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 Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Jeu 8 Oct - 22:38

Miranda avait été secouée. D’une part parce qu’il l’avait entrainée à vive allure dans les couloirs de l’hôpital alors qu’elle se réveillait tout juste de son opération. D’autre part, parce qu’Evans n’avait pas cautionné une telle cavalcade. Elle était toute retournée et il lui fallut un petit instant pour reprendre ses esprits.

- J'aurais aimé vous répondre que j'y penserais et ne le referais plus la prochaine fois, mais j'espère qu'il n'y aura pas de prochaine fois pour vous. Un séjour à l’hôpital, ça suffit amplement pour toute une vie je crois.

Ils venaient de s’enfuir devant tout le monde. Elle était étonnée par tant de sérieux juste après sa remarque précédente. Chaque fois, elle se rendait compte qu’elle sous estimait l’angoisse que le fait qu’elle soit ici soulevait pour Ridley.

-J’espère aussi, se contenta-t-elle de souffler en réponse.

Puis elle décida de lui faire part du fond de sa pensée. Elle n’allait pas s’en sortir si chaque fois qu’Evans proposait quelque chose, il se faisait casser le nez ou qu’elle se retrouvait au milieu d’une cavalcade dans les couloirs. Miranda sentait qu’elle avait besoin de repos et donc d’être entourée par le calme. Il faudrait qu’il comprenne ça. Qu’il accepte qu’elle voulait suivre les recommandations d’Evans.

-D’accord.

C’était tout ce qu’il avait répondu. Il était visiblement presque vexé. Lui devait se demander pourquoi elle croyait plus en Evans qu’en lui peut-être. Pour elle la réponse était simple. Evans s’occupait d’elle pour une raison. Parce que c’était son travail. Un travail qu’il aimait et qui faisait sens pour lui, un travail qu’il voulait faire bien. Il s’occupait d’elle comme il le ferait pour toute personne à priori, sans discrimination. Elle connaissait bien ça. Elle faisait la même chose avec ses patients. C’était son travail de leur venir en aide, de les soutenir, de chercher à les comprendre. Elle le faisait sincèrement, du mieux qu’elle pouvait. A force elle ne s’y sentait plus vraiment obligée. Elle le faisait par conviction, et aussi parce que c’était satisfaisant de gagner sa vie de cette façon, en ayant tous les jours le sentiment de faire quelque chose de bien. Elle comprenait pourquoi Evans agissait gentiment avec elle.

En revanche elle ne comprenait rien à Ridley. Elle ne comprenait pas pourquoi ce cadeau. Elle ne comprenait pas pourquoi il était là avec elle maintenant. Ni ce qu’il cherchait. Peu à peu, elle trouvait de plus en plus difficile de se dire qu’il n’était pas sincère dans ses intentions. Ce qui rendait la chose d’autant plus énigmatique à ses yeux. Et d’autant plus dangereuse.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 13 Oct - 20:53


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Pardon du retard et puis c'est nul et c'est court. M'enfin vu le début de stage et la perspective de faire des nuits... j'suis bien vidée à nouveau.






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Ridley ne boudait pas vraiment, cela le désespérait juste qu'elle ait confiance en quelqu'un d'aussi mauvais qu'Evans. Que pouvait-il bien y faire ? La convaincre du contraire ? Personne ne le croyait quand il en parlait. Ah il cachait bien son jeu le médecin, à être soi disant gentil avec tout le monde. Il n'y avait que lui qui ne marchait pas et ne croyait pas à ses mensonges. C'était déprimant d'être celui qui avait raison alors que personne ne voulait le croire. Et même si ça lui faciliterait la tâche, il ne pouvait pas donner tout les arguments qu'il souhaitait. La grande majorité, il voulait les oublier. C'était le choix de la psychologue après tout, il se devait de le respecter et de la soutenir. C'était dur de ne faire que ça, parfois, sachant qu'elle fonçait droit dans un piège, bras ouverts. Elle n'avait rien ajouté de plus et il la voyait déjà condamnée, tout autant que si elle retournait se faire opérer dans l'instant. Finalement après avoir toqué à la porte, Evans entra. Évidemment qu'il avait du les suivre. Il s'était même fait passer un savon par le chirurgien, mais ça, ça n'était pas le premier, surtout à cause de Ridley.

— Bon, Ridley, j'ai été bien sympa avec toi, j'me suis dit que j'allais te laisser discuter un peu avec Miranda et, malgré tout, tu me fais encore une crasse... soupira-t-il, plus fatigué qu'énervé à présent. Donc cette fois, sors s'il te plaît, je vais pas la manger ni la faire disparaître.


Si l'intéressé n'esquissait pas de moue boudeuse jusqu'à présent, cette fois il ne s'en priva pas et se renfrogna. La tête enfoncée entre ses épaules et les mains glissées dans ses poches, il sortit en marmonnant des insultes contre les médecins et les russes. Il avait presque eu envie de le cogner au passage, ou de faire exprès de buter contre son épaule, mais il préférait éviter si Miranda le tenait en si haute estime alors qu'il lui voulait du mal, après ça serait encore une fois lui qui prendrait. Evans lui même fut surpris de le voir obtempérer sans discuter ou s'énerver, criant haut et fort qu'il n'avait aucun ordre à recevoir de personne et certainement pas de lui. Le chercheur n'avait peut être rien dit, mais dans sa tête il avait du le maudire trois fois, voire pire. Il le suivit même du regard pour voir où il filait, de peur qu'il aille s'énerver ailleurs ou sur quelqu'un d'autre mais non, il était allé s’asseoir sagement près de la machine à café, sa place habituelle. Enfin sagement... Mieux valait ne pas aller l'embêter quand même.

— Euh, bon d'accord y'a un début à tout, bref, reprit Evans en retournant auprès de la psychologue après avoir fermé la porte. Désolé pour le remue ménage, c'était presque prévisible en plus... Vous allez bien ? Il vous a pas trop secoué ?


Ridley, sous sa façade de petit râleur qui faisait du boudin, risquait certainement et contre toute attente de venir écouter à la porte. Il n'avait pas été espion pour rien. Par contre, il n'avait pas réellement le matos pour être discret. Au pire, il s'en fichait un peu, à la moindre remarque une dispute éclaterait. Et tous les trois ici devaient être trop épuisés pour vouloir se prendre la tête. Tant que Miranda sortait d'ici rapidement et en bonne santé, si elle voulait revenir discuter avec Evans de la pluie et du beau temps, il ne serait pas là pour s'interposer. Il ne voulait pas qu'il lui arrive quoi que ce soit mais il ne pouvait pas non plus être au courant de ses moindres faits et gestes. Il n'irait pas jusque là. Tant que tout se passait bien pour elle après tout, il n'avait pas grand chose à dire.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mer 14 Oct - 11:03

Miranda était en train de s’interroger à propos de Ridley et de ses intentions comme toujours quand Evans frappa puis entra sans attendre de réponse. Il semblait plus lassé qu’en colère. Après qu’il se soit fait casser le nez, le fait qu’il l’ait entraînée à travers les couloirs contre son avis n’avait sans doute rien de très impressionnant ou d’étonnant. Plus le temps passait et plus elle se rendait compte qu’il y avait quelque chose de fou chez lui.

- Bon, Ridley, j'ai été bien sympa avec toi, j'me suis dit que j'allais te laisser discuter un peu avec Miranda et, malgré tout, tu me fais encore une crasse... soupira-t-il, avec un air las. Donc cette fois, sors s'il te plaît, je vais pas la manger ni la faire disparaître.

