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 Un nouveau médecin. (With Ace Blackwood)

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MessageSujet: Un nouveau médecin. (With Ace Blackwood)   Mar 23 Fév - 11:54

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La plupart du temps, lorsqu’elle était seule dans sa zone, Lyra allait bien. Mais Clef la laissait se reposer de moins en moins souvent. Il voulait qu’elle sorte, qu’elle apprenne qu’elle continue de progresser ce qui était assez naturel. Parfois cela fonctionnait, mais plutôt rarement à vrai dire. Souvent, elle devait fuir et rentrer en courant. Ou alors quelqu’un la trouvait, perdue dans un couloir et la ramenait à sa zone. Quelques fois cependant c’était pire.

Clef n’avait pas vraiment réussi à estimer sa zone d’influence, la distance à laquelle elle pouvait commencer à sentir des choses chez d’autres personnes. En réalité, cette distance dépendait aussi de ce qu’il y avait à ressentir. Il semblait que plus les émotions, images ou souvenirs étaient forts, et plus ils portaient loin. Mais plus ils étaient forts et plus ils étaient indistincts, flous et donc violents car impossibles à mettre en mots où en image.

Comme toujours pour essayer de vivre mieux, Lyra recourrait au dessin, pour faire sortir de sa tête du mieux qu’elle pouvait tout ce qui n’était pas sensé s’y trouver. Mais dans le cas de ces choses diffuses qui lui parvenait de loin, cela tenait plus de l’art abstrait. Elle avait dans son grand placard une bonne pile de feuilles entièrement peintes en rouges, d’un rouge vif, plus vif à chaque fois. Elle avait aussi ces dessins avec ses bandes noires verticales dégoulinantes. A y bien y regarder la dernière fois, elle avait distingué la silhouette d’un homme pendu, terrorisée et sans comprendre.

Il y avait dans l’esprit des gens des choses qu’ils ne voyaient pas, comme un revers de médaille, un envers du décor. L’oublié du fin fond des souvenirs. C’était ce qu’elle redoutait le plus, ce qui lui faisait le plus de mal.  Et parfois, elle le ramassait en plein visage, comme une claque.

Son médecin avait trouvé un terme pour cela. Saturée. Lyra était alors saturée d’émotion, disparaissant au profit de ce qui l’envahissait à ce moment, comme possédée par les instincts les plus bas et les plus primaires.Incapable de parler, elle se mettait alors à hurler, à se débattre, à briser ou tenter de tuer tout ce qui se trouvait sur son chemin. Ou alors, elle se figeait, immobile, pendant plusieurs jours parfois.

Il avait été décidé que lorsque Lyra était dans un de ces états, elle devait être attachée. En effet, personne ne pouvait prédire quand elle passerait de l’un à l’autre et à quelle fréquence. Elle était également anesthésiée avec de fortes doses de morphine ou équivalent, jusqu’à ce qu’elle revienne à elle. Les traitements facilitaient en général son retour à la réalité.

Son médecin monsieur Chiraz était un homme calme, d’un grand sans froid. Il avait été choisi pour s’occuper d’elle précisément pour cette raison. Elle supportait difficilement son contact et devait être être anesthésiée légèrement pour qu’il la soigne si elle était blessée, mais elle tolérait bien sa présence et pouvait parler avec lui.  Elle l’appréciait.

Aussi elle avait été très triste quand il avait décidé d’arrêter de prendre soin d’elle. Très coupable aussi. On lui avait raconté que dans un accès de rage, alors qu’il tentait de l’attacher, elle lui avait mordu le bras si fort qu’une bonne partie de sa chair s’en était allée. Son muscle était endommagé à vie. Clef lui avait bien expliqué que le docteur ne lui en voulait pas et qu’il ne souhaitait pas l’abandonner. Cependant, cet événement avait été assez traumatisant pour lui, ayant finalement raison de son caractère raisonnable et mesuré. Il n’y pouvait rien mais maintenant, il avait peur de Lyra ou de ce qui pouvait se passer lorsqu’il allait la voir. Il aurait pu affronter cette peur sans doute, mais il refusait que la jeune expérience y soit exposée. Il avait donc estimé qu’il était temps de passer le relai.

Lyra n’aimait pas penser à ce qu’elle devenait dans ces moments là. Elle avait beau se dire que tout cela ne lui appartenait pas, que cela arrivait de moins en moins souvent depuis qu’elle était aidée de Alistair , elle se sentait monstrueuse.

Mais l’existence avait repris son cours. Parfois aussi la vie était faite d’accidents idiots n’ayant rien à voir avec sa condition d’expérience. Lyra passait beaucoup de temps dans la salle de bain à tenter de se faire belle. Un beau vernis pour cacher ce qui surgissait parfois d’en dessous…

Elle avait pris un bon bain pour se détendre après avoir passé la matinée à dessiner. Et en sortant de la baignoire elle avait tout simplement glissé. Elle était tombée durement et elle avait mal au menton. Elle n’avait même pas eu le temps de mettre les mains pour amortir sa chute. Mais surtout elle ne pouvait pas se relever. Sa cheville lui faisait affreusement mal.

