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 Tout ça pour des Schtroumpfs...

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♕ The Rebel Princess ♕

I am
Âge : 24 ans
Rapports écrits : 4
Arrivé à la Fondation le : 26/04/2014
Localisation : Bureau de la sécurité
Est occupé à : consulter les videos de surveillance


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MessageSujet: Tout ça pour des Schtroumpfs...   Lun 5 Mai - 0:18




Tout ça pour des Schtroumpfs...





Nom de la mission : Exploration.
Mission n° : 257.
Date, heure et lieu de début de la mission : 28/04/2014, 14h52, Aéroport militaire de Las Vegas.
Date, heure et lieu de fin de mission : 28/04/2014, 18h13 Aéroport militaire de Las Vegas.
Groupe de combat envoyé sur les lieux : Express Effective Discreet (EED).
Chef de l’unité : Sarah Sullivan.
Ordre de mission : Repérer toutes traces suspectes de terrorisme et éliminer toutes menaces.
Mission menée bien : Oui.
Compte rendu rédigé par : Sarah Sullivan.
Contenu du rapport :
Le groupe de combat EED, constitué de huit soldats et moi-même a été envoyé non loin de la zone 51 avec pour mission de repérer une potentielle menace. Nous devions déterminer les causes liées aux perturbations survenues sur nos radars. Un jet militaire a été mobilisé afin de nous déplacer de la base principale à celle se trouvant à proximité du désert. Une fois sur place, un véhicule adapté nous attendait. La mission a donc pu débuter.  Après avoir parcourus quelques kilomètres sans trouver aucune traces suspectes nous sommes arrivé sur le point d’où provenait la plus forte intensité perçue sur les radars sans toutefois constater quelconque signe d’une explosion.  J’ai pris la décision de continuer les recherches à pied sur un kilomètre à la ronde. La mission touchait à sa fin, sans avoir trouvé de réponses quand nous avons pu voir, malgré l’horizon ondulante sous la chaleur, un groupe constitué apriori d’un civil, visiblement un scientifique à en juger par sa tenue, non armé et de quatre soldats ou personnels de sécurité armé. Nous sommes allé à leur rencontre afin d’obtenir des informations concernant leur présence si près d’une zone protégée. Après avoir présenté grade et ordre de mission, leur porte-parole, à savoir un homme de taille moyenne, peu menaçant, d’un humour douteux et peu conscient du sérieux de la situation, nous a expliqué appartenir à une organisation supervisant l’armée dans bon nombres d’affaires. D’après cet homme, tout était déjà sous contrôle et ils étaient déjà intervenus pour répondre aux problèmes rencontrés. J’ai dû exercer une remise à l’ordre sur sa personne suite à une réaction déplacé. Aucune violence n’a été à déplorer. Mes hommes et moi avons gardé notre position en attendant un contre ordre à notre mission. Le responsable du camp adverse, si je puis me permettre de le mentionner ainsi face à son absence de présentation et le manque d’information concernant son appartenance professionnelle, a contacté son supérieur afin de lui exposer la situation. Peu de temps après cette intervention, le capitaine Tronard m’a communiqué l’ordre de maintenir nos positions  grâce à notre dispositif de communication, en précisant que les personnes face à nous pouvaient représenter une menace qu’il y aurait peut-être lieu d’éliminer. Immobile nous sommes donc restés. Vingt-six minutes se sont écoulées avant que la voix du capitaine ne résonne dans mon oreillette m’exposant les informations suivantes : leur responsable se nommait Ridley Moran et ils faisaient partie d’une organisation opérant secrètement au niveau mondial. Aucunes données supplémentaires n’étaient disponibles. L’explication concernant les perturbations survenues sur nos radars était une expérience « classique ». Le capitaine m’a demandé de patienter un moment, négociant plus amples informations. Une procédure d’évacuation depuis un hélicoptère en plein vol afin de tester de nouveaux dispositifs d’éjection a été mentionnée. L’ordre de rentrer à la base m’a aussi été donné. Un échange de politesse à eu lieu, lequel a déclenché une hostilité des deux côtés. Cette rencontre s’est finalement soldée par un retour au hangar contenant notre jet. La mission a donc pris fin et était classé avec succès.




