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 Une rencontre hautement improbable

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Cortex

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MessageSujet: Une rencontre hautement improbable   Dim 7 Aoû - 23:36


Tranquille, j’aurais juste voulu qu’on me laisse tranquille, macérer en silence dans mon jus d’enfer. A croire que c’était trop compliqué pour le SCP de juste comprendre ça. Ces gens ne respectaient rien ni personne, ils étaient juste malfaisants, il n’y avait pas d’autres explications. Même lorsque je me tenais immobile, que je ne remuais pas un œil, pas une patte, ou rien que mon improbable corps avait fait surgir pour on ne savait quelle obscure raison, ils se mettaient soudain à s’agiter tout autour du bloc sans issue où j’étais cloitré.

C’était inexorable, les choses recommençaient toujours, ils inventaient toujours quelque chose de nouveau. Une autre expérience condamnée parfois malgré elle à venir se frotter à moi. Un nouvel acide, une nouvelle procédure, un nouveau test absurde destiné à évaluer la meilleure manière de se débarrasser de moi. Et Ridley qui avait osé venir, prétendre que les choses pouvaient s’améliorer pour moi. Quel franc connard.

J’ouvrais un œil dans l’obscurité totale, ignorant l’acide qui brûlait. Il était le cadet de mes soucis depuis quelques temps. Déjà j’entendais deux gardes faire leur rapport sur ce mouvement. Cela faisait plusieurs jours que je me tenais entièrement immobile, mais ça n’était quand-même pas la peine d’en faire un événement si ? Déjà, ils m’énervaient tous. Une partie de moi avait envie de tout faire exploser sans tarder, mais ça n’était pas le meilleur moment. Ils étaient en train de se préparer à lutter contre moi. Ils étaient donc tous présents, tous au front. Et puis, une partie de moi n’en avait pas vraiment envie. Juste qu’ils disparaissaient. Qu’ils me laissent en paix. Ce qu’ils n’allaient pas faire évidemment.

La cellule avait été changée maintes et maintes fois. Et cette fois la procédure voulait qu’elle soit vidée plutôt que de me forcer à passer à travers les sas de vidage qui finalement leur avait semblé trop « propices au brèches de confinement ». Je ne m’en plaignais pas parce qu’ils avaient été une vraie torture pour moi.

Autour de moi, tout était prêt. Prêt pour quoi ? Je n’en avais pas la moindre idée. Je n’étais pas une vraie personne. Je ne méritais sans doute pas de savoir ce qui me concernait pourtant. Le silence était tombé à nouveau, je pouvais sentir leurs présences autour de moi. De quoi qu’il s’agisse, ils allaient vider la cellule.

Et cela éveillait en moi toujours un mélange de sentiments contradictoires. Je voulais plus que tout une goulée d’air frais, sans acide, respirer avait toujours été un de mes rares grands plaisirs et j’étais parfois prêt à briser tout ce qui trouvait à proximité juste pour cela. Une micro seconde sans cette affreuse douleur. Mais ces rares instants de félicitée étaient étrangement douloureux eux aussi, perclus d’angoisse, comme un piège dans lequel il ne fallait pas tomber. Parce qu’ils ne duraient pas. Ils ne servaient qu’à rendre pire encore la douleur à laquelle je m’étais habitué avec le temps.

Au fond, c’était peut-être ces hauts et ces bas qui me tuaient. Mais ces deniers temps, leur absence me tuait tout autant.

Il y eut un bruit de succion terrifiant et le courant me transperça de part en part. Je luttais contre l’envie de grimper à la surface relativement peu de temps. Le besoin de me libérer de la pression était trop fort. Mon museau fut le premier à franchir la limite fatidique de la surface et mes narines expulsèrent douloureusement l’affreux liquide de mes poumons. Et puis bientôt toutes mes pattes touchèrent le sol à nouveau. Je reculais, parce que c’était toujours mieux d’avoir de l’élan. Mais avant de tenter de m’échapper (si on m’ouvrait la porte je n’allais pas non plus cracher dessus) je voulais savoir à quoi j’avais affaire, ce qu’on pouvait bien me vouloir encore dans cet endroit de malheur.

