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 La tête dans les étoiles [Pv Miranda ♥]

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MessageSujet: La tête dans les étoiles [Pv Miranda ♥]   Dim 1 Jan - 22:53


❝ La tête dans les étoiles ❞


HRP : Quoi de mieux qu'un long RP bien sadique pour commencer l'année ! J'espère qu'il te plaira !






Miranda Smith
Code couleur : #6666ff
♥♥♥

Ces deux derniers jours, Ridley avait dû répondre à beaucoup de questions. Après deux semaines de travail, il était parvenu à se libérer une soirée sans culpabilité. Ce n'était pas sans soulever une certaine suspicion chez ses collègues. Harp était plutôt content car il croyait dur comme fer à l'excuse du chercheur ; qu'il pensait à sa santé et se reposait. Bright, quant à lui, jubilait, certain que son mail de la dernière fois avait déclenché quelque chose. A vrai dire, il n'avait peut-être pas tout à fait tort. Il avait réservé l'observatoire et le simulateur d'apesanteur  à partir de 21 heures pour son utilisation personnelle, d'où les questions de ceux qui y travaillaient sur ce qu'il comptait bien faire. Mystère et boule de gomme. Car en effet, Ridley ne comptait pas se reposer ce soir-là, mais bien retrouver Miranda à qui il avait proposé un nouveau rencard, à peine la date de son soir de congé posée. Comme il ne quittait pas, il lui avait envoyé un mail. Les premières vraies nouvelles qu'il venait prendre depuis deux semaines en fait, car il n'avait pas osé la déranger avant. Avec tout ça, il avait presque oublié qu'il avait l'autorisation de la tutoyer.

Bonjour Miranda,
J'espère que tu vas bien depuis la dernière fois. Je viens t'annoncer la bonne nouvelle de ma libération de la tyrannie du travail bureaucratique. Je me suis libéré une soirée pour dans deux jours (samedi donc, je précise selon l'heure ou le jour où tu liras ce mail), le temps de tout organiser. Est-ce que cette date te convient ou tu as prévu autre chose ? Si ça te va, je propose de passer à 21 heures comme la dernière fois. Tiens-moi au courant dès que tu pourras s'il te plait. J'ai hâte qu'on puisse se revoir à nouveau !
PS : Ce sera plus rapide de me tenir au courant avec mon numéro de portable perso donc le voilà.
PPS : Cette fois, j'ai prévu le contenu de la soirée donc si je peux me permettre un conseil, privilégiez ses vêtements confortables.


Il aurait adoré la revoir en robe mais il n'allait pas le dire… Cela faisait depuis leur dernière sortie que Ridley s'était décidé à lui donner son numéro. Elle en faisait ce qu'elle voulait, elle n'était pas obligée d'accepter si ça la dérangeait. Et, avec un mail, elle n'était pas obligée de lui asséner un refus pour il ne savait quelle raison non plus. Il essayait désespérément de faire les choix qui la mettaient le moins mal à l'aise possible mais il pataugeait un peu, parfois. Sans doute ne la connaissait-elle pas encore assez pour ça. Finalement, la psychologue confirma pour la date prévue et les 48 heures prévues s'écoulèrent trop rapidement en un mélange à la fois excitant et angoissant.

Ridley se dit franchement, une fois le samedi arrivé, qu'il avait bien fait d'arrêter de travailler à 18 heures. Il n'aurait jamais eu le temps de se préparer et d'aller gérer deux trois petits détails à l'observatoire puis de chercher Miranda en une heure, comme la dernière fois. Une heure était à peine suffisant pour se doucher et savoir quoi mettre alors... Il était encore plus nerveux que la dernière fois, pour ne rien améliorer.

Le chercheur était certain que l'observatoire était vide à cette heure comme il l'avait demandé donc il s'était mis en route. A chaque fois qu'il croisait quelqu'un dans un couloir, il était certain qu'on allait lui poser des questions, lui demander ce qu'il fabriquait là au lieu de travailler. Il était certain pour il ne savait quelle raison qu'il n'allait pas réussir à mentir et dire qu'il passait la soirée avec une fille adorable qui lui faisait de plus en plus tourner la tête et que les ennuis allaient commencer. Il n'en fut rien et les gardes et chercheurs se contentèrent de le saluer avec un sourire. Soit ils étaient amusés de le voir hors de son bureau, soit ils savaient déjà tout ce qui lui passait au travers de la tête.

Dans son idée de soirée parfaite pour faire rêver Miranda, il lui avait proposé de l'emmener à l'observatoire pour admirer des aurores boréales au meilleur de leur éclat. Le toit arrondi en verre, habituellement fermé la journée par un cerclage de métal blanc s'ouvrait la nuit. L'espace, les étoiles, les planètes, les galaxies et la voie lactée apparaissaient alors à leurs yeux sans pollution visuelle aucune. Miranda n'avait sans doute jamais vu pareil ciel et c'était précisément ce qu'il voulait lui montrer. Tout cela, d'un seul coup. Si elle voulait, à défaut de l'emmener directement dans l'espace, elle pouvait le contempler à sa juste valeur, sous son vrai jour. Il pourrait même lui montrer la Lune voire Mars avec leur grand télescope. Même plus loin, si les conditions étaient bonnes. Ridley avait donc décidé d'installer plusieurs matelas au sol et des couvertures pour qu'ils s'allongent et observent le ciel à l'infini. S'il avait le temps, il préparerait des thermos de chocolat chaud et de thé qu'il emmènerait.