Mon rapport était bouclé, signé et envoyé à mon supérieur dans la soirée. Je pouvais enfin souffler. Cette mission n’avait pas été des plus compliqué que j’eu à gérer mais si l’armée se satisfaisait de ça, moi pas. Malheureusement je ne pouvais donner mon avis sur la question et de toute façon, le dossier n’attendait plus que mon rapport pour être archivé. Il n’y aurait jamais de suite. Mais je ne pouvais rien y faire alors j’avais juste pris ma veste et j’avais quitté mon petit bureau qui prenait de plus en plus la poussière depuis qu’on m’en avait confié la responsabilité. J’étais un hom… Une femme de terrain. A force de travailler avec des mecs, j’en oublie parfois que je ne fais pas partie de cette gente. Quoi qu’il en soit, je ne voulais pas d’une vie assise derrière un bureau en bois brillant à remplir des dossiers. Je voulais de l’action et c’est ce que j’avais au jour d’aujourd’hui. Tant que je ne montais pas en grade. Seulement, mon supérieur m’avait bien fait comprendre qu’avec mon niveau, si je désirais poursuivre dans une carrière militaire classique j’allais forcément me retrouver dans une pièce climatisée. J’avais donc fait une demande pour intégrer les commandos, sans avoir pour l’instant obtenu de réponse.

Marchant sur le bitume encore humide de la dernière averse, je parcourais la nuit tout juste tombée, profitant de ce calme pour penser à autre chose que l’armée. A ne pas se méprendre, j’adore y être, c’était là qu’était ma place. Mais par moment, quand vos supérieurs jouent les autruches et vous ordonne de faire une chose contraire à vos principes, il est nécessaire de prendre du recul. Et en générale, je le fait devant un verre avec quelques amis, mais ce soir je n’en avais pas envie. Je voulais sortir de la base, retrouver le monde extérieur, celui qui n’est pas conscient de la dureté de la vie et m’enfermer dans mon appartement pour écouter le silence sans penser à rien.

C’était d’ailleurs ce que j’avais fait. Une fois chez moi je n’avais même plus la motivation de me faire à manger alors j’avais simplement consulté mes mails dans l’optique d’éteindre ensuite mon ordinateur et aller dormir. Seulement il y avait ce mail. Il m’était adressé, aucun doute, mais ce qui avait retenu ma curiosité c’était la mention « TOP SECRETE » dans le titre, également suivis d’un smiley. Sans doute était-ce important mais le côté sérieux avait vite était oublié par ce petit bonhomme jaune. Bizarrement, ce mail me rappelait ma mission de l’après-midi. Coïncidence ? En plus, ce genre d’annotation sur mon compte de l’armée ne m’aurait pas apparu étrange mais là, j’étais sur mon mail personnel.  Curieuse j’avais ouvert le courriel et commençais ma lecture, même si ce simple geste allait à l’encontre des règles de sécurité. Mais vu l’heure,  je n’avais plus la tête à réfléchir aux risques que cela pouvait encourir et puis, mon ordinateur était protégé au cas où contre un quelconque virus.



Chère Mademoiselle Sullivan,

Inutile de me présenter dans les détails puisque nous avons déjà fait connaissance, je suis le Docteur Jack Bright, spécialiste en bio-ingénierie entre autre. J’ai eu le plaisir de vous côtoyer cette après-midi lors de votre mission  de repérage, malgré les conditions climatiques et disons, de notre rencontre n’étaient pas favorable.

Comme vous avez pu me le faire remarquer, l’explication fournis n’était pas des plus crédibles mais elle a satisfaite l’armée. Par contre, j’ai bien vu votre insatisfaction personnelle. Ce qui a pu démontrer votre force de réflexion et aussi votre détermination suite à vos aveux concernant vos supérieurs. N’ayez crainte, je ne prends pas contact à ce jour pour vous prévenir d’une quelconque forme de chantage mais plus pour une demande d’embauche.

En effet, un poste c’est libéré suite au départ d’un de nos comparses et nous avons donc une place vacante au sein de notre organisation. D’après les recherches que j’ai mené sur vous, vous m’en excuserez par ailleurs, j’apprécierais fortement vous avoir dans nos rangs.

Nul besoin de discuter salaire car de toute façon, le nôtre seront forcément plus élevés que celui que l’on vous verse en ce moment. Par ailleurs, ce n’est pas l’argent qui vous motive, vos comptes en banques le démontrent suffisamment.

Non, si je devais vous fournir des arguments afin de vous décider pour notre organisation, j’évoquerais plutôt le fait que dans notre structure, vous aurez une place prestigieuse et votre avis pourrait avoir un impact sur nos décision. Une activité au cœur de l’action vous sera proposée, avec bien évidemment des responsabilités et la possibilité de vous épanouir professionnellement parlant.

Retenez juste une chose, mademoiselle Sullivan, les postes dans notre structure ne sont pas offertes au premier venu et si je vous contact c’est parce que nous désirons fortement bénéficier de votre présence dans nos locaux.

