal à s’arrêter.

-Et puis je veux dire… quelque part… tout le monde compte sur vous non ? Vous êtes le grand patron ici et tout le monde vous doit beaucoup… A commencé par moi… J’ai l’impression que peu de gens demandent comment vous allez vous… les gens viennent vous demander des choses mais a qui vous pouvez en demander vous ? Par exemple…Bright joue avec vous et il croit que c’est pas grave en réalité alors que dans le fond… ça l’est non ? Il ne se demande pas pourquoi vous détestez ça à ce point…

Elle acheva en baissant les yeux.

-Voilà… désolée…Enfin euh… laissez tomber...j’arrive pas vraiment à m’empêcher de faire ça… parlons d’autre chose si vous voulez….
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Ven 19 Sep - 11:44


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Oups je crois que j'ai pondu un truc long et triste. En fait je sais pas trop xD Mira à cassé son patron, faut le réparer maintenant ah la la /PAN/






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 Ridley ne savait pas pourquoi mais il commençait à se demander s’il n’aurait pas mieux fait d’éviter de demander des précisions. Il avait beau être curieux de nature, il savait plus que quiconque que ce sujet était tendu. D’autant qu’il ne voulait pas en parler alors pourquoi poser la question effectivement. Maintenant il sentait juste une sorte de malaise planer dans l’air comme un brouillard qui s’épaississait.

— Désolée… c’est une sorte de réflexe je…. je fais ça avec tout le monde… en fait…


Certes il voulait bien la croire vu qu’elle était psychologue mais ça n’expliquait pas comment elle avait pu trouver ça d’un coup, comme par une illumination ou un moment d’omniscience. Certains humains pouvaient le faire mais dans ce cas, ils étaient directement fichés comme SCP humain doté de nouvelles capacités. Or, à moins d’avoir manqué quelque chose, elle ne faisait pas partie de ce groupe là.

— Ma superviseuse dit souvent que je suis… une éponge…

— C’est pas très flatteur comme comparaison ça, franchement… répliqua-t-il avec une petite moue réprobatrice, bien que sa superviseuse ne puisse certainement pas le voir alors qu’elle lui était indirectement adressée.


Une éponge sérieusement… Elle n’avait pas mieux comme comparaison en réserve, celle qui la suivait ? Quelque chose de plus positif qu’un truc plein de trous qui s’imbibait d’eau - oui de l’eau en plus ! - qui servait à laver des surfaces et qu’on devait serrer très fort pour sortir toute l’eau absorbée. Lui n’oserait pas s’avancer à proposer d’autres comparaisons à voix haute parce qu’il ne la connaissait pas assez mais il était certain qu’il y avait beaucoup mieux pour elle. C’était obligé même. Il ne pouvait en être autrement.

-Je suis… assez sensible aux émotions des autres… elles me contaminent… en quelques sortes… En plus de cela…vous avez très peur de l’eau… et des escargots… donc naturellement j’ai pensé…


Ben, c’était de l’empathie dans un sens, non ? C’était un peu normal tant qu’il ne s’agissait pas de s’approprier les sentiments des autres dans leur totalité. Elle n’allait pas avoir peur  de l’eau juste parce qu’il avait dit qu’il n’aimait pas trop ça, si ? D’autant que ses émotions, il les maîtrisait quand même, si elle les avait senties, ça n’avait pas du être si puissant que ça, si ? Il ne trouvait pas vraiment cela logique mais encore une fois, c’était sa façon de penser, uniquement du côté des données empiriques qui l’empêchait de comprendre ce qui n’en faisait pas partie. Il ne savait pas s’il le voulait en plus parce que pour lui, tout ce qui ne pouvait pas être expliqué scientifiquement n’existait pas, tout simplement, ou du moins, ne méritait pas la peine qu’on s’y intéresse. Déjà parce qu’aucune réponse concrète ne serait donnée, donc il s’agirait d’une perte totale de temps et ensuite, parce que tout le monde risquait d’avoir un avis différent et que tout cela risquait de mener à un conflit facilement évitable. Cela dit, il fut coupé dans ses réflexions par ce que disait Miranda. Et elle y alla si fort que soudain, savoir comment on réfléchissait avait disparu de son esprit.