Un homme entra seul face à moi par la porte entr’ouverte tremblant de peur de l’acide jusqu’à la taille. Un Class-D. Mais qu’est ce que je pouvais bien en avoir à foutre d’un putain de Class-D ? Ça ne pouvait pas être si simple. C’était sans doute un piège.

- Qu’est ce que tu fous là ? Connard de merde ! lançais-je.

C’est seulement après que je remarquais l’insecte sur sa main tendue. Je m’arrêtais dans mon élan d’attaque, surpris. Mais qu’est ce que c’était encore que ce bordel ?
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MessageSujet: Re: Une rencontre hautement improbable   Lun 8 Aoû - 0:14

Si j'avais pu penser une seule seconde que ma première rencontre avec une autre entité que moi serait aussi impressionnante et stressante, j'aurais certainement essayé de fuir cet endroit. Alors que j'étais dans mon environnement, la grande porte s'ouvrit dans un bruit métallique que je n'appréciais pas beaucoup, il me donnait toujours des frissons. Des chercheurs passèrent le pas de la porte et commencèrent à marcher sur la pelouse pour me rejoindre. Ils avaient l'air déterminé, même un peu avec le trac, en tout cas c'est ce que j'avais l'impression de ressentir chez eux. Mais ce n'était pas autant que moi en tout cas, je peux vous l'assuré. Avec ces hommes et femmes en blouses blanches se tenait une tout autre personne au physique bien moins familier. C'était un homme qui devait avoir la trentaine, âge humain et qui portait des vêtements entièrement orange avec des inscriptions noires sur le dos. En lisant les écrits, je pu savoir que c'était un "Class D" et qu'il avait un nom de matricule vu les quatre chiffres en bas du mot Class D. Un chercheur m'adressa donc tout d'abord la parole.

Bonjour SCP 3025. Désolé de te déranger mais nous souhaitons faire une expérience avec toi et ce Class D. Les Class D sont des membres du personnel qui participe activement aux expériences sur les SCP, celui ci va t'accompagner pour ce test.

L'homme en orange ne semblait pas le moins du monde rassuré et il me fuyait du regard comme si la simple vu d'une créature tel que moi l'importunait horriblement. Cela me rendit un peu plus gêné et stressé encore et le chercheur le vit bien.

Ne soit pas nerveux, tout va bien se passer, nous avons tout prévu pour que tout se déroule comme nous l'avons décidé. Tu as juste à prendre une forme qui tient dans une main humaine et tu te mettras dans la mienne, d'accord ?

Il tendit sa main devant moi. Son discours ne m'avait pas beaucoup aidé à me sentir mieux néanmoins je faisais confiance aux scientifiques comme lui alors je prit une corpulence de très petite taille et grimpa sur sa main. Il me porta donc et nous sommes parti de ma cellule pour aller vers un endroit dont je ne connaissais strictement rien.

Après quelques minutes de marches dans le complexe qui d'ailleurs m'était également complètement inconnu, nous nous sommes arrêtés devant une grande et immense porte comme la mienne mais bien plus imposante ça c'était sûr. Un des chercheurs ordonna au Class D de mettre une tenue spéciale et nous attendîmes 1 minute environs pour qu'il la mette. Quand il sortit de la salle d'essayage, il paraissait vraiment effrayant avec son casque, ses grosses bottes et toute sa tenue que même mon imagination aurait eu du mal à reproduire je pense. Le chercheur me demanda de me mettre ensuite sur les mains du Class D et d'augmenter légèrement ma largeur pour que je puisse être visible d'assez loin mais assez petit pour être facile à prendre à deux mains. Je me mit donc sur les mains gantés du Class D et la porte s'ouvrit longuement... Quand cela fut fait, je n'en cru pas mes yeux...