Si vous vous voyez intéressée par cette possibilité d’avenir, n’hésitez pas à me contacter par mail à l’adresse indiquée en pièce jointe.  Cette offre est limitée dans le temps, j’attends votre réponse dans les plus brefs délais.


Docteur Jack Bright.

PS : Comme indiqué par la mention « TOP SECRET », toutes informations contenues dans ce mail reste confidentielles. Par ailleurs, ce mail s’effacera de toute base de données dix  minutes après son ouverture. Toutes divulgations de données pourront entrainer des poursuites et des sanctions.


Des fois que les voies informatiques mettent
trop de temps, voici mon numéro personnel :
███-███-██32 ;D



Ok, plus dingue que ça on ne pouvait pas faire. Je partais en mission des plus basiques et j’en ressortais avec une offre d’embauche ? Qui plus était, dans une organisation top secrète ayant plus d’influente que l’armée. Je devais halluciner. Et puis, ce Jack Bright, c’était donc le type que j’avais vu dans le désert ? Le présumé civile ? Tout d’un coup il ne me semblait plus tellement être le type sans défense que je pensais et je comprenais mieux pourquoi il était le seul sans arme. Les quatre autres avaient pour mission de le protéger.  Honnêtement, je ne savais pas quoi en dire. La proposition était intéressante et l’étroitesse d’esprit de l’armée sur certaines affaires avait le don de me taper sur le système. Seulement, concernant cette organisation il devait bien y avoir un truc caché. Tout semblait trop parfais. Plus influant que l’armée, mieux payé, un bon poste… Il fallait que je réfléchisse.

Laissant cette pensée dans un coin de ma tête j’étais partie me couché, la nuit porte conseil d’après le proverbe. J’espérais seulement avoir le temps de prendre la bonne décision et  de ne pas rater une occasion qui, à mon avis ne se présenterait pas deux fois.

Les jours qui suivirent, globalement tout avait été calme. J’en avais profité pour m’entrainer et songer à la demande du docteur Bright. Pesant le pour et le contre. Les points positifs étaient bien sûr que mon avis serait entendu et pris en compte, que c’était une occasion assez exceptionnelle mais aussi que là-bas, je pourrais certainement être plus moi-même. A l’armée, on nous oblige à nous oublier nous-même, privilégiant la patrie à notre propre pensée. Pour le côté négatif on pouvait clairement parler du fait que je savais a quoi m’en tenir avec l’armée, pas avec cette organisation dont je ne connaissais même pas le nom. Et puis, je devrais certainement organiser ma vie autrement, oublier mes amis, changer de vie. Le voulais-je vraiment ?

Mon directeur m’avait convoqué pour me parler de la mission 257 et savoir si lors de ma discussion avec le Dr. Bright j’avais pu obtenir des informations supplémentaires. Malheureusement, je n’avais pas pu satisfaire sa curiosité. Seulement, alors que je pensais qu’il allait me renvoyer simplement il a fait tout le contraire. Après m’avoir proposé de m’installer, il a entrepris de me confier ce qu’il savait. Il me faisait assez confiance pour me parler d’un sujet que très peu connaisse.

- Tout d’abord, Sarah, dis-toi que ses informations, je suis le seul sur la base à les connaitre. Mais comme tu as eu le privilège si je puis dire de rencontrer un de leur représentant, je pense que tu mérites d’en savoir un peu plus. Tu es mon meilleur élément après tout.

Mon estomac s’était noué à cet aveu. Il m’annonçait cela alors que moi, j’hésitais à le quitter lui et l’armée. C’était un peu les trahir quelques part, même si je travaillerais encore pour les Etats-Unis.

- Cette organisation est donc top secrète et porte officiellement le nom de SCP. Pour Secure Contain Protect. D’après les informations que j’ai pu obtenir depuis quelques années, ils s’occupent de toutes les affaires qui paraissent suspectes. Disons que lorsqu’un truc se passe et que le reste du pays est perdu c’est eux qu’on appelle. Quand ils ne sont pas déjà là. Leur dirigeant s’appelle Ridley Moran et travaille avec des personnes issues de tous les corps de métier. Ça nous le savons car pas mal de personne disparaissent des registres où la mention « top secret » apparait. Concrètement, ça fait peu de données mais c’est déjà énorme compte tenu du nombre de démarches qu’ils mettent en place pour qu’aucunes infos ne circulent.

Le SCP donc. Je n’étais pas beaucoup plus avancé mais quand même. Je savais maintenant pour qui j’allais peut-être travailler. Son supérieur était resté silencieux, tout comme moi pendant un moment puis il avait soupiré.