— J’ai pensé que vous avez vécu quelque chose de très très traumatisant…impliquant de l’eau… des escargots…dans un endroit humide ou quelque chose comme ça. Ce qui me fait dire ça c’est aussi… le fait que vous travaillez beaucoup… que vous semblez pas pouvoir prendre le temps de vous poser cinq minutes… je suis… je sais que ça parait fou mais je suis presque sûre que vous dormez très mal aussi. Et puis je veux dire… quelque part… tout le monde compte sur vous non ? Vous êtes le grand patron ici et tout le monde vous doit beaucoup… A commencé par moi… J’ai l’impression que peu de gens demandent comment vous allez vous… les gens viennent vous demander des choses mais a qui vous pouvez en demander vous ? Par exemple…Bright joue avec vous et il croit que c’est pas grave en réalité alors que dans le fond… ça l’est non ? Il ne se demande pas pourquoi vous détestez ça à ce point…


Hébété il se sentit soudain un peu vide. Non beaucoup en fait. Déjà il fallait que son cerveau fasse le traitement des informations et il ne semblait pas vouloir coopérer. Mais alors pas du tout. Il avait plutôt l’air de dire « bon tu vas te débrouiller tout seul sur ce coup là, moi je m’éteins, c’est bon ». Sauf qu’avec un cerveau en veille, on n’allait pas bien loin. En bref, il n’avait quasiment rien suivi de ce qui s’était dit. Ou n’avait pas voulu suivre.

— Ah… fut le seul son à peu près correct qui sortit de ses lèvres, hormis son souffle qui semblait peiner à vouloir faire de même.

— Voilà… désolée…Enfin euh… laissez tomber...j’arrive pas vraiment à m’empêcher de faire ça… parlons d’autre chose si vous voulez…


Parler d’autre chose ? C’est sûr qu’après lui avoir balancé métaphoriquement un seau d’eau sur la tête, il pouvait vachement parler d’autre chose. D’ailleurs, il aurait préféré en avoir un vrai, de seau d’eau sur la tête. Parce que ça, on pouvait le faire sans savoir de quoi il souffrait. Or, là, il comprenait peu à peu qu’elle savait. Il ignorait comment, il ignorait depuis quand mais elle savait. Et ce n’était pas possible, on ne pouvait que le lui avoir dit. Ou bien elle l’avait lu il ne savait où. Remarque, personne ne savait vraiment que oui, il dormait mal. Alors comment, elle le savait ? Non ce n’était pas visible, il faisait tout pour que ça ne le soit pas. Ou bien ça l’était et dans ce cas tout le monde était au courant sans lui dire quoi que ce soit.

Avant de perdre vraiment ses moyens face à cette conclusion là, sa respiration se bloqua. Non, il ne devait pas s’affoler, pas faire de crise d’angoisse. Pas ici. Tout seul oui mais pas là. Quoique, même ça elle devait le voir en fait, tout le monde devait le remarquer. Ce n’était que dans sa chambre qu’il avait le droit de craquer, partout ailleurs il y avait des gens et des caméras. Et si tout le monde était au courant, il avait encore plus de raisons de s’isoler. Soudain il se sentit mal, horriblement mal à l’idée d’avoir été impuissant à cacher quelque chose d’aussi privé et dangereux au regard de tous. Tellement mal qu’il sentait la douleur ramper sous sa chair, chercher à le faire craquer alors que non, il ne voulait pas. Il avait fait de son mieux pourtant, vraiment. Il ne voulait pas que le regard que les gens posaient sur lui change. Il voulait juste être un humain normal, qui bossait comme tout le monde, vivait comme tout le monde, sans histoire particulière et ça s’arrêtait là. Mais même cela lui semblait interdit maintenant, comme un de ses pires cauchemars qui se réalisait. S’en était un d’ailleurs, le fait que tout le monde sache ce qui lui était arrivé comme si on avait lu dans sa tête. Ça n’appartenait à personne d’autre qu’à lui, c’était lui qui choisissait de divulguer quelque chose ou pas. Or, il avait l’impression qu’on venait de lui voler ce droit là.