Les matelas étaient faciles à trouver. A côté de l'observatoire se trouvait les laboratoires, ateliers de fabrications et simulateurs pour  tout ce qui concernait la conquête spatiale et la construction de satellites, ainsi que l'étude de quelques SCP qu'on avait repéré en dehors de la Terre. Pour la seconde partie de la soirée, Ridley avait prévu de l'emmener faire un tour dans le simulateur d'apesanteur. Une immense tour avec des ventilateurs au sol qui soufflaient si fort qu'on flottait en l'air, ce qui donnait l'illusion que la gravité était absente. Les murs étaient couverts de matelas pour éviter les accidents au possible et quand certains étaient un peu abimés, les agents les laissaient dans un dépôt. C'était ceux-là que Ridley comptait emprunter  puis ranger, tout simplement.

Une fois arrivé à l'observatoire, dans cette vaste salle occupée uniquement par leur grand télescope et des écrans collés au mur plus loin, il fut ravi de constater qu'il n'y avait pas un chat et il se mit immédiatement au travail. Avec son passe, il ouvrit la porte du dépôt au bout d'un couloir adjacent et commença à en sortir des matelas. Heureusement, personne ne traverserait ce couloir là pour le voir galérer. Cinq matelas, ça devait être suffisant pour avoir de la place, non ? Un par un, il les amena au centre de la salle, là où la vue serait parfaite. Mais avec l'arrivée du dernier matelas, tout ne se passa pas comme prévu. Alors qu'il le traînait à reculons jusqu'aux autres, une voix retentit dans son dos et lui glaça le sang.

— Qu'est ce que tu crois être en train de faire là ? Préparer une belle soirée en perspective ? Tu es con Ridley, tu te laisses berner.


De surprise, il se figea et lâcha l'objet qui tomba au sol avec un bruit sourd et résonna le long des murs. En se retournant, il distingua une ombre voûtée et tremblotante, précisément et stratégiquement placée sous le télescope, là où la lumière des néons ne laissait rien montrer. Ridley n'avait pas besoin de savoir de qui il s'agissait. Sa voix, froide, tranchante, morte, il la connaissait déjà et il savait à qui elle appartenait : plus qu'à quelqu'un, c'était celle de quelque chose qui le terrifiait plus que tout.

— Ça ne te regarde pas, lâcha-t-il d'une voix ferme quand bien même il savait déjà que la conversation était stérile.


Il ne voulait pas avoir à le regarder, alors il continua son labeur, même s'il ne s'agissait que de pousser le matelas vers les autres et qu'ensuite, tout était fini et qu'il faudrait bien qu'il s'y confronte, à cette ombre.

— Ça me regarde autant que toi. Le SCP compte sur toi et qu'est-ce que tu fais ? Tu sors, tu te pavanes et tu roucoules devant une psychologue insignifiante… Tu ne vois pas que tu tombes en plein dans son piège ! Tu sais très bien de quelle trempe ils sont, tout aussi fourbes que les médecins ! Elle a besoin de toi pour grandir hiérarchiquement, se faire respecter, pour des informations, pour ton argent.


Après l'incarnation même de l'énervement, la voix qui résonnait à ses oreilles se remplissait d'une peur presque hystérique. Est-ce qu'il allait lui sauter au cou ? Ridley secoua la tête pour garder son calme. Il connaissait ces mots, ces arguments. C'était les siens. Il n'avait presque rien pour les contrer.

— Miranda est différente… essaya-t-il, sa voix elle-même étouffée par l'angoisse.


— Différente comme l'était Sarah ? Qui t'a menti, qui t'a trahi, qui a voulu te tuer et qui est finalement morte sans rien t'expliquer. Rends toi à l'évidence Ridley, tu n'es pas fait pour ce genre de relations, tiens-toi en à l'écart ! Miranda va mourir aussi par ta faute ! Ta place, celle qui t'es destinée, tu l'occupes quand tu es tout seul et que tu travailles, autrement tu mets en danger tout le monde !


Il cherchait désespérément à garder les idées claires. Pourquoi est-ce que Miranda devrait mourir par sa faute ? Parce qu'il occupait un poste important ? Ses parents étaient en sécurité malgré tout. Ils n'étaient pas au courant de son travail, certes, mais ils restaient un bon moyen de pression. A croire que l'ombre lisait dans ses pensées. Comme pour lui asséner un coup final, elle sortit de l'ombre et c'était pile ce à quoi Ridley s'attendait. A lui-même. Depuis le début il pensait agir dans la réalité quand ce n'était qu'un pur et simple cauchemar.
Rachitique, couvert d'ecchymoses, de plaies et de tatouages dont l'encre coulait encore sur sa peau blafarde, échevelé et le regard noir, c'était bien un fantôme de lui-même qu'il avait cru pouvoir laisser derrière lui en Russie qui s'approchait de lui en titubant. Comme un démon venu le battre à mort. Si Ridley avait voulu oublier son lui du passé, l'ancien Ridley avait l'air de vouloir tuer celui du présent. Il recula jusqu'à ce que le mur qui cogna son dos signe son arrêt de mort.

— Tu te voiles la face. Qu'est-ce qu'elle foutrait avec un pauvre type dans ton genre, cloîtré toute la journée dans son bureau, à travailler. Un connard qui a peur de l'eau. Miranda pourrait discuter avec le mur de sa chambre ou à son miroir que cette relation serait plus épanouie que celle, stérile, que tu pourrais avoir avec elle. Je fais ça pour ton bien, annule pendant qu'il en est encore temps, avant que tu souffres ! Tu ne veux plus souffrir, hein ? Moi non plus.