- Tu seras certainement impliqué dans bon nombre d’affaire qui nécessitera de nouvelles rencontres avec leur représentant. Ils sont de plus en plus présent ces derniers temps et personne ne sait qui ils sont vraiment. C’est assez dérangeant… Bref, si j’obtiens d’autre infos je te les passerais, sinon c’est tout, tu peux disposer.
- Bien. J’ai fini ma journée, je quitte donc la base.

Il avait simplement hoché la tête et après un salut militaire j’avais quitté son bureau. Le temps de rentrer, un nombre incalculable de questions s’étaient posé dans mon esprit et j’avais finalement décidé que la curiosité allait l’emporter en plus de toutes les autres motivations. Sitôt rentrée j’avais rédigé un mail à l’attention du Dr. Bright lui communiquant ma réponse.  J’avais hésité un long moment mais ce mail était finalement parti. Je ne pouvais plus reculer. De toute façon, un militaire ne recul jamais.

Trois jours c’étaient écoulés avant que j’ai des nouvelles. J’avais continué de travailler normalement sans me poser de question. Je croyais presque à une blague d’ailleurs. Jusqu’à ce vendredi où j’étais sortie pour manger, seule pour une fois et que je l’avais vu. Jack Bright. Il était là, dans une tenue décontractée et tout sourire à l’autre bout de la rue. Il m’avait salué de la main avant de me rejoindre. Je ne m’attendais pas à le voir, pas ici, pas maintenant. Et puis, ça semblait si irréaliste que de le voir là alors que lors de notre dernière rencontre nous étions dans le désert, dans un cadre plus professionnel et surtout que des hommes armés se trouvaient tout autour de nous. Là il n’y avait que des passants inquiets de trouver un lieu pour se restaurer avant de continuer une journée de travail.

- Bonjour mademoiselle Sullivan !
- Docteur Jack Bright.
- Appelez-moi Jack seulement !
- Bien.

Il s’était tapé le front du plat de  la main en protestant contre mes réponses trop formelles. Je ne savais pas trop comment me comportais en réalité. Même s’il semblait détendu, il restait mon potentiel employeur. J’avais poussé un petit soupire en détournant le regard, attendant la suite des événements. J’avais senti son regard peser sur moi un instant avant de le sentir me tirer par le bras dans un geste étrangement familier. Je n’étais pas habitué à ce genre de démonstration et encore moins de la part d’un type que je connaissais à peine. L’envie de me dégager m’avait bien effleuré l’esprit mais sans trop savoir pourquoi je ne l’avais pas fait

- Aller, venez, je vous invite pour manger.
- Pardon ?
- Vous avez répondu à mon mail non ?
- Exact, mais…
- Eh bien, on ne va pas en parler au milieu de la rue ! En plus, j’ai faim et puis c’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur vous.

Je lui avais souris en me laissant entraîner. Sa présence semblait à elle seule détendre l’atmosphère que je sentais tendue à la base. Peut-être était-ce son ton jovial, son sourire un peu enfantin ou alors la bonne humeur qui émanait de lui mais quoi qu’il en soit, je commençais à l’apprécier. Je n’aurais probablement pas dû.

- Comme si vous ne saviez pas déjà tout sur moi, n’est-ce pas ? N’essayez pas de me faire croire que vous n’avez pas fait toutes les recherches possibles sur moi avant cette rencontre.
- Mince, grillé ! J’avoue, je suis désolé. Disons alors que ça me permettra de profiter de votre compagnie dans de bonnes conditions ?
- Ça me va. Dites juste au tireur d’élite de bien réfléchir avant de tirer si nous devons nous rendre dans un lieu public et un espace restreint.

Il avait semblait vexé par cette remarque malgré le sourire que j’affichais. Son regard s’était un peu assombrit aussi.

- Qu’est-ce qui vous fait dire qu’il y a des tireurs ?
- Ce n’est pas le cas ?
- Si. Seulement deux. Mais comment les avez-vous repéré ?
- Instinct.
- Où sont-ils ?
- Un sur le toit du bâtiment au nord là, il a un secteur de tire assez large lorsque nous sommes en extérieur. Le deuxième doit être dans un bâtiment au sud, certainement celui-là. Il y beaucoup d’appartements vides ce qui facilite les choses. Son angle de vue et plus prononcé si nous allons dans un de ses restaurants, de ce côté de la route. Je suppose donc qu’il y a déjà une réservation à votre nom dans l’un deux.

L’expression qui marquait son visage m’avait fait sourire. Ses yeux brillants exprimaient son admiration, ses lèvres légèrement entrouvertes montraient sa convoitise à mon égard, les gestes nerveux de ses mains son excitation et le fait qu’il sautillait sur place me prouvait clairement qu’il allait dire un truc qui me ferait rire.