Au final il venait de faire comme sa tête, s’éteindre. Ou plutôt se couper de la réalité, des sons, de ce qu’il y avait autour de lui. Se concentrer pour essayer de respirer à nouveau c’était bien, il n’entendait que ça. L’air qui entrait dans ses poumons, se bloquait pendant un temps qui semblait durer une éternité puis ressortait silencieusement et ce cycle qui se répétait en boucle. Le reste n’avait pas vraiment d’importance. Il fallait juste que les minutes passent, bien que son corps comme son esprit sembla s’être placé hors du temps. Procéder les informations était de toute façon trop difficile, mieux valait les oublier. Il laissait son cerveau prendre le temps qu’il lui fallait pour se faire, en attendant lui, il se coupait du monde. Il ne voulait pas en entendre davantage, juste faire comme s’il ne s’était rien passé. Après tout, s’il ne bougeait pas, on ne pouvait rien lui faire n’est ce pas ? S’il n’entendait pas, on ne pouvait rien lui dire, pas vrai ? Et s’il ne voyait pas, personne ne verrait également. Il allait bien. Il n’y avait jamais rien eu qui puisse influencer l’attitude des gens vis-à-vis de lui. Et surtout, s’il se coupait au monde extérieur, s’il n’était plus conscient que des gens se trouvaient autour de lui, alors eux non plus ne seraient pas conscients qu’il était là. Et surtout inconscients d’un quelconque problème le concernant. Il fallait penser comme un scientifique et logiquement, personne ne pouvait savoir.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mar 23 Sep - 23:09

Miranda venait de faire une énorme bêtise. Alors qu’elle commençait de s’expliquer, il avait trouvé le courage de lui faire remarquer que la comparaison de l’éponge n’était pas très flatteuse  mais à mesure qu’elle lui faisait par de ce à quoi elle avait pensé elle avait senti l’angoisse monter à nouveau, encore plus fort.
Une partie d’elle avait la sensation qu’il fallait crever l’abcès, mais c’était une erreur. En réalité, de quoi qu’il s’agisse c’était bien pire que tout ce qu’elle pouvait imaginer. Un instant elle resta là hébétée sans trop oser bouger, ni même respirer. Un autre geste pourrait faire voler la situation en éclat. Elle n'avait fait qu'entrevoir quelque chose. Elle ne pouvait rien s'imaginer de concret mais elle savait que c'était pire que tout ce que son esprit pourrait jamais concevoir. Elle avait déjà vu des gens se comporter de la sorte en de très rares occasions. C’était terrifiant d’autant plus que là, elle ne pouvait rien faire ou presque.
Elle avait la sensation que la chose qu’il voulait le plus là maintenant c’était disparaître. De quoi qu’il s’agisse c’était supportable tant que personne n’avait vu clair. Une fois transmis à quelqu’un d’autre cela semblait devenir tout bonnement inconcevable. Ce qu’elle avait vu n’était que le sommet de l’iceberg et en dessous se cachait comme un océan glacé qui l’immobilisait dans sa froideur.
Elle resta là sans savoir quoi faire alors qu’il faisait un effort visiblement très couteux pour calmer son souffle. L’esprit complètement vidé par la blancheur de la panique elle attendit que quelque chose d’horrible se passe sans comprendre vraiment quoi redouter. Il y eut un moment de complet silence dans la cafétéria déserte sous la lumière des néons où elle resta clouée sur place par la culpabilité. Quoiqu’elle ait fait,  c’était horrible, inconcevablement mal.
Qu’est ce qui lui avait pris ? Qu’est ce qui lui avait passé par la tête ? A présent que son esprit se remettait en route lentement, une petite voix à l’arrière de sa tête lui hurlait des paroles assassines.  Elle avait fait cela pour l’enfoncer c’était évident. Elle avait peur de lui et elle n’aimait pas devoir des choses aux gens alors il avait absolument fallut qu’elle montre qu’elle lui était supérieure. Sous couvert de vouloir l’aider, d’une fausse compassion toute feinte, elle l’avait enfoncé volontairement pour reprendre le dessus.
C’était chose faite. Avec des mots, soit disant gentils, ce qu’elle faisait au fond c’était assassiner les gens et les blesser comme dans « L’effort pour rendre l’autre fou ».  
Sur le moment elle avait eu l’impression que le fait que quelqu’un s’aperçoive de toute cela lui ferait du bien pourtant, sincèrement elle avait eu cette impression alors elle se défendait du mieux qu’elle pouvait avec cette idée contre le désespoir.
L’autre partie d’elle lui répondait que c’était ce qu’elle voulait se faire croire, après tout c’était toujours comme ça, elle se faisait toujours croire qu’elle était une gentille et une douce petite chose pour mieux cacher le fait qu’au fond elle était une véritable ordure.  Bravo, elle était belle la psychologue. Oh oups je vous balance à la figure tout ce qui vous fait souffrir mais pardon, j’ai pas fait exprès. Mais bien sûr… ça n’était pas crédible une minute.
La contre argumentation en sa faveur fit silence. Le tribunal de son esprit rendit son verdict : elle était coupable, coupable, coupable.
C’est cette pensée raisonnante qui la tira de sa torpeur. Quelque chose. Il fallait faire quelque chose pour réparer n’importe quoi. Elle avait rompu la glace qui le protégeait du monde. Elle ne pouvait pas le laisser comme ça seul et sans défense. Elle dit le premier truc qui lui passa par la tête… très vite et sans doute très maladroitement aussi. La voix lui rétorqua pendant qu’elle parlait qu’elle empirait les choses mais il fallait bien sortir de ce mutisme.