Clopin, clopan, elle était allée rejoindre l’interphone dans sa chambre, des larmes de douleur perlant sur ses joues. Elle n’avait pas le choix, il fallait appeler le médecin qui était chargé d’elle maintenant.

A présent, elle attendait sur son lit, vêtue, d’une simple chemise de nuit qu’elle avait réussi à enfiler pour masquer sa nudité, l’angoisse fichée dans son ventre. Elle se fichait que ses cheveux détrempés ruissèlent sur le matelas et d'avoir froid. Elle priait pour qu’il soit gentil et surtout pour qu’il ait la tête sur les épaules. Un instant elle pensa que peut-être personne ne viendrait, qu’il était tout à fait possible que personne n’ai accepté de prendre le relai après ce qui était arrivé à monsieur Chiraz.

Mais elle entendit finalement la porte s’ouvrir. Elle entendit les pas le long de l’interminable couloir qui la séparait du monde extérieur. Elle senti d’abord une vague de froideur comme une douche glacée. Elle avait l’impression que chaque pas était un mur qui heurtait sa tête. Effrayée elle tomba du lit maladroitement pour se réfugier derrière. Qui qu’il soit cet homme lui faisait peur. Elle avait l’impression d’être en face d’une machine. Il n’était que concentration.

Mais rapidement cette première impression s’estompa pour laisser place à une tempête, une multitude de choses. Ecrasée par la tristesse, elle se mit à pleurer. Des murs d’orphelinat elle en avait vu et dessiné souvent. Mais rarement d’aussi noirs. Des rires moqueurs, elle en avait entendu mais rarement d’aussi tranchants. Elle se força à respirer bien à fond alors que toutes ces impressions augmentaient, cette certitude, que personne n’y pourrait jamais rien comprendre. Ce martèlement continue de sentiments incompréhensibles… Elle se prit la tête entre les mains et gémit de douleur.

Quand il entra finalement elle releva courageusement les yeux.

Il était là, parfaitement calme et serein pendant que la mer de ses émotions se jetait encore et encore sur la falaise de sa froideur de glace. Il était mince, et jeune. Son regard lui semblait dur mais elle ne savait pas trop.

- Oh non non non… bredouilla-t-elle, vous ne pouvez pas être mon nouveau médecin…
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MessageSujet: Re: Un nouveau médecin. (With Ace Blackwood)   Mar 23 Fév - 21:31

Un nouveau médecin
Ace & Lyra

“Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.”

Les yeux clos, le vent sur ton visage, la caresse d’un amant invisible apportant un tourbillon de souvenir. L’odeur de désinfectant te parvient, les brides d’une conversation théorique sans queue ni tête. Qu’est-ce que la logique quand rien ne l’est autour de toi ? Un soupir, tentant de refouler ce que tu ne veux pas revoir, marque au fer rouge sur un esprit qui a pourtant cicatrisé. Sauf de ça.

L’orphelinat, ses murs, ses rires, des coups de poignards dans un cœur qui ne sait plus à quoi il sert. Aimé, qu’est-ce ? Sentiment ? Comment les gérer ? Taré… fait quoi ?... Ne sais pas… Pense à l’entité à marier ! Des rires encore, l’incompréhension d’idiots effrayés à la moindre brèche. Des monstres tu en vois, tournant autour de toi à chaque jour qui passe. Bipède, des poils sur la tête, pourvue de la parole, faisant des expériences vous rabaissant au niveau de bête.

Tu ouvres les yeux, quittes l’obscurité de ton esprit, tentes d’oublier les murs sombres et froids d’un placard. Ton refuge, ta cachette, ta prison. Lentement, tel un prédateur, tu te redresses, croises le regard d’un scientifique qui file la queue entre les jambes. Comme si tu avais la peste, mais le Docteur de la Peste ne t’a pas encore croisé. Peut-être n’es-tu pas malade pour lui ? Il serait intéressant de le rencontrer.

Ignorer, être ignoré, tu arpentes sans t’intéresser à ceux que tu croises. Sortant de ton sac un dossier, tu l’entrouvres. Le nom ne t’est pas familier, mais tu t’y feras. Une nouvelle entité à t’occuper, à prendre soin. Parfois, tu as l’impression d’être dans un refuge. Un refuge où tes semblables se débarrassent des bêtes dont ils ne veulent plus pour x raisons. Ils oublient qu’ils sont des êtres vivants, qu’ils ont une conscience, de l’intelligence.

Un cœur.