- Vous êtes formidable ! Vous avez tout juste ! Mais, comment vous faites ?
- L’expérience je pense.
- Han c’est géniaaaal ! Encore mieux que dans les films !

Je lui avais juste sourit tandis qu’il me tenait la porte d’entrée du restaurant. Après qu’un serveur nous ait  installés et qu’il ait pris notre commande, nous avions pu parler. Notre table était située dans un petit box isolé, à proximité d’une sortie de secours. Coïncidence ? Non, impossible. Tout était organisé. Après tout, j’étais quand même avec l’un des co-fondateurs de l’organisation la plus influente du pays, selon les dires de Bright. Nous avons un peu discuté des différences qu’il y aurait entre mon travail actuel et celui qu’il me proposait, sans trop rentrer dans les détails en attendant nos plats. Une fois servi, il avait refusé de m’en dire plus, préférant privilégier une discussion « normale » le temps que nous mangions. Je lui avais donc parlé de ce que je faisais pour m’occuper en dehors du travail et constaté que nous avions certains passe-temps en commun notamment les jeux en ligne, comme Battlefied. Au cours de la discussion on avait finalement décidé de se tutoyer. Bizarrement, ça ne m’avait pas dérangé. Si on oubliait tout ce qui touchait au côté professionnel, Jack était un type cool. Son humour que je pensais un peu douteux était en réalité assez proche du mien et je redoutais le pire si j’acceptais son offre. Du moins, je pensais que je pourrais m’amuser pas mal mais que ça serait très probablement au détriment de certain.

Après avoir fini notre dessert, je l’avais vu arborer une attitude assez sérieuse. Enfin, plus que jusqu’à maintenant. Il avait sorti des papiers de sa poche. Ils étaient un peu froissés mais cela ne semblait pas l’inquiéter. Bright avait posé un stylo sur la paperasse puis croisé les bras.

- Ça c’est ton contrat. Si tu le signe je pourrais te raconter tout un tas de chose confidentielle.  Bien sûr, si tu les divulgue à qui que ce soit, toi et cette personne mourront. En signant tu t’engages à travailler pour nous et ça pour le reste de ta vie. Je ne peux pas t’en dire plus mais il faut que tu saches aussi que les risques de mourir prématurément, surtout dans la sécurité sont plus élevés au SCP que dans l’armée.
- Je m’en doute. Donc si je signe, c’est presque comme si je vendais mon âme ?
- C’est exactement ça ! D’ailleurs, je me bats avec Ridley pour qu’il ajoute cette mention au contrat mais il refuse catégoriquement !
- C’est une erreur, il faudrait le rajouter c’est un bonne idée je trouve, lui avais-je répondu avec un sourire amusé.
- Oh je t’aime déjà toi !
- Je pense qu’on peut dire que moi aussi, puisque je compte m’engager pour poursuivre ma vie dans une organisation ou je devrais te supporter tous les jours.
- C’est que tu comprends vite… Je suis tout aussi ravie que toi très chère Sarah.

Après un long soupir j’avais fini par signer alors que Jack sautillait sur sa chaise. Après, une fois le stylo reposé, il en avait presque bondit pour me serrer dans ses bras, en signe de bienvenue selon lui. Je supposais fortement qu’il voulait aussi en profiter pour me tripoter un peu. Quand il s’était écarté et qu’il avait repris sa place, il m’avait lancé un regard presque triste.

- Tu fais partis de la bande maintenant et c’est cool mais ça implique aussi que tu quittes tout ce que tu as et ce que tu connais. Ta famille, tes amis, tes collègues, ton copain si tu en as un, tout… Normalement, après tes adieux tu n’as plus le droit de prendre contact avec eux, pour ne pas les mettre en danger tu vois. Beaucoup désire en savoir plus sur nous et ils sont prêts à tout pour obtenir un peu d’information. Pour éviter tous risques, tu vas devoir te couper de tout le monde, j’en suis désolé. Je sais que c’est dur mais c’est pour leur bien.
- Je comprends. De toute façon, je n’ai de contact avec ma famille que lorsqu’ils versent de l’argent sur mon compte. Les seuls amis que j’ai sont aussi mes collègues donc ça raccourcis la liste.
- Pas de petit copain ?
- Pourquoi, ça t’intéresse de prendre cette place ?