-Je sais pas… Je sais pas vraiment de quoi il s’agit... C’est pas comme si je… si je lisais les pensées ou que…

Elle s’interrompit parce que c’était idiot, ce qu’elle était en train de dire vraiment idiot. Ridicule elle était ridicule. Alors elle essaya autre chose même si rien ne trouvait grâce à ses yeux.

-Ridley… tout va bien aller vous savez…si je dis ça… c’est parce que... parce que vous m’avez posé la question…

« C’est ça trouve toi des excuses ! »  rétorqua la voix quelque part dans sa tête alors elle serra les dents. De toute façon quoiqu’elle dise c’était fichu il n’entendait rien du tout. Elle avait l’impression qu’il devenait comme transparent. Alors lentement elle s’approcha un peu.
Elle ne pensa pas à ce qu’elle allait faire. Ce geste était absolument interdit pour elle parce que trop dangereux. Elle ne devait pas toucher les gens parce qu’il s’en suivait toujours d’horribles choses, elle n’avait pas le droit de se laisser avoir de la sorte. Il y avait une exception pourtant, une seule. Elle avait le droit, quand c’était pour réconforter, quand il n’y avait aucun autre moyen de le faire. Et là les mots étaient inutiles ils rebondissaient sur lui sans l’atteindre. Alors doucement elle passa une main rassurante sur ses épaules y mettant toute la chaleur dont elle était capable. Le son lui sembla assourdissant et les sensations fourmillèrent dans la paume de sa main. Elle y était si peu habituée. Lentement elle lui caressa le dos comme le ferait une mère avec un enfant qui aurait peur. Elle n’avait pas appris cela de la sienne pourtant.  Où diable avait-elle appris à faire cela, elle qui n’aurait pas supporter qu’on le lui fasse sans mourir de terreur ?
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Mer 24 Sep - 11:39


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Désolé c'est plus court du coup...