Il se jeta sur lui pour l'étrangler, lui qui, paralysé par la peur, ne put bouger un cil. Alors que les doigts froids de son alter égo se plaquaient sur son cou avec une force insoupçonnée, Ridley eut l'impression qu'un seau d'eau glacée se vida sur sa tête et emplit ses poumons.

Il se réveilla en sursaut dans son lit, trempé.  Pendant un temps qui lui parut durer une éternité, tout ne fut qu'incohérence dans le noir de sa chambre. Il mit une bonne heure à calmer sa respiration et ses tremblements. Sa gorge, sifflante et douloureuse, lui donnait l'impression d'avoir réellement été noyé et étranglé. Entre ces quatre murs qui formaient ce petit espace personnel, cette carapace que rien ni personne ne devait pénétrer, il pleura. Pleura sa douleur pour qu'elle s'estompe. Pleura son angoisse pour que l'ombre ne réapparaisse pas de sous son lit, en ouvrant son armoire ou en débarquant en rampant, trempé depuis sa salle de bain. Pleura ses souvenirs qui l'empêchaient de faire ce qu'il voulait et qui le hantaient toujours quoi qu'il fasse. Une autre heure lui fut nécessaire pour qu'il arrive à distinguer sa montre posée sur une table basse. Quatre heures du matin. Quoi qu'il fasse, qu'il s'allonge par terre ou qu'il reste dans son lit trempé, il n'allait pas réussir à se rendormir. Donc il allait travailler en avance pour rattraper la soirée qui aurait bel et bien lieu.

Le reste de sa journée fut monotone et l'angoisse monta à nouveau jusqu'au soir, signe qu'il ne s'était pas encore remis de son cauchemar. Peut-être était-il encore piégé à l'intérieur, destiné à le vivre et à le revivre encore. Il essaya de procéder différemment pour couper à ce rêve si réel qu'il en avait reproduit logiquement ce que Ridley souhaitait faire ce soir-là. Il aurait sorti les matelas exactement de la même façon, les aurait disposés de la même façon. En même temps, il n'y avait pas quinze mille manières d'installer un matelas. Il avait emmené une lampe torche pour éclairer le télescope au cas où la créature qui se terrait au plus profond de lui ne revienne mais il n'en fut rien. Tout préparer lui avait demandé vingt minutes de moins que dans son cauchemar car il s'était dépêché.

Une fois la partie sportive de sa soirée terminée, il s'était hâté de rentrer à son bureau pour prendre une douche et se changer. Ce fut une nouvelle épreuve et l'eau qui lécha sa peau fut autant de coups de fouet et de mains destinées à le blesser. Il essayait de se rassurer en se disait qu'au moins, il sentirait bon. Cette fois, ce fut une chemise couleur crème qu'il enfila, ce n'était pas blanc mais presque. Il ne voulait pas toujours porter la même chose. 20h30 au compteur et le stress revenait au galop. Il prépara deux thermos comme convenu en faisant attention à ne pas se barbouiller de chocolat ou de thé, attrapa un paquet de schtroumpfs et de biscuits qu'il fourra dans un sachet plus grand. 20h45 et il hésitait. En voleur lâche, il était allé piquer une rose au jardin botanique. Bon, techniquement prendre des fleurs dans la serre juste à côté était autorisé tant qu'on n'en abusait pas. Ridley n'avait juste pas voulu qu'on le remarque et qu'on lui pose des questions donc il n'en avait pris qu'une seule. Il allait la prendre pour Miranda et si elle ne la voulait pas eh bien, il la mettrait dans ses cheveux à lui, derrière son oreille. Ça ferait une note de couleur dans tout ce blanc et ce noir. Rectification, c'était du crème, mais bref.

Ce fut un peu haletant qu'il se présenta devant la porte de Miranda, à la fois parce qu'il angoissait et ensuite parce qu'il s'était un peu dépêché. C'était plus dur maintenant. Ce cauchemar qu'il avait fait confirmait ce qu'il pensait ressentir. C'était tout aussi terrifiant, il ne se sentait pas à la hauteur et les mots résonnaient dans sa tête. Il ne voulait pas détruire ce qu'il avait construit avec Miranda déjà, mais s'il pouvait au moins essayer… avoir une chance… Il l'entendait presque murmurer à son oreille que c'était peine perdue. Pour ne rien caché, il était épuisé et il en avait marre. Il sentit la colère monter et il chassa férocement toutes ces mauvaises pensées. Sa soirée avec la psychologue ne méritait pas d'être gâchée pour ça. Tout allait bien se passer, il ne rêvait pas, c'était la réalité et il allait profiter de ce moment comme c'était initialement prévu. Point barre. Il laisserait ses pensées noires le submerger quand il serait seul dans sa chambre à nouveau et puis merde. Il toqua à la porte quand son débat intérieur prit fin et qu'il se fut calmé. Il allait voir Miranda et il était heureux. Il fallait penser à elle, à son air mignon, à la manière dont elle cachait son visage avec ses cheveux. Elle allait le refaire quand il allait lui offrir sa rose, à coup sûr. A moins qu'elle lui claque la porte au nez. Chut, idiot !

— Bonsoir Miranda, tu vas bien ? demanda-t-il lorsque la porte s'ouvrit.