Jack avait réagi de façon totalement contraire à ce que j’aurais pensé. Il avait rougit d’un coup et tourné la tête en grommelant des choses incompréhensibles. Il parlait rapidement et semblait assez gêné de ma question. Je le trouvais assez mignon comme ça. Il avait même changé de sujet, me parlant de ma fonction au sein de la « Fondation ». C’était la base principale du SCP et l’endroit où j’allais bientôt vivre. Je disposais d’une semaine pour faire mes affaires et mes adieux. Il s’était engagé de son côté à prévenir l’armée de ma démission et de s’arranger pour mon appartement. Ce qui m’arrangeait bien.


+++


Le vendredi de la semaine d’après, je me trouvais à l’aéroport de Palm Beach, attendant des nouvelles de Bright. Mes bagages avaient vite été fait et j’avais profité de ces quelques jours pour rendre visite à mes parents. Ils étaient assez occupés donc ça avait été dur de les voir. Mais j’avais finalement réussi et pour parfaire mon départ je m’étais arrangé pour faire éclater une dispute. Bien sûr, cela me rendais triste mais c’était mieux ainsi. Je les savais rancuniers alors comme ça j’étais sûre qu’ils ne chercheront pas à reprendre contact.

Un agent du SCP était venu me rejoindre au point de rendez-vous, m’indiquant que le docteur Bright avait été retenu à la fondation et que c’était donc lui qui me guiderais jusqu’à Jack. Car visiblement ce dernier avait insisté pour être prévenu dès mon arrivé. Etrange. En même temps, cet adjectif correspondait bien au scientifique.

Un jet privé avait été mobilisé pour nous emmener au Groenland, car oui, la fondation du SCP se trouvait là-bas. Je n’avais eu cette information que grâce à ma curiosité qui m’avait poussé à écouter la conversation du pilote avec l’agent Rob, celui qui m’accompagnait.

On nous avait finalement donné l’accès au jet et l’appareil avait enfin décollé. Le trajet fut long et je m’étais même assoupi.

Lorsque j’avais senti que nous nous étions arrêtés, j’avais ouvert les yeux pour découvrir une immense étendue d’un blanc immaculé. Seul des bâtiments faits de bétons, d’acier et de verres dépassaient du sol, contrastant avec la pureté de la neige. Je restais émerveillée par ce changement d’horizon et lorsque j’avais posé le pied à terre, le froid m’avait provoqué un violent frisson malgré mon épaisse veste. Alors que je promenais mon regard sur chaque parcelle de terrain, j’avais soudain entendu une voix qui m’était désormais familière. Celle de Jack Bright.

- Hey, Sarah ! Content de te revoir ! Tu as fait bon voyage ?
- Bonjour. Très bon, merci.
- Génial ! Dis, ça te tente un petit tour de la fondation ?
- Il faut d’abord que je pose mes affaires, non ?
- Ah oui, tu as raison. T’inquiète pas pour ça, Rob va les emmené dans ta chambre.
- Je ne suis pas ton chien Bright, avait grogné le concerné.

Le scientifique n’avait pas tenu compte des protestations de l’agent Rob et m’avait entrainé vers le hangar qui contenait des armes spéciales selon ses dires. Il voulait me montrait à quel point il savait bien les manier même si je n’étais pas certaine qu’il ait vraiment l’autorisation pour ça. Une fois sur place il s’était comporté comme un ninja, marchant sur la pointe des pieds et m’ordonnant de faire pareil. Cela m’avais bien fait rire et malgré la petite voie de la conscience qui me hurlait de ne pas le faire, je l’avais imité jusqu’à entrer dans une pièce remplie de grosses armoires en ferraille cadenassées. Forcément, Bright savait où étaient les clés et il avait ouvert une des lourde porte. Il avait ensuite sorti un flingue dont je n’aurais pu dire le nom. En l’examinant de plus près, j’avais pu constater qu’en effet, ce genre de pistolet n’était pas un model sorti dans le commerce. J’avais bien sur tenté de questionner Jack mais il était resté évasif, préférant me montrer sa précision. Autant dire que son score était plus proche de zéro que de d’autre chose. Mais en attendant, on avait bien rigolait à ce moment, jusqu’à ce qu’un gars arrive en hurlant que nous n’avions rien à faire ici. Je pensais que Bright allait me présenter ou un truc du genre, mais non. Il m’avait simplement pris la main et dit de courir en m’entraînant à sa suite.

Au final, on avait tapé un sprint – je l’aurais d’ailleurs battu si on avait été en compétition, au bout de trois cents mètres il ralentissait et était à bout de souffle – et nous étions arrivés près de la tour de contrôle. Là encore, Bright avait foutu la pagaille en débarquant, hurlant qu’un de leur satellite avait disparus et en courant à travers la pièce, les bras en l’air. L’hilarité m’avait une fois de plus gagné alors que j’étais restée adossée au montant de la porte au cas où nous devrions a nouveau nous enfuir. Ce qui avait bien évidemment été le cas une fois qu’ils s’étaient rendus compte que c’était une énorme connerie.