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 Il avait plongé dans l’eau. Tête la première. C’était clair maintenant, bien que métaphorique. Jamais il ne le ferait réellement mais en se fermant au monde, les sensations se ressemblaient. Ses yeux ne distinguaient rien sauf des ombres, quelques jeux de lumières floues qu’il ne prenait pas la peine de définir, sur lesquels il ne mettait aucun mot, aucune sensation, pas de réaction. Pareil pour les sons qui semblaient trop étouffés pour lui parvenir. Ridley n’en sentait vaguement que les vibrations mais rien de plus. Non, se dire qu’il était dans l’eau était terrifiant. Alors il pensa à l’espace. C’était beaucoup mieux, l’espace. Pas un son, pas un bruit, pas un murmure. Il adorait aller dans l’espace, quitter la terre, l’atmosphère et se retrouver dans cet endroit vide et hostile si l’on n’était pas correctement protégé. Lui, il adorait ça, littéralement. Parce que ses ennuis semblaient rester au sol quand il décollait. Cette lourdeur sur ses épaules et son esprit, ce poids qu’il trainait n’était plus là lorsqu’il était en apesanteur. Malheureusement, ce n’était pas comme s’il y allait souvent non plus. D’autant que personne ne comprendrait son envie de « s’envoyer en l’air » aussi souvent. Et puis au moins, il n’y avait pas d’eau dans l’espace. Il pouvait l’observer de loin sans qu’elle l’atteigne, là bas sur Terre. Une Terre si énorme qu’il se sentait insignifiant lorsqu’il pouvait l’observer de l’extérieur. Il se rappelait de tout ce beau monde qui l’habitait et cela lui permettait de rester à sa place. Parce que malgré tout oui, il n’était qu’un humain parmi les humains. Et pendant qu’il  flottait là haut, il en oubliait que son corps était resté à la cafétéria, bien sagement, sans bouger. Sauf que ce n’était pas très pratique de s’être dérobé ainsi à la réalité.

Mais ensuite il avait senti quelque chose. Une pression sur son dos, légère mais suffisante pour l’alerter. Parce que lorsqu’on le touchait sans qu’il le voie ou sans qu’il en soit réellement conscient au départ faisait apparaître de vieux réflexes. Un toucher était toujours synonyme de danger dans une situation comme celle là parce qu’il ignorait ce qu’on allait lui faire. Cela pouvait aller des coups en passant par la noyade et entre les deux, tout pouvait arriver. Avant qu’il ne finisse en Russie il doutait qu’on puisse causer autant de souffrance rien qu’en le touchant mais en en ressortant, ses yeux avaient brutalement été ouverts face à tout ce qu’un contact pouvait causer par imprévisibilité. Le pire ayant tout de même été la nuit où il avait été tatoué. Honnêtement, il avait et considérait d’ailleurs toujours ça comme un viol même si le terme était certainement mal employé. En plus vu les conditions ça s’était infecté en prime… Bref, de quoi nourrir de bons cauchemars. Ridley tressaillit un peu, aussi perdu que s’il avait fait une chute de quelques kilomètres ou que s’il avait sorti la tête de l’eau. Il lui fallut quelques secondes pour se rappeler à peu près de la situation. Les paroles de Miranda en moins. Il se doutait ne pas avoir dormi du coup il tâchait de se mentir à lui-même en se faisant croire qu’il ignorait ce qui s’était passé. Allez, il fallait respirer calmement… éviter de faire comme s’il avait un hoquet intempestif, tout allait bien, c’était passé. Et Miranda ne faisait que lui frotter le dos, même si ça arrivait rarement, il aimait bien elle pouvait continuer si elle voulait. D’habitude c’était Harp qui le faisait quand ça allait pas trop, autant dire que c’était rare et n’arrivait qu’une fois l’an vu qu’il s’acharnait à ne rien montrer.

— Désolé, fut le seul mot qu’il trouva assez vite pour se remettre à parler à peu près correctement. Ça va… c’est rien…


C’était juste une petite absence. Autant mettre ça sur le coup de la fatigue. N’empêche, il s’en voulait un peu de s’être « enfui » de cette manière un peu lâche. Il aurait pu l’écouter et lui répondre quand même.

