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 Do you want to start a new life ? [Ft. Aaron B. Kelley]

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MessageSujet: Do you want to start a new life ? [Ft. Aaron B. Kelley]   Lun 15 Fév - 10:09





Jammy

Représentant du SCP dans le milieu carcéral

Chargé de recruter

les Class-D




Do you want to start a new life ?








Comme chaque mois, Arno sortait des murs de la Fondation pour faire le tour des prisons fédérales avec qui ses employeurs bossaient en partenariat. C’était son boulot, à lui et à quelques collègues. Trouver de pauvres âmes tourmentées et leur offrir une autre chance. Ça ne le changeait pas vraiment de son ancien métier de gardien de prison, il y rencontrait les mêmes types de personnes. Cela dit, il aurait apprécié que, des fois, Bright arrête de balancer des Class-D sur une expérience en fuite jusqu’à ce qu’il cesse toute agressivité. Parait même que dans la liste de choses qu’il ne doit pas faire, c’était inscrit en toutes lettres. Plus que les chercheurs ou les gardes, c’était la malheureuse population de ces prisonniers et sujets de tests qui disparaissait en premier. Et lui, il était chargé d’en recruter d’autres. En soi, ça n’était pas bien compliqué et se résumait en une question ; « tu viens où tu meurs ? Bon t’as de grosses chances de mourir aussi mais des fois, tu t’en sors ! ». Certains Class-D, parmi les premiers arrivés à la Fondation, étaient encore là. Si bien que la question de leur retraite après services rendus se posait dans les éminences grises de la Fondation.

Aujourd’hui, il se rendait à Warren, dans le Maine, un établissement qui le connaissait bien à présent. Chaque référent et recruteur des Class-D avait une liste précise de prisons à visiter. Pour nouer des liens soi disant. Et faire avancer les choses plus vite au bout de deux trois fois. Vêtu d’une chemise blanche et d’une cravate un peu lâche après son voyage en avion puis en taxi, il s’était arrêté devant les portes de l’austère bâtiment. Le temps semblait maussade, tout comme son humeur du jour. Il sonna à l’entrée et une voix froide répondit à l’interphone tandis qu’une caméra à peine cachée devait certainement le scruter.

— C’est qui ?


— Arno Sigrind, représentant de la Fondation. Votre directeur est au courant de ma venue depuis un moment si vous en doutez.


Il ne pouvait pas vraiment en vouloir à ces pauvres travailleurs d’être paranos sur les bords. Les incarcérés de ce lieux n’était pas connus comme les plus tendres, ni emprisonnés pour de simples larcins. Heureusement, le garde semblait être aussi au courant et après un court instant, la porte mécanisée s’ouvrit. Le jeune entra, salua son congénère protégé dans un box vitré d’un signe de tête et s’engagea dans le pénitencier. Deux ans qu’il faisait ça, aussi ses pas le portèrent sans réfléchir jusqu’au bureau du directeur auquel il toqua. Il n’y coupait pas de toute façon, la prison en elle-même se trouvait derrière les bureaux. Malheureusement ou bien heureusement pour les prisonniers, il n’était pas un membre d’une quelconque famille venue pleurer la mise à mort annoncée de quelqu’un. Parfois, il trouvait ce métier assez terrible.

— Ah Arno, je vous attendais, annonça le directeur en ouvrant la porte de son bureau. Entrez donc.


Sans surprise. Heureusement qu’il l’attendait. L’intéressé se souvint avec amusement de leur première rencontre, de toutes les explications qui avaient suivi sur les buts du SCP et pourquoi ils avaient besoin de prisonniers condamnés à mort. Des heures, il avait passé dans ce bureau. Sagement, il en passa la porte mais sachant que tout cela allait se passer assez vite, il ne prit pas la peine de s’asseoir. Il devait s’entretenir avec chaque prisonnier et leur faire signer des papiers, le tout en une journée de 8 heures et quand il en avait rien qu’une petite dizaine ça devenait compliqué.

— Tu as une liste ? demanda-t-il simplement.


Le type rabougri et court sur pattes en face de lui fouilla dans ses papiers un instant avant d’en tirer une feuille pour la lui tendre. Sept prisonniers condamnés à vie c’était pas mal. Suffisant pour l’occuper. Il avait bien un petit descriptif des causes de l’incarcération mais il n’en avait cure. Cela importait peu à la Fondation tant qu’ils suivaient les ordres donnés. Tout ce qu’il espérait, c’était que si familles il y avait derrière ces gens là, ils ne viendraient pas fourrer leur nez dans ce genre d’affaires. Des fois, il regrettait que la peine de mort soit abolie dans certains états. C’était pas bon pour la Fondation si les familles venaient se mêler de tout ça et empêcher certaines décisions.