Une fois de plus haletant, on avait finalement décidé de calmer le jeu en allant faire un tour à la cafétéria. Mais même là, il avait trouvé le moyen de faire l’imbécile en dansant sur les tables presque vides à cette heure de la journée – 15h47 – et en parlant à une machine à café. Le plus étrange n’était pas qu’il passait pour un cinglé, non, c’était que la machine répondait à la conversation grâce à un panneau lumineux qui affichait des lettres afin de former une phrase totalement réfléchit. C’était impossible que ça soit des réponses automatiques ! Mais là encore, quand j’avais voulu lui poser des questions, Jack avait répondu que ça n’était pas le moment et m’avait entrainé dans un couloir. Celui des bureaux. D’après lui, c’était le chemin le plus simple pour y aller au sien et sans se faire repérer. Et effectivement, il n’y avait personne, tout était désert.

En entrant dans le couloir, j’avais la nette impression que nous n’allions pas simplement traverser bien sagement. Et j’avais raison. Le scientifique dont je doutais de plus en plus de son intellect, avait subitement décidé vouloir manger des Schtroumpfs. Et forcément, il savait ou en trouver.  Il a ouvert une porte sur la droite en assurant que ça ne risquait rien, que le propriétaire ne devait pas être là… Sauf que si. Il était là. Assis dans son fauteuil, derrière son bureau, une immense pile de document posé devant lui et un des bonbons que Bright convoitait à la main. Ce premier jour ne pouvait pas être mieux, d’autant qu’à un rapide coup d’œil à  l’inscription sur la porte, j’avais pu lire « Ridley Moran ». Et je savais qui était ce type. Franchement, c’était une formidable entrée en matière, je devais l’avouer.

fiche codée par Empty Heart
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MessageSujet: Re: Tout ça pour des Schtroumpfs...   Lun 12 Sep - 16:14


❝ Tout ça pour des Schtroumpfs ❞


HRP : Je peux même pas m'excuser du retard parce que ça remonte à des années... je suis navrée, c'est tout '-'






Sarah Sullivan
Code couleur : #ff3399

Depuis la mort de leur chef de la sécurité, les dirigeants du SCP avaient été pas mal emmerdés. Surtout Ridley, qui s'était retrouvé avec ce double poste le temps qu'une solution soit trouvée. En plus de gérer toute la Fondation, il lui fallait à présent gérer tous les problèmes de sécurité et planifier les rondes des gardes ou envoyer telle ou telle unité pour une expérience. C'était l'enfer. Lui qui avait la manie de vouloir tout gérer et ne rien léguer commençait à regretter. Mais ils n'avaient pas le choix, tant que personne ne se présentait. Bien évidemment, quelques gardes hauts placés pouvaient être formés mais cela prenait du temps. Et de toute façon, Bright avait balayé toutes ces possibilités d'un revers de la manche, comme si elles n'existaient pas. Les chefs de sections étaient furieux contre lui ; ils étaient les plus qualifiés pour ce poste mais le chercheur en avait décidé autrement, il semblerait que ça soit quelqu'un d'extérieur à la Fondation qui ait été choisi. Ridley avait été mis devant le fait accompli quand les membres de la sécurité étaient venus dans son bureau, rouges de colère. Il avait passé des heures à essayer de les calmer et de leur faire comprendre que ce poste n'était pas si bien que ça. Il ne savait même pas si c'était la réalité ou non. Lui n'avait que le côté administration, donc il trouvait ça peu attrayant, mais il n'y avait pas que ça. Et puis, chef de la sécurité, c'était beaucoup de responsabilités.