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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Jeu 25 Sep - 14:25

Il avait sursauté quand elle avait passé la main dans son dos. L’espace d’un instant elle crut qu’il allait se retourner, la plaquer au sol, la pointer avec une arme tellement il était tendu. Encore une fois elle avait vraiment l’impression de lui faire du mal alors elle baissa les yeux. Après tout, elle savait bien elle aussi à quel point une simple caresse pouvait faire mal, à l’esprit plus qu’au corps d’ailleurs. Mais elle se força à penser que celle-ci ne lui en ferait pas au final, quand il en comprendrait l’intention.
Parce que finalement ce sursaut l’avait laissé sans défense et elle avait la sensation que si elle le voulait, elle pouvait le rendre fou là maintenant, juste en continuant de parler de cette chose affreuse qu’il avait vécue et dont elle ignorait tout. Et plus le temps passait et plus son esprit chutait dans le vide en se demandant de quoi il s’agissait.

Un endroit où il y avait de l’eau et des escargots… C’était deux choses qu’elle appréciait plutôt, elle. L’eau l’avait toujours détendue et encore maintenant quand elle allait mal pour une raison ou une autre elle se plongeait dans l’eau chaude d’un bon bain. C’était encore mieux depuis qu’elle avait découvert les thermes du SCP.  Quand aux escargots, elle les avait toujours trouvés amusants.

Peut-être avait-il manqué de se noyer. Mais c’était sans doute pire que cela. Pour se replier sur soi comme ça, sans rien pouvoir dire ou exprimer, c’était quelque chose d’autre. A le voir comme cela le regard vide elle s’imaginait qu’il avait victime de quelque chose que quelqu’un lui avait voulu du mal intentionnellement. Juste après elle se demanda qui diable pourrait vouloir du mal à Ridley. Des tas de gens sans doute depuis qu’il occupait cette place. La question de savoir qui pouvait réellement s’en prendre à Ridley restait ouverte en revanche. Elle ne voyait pas comment une telle chose était possible. Il était le plus souvent ici, au beau milieu de nulle part, entouré par son service de sécurité et ses innombrables alliés.  Ici tout le monde le respectait et l’admirait.

Elle avait beau le voir là maintenant nageant dans sa terreur, luttant pour faire comme si elle n’existait plus, elle n’arrivait pas à s’imaginer qu’on avait pu avoir raison de lui à un moment donné, même temporairement. Il restait celui qui lui avait sauvée la vie, mieux que cela qui lui en avait rendue une où elle puisse se sentir bien. Il avait tellement de pouvoir et tellement de sang froid aussi. De quoiqu’il s’agisse ça n’était pas possible en un sens.

-Désolé, finit-il par dire.

Elle songea que si quelqu’un devait être désolé c’était plutôt elle, mais comme parler semblait être difficile elle le laissa terminer.

-Ça va… c’est rien…

Deux mensonges, assurément. Présentement il n’allait pas bien et ce à quoi il venait de penser maintenant était totalement inconcevable mais c’était tout sauf rien. Au contraire c’était énorme. Trop pour qu’elle puisse le mentionner à voix haute sans déclencher un cataclysme. Mais maintenant il fallait peut-être se taire alors elle souffla:

-Si vous voulez…

Elle ne cherchait pas à se moquer ou à lui montrer qu’il se trompait. Juste à dire que si il voulait en tout cas elle ferait comme si de rien n’était. Elle garda les yeux baissés même si elle doutait qu’il soit en train de sourire. En réalité elle se sentait honteuse, c’était de sa faute tout ça. Alors elle laissa un peu sa main dans son dos. Même s’il voulait que ça ne soit rien et qu’elle était d’accord, elle savait que ça ne serait jamais le cas.
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MessageSujet: Re: A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. [TERMINE]   Ven 26 Sep - 14:43


❝ A little chat under the moonlight... Oh wait, it's just the cafeteria's lights. ❞


HRP : Désolé c'est plus court du coup...