Miranda soupira elle aussi. Peut-être que Ridley avait fait quelque chose de mal, mais elle n’avait étrangement pas envie qu’il quitte la pièce. Qui savait quand il reviendrait la voir après tout ? Malgré les doutes qu’elle générait, sa présence commençait à avoir pour elle quelque chose de réconfortant. Elle avait confiance en Evans, mais elle n’avait pas envie d’être laissée entre ses mains pour parler de l’opération et de tout ce qui s’en suivrait. Mais il faisait son travail de médecin. Il se devait d’essayer de savoir si elle allait bien. Elle-même voulait savoir si cette fois, c’était terminé d’opérer cette maudite jambe.

A sa grande surprise Ridley était sorti sans mot dire. Il n’en pensait sans doute pas moins. Mais il respectait ses choix, même s’il devait sans doute les trouver absurdes. Elle en était étrangement contente. C’était un gros effort qu’elle lui avait demandé elle le savait. Il le faisait apparemment non sans afficher une moue boudeuse mais quand-même.

- Euh, bon d'accord y'a un début à tout, bref, reprit Evans en allant fermer la porte. Lui aussi avait été étonné par la réaction de Ridley qui malgré l’expression glacée de son visage restait finalement assez pacifique.

- Désolé pour le remue ménage, c'était presque prévisible en plus... Vous allez bien ? Il vous a pas trop secoué ?

Miranda se surpris à sourire. C’était plus facile lorsqu’il n’était pas là pour la savoir. Au fond, une fois remise de ses émotions, elle songeait que c’était presque drôle ce que Ridley avait fait. En tout cas beaucoup plus drôle sans doute que le tour que prendrait bientôt cette conversation.

-Non ça va, commença-t-elle songeuse, c’était comme un manège…

Et puis elle reprit plus sérieusement, parce qu’elle voulait que les choses avancent malgré tout :

- Je me sens un peu vaseuse mais je n’ai pas mal… Mais à vous de me dire si je vais bien docteur. Il n’y a pas eu de complications ? L’opération s’est bien passée ? Est-ce que je vais avoir de la rééducation ? Quand est-ce que je vais pouvoir aller dans le fauteuil à nouveau ?

Cela faisait beaucoup de questions qu’elle posait sans vraiment le regarder. Elle avait besoin de savoir où elle en était et ce qui l’attendait pour la suite. Elle voulait qu’il lui annonce une durée. Elle avait besoin de savoir par quoi elle allait passer à ce à quoi ça allait ressembler. Il fallait qu’elle s’y prépare, le pire était peut-être à venir.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mer 14 Oct - 20:09


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Bon ça m'a l'air déjà mieux mais comme je suis crevée, je sais pas ce que ça vaut...






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Evans préférait être seul pour parler aux patients de leurs problèmes de santé. Par logique, déontologie et respect. Ridley n'aurait pas apprécié qu'il y ait du monde autour de lui si le médecin avait du lui annoncer certaines choses -même s'il ne l'aurait jamais cru ou écouté- il pouvait bien le comprendre ou l'entendre pour Miranda. Il ne prendrait pas toute la journée pour ça non plus. La psychologue ne semblait pas immensément secouée par ce « manège » comme elle venait de l'appeler. Ridley n'avait heureusement pas été fou au point de prendre des risques trop inconsidérés.

— Je me sens un peu vaseuse mais je n’ai pas mal… Mais à vous de me dire si je vais bien docteur. Il n’y a pas eu de complications ? L’opération s’est bien passée ? Est-ce que je vais avoir de la rééducation ? Quand est-ce que je vais pouvoir aller dans le fauteuil à nouveau ?


Evans sourit à son tour pour la rassurer. Il s'attendait à bon nombre de questions  de sa part et ne fut donc pas noyé sous toutes ces interrogations. Il était content de pouvoir y apporter des réponses sous forme de bonnes nouvelles cette fois. Pour les nausées, cela passerait au fur et à mesure que l'anesthésie se dissiperait. Après, il pouvait bien évidemment lui donner quelque chose si elles étaient trop fortes. Tant qu'elle n'avait pas mal, c'était bien. Si elle était restée en salle de réveil, le chirurgien aurait été présent aussi pour parler de l'opération mais il n'avait pas le temps d'en plus changer de service pour venir discuter. Il y avait assisté de toute façon donc il pouvait répondre aussi au pire.

— L'opération s'est bien déroulée oui, j'ai été tatillon et j'ai vérifié trois fois que c'était bien posé, je crois que le chirurgien me boude aussi un peu. On fera encore une radio pour vraiment contrôler une dernière fois tout ça d'ici quelques jours mais il ne devrait plus y avoir de problème.


Il se ferait un plaisir de comparer les deux clichés pour lui montrer que c'était l'autre imbécile qui s'était trompé. Que son poids n'y avait jamais été pour rien et elle encore moins. La rééducation mentale, il fallait y penser aussi. Vu toutes les bêtises qu'on lui avait ancré dans la tête, elle en avait besoin aussi.

— Il y aura de la rééducation oui, c'est sûr mais la durée dépendra de la douleur tout ça. Vu que, et j'insiste, le clou à été bien posé cette fois, ça ne devrait pas excéder les deux mois... à raison d'une ou deux séances par semaine en moyenne. Pour l'instant on va laisser votre jambe se reposer un jour ou deux et dès le troisième jour vous pourrez vous lever et marcher un peu si vous vous en sentez capable. Plus vous marchez mieux ça sera en fait. Après, il faut aussi voir si les engelures vont mieux d'ici trois jours mais vu la bonne évolution des choses, je ne doute pas que vous puissiez vous lever très bientôt.


Il était tellement ravi de pouvoir annoncer ce genre de choses. Certes, trois jours encore sans poser pied à terre pouvait être long. Mais d'ici demain, elle pourrait retourner dans le fauteuil si elle le voulait. C'était toujours selon la douleur en fait. Elle devait simplement éviter de s'appuyer dessus ou de la faire bouger. Le clou ne risquait pas de se déplacer à nouveau mais ils avaient quand même du inciser un peu pour retirer l'ancien et le remplacer. Heureusement qu'elle n'était pas restée consciente sinon elle se serait évanouie à ce moment.

— Pour la rééducation j'ai plein de choses à proposer du coup... si vous aimez la piscine ça peut se faire par balnéo, je peux vous prescrire plein de soins pour faire disparaître au mieux la cicatrice, tout ça... C'est comme vous préférez, si vous êtes plus à l'aise avec de la rééducation classique c'est vous qui voyez. Le résultat à la fin sera le même ; pas de douleurs et vous pourrez faire ce que vous voulez avec votre gambette. Le but c'est que ça soit plaisant autant qu'efficace. Les premières semaines il y aura une séance tous les deux jours, à l'heure que vous préférez et après on espacera de plus en plus jusqu'au moment où vous pourrez vous en passer.


Le SCP possédait un grand centre de rééducation avec l’hôpital et travaillait en partenariat avec les thermes, la piscine et les quelques kinés qui bossaient là bas. Le médecin avait parlé plus bas pour ce qui concernant la balnéo, ignorant si Ridley écoutait bien aux portes ou non. Savoir qu'il lui proposait de faire des exercices dans l'eau plairait encore moins au chercheur qui, là, ne se ferait pas priver de le faire savoir. La grande nouveauté qu'ils avaient eu il y a peu, c'était les bains de paraffine. On avait juste l'impression de plonger dans de la crème chaude et non seulement cela servait à faire disparaître les cicatrices et la douleur en même temps de façon bien efficace. Si elle en avait envie, il se ferait un plaisir de lui faire découvrir. Elle devrait encore se coltiner un traitement avec du calcium mais ça, c'était le plus facile dans tout ça.