La salle était immense et une lueur verdâtre étrange éclairait la pièce. Puis cette... Chose, sortant son museau de ce liquide qui semblait brûlant à en mourir atrocement. Et pourtant, bien que ce liquide paraisse mortel, la chose elle, semblait bien vivante...

La créature monstrueuse commença à parler sur un ton très agressif au Class D qui n'était toujours pas rassuré, d'ailleurs ses mains tremblaient tellement que j'avais l'impression d'être sur une attraction forte et que j'avais un début de nausée. C'est seulement après avoir lancé sa phrase insultante que la chose me découvrit. Et la, je pu constater sa surprise. A ce moment la, je me suis dis que ce n'était peut être pas de tout repos de vivre ici...

Bien heureusement, l'équipe de chercheurs m'avait laissé prendre mon carnet et mon crayon, comme ça je pourrais parler à la chose, en espérant qu'elle sache un minimum lire tout de même, sinon ça n'aurait aucun intérêt. J'écrivis donc sur le carnet un simple mot "Bonjour" que je tendit au Class D pour qu'il le montre bien visiblement au monstre. Ensuite, j'écrivis quelque chose de plus constructif : "Je me nomme SCP 3025 et on m'a envoyé ici pour te parler." Après cela, j'ai décidé d'écrire une dernière phrase pour bien précisé la situation : "Le Class D a interdiction de te parler ni de faire quoi que ce soit de plus que de me porter donc je te prie d'ignorer son existence si possible, merci beaucoup." Je ne savais pas ce que je faisais, c'était très stressant et sur mon écriture, pour la première fois, on pouvait distinguer... De la peur.
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MessageSujet: Re: Une rencontre hautement improbable   Lun 8 Aoû - 19:52

J’étais vraiment à deux doigts de bouffer ce mini truc juste pour les faire bien tous chier. Mais s’il était là, c’était qu’ils pensaient qu’il pouvait rivaliser avec moi. Peut-être que je faisais mieux de faire attention à mes fesses. Je me penchais en direction du Class-D pour mieux voir et comme je bougeais la douleur de l’acide me scia les jambes mais je ne bronchais pas. Je n’aimais pas qu’on voit que je souffrais. Je n’allais pas en plus leur faire ce plaisir.

Et ce petit machin de rien du tout attrapa un petit carnet et un petit crayon. Décidément je n’avais jamais rien vu d’aussi étrange de toute ma foutue vie. Bon certes je n’avais pas vu grand chose mais quand-même. Le Class-D risquait bien de s’évanouir d’une seconde à l’autre rien qu’à cause de mon haleine mais la petite chenille semblait tenir la route, et écrivit sur son petit carnet. Heureusement pour moi, j’avais une très bonne vue. Enfin en ce moment.

Au moins cette chose avait le mérite d’être polie, d’avantage que moi en tout cas. Alors j’approchais mon énorme tête. Ce truc devait faire genre la taille d’une de mes dents à tout casser. Le Class-D montra la suite d’une main plus que tremblante. Et il osait prétendre qu’il était là pour me parler…Genre on y croit…

- Si tu crois ça t’es un peu con mon pauvre hein ! Le SCP t’envoi ici pour que je m’énerve et pour voir si éventuellement tu serais pas assez badass pour botter mon énorme cul, voilà ce qui se passe. Je parie qu’ils t’ont rien expliqué hein, ces enfoirés de merde !


Je repris à l’intention des gardes qui nous écoutaient sûrement.

- Vous êtes sérieux les gars ? Je sais pas ce que c’est comme espèce de chenille mais y’a intérêt qu’elle soit sacrément venimeuse hein ! Ou alors, vous pensez me tuer par le rire comme l’autre fois, je vois que ça… ou il vous manque une case… ouais ça doit être ça.