Il avait à peine eu le temps de cacher sa petite attention dans son dos avec le sachet, même si ça, ce n'était pas vraiment une surprise. Ce n'était pas très discret non plus mais bon. Il était vraiment content de la voir.
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MessageSujet: Re: La tête dans les étoiles [Pv Miranda ♥]   Ven 6 Jan - 0:26

Deux semaines. Deux semaines et pas de nouvelles. Au début Miranda n’y avait presque pas prêté attention. Elle avait passé sa vie comme dans un rêve éveillé, une espèce de fantasme permanant. Son esprit avait relégué cette soirée à sa juste place : celle des choses qui n’existent pas. Elle s’était sentie plutôt heureuse, elle avait beaucoup de regards et de sourires pour nourrir sa fantaisie diurne. Elle s’était imaginée toutes sortes d’histoires mais même celles qui se terminaient mal lui faisaient un plaisir étrange. D’autres finissaient bien, étonnamment. Ceux là, elle ne pouvait pas y penser sans rougir.

Et puis la deuxième semaine avait débuté et le fantasme se refermait sur lui-même comme une cage dans laquelle son cœur serait emprisonné. Elle commença à regarder nerveusement sa messagerie le matin avant d’aller travailler. Encore plus nerveusement que d’ordinaire en tout cas.  La seule idée qui l’occupait était ce que Ridley pourrait lui écrire, un jour. A un certain elle commença à hésiter à lui écrire elle-même. Sur les trois derniers jours, elle avait du rédiger quatre ou cinq brouillons plus ou moins abracadabrants qu’elle n’avait jamais envoyés.

Et puis un jour, alors que l’angoisse était à son comble, le message était arrivé. Au fond elle était surprise, une partie d’elle continuait de croire qu’elle avait rêvé toute cette histoire.

En lisant le début du message elle pensa qu’il se moquait bien d’elle. Trop occupée par lui parler, on avait toujours mieux à faire de s’occuper d’elle. Mais la suite l’aider à se raisonner. Après tout, il semblait tellement enthousiaste. Il était rare qu’on lui parle de cette façon. Et puis… il lui avait offert un ours en peluche. Comme toujours la réponse à apporter fut l’objet de milles réflexions.

Bonjour, Ridley (c’était désespérément formel mais bon)

Je suis contente d’avoir de nouvelles (j’ai failli croire que j’avais rêvé oui, aurait-elle pu ajouter). Je peux tout à fait me rendre disponible samedi soir. (« Tout à fait ? Pfff c’était ridicule) Samedi soir, ça me convient. (Plus tranchant tu meurs.) Pourquoi pas se voir samedi soir ? 21h ça me semble bien. ( c’était pas fou… mais acceptable) A très vite. (Il était temps d’envoyer ce message avant de l’effacer.)

Elle ne songea même pas à utiliser le téléphone, même si elle l’enregistra soigneusement dans son répertoire. De toute façon, elle savait que Ridley passait son temps sur son ordinateur pour travailler. Elle se demandait bien pourquoi il avait estimé qu’il vaudrait mieux s’appeler ou s’écrire. Elle se perdit en conjectures une bonne dizaine de minutes.

Plus le samedi en question approchait plus l’angoisse montait et même temps que la joie. Heureusement elle ne travaillait pas ce jour là. Le vendredi soir, c’était sa séance avec sa superviseuse/thérapeute. Mais elle devait bien s’avouer qu’en ce moment, peu de temps était consacré à discuter des situations qu’elle rencontrait au travail.

- Mais, mais, mais, mais s’évertuait-elle, c’est presque… ça ressemble à…

- A ? insista la psychologue qui se trouvait sans doute quelque part à l’autre bout de la planète.  

- Je sais pas à …

De l’autre côté le silence lui-même s’impatientait.

- A un rendez-vous voilà. Elle avait prononcé le mot dans un français parfait ce qui précisait bien de quel genre de rendez-vous il s’agissait.

- Et alors ? commenta la psychologue.

- Et alors ? Et alors ? Et alors je peux pas….

- Pourquoi ? s’offusqua la thérapeute qui perdait visiblement son sang froid. Parce que vous ne pouvez pas ? Parce que vous n’êtes pas de ce genre de personne ? Parce que ça va mal finir. Allons allons allons Miranda on sait toutes les deux que rien de tout ça n’est rationnel.

- C’est mon patron ! argua Miranda qui commençait elle aussi à monter en pression. Elle n’était pas en colère pourtant. Juste angoissée.

- Ah ah ! La vieille excuse ! J’y crois pas une seconde Miranda !

Le silence se fit à nouveau.

-Alors je fais quoi ? essaya Miranda d’une toute petite voix.

- C’est facile. Vous y allez.

-Mais, mais… reprit Miranda, en plus il à l’air d’avoir tout prévu et moi je sais pas du tout ce qui va se passer. Et puis des vêtements confortables ! Confortables ! Je vais avoir l’air de quoi moi ! Un sac à patates ?! J’ai du commander ça sur internet !

- Ne me faites pas croire que sans ça, vous vous seriez mise en robe, commenta encore la psychologue.

- Vous marquez un point, répondit Miranda.

- Ah ah ! fit la psychologue fière d’elle.

- C’est bon hein…

- Pardon…

Elles soupirèrent en cœur. Au fond elles s’aimaient bien. Il était rare que de la vraie colère explose entre elles.  Il y eut encore un moment de silence pendant lequel la lèvre inférieure de Miranda trembla.

- Je…. je sais pas si je vais y arriver… vous avez raison je le veux au fond mais je ne sais pas si…

-Miranda… probablement qu’il sent déjà que c’est difficile pour vous. Vous dites que pour lui aussi c’est difficile. Je crois que ce qui est important, c’est pas l’image que vous renvoyez. Je crois qu’il s’en fiche.

- Peut-être, concéda Miranda.