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Dernière édition par Ridley Moran le Mer 14 Oct - 23:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mer 14 Oct - 22:56

Miranda était suspendue à ses lèvres. C’était le moment qui déterminait à quoi allaient ressembler les prochains mois de sa vie. Elle avait peur. En même temps elle était pleine d’espoir. Elle espérait qu’il allait parler en termes simples, pour qu’elle puisse bien tout comprendre avec son esprit fatigué.

-L'opération s'est bien déroulée oui, j'ai été tatillon et j'ai vérifié trois fois que c'était bien posé, je crois que le chirurgien me boude aussi un peu. On fera encore une radio pour vraiment contrôler une dernière fois tout ça d'ici quelques jours mais il ne devrait plus y avoir de problème.


Pour l’instant les nouvelles étaient plutôt bonnes. Elle souffla un petit « d’accord » pensif, attendant la suite. Elle savait déjà qu’elle allait redouter la radio de contrôle malgré tout. Une partie d’elle redoutait toujours que le clou se torde à nouveau, quand bien-même Evans lui avait démontré que cela était absurde. Après tout, elle agissait fondamentalement de manière irrationnelle, dès lors qu’elle était clouée dans un lit d’hôpital, ramenée à un état de dépendance.

- Il y aura de la rééducation oui, c'est sûr mais la durée dépendra de la douleur tout ça.


Dans une phrase comme celle là par exemple, il n’y avait qu’un seul mot qu’elle retenait : douleur. Forcément elle allait avoir mal il fallait s’y préparer. Il n’y avait pas de rééducation sans douleur, on n’avait rien sans rien dans ce monde. Cela elle le savait et depuis longtemps.

- Vu que, et j'insiste, le clou à été bien posé cette fois, ça ne devrait pas excéder les deux mois... à raison d'une ou deux séances par semaine en moyenne. Pour l'instant on va laisser votre jambe se reposer un jour ou deux et dès le troisième jour vous pourrez vous lever et marcher un peu si vous vous en sentez capable. Plus vous marchez mieux ça sera en fait. Après, il faut aussi voir si les engelures vont mieux d'ici trois jours mais vu la bonne évolution des choses, je ne doute pas que vous puissiez vous lever très bientôt.

A mesure que le docteur parlait elle se rassurait peu à peu. Elle ne savait pas bien pourquoi mais la rééducation cette fois s’annonçait plus courte que celle qu’elle avait subie la fois précédente qui avait durée près de six mois. Il s’était passé beaucoup plus que quelques jours avant qu’elle ne soit capable ne serait-ce que de s’asseoir. Tout allait bien. Cette fois l’os n’était pas rompu comme la dernière fois.  Les engelures allaient bien aussi. Elle se força à respirer doucement pour écouter la suite.

- Pour la rééducation j'ai plein de choses à proposer du coup... si vous aimez la piscine ça peut se faire par balnéo, je peux vous prescrire plein de soins pour faire disparaître au mieux la cicatrice, tout ça... C'est comme vous préférez, si vous êtes plus à l'aise avec de la rééducation classique c'est vous qui voyez. Le résultat à la fin sera le même ; pas de douleurs et vous pourrez faire ce que vous voulez avec votre gambette. Le but c'est que ça soit plaisant autant qu'efficace. Les premières semaines il y aura une séance tous les deux jours, à l'heure que vous préférez et après on espacera de plus en plus jusqu'au moment où vous pourrez vous en passer.

Miranda finit par sourire un peu finalement. Evans voulait ce qui lui convenait le mieux, elle avait des choix à faire une marge de manœuvre et elle était rassurée par cette idée. Elle n’allait pas subir des choses sans explications comme cela avait été le cas à Londres. Elle était soulagée à l’idée que les choses se présentaient sous un jour complètement différent. Elle n’avait pas entendu la nuance dans la voix d’Evans et comme elle était soulagée elle s’extasia un peu :

-Oh j’aimerais beaucoup faire de la balnéo, j’adore l’eau.

Miranda n’oublierait jamais cette rivière où elle allait se réfugier enfant. Lorsqu’elle était vraiment au bord de la crise de rage, elle allait s’y allonger, se lover dans l’eau glacée qui glissait contre elle et la calmait doucement, comme une matrice salvatrice. Dans l’eau, elle ne pourrait qu’aller mieux elle le sentait. Evans semblait enthousiaste de lui proposer tout ceci, de la laisser décider, et c’était un peu contagieux. A présent elle se sentait d’attaque pour affronter tout ça, même si elle avait besoin de la journée pour se remettre. Elle eut encore un sourire.

-Merci Docteur…

Elle ne savait pas trop quoi ajouter d’autre, le fond de sa pensée était résumé par ces deux mots là. Elle se sentait rassurée et soulagée. Un peu fatiguée aussi mais au moins, la suite des évènements ne ressemblait pas à une montagne infranchissable.
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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Dim 18 Oct - 21:18


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Pardon du retard et de la nullité, j'suis déprimée je veux pas gâcher mon aprem et ma soirée à bosser et à rouler pendant 1h uwu






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Finalement Miranda avait souri au fur et à mesure qu'Evans annonçait les bonnes nouvelles. Rendre aux gens leur santé et leur capacité à sourire était ce qu'il préférait dans ce métier. Ça n'arrivait pas tout le temps malheureusement et parfois, il ne pouvait juste rien faire, la rage au ventre. Comme la vie, être médecin était fait de bons moments et de mauvais moments. Il fallait se résigner au mauvais et se réjouir de ce qui était bon. Il sentait bien que la psychologue voulait aller mieux malgré la fatigue et l'angoisse qui l'avaient littéralement clouée au fond du trou ces derniers jours. C'était bien pour ça qu'il allait l'aider à remonter, mais que c'était à elle de faire les choix qu'elle voulait et être actrice de sa guérison. Il lui avait donc proposé de nombreuses choses qu'il pouvait mettre à sa disposition par une simple ordonnance et elle s'était empressée de donner une réponse, tout d'un coup plus heureuse, plus vivante que ces derniers jours. Evans était le plus heureux des médecins en ce jour, rien que pour ça.

— Oh j’aimerais beaucoup faire de la balnéo, j’adore l’eau. Merci Docteur…


Bien évidemment, si le docteur avait baissé le ton en proposant la balnéo, c'était pour une raison. Que Miranda n'avait sans doute pas cernée mais il ne pouvait pas lui en vouloir. Tant qu'on n'y avait pas été confronté, il était dur de saisir que Ridley poussait le vice jusqu'à écouter aux portes quand il était à l'infirmerie. Quitte à traîner le lit auquel il était attaché jusqu'à la porte de la salle de soin en toute discrétion pour savoir si on parlait de lui dans son dos, ou de ce qu'on allait lui faire. Heureusement pour tout le monde, cela faisait bien longtemps qu'Evans avait strictement interdit qu'on le contentionne. Tout ce qu'il pouvait leur faire subir était une promenade de santé par rapport à son comportement lorsqu'il était attaché. La situation entre eux ne s'étaient pas améliorée immédiatement après et même encore maintenant cela posait parfois problème mais Ridley savait très bien que son médecin refusait à présent de l'attacher. Il en doutait parfois, encore, mais c'était rare.

— Pas de quoi, enfin ! Je suis content de voir que vous allez mieux, ça fait vraiment plaisir ! Je vous ferais les ordonnances pour la balnéo après et je vous les donnerais plus tard, vous verrez c'est cool ! Lui répondit le médecin avec tout autant d'enthousiasme. Là on va laisser les effets de l'anesthésie se dissiper, vous apporter un petit truc à manger et vous aurez l'après midi pour vous reposer. Ce soir je viendrais voir ou refaire les pansements je pense.