Embaucher une fille de l'armée, extérieure à la Fondation, était pure folie mais Bright n'avait jamais été réputé pour être sain d'esprit. Elle ne savait rien de l'endroit, des expériences qui y étaient conservées ou du mode de fonctionnement de la sécurité ici. Et pourtant, elle allait venir. Pour conforter le personnel de la sécurité, il avait été décidé qu'elle serait entraînée et formée par eux, qui connaissaient déjà toutes les ficelles du métier. Une formation qui risquait d'être intensive, ils n'avaient pas l'air de vouloir lui faire de cadeaux. Jack n'aurait en tout cas, pas l'autorisation de s'en mêler, il en avait assez fait. Ce n'était pas de la faute de cette Sarah mais avec les militaires extérieurs, peu importe d'où ils venaient, Ridley et la Fondation dans sa globalité se méfiaient. Rien ne garantissait qu'elle ne soit pas une espionne. Ainsi, tous ceux qui intégraient la sécurité se faisaient surveiller de façon très intensive pendant un temps qui leur était indéfini et de nombreuses vérifications de contrôle étaient faites au cours des années qui suivaient. Est-ce que Jack avait seulement averti cette fille des règles érigées à la Fondation où il devait s'en charger quand elle serait arrivée ? En mode "ah bah vous savez, si vous partez, on vous tue... mais comme vous êtes là, vous ne pouvez déjà plus partir, navré. Vous allez vivre ici et mourir ici, bienvenue parmi nous." Tout ça parce que chaque fille qui lui résistait lui faisait faire des bonds… D'accord, Ridley exagérait un peu. S'il ne l'avait pas avertie et qu'elle souhaitait faire demi-tour, ça serait avec un amnésiaque et elle oublierait à jamais tout ce qui s'était passé. Il aurait juste davantage de paperasse et de réarrangements à faire avec l'armée. Encore. D'après Jack, elle avait signé le contrat, donc techniquement elle était au courant. C'était déjà ça.

Ridley n'était donc pas ravi de cette arrivée sur le fait, non programmée et non acceptée par les hauts placés. Mais il allait lui laisser sa chance, après tout. Ce cher Jack Bright, en revanche, allait s'en prendre plein la gueule. Peut-être pas devant elle, mais en réunion de service. Si lui aimait l'ordre, Gears l'adorait, le vénérait. A ses yeux, on respectait les règles ou on mourrait. Il allait falloir le retenir pour qu'il ne le tabasse pas. Clef allait défendre son collègue adoré et tout le monde finirait par enjamber les tables pour se mettre sur la tronche. Tout ça pour une nouvelle recrue avec un des postes les plus importants à la Fondation. Une nouvelle recrue qu'on connaissait via son profil Facebook. C'était bien pour cela qu'elle devrait d'abord faire ses preuves avant de pouvoir participer aux grandes réunions où toutes les procédures les plus secrètes étaient discutées. Elle serait donc chef de sécurité apprenante sur le papier, si tout se passait bien, deviendrait réellement leur nouvelle chef de la sécurité, mais en attendant qu'elle fasse ses preuves, il allait devoir continuer de gérer lui-même. Personne ne lui ferait de cadeaux et certains allaient même essayer de la démonter. Il tenait à lui parler de ça en privé, la prévenir de ce qui l'attendait. Si Bright n'avait pas fait son boulot et qu'elle souhaitait partir une fois prévenue, il ne pourrait s'en prendre à lui-même. En attendant, tout le monde était sur son dos pour qu'il règle cette affaire au plus vite. S'il était du côté de cette nouvelle arrivante et souhaitait lui laisser sa chance et la possibilité d'innover tout ce qui touchait à la sécurité ici, il espérait ne pas commettre d'impair. Il avait de toute façon expressément demandé à Bright qu'il la lui amène. C'était soit ça, soit il ne sortait pas la chercher en Floride comme il l'avait si fortement demandé.

Bien sûr, une fois le jour fatidique arrivé, Ridley avait déjà été appelé deux trois fois concernant Bright et ses bêtises ainsi que par son accompagnatrice blonde que personne n'avait jamais vu. Il s'était donc préparé psychologiquement à être l'une des prochaines victimes de ses blagues de mauvais goût. Il n'avait pas attendu bien longtemps pour entendre une voix tonitruante venant du couloir s'approcher de façon menaçante de la porte de son bureau. Qu'il avait ouverte à la volée. Malheureusement et contre tout ce qu'il voulait affirmer, Ridley était bien présent dans son bureau qu'il ne quittait jamais. C'était mieux d'avoir un public pour ses bêtises.

— Ah non hein ! s'était écrié Ridley en attrapant son bocal de schtroumpfs adorés pour le serrer contre lui. Ils sont à moi !


Il avait ensuite avisée la nouvelle venue qui l'accompagnait. Si Bright voulait qu'il se ridiculise, il n'en était pas loin. Il avait donc finalement éloigné le bocal de son collègue pour qu'il ne vienne pas lui en piquer afin de débuter une conversation de bienvenue polie et comme il fallait. Elle semblait si jeune, c'était fou. Il ne serait même pas étonné qu'elle le connaisse déjà.

— Sarah Sullivan je présume ?


Si Jack pouvait avoir l'amabilité de sortir pour les laisser discuter entre deux jeunes gens civilisés (bien que lui ne soit plus si jeune que ça avec sa quarantaine d'années au compteur), ce serait bien. Mais ce dernier allait sans doute vouloir ses schtroumpfs en échange, quel cruel chantage.

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