Elle ne dormi que très peu la nuit qui suivi, avec fiché dans le ventre un mélange d’espoir et d’angoisse. Les deux allaient toujours de pair. Comme elle avait son après midi de libre, elle décida d’aller faire un tour au spa. Une des rares choses qui la détendaient encore. Elle passa des heures et des heures dans ce grand bassin dont la couleur changeait à intervalle régulier, dans la pénombre. Elle faisait la planche  dans l’eau  où était diffusée une musique douce.  Un léger courant la poussait sur la surface et les bulles massaient son dos doucement. Elle ne connaissait que peu de choses qui soient aussi agréables.

Il fut difficile de sortir du spa mais la peur d’être en retard fut étrangement plus forte que le désir de renoncer à se rendre à cette soirée.  Elle passa du calme à la fièvre dès qu’elle entra dans sa chambre. Sur son lit trônait sa tenue toute neuve. Elle l’enfila. Elle avait l’air d’être en pyjama… c’était terrible. Elle essaya en vain de se souvenir des mots de sa psychologue et résolu de se maquiller malgré tout, pour sauver les meubles. Elle avait l’air de s’apprêter à faire un jogging, chose qu’elle n’avait pas faite depuis très longtemps. Elle bataillait encore pour attacher ses cheveux quand on frappa à la porte.

- Merde ! ragea-t-elle avant de finalement renoncer…ils retombèrent sauvages autour de son visage. Tant pis… Dans le doute elle fourra son chouchou dans sa poche.

- Bonsoir Miranda, commença Ridley, tu vas bien ?


Il lui fallut un temps pour se souvenir que oui, ils se tutoyaient. En soi c’était un choc. Elle se força à sourire pour masquer la pâleur de son visage. Elle espérait que l’anticerne suffirait pour dissimuler qu’elle n’avait presque pas dormi.

- Je vais bien, menti-t-elle à moitié. Et toi alors ? Tu n’as pas trop travaillé j’espère…

Un sujet neutre, de la petite conversation. C’était bien. C’était tout ce qu’il leur fallait, mais sans savoir pourquoi, elle se disait que ça n’était pas gagné.

- Alors on va où ? demanda-t-elle encore un brin nerveuse. Elle espérait qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de trop extravagant… ou qui lui fasse faire un effort physique.  Cela serait vraiment le pire, le comble du ridicule. Au pire, elle espérait trouver la force de refuser.
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MessageSujet: Re: La tête dans les étoiles [Pv Miranda ♥]   Mer 11 Jan - 18:12


❝ La tête dans les étoiles ❞


HRP : Pardon du retard, les cours étaient pas assez chiants pour que je m'y mette... C'est chose faite !






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Ridley n'avait pas de tenue confortable mis à part ses éternelles chemises et ses jeans. Il espérait que Miranda n'allait pas se sentir ridicule avec sa tenue parce qu'il n'avait pas mis la même chose. Peu importe ce qu'elle portait, il la trouvait jolie. Lorsqu'elle ouvrit, il ne put donc s'empêcher d'esquisser un sourire attendri en la saluant. Il aurait peut-être dû lui laisser un peu plus de temps ? Il avait l'impression de la prendre à l'improviste, en quelque sorte. Le sourire qu'elle lui avait décoché l'avait presque fait oublier qu'ils se tutoyaient maintenant. Comme de vrais amis, à moins que ce constat soit encore trop présomptueux.

— Je vais bien, et toi alors ? Tu n’as pas trop travaillé j’espère…


Le chercheur laissa échapper un petit rire ; il avait l'impression d'entendre sa mère à chaque fois qu'il rentrait au bercail. Après les pleurs et les bisous, c'était la première chose qu'elle lui sortait. C'était une question à laquelle tous connaissait la réponse Miranda n'était pas exclue. Il ne pouvait cela dit pas lui répondre franchement qu'il avait fait un affreux cauchemar et que cela lui avait déjà permis de rattraper ces quelques heures où il n'allait pas travailler. Il était conscient que cette pause lui ferait le plus grand bien, contrairement à tout ce dont il avait rêvé.

— Ça va très bien maintenant qu'on peut se voir à nouveau, avoua-t-il un peu timidement. Et j'ai travaillé juste ce qu'il faut, enfin je pense c'est difficile d'en juger.


Il n'avait personne au-dessus de lui pour évaluer la qualité de son travail et la durée qu'il y passait. Il était seul pour savoir ce qu'il faisait, comment il le faisait et en combien de temps. De toute façon il avait arrêté plus tôt pour préparer leur soirée, mais il n'allait pas le dire non plus. Miranda allait comprendre que c'était vraiment du sérieux et angoisser encore plus. Il avait du chocolat chaud pour la mettre à l'aise mais ça ne faisait pas des miracles. Sa réponse sembla la satisfaire et elle passa au sujet le plus important.

— Alors on va où ?


Ridley reprenait ce même air que lorsqu'il lui avait proposé de faire un tour au labo pour réaliser des expériences. Un air de gosse qui allait montrer un fantastique jardin secret, partager une découverte révolutionnaire à sa copine. Et en même temps il angoissait un peu à son tour parce qu'il avait toujours son cadeau, caché derrière son dos. Si Miranda lui claquait la porte au nez, il n'avait qu'à y aller tout seul à l'observatoire pour déprimer un peu.

— Observer les étoiles et les aurores boréales, comme promis ! Mais depuis un endroit chauffé hein, c'est mieux que de traîner dehors. Et après c'est une surprise, mais ne te tracasse pas trop pour ça.