Présentement, Ridley écoutait à la porte justement et ce qu'il entendait ne lui plaisait pas du tout. Tout ce qu'il comprenait c'était qu'Evans essayait de faire en sorte que Miranda se noie pour la garder plus longtemps encore à l'infirmerie. Et lui aussi par la même occasion. Il n'y avait que ça qui comptait. Il était trop heureux que son plan ait fonctionné et ça s'entendait. Mais bien évidemment, il faisait passer ça pour une séance de baignade tout à fait inoffensive. Et Miranda tombait dans le panneau. Mais au final, il n'avait pas si peur que ça pour elle. Il avait de quoi empêcher tout cela d'arriver et il ferait tout pour la convaincre. Le médecin n'aurait alors pas le choix que de la laisser sortir et tout ses plans seraient fichus, pour le plus grand plaisir du chercheur. L'opération s'était peut être bien passée -et encore, il pouvait s'agir d'un odieux mensonge aussi- mais si c'était le cas, ça n'avait été que pour les endormir tous les deux et permettre plus d'atrocités encore. Il avait été forcé d'accepter qu'elle subisse quelque chose d'aussi horrible, mais rien que de l'imaginer dans l'eau, il avait envie de défoncer la porte, de reprendre le lit et de l'emporter loin de ces monstres à qui elle tendait le bâton pour se faire battre. Dès qu'Evans serait sorti, il s'empresserait de lui donner un SCP-500 et tout irait mieux. Et si Miranda ne voulait pas, trop aveuglée par ce que le médecin lui disait, il aurait malheureusement recours à des moyens plus vicieux. Il espérait cela dit ne pas avoir à en arriver là pour faire en sorte qu'elle soit hors de danger. Toute cette histoire commençait sérieusement à le fatiguer, que ce soit physiquement ou émotionnellement. Plus vite cela se terminerait et moins il risquait de craquer et de faire pire que casser un nez.

Alors qu'il bouillonnait littéralement derrière la porte comme si Evans allait fondre derrière rien que parce qu'il regardait dans sa direction, ce dernier avait eu le temps de prendre une tension à Miranda. Chose qu'il aurait faite en salle de réveil si le chercheur ne l'avait pas arrachée au service si brusquement. Il enleva aussi la perfusion qu'ils avaient gardé pour l'opération vu que la suite du traitement serait avec des médicaments à prendre oralement. C'était plus facile, Miranda serait moins fatiguée et Ridley moins stressé. Même si, présentement, pour être stressé, il l'était. Tellement qu'il avait à peine entendu Evans prendre congé. Ce ne fut que lorsqu'il entendit les bruits de pas et la porte s'ouvrir qu'il compris qu'il devait se sauver pour retourner dans son fauteuil, comme si de rien était. Avec une seconde de retard cela dit, ce qui ne pouvait que signifier qu'il était grillé. Le médecin était juste sorti et avait croisé les bras, un air mi agacé mi amusé peint sur son visage.

— Quitter la CIA t'a fait perdre tes réflexes on dirait mon cher Ridley, la prochaine fois laisse un micro en chambre comme celui que j'ai trouvé dans mon bureau la dernière fois, ça sera plus facile pour espionner les conversations.


L'accusé s'était arrêté dans sa course à mi chemin du coin où il était censé rester assis et avait reprit sa moue boudeuse, les bras croisés lui aussi. Pourquoi ne parlait-il pas encore plus fort pendant qu'il y était, histoire de l'humilier un peu plus ? Oui il avait bien laissé un micro dans le bureau d'Evans la dernière fois mais ce dernier avait fait du ménage et il l'avait trouvé planqué derrière ses bouquins sur comment empoisonner les gens de mille et une façon. Bien évidemment, il avait tout de suite compris que le patron du SCP était le coupable. Ridley ne s'était pas démonté face à cet échec et il était déjà en train d'essayer de créer quelque chose d'encore plus discret pour renouveler l'expérience. Au pire, Evans n'avait rien à cacher mais il doutait que laisser son patient faire allait l'aider à gagner sa confiance. Il pouvait toujours mal interpréter tout ce qu'il disait, comme c'était si souvent le cas.

— J'espionnais pas... marmonna-t-il en lui adressant un regard meurtrier.


Réprimant l'envie de lui donner un coup de pied pour le faire tomber, il revint sur ses pas pour aller voir Miranda, vu que la conversation était apparemment finie et referma sèchement la porte devant le nez du médecin. Si encore la pique avait été amusante, il lui aurait tiré la langue et ils se seraient chamaillés avec des grimaces comme la dernière fois mais là, ça n'était pas le cas et il était juste énervé. Il essaya cependant de se radoucir une fois qu'il fut seul avec la psychologue parce que ça n'était en rien de sa faute après tout.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 20 Oct - 11:09

Miranda était soulagée, tout ceci s’avérait beaucoup moins horrible qu’il n’y paraissait. Le docteur semblait content de voir qu’elle appréhendait moins et qu’elle redevenait un peu elle-même pour la première fois depuis qu’elle était entrée à l’infirmerie.

- Pas de quoi, enfin ! Je suis content de voir que vous allez mieux, ça fait vraiment plaisir ! Je vous ferais les ordonnances pour la balnéo après et je vous les donnerais plus tard, vous verrez c'est cool !
reprit le médecin.

Cool c’était le mot, même s’il était étrange dans la bouche d’un médecin qui se voulait sans doute donner une certaine image de sérieux.

- Là on va laisser les effets de l'anesthésie se dissiper, vous apporter un petit truc à manger et vous aurez l'après midi pour vous reposer. Ce soir je viendrais voir ou refaire les pansements je pense, poursuivit-il.

Elle lui fit encore un sourire

- D’accord. Je me sens encore un peu fatiguée en effet…

Le docteur lui pris encore la tension alors qu’elle baillait et finalement il lui retira sa perfusion. Elle n’aimait pas cette idée elle avait peur d’avoir mal. Mais elle lui faisait confiance et si elle ne se sentait pas bien, elle n’aurait qu’à appeler une infirmière. Ici, elles avaient l’air moins revêches et débordées qu’à Londres. Enfin Evans pris congé poliment mais devant la porte il s’arrêta net.

- Quitter la CIA t'a fait perdre tes réflexes on dirait mon cher Ridley, la prochaine fois laisse un micro en chambre comme celui que j'ai trouvé dans mon bureau la dernière fois, ça sera plus facile pour espionner les conversations.

Elle ne put retenir un soupire. Jusqu’où tout ceci pouvait-il aller ? Apparemment c’était allé bien plus loin que ce qu’elle imaginait par le passé. Il avait donc écouté à la porte. Elle était contente de ne rien avoir dit d’honteux. Tout ceci la rendait de plus en plus confuse. Elle comprenait que Ridley avait une part de folie en lui, liée à des événements douloureux et elle comprenait que le docteur Evans en faisait les frais simplement parce qu’il était médecin. Ce qu’elle ne comprenait pas c’était qu’il avait des dizaines de personnes ici à l’infirmerie. Pourquoi son cas à elle lui importait-tant ? Elle espérait en tout cas qu’il n’allait rien faire de stupide. Ou plutôt qu’il n’allait rien faire d’autre puisque casser le nez du docteur avait déjà été en soi assez marquant comme cela.

-J’espionnais pas… se contenta-t-il de répondre. Mais ce mensonge était parfaitement inutile. Elle-même depuis son lit avait pu se rendre compte de ce qui se passait.