— On a du monde en salle de visite par contre… une salle d’interrogatoire, ça te va ? Tu veux des gardes avec toi ?


C’était sûr que côté confidentialité, la salle de visite n’était pas vraiment recommandée. Être seul avec des psychopathes, uniquement séparés par une table ne l’angoissait plus vraiment et il s’avait se défendre. Il avait appris avec les gars de la sécurité, à coup de lattes quand il le fallait. Mais il savait par expérience que les psychopathes et autres fifous du pénitencier se montraient souvent plus forts car désinhibés, à moins qu’ils soient sous médicaments.

— Pas besoin de gardes avec moi dans la salle mais à la porte au cas où, je dis pas non.


Le directeur en fasse de lui saisit son téléphone pour donner ses ordres puis ouvrit la marche. Arno connaissait bien les dédales de couloirs maintenant mais l’emplacement des différentes salles restait encore à revoir parfois. Vaguement, il observa les noms de ceux avec qui il allait passer sa matinée. Le premier était un certain Aaron apparemment. Un ancien élève de médecine psychopathe et bipolaire. Voila qui était original. Arno lui-même ne savait pas s’il pensait cela en étant ironique ou non. Avec un soupir, il s’installa sur la chaise dans la fameuse salle après qu’on lui ait demandé de patienter. Le temps de chercher le prisonnier en question apparemment. Allègrement, le jeune homme étira ses pieds et les posa sur la table. Autant se mettre à l’aise.



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MessageSujet: Re: Do you want to start a new life ? [Ft. Aaron B. Kelley]   Lun 15 Fév - 10:40

Aaron était dans sa cellule aux barreaux de métal et protégées encore par au dessus d'une plaque de verre trempé. La petite balle qu'il possédait rebondissait sur le mur avant de revenir à lui. Et il la relançait ainsi encore et encore depuis quelques heures maintenant. Il était dans son état "normal" aujourd'hui, ses pensées s'évadaient pour revenir dans le passé et un léger sourire apparut sur son visage alors qu'il pensait à Lucie. Si personne ne l'avait arrêté il aurait peut être pu vivre avec elle, non pas par amour mais par besoin. Parce qu'elle était la seule personne qui en savait plus sur lui que personne. Il y a longtemps qu'on ne lui donnait plus de médicaments, ses pensées étaient donc claires comme de l'eau de roche même s'il n'avait pas besoin de médicaments pour ne plus savoir ce qu'il faisait. On les lui avaient retiré à cause d'un léger incident, il avait tenté de se suicider en avalant une dose énorme de comprimés qu'il gardait cachés dans sa cellule.

Des bruits de pas virent stopper Aaron dans sa contemplation de la balle et il se leva donc et regarda ses geôliers entrer dans sa cellule. Aaron ne posa pas de questions, il observait simplement, attendant de voir ce qui se passerait. Les gardes lui passèrent donc les menottes avant de le pousser hors de la cellule et de le guider dans les couloirs. Il croisa des visages familiers et peu amicaux qu'il regarda avec froideur et écouta les discussions que se donnaient les gardes sur le chemin. L'un d'eux parla de "cet ancien de la sécurité qui travaillait pour une organisation et qui proposait des marchés chelous aux prisonniers".

Alors que le prisonnier se posait quelques questions quant à cet homme, on le poussa dans une salle d'interrogatoire en lui passant les menottes dans le cercle de métal soudé dans la table à cette intention. Aaron s'assit sur la chaise de métal froid et observa les gardes faire leur petit manège devant la porte de verre de la pièce. Il reporta donc son regard sur l'homme qui se tenait en face de lui. Il se tenait d'une façon très nonchalante et Aaron se doutait qu'il avait l'habitude de faire ça, mais le prisonnier n'aborderait pas la conversation en premier. Il voulait savoir ce qui l'ammenait ici et il ne donnerait pas plus d'informations qu'il en recevrait.
Alors il attendait.


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MessageSujet: Re: Do you want to start a new life ? [Ft. Aaron B. Kelley]   Lun 15 Fév - 11:11





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Do you want to start a new life ?