Le nez dans ton dossier, tu lis les informations. Lyra, son prénom,  James son nom et Lucy, second prénom. Elle est jeune, dix-sept ans. Même pas adulte et la voilà dans une cage de verre, au milieu d’êtres pouvant la dévorer à tout instant. Et pas que celles étant enfermées d’ailleurs. Les informations étaient complètes, pour une fois et on ne lui avait pas collé un numéro comme avec du bétail. Tu détestais ne pas trouver de nom dans le dossier d’un patient, uniquement son numéro .

Secouant la tête, tu rangeas le dossier. Dans les couloirs du centre hospitalier tu risquais la bousculade et l’échapper ne te ravirait pas. Tu ne saluas personne, personne ne te saluas. Routine quotidienne dans le calendrier annuel qu’était celui de la Fondation. Tu ne t’occupais que de tes patients, les autres savaient prendre soin d’eux. Adultes, plus des enfants, s’ils ne savaient pas manger ou aller aux toilettes seuls ce n’était pas ton problème.

Une fois dans ton cabinet, tu t’installas confortablement, rouvrant ton dossier pour le lire plus en profondeur. Lyra étais une entité safe, comme la majorité de tes patients, empathique et –semblait-il – télépathe. Tout du moins, voyait-elle les souvenirs des gens. Cela risquait néanmoins de poser problème au départ lors de votre première rencontre.

En effet, tu craignais qu’elle ne voie les pires moments de ta vie. L’orphelinat n’avait pas été un centre vacancier, l’université un enfer. Seul ton travail t’avait apporté sérénité. Froid étais-tu devenu, distant, un bloc de glace que rien ne faisait fondre. Ce n’était pas des sentiments, une impression, des souvenirs qui mettraient en confiance avec cette entité. Pire, cela pourrait lui faire du mal.

Un pincement au cœur te fit soupirer. Tu n’étais pas dénué de sentiment, malheureusement. Parfois tu l’espérerais presque. Presque, parce que tu ne voulais pas être un enfoiré avec tes patients, qu’importe leur origine. Tu étais médecin, tu ne devais pas agir ainsi avec ceux qui se présentaient à toi pour des soins.

L’intercom grésilla un instant avant qu’une infirmière, ou n’importe qui d’autre, t’informa d’un incident avec l’entité Lyra. Levant les yeux du dossier, tu fixas l’intercom avant de soupirer. Toi qui désirais prendre le temps de te préparer mentalement et sentimentalement à cette rencontre ! Ce n’était pas près de donner quelque chose de bon.

Mais était-ce de ta faute si aujourd’hui se trouvait à être une journée de souvenirs maussades et de tristesse ? Non. Mais tu ferais un effort. Pour ton patient, pour éviter de la mettre mal à l’aise ou de partager ta pseudo-souffrance avec elle. Te levant, et prenant le nécessaire, tu sortis sans un regard pour les autres alors qu’un murmure insultant te parvint. Tant pis pour eux, tu avais un patient à voir !  Tu n’allais pas faire attendre quelqu’un qui avait peut-être mal. Quoi que le peut-être était ridicule. Elle devait souffrir actuellement sinon tu n’aurais pas été appelé à aller la voir. Logique, te dis-tu avant de soupirer.

La journée allait être longue !

Le couloir menant à la chambre, tu préférais l’appeler ainsi, de Lyra était long et terne selon toi. Pourquoi est-ce qu’on ne mettait pas un peu plus de couleur ? Cela serait peut-être avantageux pour l’entité, après out elle était « humaine » et n’était encore que très jeune. Les murs d’un hôpital ne devaient pas la rendre très joyeuse.

Tu t’étais efforcé de chasser les sentiments négatifs de ton être. Le seul problème étant que tu n’étais pas de bonne humeur, pas aisée ainsi que d’être heureux. Comment l’être de toute façon avec ton début de journée ? Tu craignais néanmoins la rencontre qui allait suivre. Comment la jeune femme allait-elle réagir ? Et si elle réagissait mal ?

Tu avais bien lu qu’elle avait mordu l’ancien médecin, lui laissant des séquelles à vie à son bras. Cela ne te faisait pas peur, tu avais déjà vu plus dangereux qu’elle. Sans parler que tu avais été urgentiste et médecin généraliste. Immobiliser un patient ne te serait pas difficile, comme de briser la nuque à quelqu’un. Bien que tu espérais ne pas avoir à te rendre à de tels extrêmes.

Or, lorsque tu ouvris la porte tu te retrouvas avec une entité au sol terrorisée qui disait que tu ne pouvais être son médecin. Cela te blessa légèrement alors que toi tu faisais des efforts pour elle.

- « Ce n’est pas très gentil ce que vous me dites, Lyra. Je suis navré que vous ressentiez mes sentiments. Je n’ai pas eu un bon début de journée.»