Pendant que je parlais une autre pancarte était apparue. Elle concernait ce Class-D qui pâlissait ridiculement. Qu’est ce qu’on pouvait bien en avoir à foutre de toute façon ? Et qu’est ce que lui il pouvait bien en avoir à foutre aussi ? Ah oui… peut-être qu’il avait pas envie de se retrouver dans un bain d’acide… Ce qui voulait dire qu’il y était vulnérable… Je tachais de ne pas l’oublier.

- Oula… toi tu dois être nouveau ici en tout cas. Bon alors voilà quelques règles de survie simples : a. Tu fais jamais confiance aux gens de la fondation. b. S’il te disent que tu vas discuter avec 682 tu dis non, parce que 682 il sait pas bavasser IL BOUFE LES GENS OK ?


Je repris mon calme juste pour l’effet comique.

- Et petit c. Les Class-D en effet on s’en fou… Sauf quand on peut les bouffer aussi parce qu’ils ont bon goût.

Je m’approchais encore un peu, parce que j’avais envie de lui faire peur pour changer. Quoique c’était tellement facile que ça n’était même pas distrayant.

- De deux choses l’une. Soit t’as les couilles d’essayer de t’en prendre à moi, auquel cas ça sera ton dernier exploit, soit tu te casse fissa parce que j’ai pas envie de leur faire le plaisir de les débarrasser de toi.
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MessageSujet: Re: Une rencontre hautement improbable   Lun 8 Aoû - 20:18

Le monstre prit un moment pour répondre, il ne sentait vraiment pas bon mais c'était le cadet de mes soucis et ceux d'à peu près tout le monde en fait. Il commença déjà par m'insulter, bon après le class D ça devait être à moi d'en prendre mon grade, tant pis, je pensais pouvoir endurer mieux les insultes venant d'un monstre sans aucun droit sur moi plutôt que ceux de chercheurs donc je fit de mon mieux pour ne pas en tenir compte et puis, pour quoi faire au final d'en prendre compte puisque l'objectif était de lui parler, pas de le menacer ni de l'attaquer. Pendant son monologue, j’analysai avec mes yeux le liquide vert. C'était un acide extrêmement brûlant mais dont il me serait possible de m'adapter si je prenais mon temps, tout ce qu'il faudrait serait de lui parler assez longtemps pour que je puisse bien comprendre toute la structure moléculaire du liquide pour m'approprier une résistance adéquate. J'ai donc commencé à écrire une réponse toujours d'un air courtois, améliorant mon écriture pour que ma peur ne se fasse plus ressentir et qu'il se pense moins en position de force. Je lui ait donc écrit ceci : "M'insulter et nous insulter tous ne te sera d'aucune utilité. Le class D est en effet sacrifiable et je le sais pertinemment, maintenant, tes menaces je n'y prend guère compte. On m'a raconté assez de choses sur toi pour que je sache ta dangerosité mais sache que je n'en ai point peur."

ça, c'était clairement un mensonge. J'en avais peur et on ne m'avait raconté que le strict minimum sur lui mais heureusement pour moi, ma petite taille et mon physique en lui même m'empêchait de transpirer la peur, seul mon écriture au début l'avait fait supposé sauf que désormais elle était soigné et même peut être un peu dédaigneuse sur les bords, je ne peux pas dire. Je continua ensuite d'écrire, le class D montrant toujours les papiers bien devant le monstre.

"Je n'ai pas l'intention de m'en prendre à toi mais si les chercheurs l'estiment nécessaire je me défendrais. Tu ne connais absolument rien de moi et moi je connais beaucoup de choses sur toi. Tu es peut être un minimum intelligent mais pourtant, ignorant mes capacités, tu ne peux pas nié que douté est une chose raisonnable. Je suis la pour te parler, pas pour te faire mal, tu as déjà assez mal comme ça je pense. Je ne veux pas te causer plus de mal que cela, c'est pour ça que je te prie de t'apaiser et de juste continuer de me parler. Qui sait, je pourrais peut être faire en sorte que tes souffrances s'atténuent."