Evans ne répondit rien. C’était sans doute parfaitement inutile et contre productif. Elle voulait trouver des mots pour essayer de le rassurer alors elle tenta sa chance.

-Ridley… Evans ne fait rien de mal. Vous avez entendu n’est-ce pas ? Je vais être rééduquée tranquillement et je vais sortir d’ici. Apparemment tout c’est bien passé alors le pire est fini non ? Ecoutez…Je lui fais confiance. Il a fait beaucoup mieux que les précédents médecins que j’ai rencontrés avant lui. Essayez de le laisser faire son travail d’accord ? Il ne m’arrivera rien… n’est ce pas ? Je n’arrive pas à comprendre de quoi vous avez peur à ce point, même si je me doute que c’est en lien avec… ce dont nous avons déjà un peu parlé…

Elle doutait de le convaincre avec si peu d’éléments. Mais elle espérait qu’au moins il consentirait à lui dire un peu de ce qu’il pensait. Elle voulait savoir à quoi il pensait et qu’est ce qu’il redoutait exactement. Elle se fichait que ça paraisse fou, elle voulait juste y mettre un terme. Qu’il cesse de se mettre dans tous ces états simplement parce qu’elle était à l’hôpital. En un mot qu’il reprenne le cours normal de son existence. Car plus Ridley était anxieux à son propos, plus il pensait à elle. Ça n’était pas quelque chose qu’elle voulait. Ou alors pas à ce point. Personne n’avait jamais pensé à elle à ce point là.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Ven 23 Oct - 15:48


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Désolée j'avais oublier de poster xD Trop crevée en même temps >.<






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Ridley s'était donc réinstallé à sa place habituelle, dans son fauteuil, fusillant la porte du regard au cas où quelqu'un se déciderait à l'ouvrir pour les déranger encore une fois. Heureusement, Evans avait lâché le morceau et était reparti à des affaires plus pressantes. Les bras croisés, il se retenait de taper du pied. Il aurait aimé pouvoir se calmer parce que Miranda n'avait pas à subir ça mais comme souvent, l'énervement montait plus vite qu'il ne redescendait. Et elle était trop gentille de vouloir essayer de le rassurer dans cet état, surtout que, malheureusement, ce qu'elle pouvait dire ne servirait à rien. Dans ces cas là, le silence marchait même mieux parfois.

— Ridley… Evans ne fait rien de mal. Vous avez entendu n’est-ce pas ? Je vais être rééduquée tranquillement et je vais sortir d’ici. Apparemment tout c’est bien passé alors le pire est fini non ? Ecoutez…Je lui fais confiance. Il a fait beaucoup mieux que les précédents médecins que j’ai rencontrés avant lui. Essayez de le laisser faire son travail d’accord ? Il ne m’arrivera rien… n’est ce pas ? Je n’arrive pas à comprendre de quoi vous avez peur à ce point, même si je me doute que c’est en lien avec… ce dont nous avons déjà un peu parlé…


Ce dont elle avait parlé plutôt. Lui n'avait rien dit et n'avait jamais voulu en parler. S'il s'était écouté, il lui aurait rétorqué ces choses là, peut être un peu sèchement mais il s'en serait voulu après. Il était là pour la soutenir, pas pour l'accuser de ce qui s'était passé à la cafétéria. Comme si c'était de sa faute. Elle avait cru bien faire et le pensait certainement encore maintenant en lui disant toutes ces choses là. La vérité était que cela le faisait enrager encore et toujours plus. Il ne voulait plus y penser et préférait se dire qu'elle n'avait jamais dit quoi que ce soit et ne savait absolument rien. Elle ferait mieux d'en faire de même.

— Oubliez ce qui s'est dit, vous voulez bien ?


Il formulait sa question comme une proposition mais son ton était si froid que cela sonnait plutôt comme un ordre, en réalité. Il était préférable pour tout le monde qu'elle oublie ça et si elle n'y arrivait pas, il s'en chargerait aussi. Il n'avait plus qu'une envie, lui donner ce fichu 500 et partir. Retourner s'enfermer dans son bureau, taper du poing contre un mur s'il en avait besoin pour se défouler comme il en avait l'habitude. Il avait suffisamment passé de temps dans cet endroit horrible et elle aussi. Dire que ça commençait à lui taper sur les nerfs était faible par rapport à la réalité.

— Faire confiance à quelqu'un que vous ne connaissez pas et lui confier votre vie ou simplement votre capacité à marcher est parfaitement logique, oui j'avoue. Vous lui avez parlé deux fois et moi ça fait des années que je le connais. Je me demande qui de nous deux à raison. Mais j'ai très bien compris que je n'avais pas mon mot à dire dans votre prise en charge, après tout, la façon dont vous voulez être ''soignée'' ne me regarde pas.


En tout cas, rester des semaines de plus à l'infirmerie parce qu'Evans le demandait bien gentiment avec ses yeux doux serait au dessus de ses forces. Déjà elles commençaient à s'amenuiser et c'était on ne peut plus visible. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qui clochait ? C'était pourtant aussi gros qu'un camion. Mais c'était parce qu'il avait l'habitude de voir ces choses là. C'était peut être égoïste mais il ne resterait pas. Il comprenait bien que de toute façon, il n'avait rien à faire ici et ne changerait rien de plus. Il s'était fait violence pour la laisser se faire opérer et à donner sa main on lui prenait le bras pour qu'il tolère toujours plus. Mieux valait s'écarter de ça donc. De toute façon, si elle préférait faire confiance à Evans au bout de quelques heures de discussion qu'à lui, c'était son problème. Il n'y pouvait rien et n'y pourrait jamais rien. On ne pouvait pas dire qu'il n'avait pas essayé d'être là pour elle.  Peut être qu'après toutes ces années passées avec son petit groupe d'amis et derrière son ordinateur, enfermé dans ses quartiers l'avaient rendu maladroit côté relations. Il fallait se rendre à l'évidence, ça n'était pas comme s'il avait jamais été réellement doué là dedans non plus. Ridley avait autre chose à penser qu'à gagner la confiance de personnes qui n'en voulaient pas. Ça ne l'empêcherait pas de laisser la porte de son bureau ouverte si Miranda avait un jour besoin de quoi que ce soit, ne serait ce que de parler de la pluie et du beau temps. Mais voir qu'elle préférait faire confiance à un médecin qu'elle ne connaissait pas et qui complotait pour la garder ici était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Et Dieu savait qu'il détestait l'eau, surtout quand elle débordait.

Elle pouvait bien chercher à avoir le dernier mot dans cette discussion, ça ne changerait rien. Elle ne parviendrait pas à le convaincre de tout ça, comme il n'arriverait pas à la convaincre de ce qu'il pensait. Ce n'était vraiment pas la peine de continuer cette discussion des plus fatigante. Fourrant sa main dans sa poche, il en sortit donc son SCP-500 et le lui tendit. Autant il arrivait que ses mensonges tombent à l'eau quand il était déjà grillé, autant quand il y mettait du cœur, il devenait très convaincant.  Avec un peu de chance, elle ne poserait pas plus de questions que ça. Mais de toute façon, même si elle en posait, il savait déjà quoi répondre.

— Prenez ça, ça vous aidera à aller mieux. Et ne me dites pas que vous allez déjà mieux sinon vous ne seriez pas ici. Après ça, j'arrêterais de vous embêter si ça peut vous faire plaisir.