Si Miranda avait trop peur pour entrer dans le simulateur, il ne la forcerait pas. La première fois, il avait eu peur aussi et il s'était un peu débattu dans tous les sens jusqu'à trouver la bonne stabilité. Puis il n'avait plus voulu en sortir pendant trois heures. De toute façon, il payait la facture alors peu importe le temps pendant lequel il restait dedans. Le chercheur sentit ses joues rosir et chauffer un peu mais il prit son courage à deux mains pour ne pas détourner le regard lorsqu'il lui tendit la petite rose qu'il était allé cueillir comme un filou.

— Désolé, je supporte vraiment pas d'arriver les mains vides.


C'était une bien piètre justification mais c'était la vérité. Miranda en faisait bien ce qu'elle voulait. C'était un cadeau autrement plus insignifiant que les autres qu'il avait bien pu lui faire. Au compteur, un ours en peluche et des chaussettes, c'était ça ? Un peu pathétique quand même, il y avait sans doute mieux comme cadeaux. Il essayait de se rassurer en se disant qu'ils avaient pourtant été acceptés. Quand elle était prête et remise de ses émotions, ils pouvaient y aller.
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MessageSujet: Re: La tête dans les étoiles [Pv Miranda ♥]   Mer 11 Jan - 23:50


Ils échangeaient les commodités d’usage. Elle aurait presque pu se sentir bien si elle avait enfilé autre chose qu’un sur vêtement. Tant qu’elle gardait les yeux baissés ou presque, tout irait bien et elle s’autorisait à sourire un peu. Elle était contente elle aussi.

-Ça va très bien maintenant qu'on peut se voir à nouveau, avoua-t-il un peu timidement.

Et voilà, il semblait qu’aucun d’eux ne pouvait tenir une conversation qui soit juste normale et légère plus de deux phrases. Elle était très mal à l’aise soudain et tout ce qu’elle put faire fut rire nerveusement en tordant les manches de son survêtement dans ses mains. Elle ne répondit rien donc, elle n’aurait pas su quoi répondre, trop gênée pour trouver gentil ce qu’il venait de dire. Heureusement il changea de sujet.

-Et j'ai travaillé juste ce qu'il faut, enfin je pense c'est difficile d'en juger.

Et Miranda n’allait pas rentrer dans ce débat là non plus même si pour elle les horaires de Ridley relevaient de la folie pure.  Cela ne ferait que soulever d’autres sujets difficiles. Sans rien répondre donc, elle demanda ce qu’ils allaient faire ensuite.

- Observer les étoiles et les aurores boréales, comme promis ! Mais depuis un endroit chauffé hein, c'est mieux que de traîner dehors. Et après c'est une surprise, mais ne te tracasse pas trop pour ça.


Si si, Miranda se tracassait. Déjà parce qu’elle aurait trouvé facile et agréable de regarder les étoiles dans une jolie robe que dans son presque pyjama même si comme sa psychologue l’avait souligné, elle aurait probablement terminé en jean après avoir hésité des heures durant. Ensuite parce qu’elle avait peur d’être ridicule, comme elle finissait toujours par l’être. Elle espérait que le ciel serait une distraction suffisamment importante pour chasser des images d’elle, rouge, trempée de sueur. Non vraiment elle était monstrueuse lorsqu’elle faisait un effort.  Elle pensait que les questions s’arrêteraient là, mais il n’en avait pas encore fini avec elle.

Elle était trop occupée à regarder le sol pour s’apercevoir qu’il cachait quelque chose derrière son dos depuis le début de cette conversation. Avant qu’elle n’ait le temps de réagir, il lui tendait une petite rose, tout sourire.

Un instant elle ne compris pas, tellement cela lui semblait absurde. Puis les choses se remirent en place. Une rose. Pour elle. Même son esprit n’avait pas imaginé un truc comme ça depuis leur dernière rencontre.  C’était juste surréaliste.

- Euh je… fit-elle avant de prendre la rose dans ses mains.

Elle se demanda quoi en faire, la tenant maladroitement entre ses doigts. Un merci lui aurait-il brûlé les lèvres ? Apparemment oui. Il fallait quand même qu’elle montre qu’elle acceptait. Alors elle fit la première chose qui lui vint à l’esprit : la mettre dans ses cheveux. Elle faisait la même chose avec les pâquerettes lorsqu’elle était enfant.

Elle lui fit un sourire, timide adressé au sol, sans rien ajouter ou dire.

- On y va ? répéta-t-elle d’une petite voix.

Et pendant qu’ils marchaient, son esprit tournait à plein régime. Un rencard c’était vraiment de cela qu’il s’agissait. Elle n’aurait jamais pensé, d’ordinaire ça n’arrivait jamais. Jamais comme ça, jamais aussi franchement. Elle ne savait même pas dire comment elle se sentait, tellement elle avait peur.
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MessageSujet: Re: La tête dans les étoiles [Pv Miranda ♥]   Jeu 12 Jan - 15:33


❝ La tête dans les étoiles ❞


HRP : C'est court mais Miranda et sa tirade là aussi... ça m'a destabilisé, je pensais pas qu'elle parlerait autant xD /PAN/






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Ridley s'était promis que si le silence se faisait, il n'allait pas faire de remarque du type "si vous la voulez pas je peux la garder et l'offrir à Bright, c'était juste pour le geste". Il avait eu du mal à tenir cette promesse. A voir la tête de Miranda, sa main se tendre doucement et attraper la fleur sans mot dire, il s'était vraiment fait violence pour retenir ses paroles. En même temps, il ne lisait pas dans les pensées pour interpréter tous ses faits et gestes. Il ne savait pas s'il aurait apprécié dans cette situation… il avait peur de ce qu'il pouvait trouver derrière ce comportement. Sans doute parce que si la situation était inversée, la psychologue saurait aussi ce qu'il cachait de toutes ses forces. Il ne faisait que la mettre mal à l'aise et la petite voix dans sa tête s'en réjouissait pour couronner le tout. Finalement, elle sembla décider d'accrocher la rose dans ses cheveux. Les deux couleurs se mêlaient magnifiquement et tout d'un coup, il était rassuré. Il n'en demandait pas tant, vraiment. Elle aurait pu la balancer dans sa chambre derrière la porte que ça aurait été suffisant.