Lui ais-je écrit, d'une vitesse incommensurablement rapide que même le class D ne put suivre ce que j'écrivais et manqua de faire tombé la feuille dans l'acide (et sur le coup, si il l'avait fait, ce n'aurait pas été 682 qui l'aurait abattu... Hm hm !) Pour le moment, je n'avais pas encore bien analyser l'acide mais ça allait venir, il fallait juste prier pour que le SCP n'attaque pas tout de suite et on était définitivement cuit...
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MessageSujet: Re: Une rencontre hautement improbable   Mer 10 Aoû - 11:44

Les conditions étaient posées, il ne restait plus qu’à attendre qu’il fasse exactement l’inverse de ce que je demandais comme à chaque fois. Après quoi, j’allais peut-être réussir à me mettre en colère à nouveau, assez peut-être pour tenter de m’échapper une nouvelle fois ?  Une partie de moi voulait juste qu’il parte, que je puisse retourner à mon bain d’acide et que l’angoisse de voir le niveau remonter s’en aille enfin. J’écoutais d’une oreille le gargouillis des liquides dans les tuyaux, redoutant de l’entendre augmenter.

Évidement il commençait par souligner qu’insulter était inutile. Je le savais bien mais il fallait comprendre que c’était à peu près mon seul passe-temps. D’autant que de toute évidence celui là, s’il était peut-être dangereux, n’avait pas l’air d’être une lumière. Quand à son absence de peur, elle n’était pas crédible une minute. Je n’aimais pas les menteurs et celui là commençait titiller dangereusement les nerfs. Il avait peur et il n’était pas venu là pour parler. A un moment, il allait falloir arrêter de me prendre pour un abruti.

S’en suivi d’une longue tirade rédigée à la hâte et montrée par le Class-D qui tremblotait toujours ridiculement. Soit disant qu’il était pas là pour s’en prendre à moi… Ben voyons… Et puis quoi encore. Soit disant qu’il savait des choses sur moi… ben voyons, même le SCP ne savait pas le quart de ce qu’il y avait à savoir sur moi. Et soi disant qu’il fallait que je « m’apaise » et puis quoi encore on était vraiment en plein festival de la connerie. Lui-même reconnaissait que j’avais mal mais il semblait étrangement ne pas en tenir compte. Personne ne pouvait en tenir compte, parce que personne ne pouvait se représenter ce ça fait. Et rien que cette pensée me rendait fou de rage.

J’eus une sorte de rire qui n’avait rien d’humoristique.

- Mais qu’est ce que vous avez tous en ce moment à me sortir le même discours de merde hein ? Qu’est ce que, exactement hein, tu pourrais faire pour moi ? Quel espèce de pouvoir tu as toi hein, le minuscule insecte ?

Je m’avançais encore, menaçant.

- Je vais te le dire moi : RIEN voilà ce que tu peux faire RIEN DU TOUT, c’est pas pour ça que t’es là peu importe ce qu’ils t’ont raconté ! Remarque... vu la taille de ton cerveau pas étonnant que tu captes rien à ce que je te raconte ! Tu veux savoir quelque chose sur moi ? Sur comment je vis ? Tiens !

Dans un grand geste je me redressais et faisait claquer mes pattes sous la surface. La douleur avait été intense mais j'avais créé une vague d’acide dans leur direction. Le bruit fut assourdissant et la cellule entière se mis à vibrer. Comme une fourmilière dans laquelle on aurait mis un coup de pied, les gardes s’agitaient et communiquaient en tout sens.  Je savais pas qui était ce Class-D mais il tenait à sa mission. Il avait reculé, essuyant sur le torse une grande brûlure qui lui avait arraché un cri de douleur. Il n’avait pas lâché l’insecte, ni le petit carnet. Pour l’instant je n’arrivais à voir s’il était indemne avec la vapeur. J’espérais que non, qu’il avait au moins tâter de ce que je vivais tous les jours, à chaque seconde.