L’attente avait semblé interminable pour Arno, seul dans cette salle épurée, sans mobilier autre qu’une simple table. Il avait pris un chewing-gum et fait des bulles pour que le temps passe plus vite mais s’était interrompu dans sa tentative de record du monde de la plus grande bulle quand il avait entendu des pas dans le couloir. Il s’en serait bien grillé une à la place mais c’était malheureusement interdit de fumer dans les endroits publics. Aussi peu public que soit une prison comme celle là, il n’avait pas le droit ici non plus. Le fameux Aaron finit par entrer, menotté et suivi de deux gardes qui l’installèrent sans ménagement face à lui, qui n’avait toujours pas bougé d’un pouce et s’était contenté de le scruter.

Il ne semblait pas beaucoup plus âgé que lui du haut de ses 28 ans, c’était sans doute le pire. Se faire coffrer à vie si jeune… il fallait qu’il lui en soit passé des choses, par sa petite tête. Le rôle d’Arno était de le recruter, certes, mais il aimait jauger ceux à qui il avait affaire. Finalement, les gardes les laissèrent seuls tous les deux pour attendre derrière la porte. Les deux hommes se regardèrent un moment mais l’employé du SCP n’en perdit aucunement sa nonchalance. Des tueurs, il en voyait tous les jours. Si celui en fasse de lui préférait qu’il fasse le premier pas ça serait vite fait. Il n’avait pas de temps à perdre avec une discussion non verbale. Au bout d’une heure ils n’en auraient pas terminé.

— Chewing-gum ? proposa-t-il en sortant sa petite boite de sa poche.


Ils étaient à la menthe, il espérait qu’il appréciait ce parfum là. Au pire tant pis, il ne l’avait demandé que pour une première approche, pour briser la glace. Et de glace, ce type semblait en être fait au premier abord même si derrière ce regard, Arno percevait une certaine intelligence calculatrice. C’était très intéressant. Du moins tant qu'il ne se faisait pas bouffer le doigt en essayant de lui donner le bonbon, vu comme il était attaché. Si ce type venait à la Fondation, il risquait peut-être d’y avoir des vagues. Enfin, si l’homme en face de lui acceptait sa proposition, il serait informé de tout ce qui pouvait se passer. Les Class-D était l’exception au « tu rentres à la Fondation maintenant où tu meurs parce que tu en sais trop » vu que, de un, soit ils allaient mourir de toute façon et de deux, s’ils étaient condamnés à vie il n’y aurait que peu de personnes avec qui ils pourraient parler de quoi que ce soit par rapport au SCP. Ils pouvaient donc parler de beaucoup de choses sans enfreindre une quelconque règle.

— Tu peux m’appeler Arno. Si je suis là, c’est parce que j’ai quelque chose à te proposer, quelque chose qui peut t’intéresser et te sortir d’ici, accessoirement. Ça te tente ?


Arno vouvoyait rarement les gens, qu’ils soient en dessous de lui ou égaux. Même ses supérieurs parfois. Il avait du mal avec ça. Bien sûr, si cela vexait Aaron, il n’aurait qu’un mot à dire et il en changerait. Son but n’était pas d’être perçu comme un agresseur mais plutôt d’avoir une discussion somme toute intéressante. Il n’aimait pas y aller par quatre chemins non plus, mais il essayait de faire vendre le job qu’il avait à lui proposer. C’était pas forcément très attractif de devoir choisir entre mourir dans une prison et mourir dévoré, acidifié, gelé, piétiné ou [insérez ici toute mort étrange et improbable dans une situation normale].



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MessageSujet: Re: Do you want to start a new life ? [Ft. Aaron B. Kelley]   Lun 15 Fév - 13:01

[HRP : C'est nul je sais, tu as le droit de me manger si tu veux que je fasse plus ><]


Quelques minutes passèrent sans que ni l'un ni l'autre ne dirent rien. A un moment, l'homme en face d'Aaron sortit quelque chose de sa poche et lui tendit un chewing-gum.

"- Un chewing-gum ?

Un léger sourire se fit sur le visage du prisonnier qui tendit la main du mieux qu'il put pour atttraper le bonbon avant de le fourrer dans sa bouche. Le goût mentholé du chewing-gum se répandit dans toute sa bouche et Aaron, qui n'en avait pas mangé depuis un petit bout de temps savoura la saveur du bonbon. Son regard s'était reporté sur ses menottes mais il revint rapidement sur son interlocuteur qui semblait être un homme plutôt spécial.