Devoir en arriver à ce genre de chose, presque du chantage affectif, l'énervait encore plus. Tout comme devoir lui mentir s'il n'avait pas le choix. Oh bien sûr, il l'avait, le choix. Celui de la laisser se démerder ou celui de l'aider et de la préserver de ce qu'Evans prévoyait de lui faire subir. Il fallait choisir en fonction des conséquences qu'il était prêt à subir et à assumer. Il s'en fichait de devoir se faire engueuler par Evans mais s'il mentait à Miranda, jamais elle ne lui ferait confiance. Au pire, ça n'était pas comme si c'était déjà le cas. Mais s'il la laissait là et ne faisait rien, que le médecin en profitait pour mettre en œuvre ses horribles desseins, jamais il ne pourrait se regarder dans une glace à nouveau sans ressentir l'impression de l'avoir abandonnée à son sort dans cet endroit affreux alors qu'elle était affaiblie, seule et sans soutien de quiconque comme ça avait été le cas pour lui il y a de ça quelques années. Il ne voulait pas lui faire subir ça, il savait ce que c'était.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 27 Oct - 11:42

Miranda aurait voulu que Ridley cesse de se mettre dans tous ces états. Elle avait peur de ses réactions et de ce qu’il pourrait encore faire pour empêcher Evans de faire son travail. Elle en avait peur surtout parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi si c’était si important pour lui d’être là avec elle alors qu’il détestait cet endroit et pourquoi il y accordait autant d’importance. Pourquoi il lui accordait autant d’importance était plus exact. Assez maladroitement sans doute, elle avait tenté de le rassurer. Elle n’aurait sans doute jamais du réévoquer cette conversation qu’ils avaient eue à la cafétéria.

- Oubliez ce qui s’est dit, vous voulez bien ? trancha-t-il très froidement.

Ça n’était pas une question mais un ordre qu’il lui donnait. Un ordre auquel elle ne pourrait évidemment pas obéir puisqu’elle avait sous les yeux, ici et maintenant, les conséquences de ce dont il refusait qu’elle reparle. Elle ne pouvait rien oublier alors qu’il venait de casser le nez d’Evans à cause de cela et qu’encore maintenant, il se conduisait de façon parfaitement irrationnelle. Elle comprenait pourtant qu’elle ne pourrait pas le raisonner. Rien de ce qu’elle pourrait dire ne changerait quoique ce soit. Il ne l’écoutait pas. Il n’écouterait personne sur ce point là.  Alors elle ne répondit rien, sachant qu’elle ne serait de toute façon pas entendue, mal à l’aise d’avoir soulever cela encore une fois.

- Faire confiance à quelqu'un que vous ne connaissez pas et lui confier votre vie ou simplement votre capacité à marcher est parfaitement logique, oui j'avoue. Vous lui avez parlé deux fois et moi ça fait des années que je le connais. Je me demande qui de nous deux à raison. Mais j'ai très bien compris que je n'avais pas mon mot à dire dans votre prise en charge, après tout, la façon dont vous voulez être ''soignée'' ne me regarde pas.

Que pouvait-elle répondre à cela ? Elle avait presque envie de lui dire « Vous vous comportez de façon folle Ridley ! » Oui pour elle il était logique de faire confiance à un médecin car ses actions correspondaient à une logique compréhensible. Pour elle, celles de Ridley ne renvoyaient à rien qui fasse sens au contraire. Après tout, il ne la connaissait pas depuis longtemps et il agissait comme si elle était en danger de mort, comme si en restant ici, elle risquait de mourir tout simplement. Pour autant, il refusait de lui expliquer la teneur exacte de ce danger. Ça n’avait pas de sens. Comment pouvait-elle lui faire confiance s’il n’expliquait rien des raisons qui le poussaient à vouloir rester auprès d’elle ou des raisons qui l’empêchaient de faire confiance à Evans.  De toute évidence Ridley confondait la réalité avec le passé et il ne s’en rendait même pas compte. Elle ne pouvait pas le raisonner, il serait sourd à tout espèce d’argument, comme toute personne délirante. Elle essaya malgré tout, elle ne pouvait pas juste se contenter de répondre « Oui, ça ne vous regarde pas. » et le laisser comme ça.

- Ridley… Evans est mon médecin ici c’est son travail de me soigner c’est pour ça que je lui fais confiance, c’est aussi simple que ça. Qu’a-t-il donc fait de si grave pour que vous le redoutiez à ce point là ?

Peut-être que poser une question suffirait à ce qu’il se mette en question. Elle en doutait. Mais au moins s’il refusait de répondre, elle espérait qu’il pourrait mieux comprendre pourquoi son discours n’avait pas de poids sur elle. Evans se fondait sur des radios et des examens pour lui expliquait ce qu’il comptait faire. Ridley lui, ne semblait se fonder sur rien de tangible. Après tout, peut-être avait-il une histoire à lui raconter qui expliquerait pourquoi il lui en voulait à ce point.

Elle poursuivit quand-même à tout hasard.

- En tout cas, je suis contente que vous soyez là et que vous ne m’ayez pas laissé seule…

Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle lui en voulait pour quelque chose. Même si elle avait peur, même si elle ne comprenait pas, elle n’arrivait plus à faire autrement que d’éprouver de la gratitude envers lui. Il avait peut-être mal, fait, fait de façon folle, mais il avait fait beaucoup pour elle, et cela, elle était capable de le voir, étant donné le contraste avec tout le reste de sa vie.

A cela, il ne répondit pas vraiment. Au lieu de cela il lâcha abruptement.

- Prenez ça, ça vous aidera à aller mieux. Et ne me dites pas que vous allez déjà mieux sinon vous ne seriez pas ici. Après ça, j'arrêterais de vous embêter si ça peut vous faire plaisir.


Il avait sorti brusquement de sa poche un petit cachet. Elle le regarda, surprise. Elle hésita. Qu’est ce que c’était encore que cette folie ? D’où sortait-il cela ? Avait-il accès à la pharmacie. Un instant elle envisagea la possibilité qu’Evans pourrait être réellement incompétent que Ridley s’y connaisse effectivement en médecine. Elle n’y croyait pas vraiment pourtant. Evans l’avait soignée. Cela se voyait sur les radios. Elle se sentait mieux, il avait soigné ses jambes. Déconcertée, incapable de réfléchir clairement elle lui demanda.

- Qu’est ce que c’est ?

Elle voulait  bien écouter Ridley, mais il fallait qu’il s’explique. Evans au moins, lui fournissait des explications sur ce qu’il faisait d’elle. Ridley ne lui en fournissait aucune. Comment pourrait-elle s’y retrouver ?
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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 27 Oct - 17:23


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Pour une fois que t'as du retard et pas moi, si tant est qu'on puisse appeler ça un retard xD J'ai essayé de répondre sans trop couper les dialogues en deux, à toi de voir du coup ^^






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Ridley et Miranda venait communément d'entrer dans ce qui s'appelait un dialogue de sourds. C'était tout à fait ça en fait. Chacun avait ses idées et restait campé dedans sans écouter les arguments de l'autre. Chacun voyait la folie en l'autre et tentait de l'en guérir mais sans y parvenir. Deux visions des choses s'entrechoquaient silencieusement sans se briser. Pas que c'était frustrant, mais tout ça ne menait vraiment à rien.