- MAINTENANT CASSE-TOI ! hurlais-je en conclusion. C’était mon dernier avertissement.
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MessageSujet: Re: Une rencontre hautement improbable   Mer 10 Aoû - 13:01

Finalement, si on n'aurait pu éviter cette discussion, ça aurait été pour le mieux. Ce machin était vraiment d'une instabilité extrême. Quand il s'énervait, il ne rigolait pas. Il nous balança une vague d'acide qui toucha le class D, du avoir très mal mais bon, ce n'était pas ça l'important. Moi ? Je réussis à me couvrir en me plaçant derrière lui, attendant quelques secondes que le scanner soit finalement fini puis quand ce fut le cas je n'attendit pas plus longtemps et plongea dans l'acide en fermant les yeux.

Pendant un instant, je ressentit une énorme et très gênante sensation de chaleur qui m'étouffait sérieusement et je cru que j'avais fait une grossière erreur mais en rouvrant les yeux, je me vis flotté à la surface de l'acide, près du class D qui, ne me voyant plus, abandonna sa mission, à ma grande satisfaction car au moins il n'allait peut être pas mourir malgré ses blessures importantes. Pendant qu'il remontait voir les chercheurs, je m'aperçut que je n'avais plus rien pour écrire, tout le nécessaire étant malheureusement tombé dans l'acide. Je regarda derrière moi et vit le monstre qui paraissait toujours en colère mais qui avait aussi l'air de chercher si j'étais bien mort. J'allais lui donné une réponse qu'il n'allait pas oublié de si tôt.

Je décida donc d'augmenter ma masse corporelle pour que je puisse être bien visible du crocodile, baignant sans aucun problèmes dans l'acide, ne montrant aucun signe de douleurs ou quoi que ce soit, agitant une patte à son encontre pour lui montrer que j'étais toujours en vie et pour me moquer aussi soit disant passant. Les chercheurs regardèrent de la ou ils étaient le bain d'acide et me virent avec stupéfaction (du moins c'est ce que je voyais de la ou j'étais, mais il était évident qu'ils étaient surpris) me baigner tranquillement. Après tout cela, je me plaça devant lui, augmentant encore plus ma largeur et ma hauteur pour qu'il puisse enfin voir de quoi je pouvais être capable.

Même si je ne pouvais pas exprimer réellement d'émotions avec mon visage, mon regard voulait tout lui dire : "Tu vois de quoi je suis capable maintenant." J'étais désormais prêt à me battre si il le fallait, même si, bien que je fasse tout pour le cacher, mon stress était vraiment extrême et mes défenses naturelles étaient sur le qui-vive pour contrer n'importe quel attaque tel que morsures ou coups de griffes, au moins j'avais l'avantage avec l'acide, il détestait ça et moi je commençais à bien l'aimer, il fallait juste éviter de tout détruire mais je ferais attention à ça. Les chercheurs allaient certainement chercher de l'aide pour l'empêcher de continuer et me laisser m'échapper, je les voyais justement s'affairer derrière.

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MessageSujet: Re: Une rencontre hautement improbable   Mer 10 Aoû - 22:44

Ce misérable Class-D avait fuit finalement et il me semblait qu’il était parti les mains vides ? L’idée que cette chose était toujours là, autour de moi sans que je puisse la voir me rendait particulièrement nerveux. Comme tous ces maudits humains étaient saufs déjà les gargouillis montaient derrière moi et le niveau d’acide augmentait peu à peu. Dans quelques minutes j’allais être complètement noyé à nouveau et la simple idée de ce que je vivais tous les jours était redevenu insupportable.