— On y va ? demanda-t-elle sans doute pour changer de sujet et laisser ce moment gênant derrière eux.


Ridley hocha la tête gentiment et s'écarta pour qu'elle puisse sortir et fermer sa porte. Il ne sut pas trop quoi dire mais il se força à penser parce qu'un silence pesant était tout aussi gênant que d'offrir des fleurs. Il arrivait toujours à trouver quoi dire, ça faisait partie du boulot. Mais des fois, il avait l'impression de chercher des phrases pour un discours. Il avait bien compris que les badineries aidaient Miranda à être à l'aise.

— Et sinon, quoi de neuf depuis deux semaines ? J'osais pas trop t'envoyer des mails juste pour te demander comment ça allait, je ne voulais pas te déranger.


Il aurait peut-être du pourtant. Elle avait dû penser qu'il l'avait oubliée, même si bien évidemment ça n'avait pas été le cas une seconde. S'il ne faisait pas que des cauchemars, il aurait sans doute pu rêver d'elle. La prochaine fois, il lui enverrait des messages régulièrement pour savoir comment elle allait. Heureusement pour leurs pieds, l'observatoire n'était pas loin. Bon, plus proche du bureau de Ridley que du logement de Miranda, mais quand même. Ils n'auraient pas à pointer le nez dehors une seconde et après la traversée du grand bâtiment, ils arrivèrent devant la porte. Le chercheur trépignait déjà devant. Il lui aurait bien caché les yeux avec ses mains mais il n'osait pas trop. A la place, il allait la laisser s'installer, éteindre la lumière, puis ouvrir le toit en forme de coupole, un peu comme un œil pointé vers l'horizon dont les paupières seraient faites de métal, la pupille de verre et la rétine d'un gros télescope qui permettait de voir à l'infini et, d'une certaine manière, de remonter le temps en observant la lumière d'étoiles qui avaient peut-être déjà explosé il y a de cela des centaines de milliers d'années.
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MessageSujet: Re: La tête dans les étoiles [Pv Miranda ♥]   Dim 15 Jan - 16:26

Dans quoi s’était elle encore embarquée ? Elle était en jogging et elle avait une fleure dans les cheveux. C’était un rendez-vous à la française avec cet homme qu’elle connaissait à peine et qui de surcroit était son patron.  Elle aurait sans doute mieux fait de faire demi-tour. Qu’est ce qu’elle allait faire maintenant ? S’il faisait un geste vers elle ? Tomber dans les pommes ? Le gifler ? Prendre le risque de se laisser faire ? Tout cela à la fois ? C’était beaucoup trop difficile pour elle, elle ne savait pas faire ça, elle ne le supporterait pas. Et pourtant elle était là. Elle le suivait en silence pendant qu’il cherchait quelque chose à dire. Elle le suivait, de son plein gré. Elle n’avait déjà plus envie de faire demi-tour. Le piège se refermait sur elle très doucement et très naturellement.

- Et sinon, quoi de neuf depuis deux semaines ? J'osais pas trop t'envoyer des mails juste pour te demander comment ça allait, je ne voulais pas te déranger.

Et voilà que maintenant il fallait répondre à nouveau. Elle avait de lui raconter qu’elle lui en avait voulu de ce long silence. Qu’elle en était venue à croire que leur rencontre n’avait pas eu lieu, qu’elle était un peu folle quand il s’agissait des relations. Mais cela aurait été courir à sa perte. Alors elle se contenta de dire la première chose qui lui passa pas la tête.

- Quoi de neuf euh… pas grand chose… des larmes, de l’angoisse, des propos suicidaires…des réunions et des chercheurs un peu perdus… la routine en fait…

C’était à cela que ressemblaient ses journées. Des tranches de vie, des choses dites qu’il fallait laisser pour passer à autre chose encore et toujours. Ouvrir des boites de pandore les renfermer aussi sec. Y penser beaucoup. Remuer tout cela dans sa tête, arranger les éléments comme les faces d’un rubix-cube jusqu’à obtenir cette image en amassant de bouts de puzzle. Cette image souvent horrible. Attendre, le temps que l’autre soit capable de supporter de la voir aussi. Recommencer pendant qu’il la nie à nouveau. Etre patiente. Supporter que l’autre se brûle ou le tirer des flammes si c’est son désir. La difficile balance entre respect et secours…

Tout cela lui paraissait tellement plus facile que les vraies relations pourtant. Elle espérait qu’il n’allait pas rebondir sur cette phrase un peu abrupte qu’elle avait eue.

- Et v…. toi ? Quoi de nouveau ?
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MessageSujet: Re: La tête dans les étoiles [Pv Miranda ♥]   Hier à 18:32


❝ La tête dans les étoiles ❞


HRP : Beeh j'sais pas trop quoi dire, j'espère juste que c'est pas trop nul ^^






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Ridley regrettait vraiment de ne pas avoir donné de nouvelles à Miranda. D'un côté, il aurait pu se dire que, n'en ayant pas non plus de sa part, il ne l'intéressait pas tant que ça mais à force, il commençait à un peu la connaître. C'était sans doute que, comme lui, elle n'avait pas vraiment eu le temps. Ou n'avait pas osé, pour répondre sans l'excuse du travail. Ils formaient un beau duo de timides maladroits, ça c'était clair. Il espérait qu'avec son numéro en poche, il allait oser franchir le pas et lui envoyer des messages plus souvent. Il essayerait quand la petite voix dans sa tête arrêterait de lui répéter qu'il était trop collant et qu'il allait passer pour un pervers ou un psychopathe.