- Tu peux m’appeler Arno, continua-t-il. Si je suis là, c’est parce que j’ai quelque chose à te proposer, quelque chose qui peut t’intéresser et te sortir d’ici, accessoirement. Ça te tente ?

Aaron pencha légèrement la tête en fronçant les sourcils. Qu'est ce que ce marché pourrait lui apporter ? Le jeune homme avait des doutes sur la légalité de ce que faisait la prison en vendant des prisonniers dangereux à une organisation tierce. Pourtant, cet homme l'intriguait de plus en plus, et surtout il voulait savoir pour quoi il travaillait.

- En quoi cette chose dont vous me parlez pourrait m'intéresser ? Et surtout, en quoi consiste-t-elle ?"

Le prisonnier fixait Arno dans les yeux. Si il lui mentait, il le saurait, à moins qu'il ne soit suffisament doué pour cacher ces signes distinctifs du mensonge. Aaron n'en doutait pas.

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MessageSujet: Re: Do you want to start a new life ? [Ft. Aaron B. Kelley]   Mar 16 Fév - 8:50





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Enfin la discussion s’était enclenchée. Ça n’était donc pas si compliqué de délier les langues, il suffisait d’un chewing-gum. Et d’une proposition assez accrocheuse pour faire hausser les sourcils à Aaron. Il voyait presque défiler dans ses yeux les questions qu’il devait se poser. Eveiller l’intérêt d’un psychopathe n’était apparemment pas compliqué. De toute façon, ça intéresserait tout le monde tant qu’il s’agit de sauver sa peau.

— En quoi cette chose dont vous me parlez pourrait m'intéresser ? Et surtout, en quoi consiste-t-elle ?


Maintenant que le poisson avait gouté à l’appât, il n’y avait plus qu’à le remonter. Une vraie routine. Pour chaque prisonnier c’était à peu près la même rengaine. Pour essayer de regagner un peu de sérieux, il se rassit correctement sur sa chaise, les pieds sous la table et fixa l’homme en face de lui avec attention.

— C’est un boulot. Je te propose un poste dans l’entreprise qui m’a embauché. Tu peux voir ça comme une seconde chance mais aussi refuser, je ne te cache pas que tu risques de mourir prématurément mais c'est pour une noble cause, pour la science.


Oh certes, ce n’était pas le meilleur job du monde mais la qualité de vie était différente, mieux sans doute. Même si elle pouvait aussi se finir très vite, cette vie. C’était les risques du métier comme on disait. Arno laissait le choix au jeune homme de refuser.

— Je bosse pour la Fondation SCP. Cherche pas, tu n’en as jamais entendu parler et c’est normal, une fois passé ses portes le reste du monde se devra d’oublier totalement ton existence. Ça vaut pour ta famille et tes amis mais c’est l’occasion de prendre un nouveau départ.


Un nouveau départ certes, mais Aaron garderait les bases de son ancienne vie. Il serait toujours prisonnier et toujours tenu d’obéir aux ordres. Il ne pourrait pas se mélanger aux chercheurs et autres professionnels sauf lors des tests et resterait cloisonné dans le grand bâtiment destiné au Class D. Bâtiment qui ne tenait du pénitencier que le nom, même si les gardes veillaient à ce qu’il n’y ait pas de grabuge. La Fondation avait de l’argent, il vivrait dans un plus grand luxe que dans sa cellule miteuse ici.

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MessageSujet: Re: Do you want to start a new life ? [Ft. Aaron B. Kelley]   Mar 16 Fév - 19:33


Aaron avait regardé le recruteur se redresser et croiser les mains devant lui dans une attitude qui montrait un sérieux évident. Pourtant, il se doutait que quelque chose dans ses paroles ne tournait pas rond.

- C’est un boulot. Je te propose un poste dans l’entreprise qui m’a embauché. Tu peux voir ça comme une seconde chance mais aussi refuser, je ne te cache pas que tu risques de mourir prématurément mais c'est pour une noble cause, pour la science.

L'intérêt d'Aaron pour cet homme s'était aiguisé lorsqu'il avait entendu les paroles qui servaient sûrement à l'appâter. Pourtant, il ne portait peut être pas à celui ci,  à moins que cela l'intéresse plus qu'une vie dans ce pénitencier pourri.

- Je bosse pour la Fondation SCP. Cherche pas, tu n’en as jamais entendu parler et c’est normal, une fois passé ses portes le reste du monde se devra d’oublier totalement ton existence. Ça vaut pour ta famille et tes amis mais c’est l’occasion de prendre un nouveau départ.