Et puis il surgit de nulle part, immense aussi gros que moi. Soudain nous étions à l’étroit, pris au piège dans ma cellule dans laquelle je pouvais déjà à peine me retourner la plupart du temps. Il me regarda de front, vraiment sans peur cette fois. Quand à l’acide, il ne semblait pas plus dangereux pour lui qu’une vulgaire pluie d’été. Je restais là immobile une fraction de seconde à me demander dans quelle dimension exactement j’avais atterri.

Dans quel univers, par quelle magie l’acide ne lui faisait aucun mal. Au fond de moi j’avais un peu peur de me retourner confiné dans cet espace qui se remplissait lentement d’un liquide qui me tuait à moitié, mais dont le monstre soudain en face de moi n’avait que faire. Je n’étais pas en position de force le moins du monde. Je n’y étais pas habitué.

Mais la colère dominait la crainte. Il se tenait là chez moi, dans mon bain d’acide, mon monde, ma souffrance. Et il était parfaitement calme, en pleine possession de ses moyens. Alors que moi, je sentais mes dents se serrer à cause de la souffrance qui augmentait lentement. C’était si injuste.

Avec un grand cri de rage, le dernier sans doute que je pourrais pousser avant que mes poumons ne soient totalement pleins d’acide, je chargeais sans voir où j’allais. Autour, tout se mettait en branle déjà. Bientôt les dès seraient jetés pour de bon.
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MessageSujet: Re: Une rencontre hautement improbable   Mer 10 Aoû - 22:56

Le temps fut soudain suspendu, il me regardait, je le sentait, il se savait en position de faiblesse. Néanmoins, sa colère semblait être plus forte que ça et je pouvais aussi le voir. Je me tourna vers les chercheurs et c'est la que je compris... Que j'avais fait une grosse erreur. Ils commençaient à remplir l'endroit d'acide et ils ne comptaient pas me faire revenir. Ils se fichaient éperdument de ce qui allait m'arriver et je vit des tourelles de défenses s'aligner, prêtes à tirer sur nous. Je décida alors de fuir, c'était ma seule solution, même si je ne savais pas ou j'allais aller, ce serait déjà mieux que de me prendre des tirs de roquettes ou que sais-je encore. Je rétrécis soudain devant lui avant qu'il puisse m'atteindre avec sa charge et me retrouva sous l'acide vert, ne voyant plus grand chose d'autres. Je pu apercevoir néanmoins une sorte de canalisation et je m'engouffra dedans sans réfléchir, le sol et l'acide trembla soudainement alors que je cru presque entendre les canons tirer sur le monstre... Étrangement, je ne ressentais plus de la colère ni du dégoût pour lui mais de la compassion et presque comme une camaraderie. Cette traîtrise dont je ne m'attendais absolument pas me troublait tellement que je me surprit à haïr les chercheurs un instant.

Alors que je passait dans ce conduit, je me bloqua intentionnellement, ayant comprit ou menait ce conduit. Il menait aux cuves d'acide et je n'aurais aucun autres moyens pour sortir que de prévenir ceux qui m'avaient abandonnés... Je me suis juré à ce moment la que j'allais leur passé un savon qu'ils n'oublieraient pas de si tôt. Enfin, j'aurais réellement pu si je pouvais parler comme eux, mais au moins j'allais essayé de prendre un ton agressif dans mon écriture pour qu'ils comprennent l'erreur qu'eux aussi avait fait. Ce n'était pas une question de sécurité, j'étais certain de pouvoir maitriser ce SCP, il était totalement décontenancé et vulnérable. Mais ils n'avaient pas confiance, et pour ce manque de confiance, ils allaient peut être perdre la mienne, de confiance...
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MessageSujet: Re: Une rencontre hautement improbable   Ven 12 Aoû - 23:05

Il s’était tout simplement volatilisé et un instant je pensais avoir été victime d’une hallucination temporaire provoquée par les vapeurs. Je m’étais lancé en avant et tout ce que je rencontrais fut la paroi de la cellule qui m’assomma à moitié. Un bruit de métal étrange et absurde raisonna. Voilà comment j’avais gaspillé leu peu d’air qu’il restait dans ma cellule avant qu’elle ne se remplisse de liquide à nouveau. C’était désespérant.