Tu lui offris un sourire amical, tentant de penser à quelque chose de joyeux. La première chose qui te vint à l’esprit fut cet enfant abandonné. Un sentiment de protection te prit au cœur, mélanger à de la tendresse.

- « Je suis le docteur Ace Blackwood, votre nouveau médecin. Je vous promets que contrairement à votre médecin précédent, je ne partirais pas. J’ai eu vent de votre incident, puis-je regarder votre cheville ? Je ne voudrais pas que vous souffriez longtemps inutilement. »



Emi Burton

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MessageSujet: Re: Un nouveau médecin. (With Ace Blackwood)   Ven 26 Fév - 13:38

Lyra refusait d’y croire. Ils n’avaient pas pu se tromper à ce point. Ils n’avaient pas pu être dupes au point de penser que derrière cette façade ne se cachait rien de dangereux pour elle. Elle ne comprenait pas comment tout ce qu’elle sentait pouvait ne pas se voir. Elle se disait que tous les autres parfois, ils préféraient se terrer dans l’ignorance, passer volontairement sous silence la souffrance autour d’eux. Elle n’avait pas le choix. Elle ne pouvait pas s’y soustraire. Parfois elle les enviait tous. A d’autres moments elle les détestait pour la laisser seule face à la marée montante.

Elle avait dit cette phrase plus pour elle-même, dans l’incrédulité. Mais il l’avait prise pour lui comme un coup porté à l’investissement qu’il fournissait pour elle. Que investissement ? Venir ici, avoir pris la peine de se déplacer ? Croire aveuglement qu’il avait mis ses émotions de côté ? Que c’était seulement possible ?

- Ce n’est pas très gentil ce que vous me dites, Lyra. Je suis navré que vous ressentiez mes sentiments. Je n’ai pas eu un bon début de journée.

Il lui semblait froid, antipathique. En même temps brulant de souffrance. Un instant elle se demanda comment on pouvait s’ignorer soi-même à ce point. Avoir si peu de considération sa propre âme qu’on décidait de tout simplement ne pas tenir compte de ce qu’on vivait. Etait-ce une question d’estime de soi ? Ou d’autre chose ?  

Juste après il pensa qu’elle était abandonné. Des flashs de sa propre enfance se mélangèrent à ses souvenirs à lui. Elle revit sa mère lui signifiant à sa manière étrange qu’elle ne pouvait plus vivre à la maison. Il voulait la protéger mais il lui faisait mal. Il était idiot de ne pas se rendre compte qu’à travers elle, c’était lui-même qu’il cherchait à soigner, à soustraire aux griffes de la tristesse. Non vraiment, il était la pire personne qu’ils auraient pu trouver. Elle n’avait pas vu son sourire. Ce sourire là n’était pas pour elle. Il se le faisait à lui-même enfant pour s’aider à supporter le noir.

- Je suis le docteur Ace Blackwood, votre nouveau médecin. Je vous promets que contrairement à votre médecin précédent, je ne partirais pas. J’ai eu vent de votre incident, puis-je regarder votre cheville ? Je ne voudrais pas que vous souffriez longtemps inutilement.


« Oui c’est ça. Fais-toi croire à toi-même que tu es quelqu’un de bien, alors que tu es juste esseulé et apeuré. Tout cela est vain tu n’as aucune idée de ce que tu affrontes et que moi, je vois, à ta place, parce que tu te refuse à le faire vivre en toi. » pensait-elle avec le cœur blessé. En même temps, elle aurait tout donné pour que quelqu’un la serre dans ses bras à ce moment précis, lui dise qu’il comprenait ce qu’elle ressentait. Mais tout cela était à lui. A lui, a lui, a lui fallait-il se répéter.

- Je ne veux pas être méchante mais ce n’est pas le début de votre journée qui pose problème !
pleura-t-elle, c’est le début de votre vie ! Je dis pas ça contre vous mais vraiment vous ne pouvez pas…

Elle reprit son souffle parce qu’elle pleurait trop. Elle voulait bien articuler les mots.

- Vous. Ne. Pouvez. Pas. Etre. Mon. Médecin. Je veux que vous partiez ! Ma cheville me fait beaucoup moins mal que votre présence !


Rageusement, ruisselante de larmes, Lyra attrapa une feuille qui traînait là ainsi qu’un crayon qui avait roulé non loin. A même le sol, elle commença à dessiner frénétiquement. Sans quoi, elle allait disparaître. Devenir lui entièrement et tout traverser. A sa place.

Etait-elle en colère contre lui ? Contre tous ceux qui lui avait fait subir tant de choses ? Elle ne savait plus. Elle ne savait pas si cette émotion lui appartenait en propre. Si ce qui dominait c’était la colère, la peur, la tristesse, ce sentiment incommensurable de solitude. Tout se mélangeait déjà et elle ne tiendrait pas longtemps.

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