— Ridley… Evans est mon médecin ici c’est son travail de me soigner c’est pour ça que je lui fais confiance, c’est aussi simple que ça. Qu’a-t-il donc fait de si grave pour que vous le redoutiez à ce point là ? En tout cas, je suis contente que vous soyez là et que vous ne m’ayez pas laissé seule…


Heureusement qu'elle avait prononcé ces derniers mots sinon il se serait énervé encore davantage. Et l'aurait regretté après. Miranda ne méritait vraiment pas qu'il hausse le ton mais présentement et malheureusement, il ne pouvait pas le faire redescendre. Trop de fatigue, d'énervement, de bêtises et de coup tordus à devoir gober. Même s'il en avait l'habitude, ne quasiment pas dormir pour surveiller ce qu'on pouvait bien lui faire. Il n'avait pas peur d'Evans, sinon il n'aurait pas osé lui casser le nez sans paniquer à l'idée de subir des représailles. Comme il cherchait à se distraire et à s'occuper les mains, il sortit son fameux SCP-500 de sa poche comme un magicien sort un lapin du chapeau et le lui avait tendu, expliquant brièvement que cela allait l'aider à aller mieux. Il ne pouvait pas réellement en dire plus de toute façon, le niveau de sécurité était trop élevé. Cela dit, il ne put s'empêcher de prendre le temps d'éclaircir quelques points.

— Je n'ai pas peur d'Evans, c'est de la méfiance, tout simplement. Peut être un peu trop poussée à vos yeux mais justifiée pour moi. Et vous m'excuserez mais ce qui a bien pu se passer entre nous et toutes les autres histoires que j'aurais à raconter sur mes expériences avec les médecins, que ça soit avec lui ou d'autres, je préfère les garder pour moi, ça ne vous regarde pas. On a déjà parlé de ces choses là aussi.


Il savait que c'était tentant pour un psychologue d'essayer d'en savoir plus dès qu'il sentait un petit quelque chose sous lequel gratter mais il ne lâcherait rien. A personne et encore moins à elle. Ou, plus généralement, à tous ceux qu'il autorisait à entrer dans sa vie. Et même ceux qui n'y entraient pas, il ne disait rien. Ça ne regardait personne. Il soupira puis essaya de sourire mais avec l'énervement qui brûlait encore en lui, ça n'était pas chose aisée. La flamme commençait à mourir cependant, il n'avait pas non plus envie de l'attiser.

— C'est bien pour ça que je suis là, parce que j'ai pas envie de vous laisser seule ici sans personne. Ça serait horriblement chiant et déprimant en plus, personne à le temps de discuter ici.


C'était la pure vérité. A Miranda de voir si elle le croyait ou non. Bien entendu, il était à ses côtés pour veiller sur elle aussi mais comme elle lui faisait clairement comprendre qu'elle ne souhaitait pas qu'il continue, il arrêterait quand elle aurait gobé ce fichu médicament. Mais comme elle était contente qu'il soit présent, il le resterait encore un peu sans doute. Jusqu'à ce qu'Evans se rende compte de la supercherie et que son mensonge éclate au grand jour. Il était toujours au clair avec sa décision et ses conséquences cela dit.

— Qu’est ce que c’est ? Demanda finalement Miranda par rapport au 500 qu'il avait dans les mains.


— C'est le seul médicament dont je tolère la prescription par Evans et à juste titre donc vous devriez en profiter pour une fois que je ne m'y oppose pas. Vous le connaissez déjà, je vous en ai donné un quand vous êtes venue m'aider à calmer le SCP-049.


Si elle lui demandait des précisions, il ne serait cependant pas en mesure de les lui fournir. Il n'avait pas le droit, tout simplement. Il pouvait aller jusqu'à lui dire qu'il s'agissait aussi d'un SCP, produit tous les jours le plus grand nombre de fois et stocké à 99% à l’hôpital. Le dernier pourcentage étant pour tous les hauts gradés du SCP qui avaient le droit d'en garder quelques uns et l'expérience originale. Qui elle, pour le coup, était hautement plus protégée. Le pire c'est qu'il disait la vérité. C'était bien le seul médicament qu'il acceptait de la part d'Evans, pour lui ou pour les autres. Parce qu'il était impossible d'utiliser un SCP-500 comme une arme, ou un poison et de retourner ses effets bénéfiques contre quelqu'un. Même les Russes, aussi tordus qu'ils étaient, n'y seraient pas parvenus. Oh, ils l'auraient bien nargué en lui disant "Oh, tu souffres, tu le veux ? Eh ben tu l'auras paaaaas" comme ils avaient eu l'habitude de le faire alors qu'il agonisait sur un sol de pierre humide, le corps mangé par des plaies ouvertes et les infections qui s'ensuivaient mais c'était tout. Ce n'était pas comme de la morphine qui, si on l'employait à de trop fortes doses, pouvait se révéler létale. Un SCP-500 ne pouvait pas tuer ou rendre malade a l'instar de ces poisons que les médecins appelaient des médicaments. D'accord ils ne pouvaient en produire qu'une trentaine par jours. Mais il n'y avait pas trentes blessés graves par jour. Et Ridley n'avait pas demandé à Evans de piocher de son stock si précieux, non. Il avait pris dans ses réserves à lui pour Miranda. Donc, techniquement, le médecin n'avait rien à lui dire, il faisait ce qu'il voulait et gérait comme il l'entendait.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mer 28 Oct - 23:08

Miranda avait tenté de réclamer des explications à Ridley sur son comportement. Elle espérait ainsi qu’il se rendrait compte de la situation folle dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. Soit il acceptait de lui parler et elle y voyait un peu plus clair dans tout cela. Soit il refusait et alors il comprendrait sans doute mieux qu’elle écoute Evans, qui se justifiait, plutôt que lui, qui ne voulait rien dire des raisons de ces choix. Elle avait été trop optimiste sans doute.

- Je n'ai pas peur d'Evans, c'est de la méfiance, tout simplement. Peut être un peu trop poussée à vos yeux mais justifiée pour moi. Et vous m'excuserez mais ce qui a bien pu se passer entre nous et toutes les autres histoires que j'aurais à raconter sur mes expériences avec les médecins, que ça soit avec lui ou d'autres, je préfère les garder pour moi, ça ne vous regarde pas. On a déjà parlé de ces choses là aussi.


Au contraire Miranda pensait que ça la regardait dès l’instant où elle était sensée se baser là dessus pour essayer de retrouver la santé,  dès l’instant où elle devait mettre en doute la parole de quelqu’un qui devait la soigner. Elle se sentait triste qu’il prenne ce ton là avec elle. Etait-ce un crime de vouloir y comprendre quelque chose ? Elle n’allait pas le suivre aveuglément si ? Elle s’y refusait en tout cas. Si Ridley s’avérait finalement dangereux pour elle, au moins elle pouvait se fier à Evans. Elle se rendait compte qu’elle n’avait pas totalement chassé cette idée, aussi irrationnelle soit-elle devenue. A présent qu’il lui parlait avec tant de colère dans la voix, elle revenait en force. Heureusement, il avait aussi entendu ce qu’elle avait dit après.

- C'est bien pour ça que je suis là, parce que j'ai pas envie de vous laisser seule ici sans personne. Ça serait horriblement chiant et déprimant en plus, personne à le temps de discuter ici.

L’entendre dire de sa bouche était rassurant. Il n’avait pas envie de la laisser seule. Elle y croyait à peine. Elle ne su pas quoi répondre parce qu’il avait changé de ton si brusquement. Alors elle baissa les yeux et se contenta de dire.

-Oui…

Durant leur conversation, il avait sorti quelque chose de sa poche. Comme il le lui tendait, et qu’il lui demandait de le prendre, pour aller mieux, elle demanda de quoi il s’agissait. S’attendait-il vraiment à ce qu’elle fasse ce qu’il voulait sans se poser aucune question ? Elle n’en ferait rien en tout cas. Alors il consentit enfin à fournir quelques explications.

- C'est le seul médicament dont je tolère la prescription par Evans et à juste titre donc vous devriez en profiter pour une fois que je ne m'y oppose pas. Vous le connaissez déjà, je vous en ai donné un quand vous êtes venue m'aider à calmer le SCP-049.