La douleur reprenait ses droits, énorme, implacable, incommensurable. Et j’allais rester comme ça, pour je ne savais combien de temps. D’ordinaire cette vérité insupportable me pousser à lutter jusqu’au bout, jusqu’à l’inconscience à défaut de la mort. Je ne savais combien de fois j’avais explosé de rage, tentant de fracasser ces murs qui m’entouraient, que je ne pouvais plus voir, plus supporter. Comme si quelque chose d’autre m’attendait ailleurs, comme s’il y avait une chance que je puisse, vraiment, m’en sortir.

Mais aujourd’hui, je me sentais juste minuscule, misérable. Je voulais juste disparaître cesser d’exister. Mourir oui. Là tout de suite. Je fermais les yeux dans l’acide. D’ordinaire j’aurais au moins tournoyé, hurlé, mais là, tout ceci semblait tellement loin de moi. De la réalité, de ce que j’étais. J’étais enfermé et je souffrais.

Et il n’y avait rien que je puisse faire. Rien ne changerait jamais.

Comment je pouvais espéré lutter contre le SCP tout entier, si j’étais effrayé par un simple insecte. Si j’étais le seul à craindre cet acide de malheur ? Peut-être que le plus sage était finalement de perdre tout espoir.

La frénésie des gardes retomba lentement tout autour de moi et peu à peu le silence se fit entier. Et je restais là, yeux fermés, sans bouger avec plus que jamais la conscience aigue de ma condition.
Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais épuisé, vidé de toute énergie, de toute force, de tout courage, de toute volonté. A quoi bon se mettre en colère, lutter? Pour toujours, j’étais condamné à cette douleur pourtant insupportable.

C’était simple et terrible à la fois.
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MessageSujet: Re: Une rencontre hautement improbable   Lun 15 Aoû - 0:08

Enfermé dans cet espace clos, sans moyen de sortir autre qu'une intervention humaine, condamné à attendre que mes geôliers viennent me libérer. On ne pouvait pas imaginer pire situation pour une pauvre créature comme moi qui n'avait rien demander à personne, qui ne voulait juste qu'une chose : Qu'on lui fasse confiance. Mais non, même ça on ne me le donnait pas. Je n'avais pourtant fait de mal à personne, je voulais simplement prouver ma valeur à ces humains, rien de plus. Pourquoi ne me faisait il pas confiance ? Pourquoi ils ne voulaient pas que je les aide ? Ils avaient peur, rien de plus. Peur d'une fichue chenille. Alors oui, d'une chenille aux pouvoirs surnaturelles d'accord, mais d'une chenille quand même. Franchement, c'est pitoyable.

Alors que je ruminais dans cet canalisation seul, les chercheurs arrivèrent enfin pour m'extraire de ce machin. Cela prit cinq minutes environs, quand ce fut fait, ils me prirent et m'emmenèrent dans ma salle de confinement, sans un mot à mon égard, comme si le simple fait de me parler était aussi nocif que les vapeurs de l'acide brûlant. Ils fermèrent la porte de la salle et je me retrouva seul, dans la verdure, me déplaçant et mangeant sans réelle faim, à ruminer sur ce qui s'était passé avec ce monstre que d'ailleurs je ne considérait plus vraiment comme un monstre mais plutôt comme une victime, tout comme moi.

Au final, que m'avais apprit cette expérience ? Que j'étais bien trop naïf, facilement manipulable et également jetable du point de vue de la Fondation. Peut être que les humains n'étaient pas aussi intelligent et gentils que je l'avais imaginé au premier abord ? Au n'étais-ce que ceux qui travaillaient à la Fondation ? J'optais pour le moment pour la deuxième option, ne pouvant accepté que les humains soient tous les mêmes, si manipulateur et calculateur...

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Une rencontre hautement improbable

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