— Quoi de neuf euh… pas grand chose… des larmes, de l’angoisse, des propos suicidaires…des réunions et des chercheurs un peu perdus… la routine en fait… Et v…. toi ? Quoi de nouveau ?


Quelle magnifique idée il avait eu de poser cette question pour lui rappeler des moments terribles comme ceux là ? Bravo Ridley, il faisait vraiment bien commencer cette soirée dis-donc, sous le signe de la gaieté et de l'hilarité générale. Ça le déprimait un peu de savoir que malgré tout ce qu'ils pouvaient bien faire pour améliorer les choses, il y avait encore des expériences qui pensaient au suicide. Alors oui, être enfermé derrière les murs d'une base secrète au Groenland n'était pas ce qu'il y avait de plus réjouissant mais c'était toujours mieux que de devoir fuir et être menacé pour le reste de sa vie dehors. Quant aux expériences du type du SCP-682, un suivi psychologique ne pouvait même pas être conseillé donc c'était vite réglé. Il espérait au moins que tout cela finirait par s'arranger. Non vraiment, il l'avait sans doute déjà dit, mais il ne savait pas comment elle faisait pour faire ce métier. Il se serait déjà tiré une balle, à emmagasiner la négativité de tout le monde. Il le faisait aussi quand on venait le voir dans son bureau pour des bêtises, mais c'était à petite dose. Pas pendant huit heures d'affilée. C'était presque inhumain en fait et ça ne correspondait tellement pas avec celle qu'il avait sous les yeux à l'instant. De nouveau la petite voix dans sa tête lui martela qu'elle avait peut-être l'air gentille et mignonne là, dans le couloir, mais qu'il ne fallait pas s'y fier et qu'à la cafétéria elle l'avait bien démonté. Ridley, en bon borné qu'il était, préférait toujours croire qu'elle était une gentille psychologue contrairement à tous les autres.

— La routine ? Je trouve ça un peu déprimant comme routine. Comment tu veux avoir le moral si tout ce que les gens font tous les jours c'est de te raconter des trucs horribles et de t'expliquer en long en large et en travers comment ils veulent se foutre en l'air ?


C'était peut-être gratifiant au bout de quelques années quand la personne commençait à aller mieux mais Ridley ne tenait pas quelques années pour avoir des résultats. Si ça n'arrivait pas dans les 48 heures il allait secouer les gens. Et hocher vaguement la tête pendant que quelqu'un dans un divan vous explique que sa vie est merdique et qu'il veut mourir ne fait pas de psychologue un métier vraiment positif. Plutôt ingrat même. Il s'inquiétait vraiment pour elle parce que si elle n'avait pas le moral eh bien il ne savait pas trop quoi faire. Et si elle venait à disparaître, il fallait bien l'admettre, il serait sans doute très mal. Il finit par soupirer, parce que ce n'était pas ses oignons, qu'il ne voulait pas s'engager dans un sujet qui la mettrait mal à l'aise et que sa routine à lui, enfermé dans un bureau, pouvait être déprimante à ses yeux aussi.

— Chacun son point de vue de toute façon, j'imagine que de me savoir toute la journée et toute la nuit dans un bureau juste à côté de mon lit ça te fait grincer des dents aussi, quand bien même je trouve ça passionnant. Je devrais pas juger là-dessus mais bon, ça m'inquiète j'ai envie que tu ailles bien et je sais que c'est pas un boulot facile.


Il espérait que regarder les étoiles une nuit entière et pouvoir passer un moment dans le simulateur allait lui remonter le moral si elle ne l'avait pas trop. Que cela leur ferait du bien à tous les deux, à défaut de les gêner avec le genre de question qu'il venait de poser. Cela dit, elle lui avait renvoyé la balle et il allait devoir répondre aussi. Sa routine n'était pas plus intéressante que la sienne de toute façon.

— Moi eh bien… des dossiers à trier, de la lecture, des mails… le président russe qui lance des piques pour pas changer. Et un brin d'organisation à faire pour me libérer une soirée et tout préparer.


Il lui lança un petit sourire en s'arrêtant devant la porte de l'observatoire qu'il déverrouilla avec sa carte. Il se permit de passer le premier pour allumer la lumière histoire que la psychologue ne trébuche pas sur les matelas qu'il avait installé. Le toit étant encore fermé, ils ne profiteraient du spectacle qu'une fois la lumière éteinte à nouveau. Il espérait ne pas trébucher et s'écraser sur elle en venant la rejoindre, vu que l'interrupteur était proche de la porte et pas des matelas, malheureusement. A quand le sans fil ? Ou le fait d'allumer la lumière d'un claquement de doigts ?

— Installe-toi où tu as envie, j'éteindrais la lumière après sinon ça gâche tout.


Lui il savait quel effet cela faisait d'ouvrir le toit pour découvrir une myriade d'étoiles, une aurore boréale et la ligne claire et diffuse de la voie lactée. Il voulait juste admirer Miranda quand elle se le prendrait en pleine face et sans doute tomber encore plus sous son charme sans qu'il y puisse quoi que ce soit de toute façon.
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