Miranda Smith
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♥♥♥

Maintenant qu’il était à peu près de retour dans la réalité, Ridley essayait de se rassurer, de calmer cette angoisse qui se terrait à l’intérieur de lui et semblait une nouvelle fois attendre le bon moment pour frapper. C’était surtout de cela dont il avait peur. Le fait de craquer, que ce soit devant les autres voire même tout seul, nourrissait une crainte qui ne s’estompait que lorsqu’il cessait d’y penser. Devant une personne, c’était hors de question, principalement parce que ce n’était pas quelque chose qu’elle avait à voir, qu’elle pouvait en profiter pour faire n’importe quoi où le raconter autour d’elle. Mais lorsqu’il avait la soudaine envie de s’isoler, il craignait de sombrer dans un état si grave, si vertigineux, qu’il deviendrait irréversible. Or, cela le rendrait incapable de travailler et de prendre des décisions correctement. C’était la dernière chose qu’il souhaitait. Et même si cet état n’était que temporaire, il ne le souhaitait pas. Être impuissant à gérer ce qu’il avait lui-même créé, ce qu’il était le seul à pouvoir maîtriser, ne lui plaisait aucunement.

— Désolé. Ça va… C’est rien.


Brièvement il ferma les yeux et inspira un bon coup. La lumière dans la cafétéria le rassurait, il pouvait s’y raccrocher, savoir que la réalité était ici et pas dans la noirceur de ses souvenirs bien qu’ils aient l’air réels et concrets la plupart du temps. Et puis Miranda était là également.

— Si vous voulez…


Elle semblait irradier d’une sorte d’aura apaisante qui l’aidait plutôt bien. Il s’en voulait un peu de l’avoir laissée voir des bribes de ce qui lui était arrivé. Et encore, peut-être en savait-elle beaucoup plus. En tout cas, il pensait ce qu’il disait. Il n’avait pas perdu la boule complètement devant elle donc tout allait bien et ce n’était effectivement pas grand-chose par rapport à d’habitude. Cela dit, il se doutait que c’était peut-être… impressionnant ? Angoissant ? Ridley se dit soudain que s’il avait été à sa place, il aurait complètement paniqué sans savoir quoi faire, aurait tout fait pour le secouer. Ce n’était pas lui qui connaissait cette situation qui devait être rassuré. Aussi bien ne montrait-elle pas son trouble. Raison de plus pour lui dire que tout allait bien.

Mais soudainement, toute l’attention ou le réconfort qu’elle lui donnait furent un peu beaucoup pour lui et en même temps, cela ne semblait pas être suffisant. Comme si ces sentiments s’échappaient d’elle pour qu’il les absorbe mais dans ce cas, et bien, elle n’en aurait plus pour elle alors qu’elle en avait sans doute besoin avec ce qu’il venait de lui faire subir, non ? Sans vraiment réfléchir au fait qu’il risquait de l’effrayer encore plus qu’avant, il pivota un peu sur sa chaise pour la serrer contre lui et poser sa tête sur son épaule. Pas trop fort pour ne pas lui faire mal mais suffisamment pour trouver une sorte d’équilibre entre les sentiments qu’ils semblaient s’envoyer l’un à l’autre. D’une certaine manière, il comprenait un peu de quoi elle voulait parler quand elle disait que les émotions la contaminaient mais cela n’expliquait guère comment elle pouvait en savoir autant. Même s’il ne voulait plus se rappeler de ses mots, le manque de réponse concrète restait en mémoire.

— Personne vous a rien dit sur moi alors, si ?


Après tout, il fallait avoir confiance. Si elle répondait par la négative il se devait de la croire, sans doute parce qu’il voulait plus que tout qu’elle ne soit pas au courant. Et si c’était oui, de un il allait mourir de honte et de deux cette personne passerait un mauvais quart d’heure.

© Halloween

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