Le prisonnier se redressa lui aussi en expirant. Il réfléchissait, c'était très avantageux comme marché mais il n'en savait que peu. Arno ne lui avait pas répondu et il détestait quand on esquivait ses questions comme lui l'aurait fait. Alors, Aaron, qui s'était décidé à tutoyer lui aussi son interlocuteur, fixa les yeux pâles de l'homme qui se tenait devant lui et lâcha dans un ton qui voulait montrer qu'il se fichait de ce qu'il venait de lui dire ;

- Tu n'as pas répondu à ma question. En quoi consiste ce "boulot" dont tu parle ? Je vais te dire, je me fous de mourir pour une noble cause, je me fous de disparaître du monde, tant que les gens arrêtent de me regarder comme un monstre et que j'ai plus de libertés qu'ici ça me va."

Ce qu'il n'avait pas dit également, c'était qu'il se fichait de mourir, mais ça, ça se voyait dans son regard, froid et vide comme un puits sans fond dans lequel on pourrait rarement voir des sentiments mais plus souvent si on s'y intéressait.

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MessageSujet: Re: Do you want to start a new life ? [Ft. Aaron B. Kelley]   Mar 16 Fév - 21:24





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Aaron s’était redressé aussi, signe qu’effectivement il avait piqué sa curiosité. Mais si l’interpellé se laissait amadouer alors qu’il n’avait lâché que si peu d’informations, Arno serait surpris. Il ne semblait pas si désespéré que ça, sans doute parce qu’il n’allait pas sur la chaise électrique de façon imminente. Mais Arno appréciait ce challenge et cette résistance.

— Tu n'as pas répondu à ma question. En quoi consiste ce "boulot" dont tu parle ? Je vais te dire, je me fous de mourir pour une noble cause, je me fous de disparaître du monde, tant que les gens arrêtent de me regarder comme un monstre et que j'ai plus de libertés qu'ici ça me va.


Arno lui aurait rétorqué que s’il voulait éviter qu’on le regarde comme un monstre, il fallait éviter de tuer des gens mais c’était une remarque aussi utile que de donner un coup dans l’eau. Ça faisait quelques vagues mais pas plus. Ce type ne devait sans doute même pas se rendre compte de ce qu’il avait fait de mal. S’il se fichait de mourir et de la cause, c’était d’autant plus avantageux pour la Fondation.

— Tu deviendras sujet de test. De la main d’œuvre gratuite pour des chercheurs qui étudient des phénomènes, des objets ou des entités aux pouvoirs surnaturels et qui veulent voir ce qu’ils peuvent faire aux humains pour en déterminer les procédures de confinement appropriées ou les limites. Dans le meilleur des cas, cela aura des effets positifs pour toi et dans le pire des cas tu mourras, sans doute de façon très originale.


Côté libertés ça restait à voir par contre. Certes il pourrait sortir de sa cellule et vagabonder comme il le souhaitait dans les bâtiments libres d’accès au Class-D, manger ce qu’il voulait et même se curer le nez sans qu’on le punisse ! Mais les gardes étaient là pour veiller à ce que le règlement soit respecté. Les litiges entre Class-D étaient communs et ceux qui refusaient d’obéir étaient exécutés tout simplement.

— Au SCP, si tu respectes tes supérieurs, on te respectera c'est comme ça que ça marche. Je peux pas dire pour les autres prisonniers vu que des bagarres éclates souvent mais elles se terminent vite, les gardes plaisantent pas non plus. Tu auras un peu plus de libertés qu'ici, mais faut pas déconner non plus, tu pourras pas faire tout ce que veux, du moins pas sans autorisation signée par la haute autorité. Mais dis moi Aaron, t’as une idée de pourquoi les gens te regardent comme un monstre ?


Au SCP les chercheurs se fichaient bien de ce que les anciens prisonniers avaient fait, tant qu’ils suivaient ce qui était demandé. Seuls les recruteurs et certains psychologues ou médecins qui étaient dédiés à ce groupe aux tenues oranges connaissaient leurs méfaits. Arno était donc déjà un peu au courant mais il n’en avait cure, de ce que ce type avait fait. A force, il était un peu devenu insensible à ce genre de violence. Il n’y avait pas besoin de le regarder comme un monstre. Les humains s’entretuent depuis qu’ils sont arrivés sur terre. Le bien, le mal… les limites étaient devenues floues au fil du temps.

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