Ne tolérer aucun médicament à part un seul voilà qui lui semblait fou. On ne pouvait pas tout soigner avec une seule chose sinon ça se saurait et la vie serait beaucoup plus simple. Pourquoi Ridley voudrait-il lui donner un médicament contre la peste ça n’avait aucun sens. Le fait qu’Evans ait pu le prescrire en avait encore moins. Elle ne voulait pas soulever la colère de Ridley à nouveau. Alors elle hésita encore un peu avant de le prendre dans sa main.

-Pourquoi Evans m’a prescrit un médicament contre la peste ? Il pense que j’aurais pu attraper quelque chose dehors ?

Et surtout pourquoi Evans ne venait pas lui donner lui-même ? Au fond d’elle, elle sentait que Ridley lui mentait et qu’il avait une idée derrière la tête. Elle ne doutait pas qu’il veuille son bien à ce moment précis en tout cas et qu’il cherche à la soigner. Mais la soigner pour lui, ça pouvait passer par casser le nez de quelqu’un. Qui savait ce qu’il avait derrière la tête. La droguer pour la sortir de cet endroit qu’il pensait dangereux ? Lui donner quelque chose contre l’anxiété ou la douleur qui lui semblait plus efficace ? Elle n’en savait rien du tout.

Elle espérait que sa question avait réussi à avoir l’air de rien mais elle en doutait. Elle n’avait jamais été une bonne menteuse de toute façon.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Jeu 29 Oct - 17:49


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Je pensais pas faire aussi court mais... ben faut croire que si x.x Désolée






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Bien évidemment que Ridley n'était pas crédible s'il n'exposait pas les faits comme un bon scientifique le ferait mais entre raconter ce qui lui était arrivé et passer pour un paranoïaque névrosé, il choisissait la seconde option. Les gens pouvaient bien garder leurs idées toutes faites sur lui, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, il s'en fichait. Il supportait ce regard des gens sur lui, même s'il passait pour un fou pour certains et ne voulait pas qu'il change. Surtout au profit de ce qu'il y trouverait si, subitement il se mettait à parler. Réaliser ses pires cauchemars ? Et puis quoi encore ? Miranda ne le croyait pas parce qu'il ne disait rien ? Tant pis, c'était dommage mais tant pis, il ne pouvait pas lui demander de le croire aveuglément de toute façon, il n'y avait qu'avec Evans qu'elle faisait ça. Et dans le cas incroyable où il en viendrait à expliquer sa haine viscérale des médecins, il ne ferait pas ici où tout le monde pouvait écouter. Plutôt dans son bureau, quand elle serait en pleine forme et pourrait sortir s'il le lui demandait parce que ça n'allait pas. En attendant, il lui fallait utiliser une combine un peu plus pernicieuse pour aider la psychologue. Il s'employa donc à expliquer simplement l'utilité d'un SCP-500, qui n'était pas qu'un médicament contre la peste comme elle le pensait.

— Ça n'est pas vraiment un médicament contre la peste, il est bien plus polyvalent que ça... il agit un peu sur tout. Evans me l'a donné avant que je vienne en salle de réveil, histoire que vous le preniez pour que ça me rassure quant à tout ce qui aurait pu se passer, vu que de toute façon j'étais parti pour venir vous voir avant lui.


D'ailleurs, il devrait en prendre un pour son nez au lieu de continuer de le faire passer pour le méchant de l'histoire. Ce n'était pas Ridley qui enfermait des gens plus longtemps qu'il ne le fallait ici. Il s'était retenu de le dire à haute voix parce qu'il ne voulait plus râler avec elle. Ce n'était plaisant ni pour elle ni pour lui et ne la ferait pas aller mieux donc autant changer de ton. Tant qu'elle n'essayerait pas de fourrer son nez dans ce qu'elle ne devait pas savoir, tout irait bien après tout.

— Je n'allais cela dit pas vous sauter dessus en vous sommant de le prendre à peine rentré dans la salle hein. Donc voilà, je vous le donne maintenant. Après, si vous le voulez pas ben... tant pis, qu'est ce que vous voulez que je vous dise ? Vous vous priveriez juste d'aller mieux plus vite mais ça, c'est votre problème.


Il le voyait bien qu'elle hésitait à le prendre. Si elle s'y refusait carrément, il ferait en sorte d'avaler la pilule lui, au sens métaphorique du terme. Il n'allait pas la forcer non plus. Mais même s'il brodait parce qu'Evans ne le lui avait pas donné, ni autorisé à le donner, tout le reste était on ne peut plus vrai. C'était ainsi qu'on faisait les meilleurs mensonges de toute façon, en y ajoutant une part de vérité. Sauf que si, comme lui, elle ne faisait pas confiance à autrui... que ça soit vrai ou non, elle ne goberait rien du tout. Il aurait essayé. Ça le fatiguerait encore plus, certes mais ça n'était pas lui qui décidait.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Ven 30 Oct - 11:33

A sa grande surprise Ridley ne perdit pas son sang froid et lui répondit plutôt calmement. Elle sentait qu’il faisait un gros effort pour ne pas perdre son sang froid. Il vivait tout ceci comme si elle le trahissait. Pour lui, il était injuste qu’elle fasse confiance à Evans et pas a lui. Il ne tenait aucun compte du fait qu’Evans était médecin, et donc un spécialiste. Elle ne voulait pas qu’il réfléchisse comme cela. Dans une situation privé, jamais elle n’aurait fait confiance à Evans, après tout elle ne le connaissait pas il avait raison. D’ailleurs jamais elle ne se confierait à lui d’avantage que sa fonction l’exigeait, quand-même bien il lui avait répété au moins trois fois qu’il pouvait offrir une oreille attentive. Elle ne se confierait sans doute pas d’avantage à Ridley, mais cela était déjà beaucoup moins improbable. Avec surprise en ayant ses pensées, elle constatait que Ridley était passé du statut de patron…à celui de elle-ne-savait-pas-quoi, mais qui faisait au moins partie de sa vie privé, personnelle. C’était bien la première fois depuis longtemps quelqu’un entrait réellement dans sa vie, de son plein gré. Elle aurait voulu pouvoir lui dire ça, pour qu’il arrête d’être en colère après elle.

- Ça n'est pas vraiment un médicament contre la peste, il est bien plus polyvalent que ça... il agit un peu sur tout. Evans me l'a donné avant que je vienne en salle de réveil, histoire que vous le preniez pour que ça me rassure quant à tout ce qui aurait pu se passer, vu que de toute façon j'étais parti pour venir vous voir avant lui.


Cette histoire commençait à sembler crédible à Miranda, même si elle n’était pas totalement convaincue. Un médicament qui agissait sur un peu tout, elle n’avait aucune idée de ce que cela pouvait être mais après tout, elle n’y connaissait absolument rien en médecin. Après tout peut-être que Ridley s’y entendait d’avantage qu’elle, elle ne savait même pas quel était son domaine de recherche. Et puis… il passait son temps à surveiller Evans alors il avait du se renseigner. Elle ne répondit rien parce qu’elle sentait qu’il n’avait pas terminé.

- Je n'allais cela dit pas vous sauter dessus en vous sommant de le prendre à peine rentré dans la salle hein. Donc voilà, je vous le donne maintenant. Après, si vous le voulez pas ben... tant pis, qu'est ce que vous voulez que je vous dise ? Vous vous priveriez juste d'aller mieux plus vite mais ça, c'est votre problème.

Elle n’était toujours pas entièrement convaincue. Peut-être bien qu’il disait la vérité ou peut-être pas. Elle n’en savait rien. Cela semblait crédible après tout. Dans le doute, elle préférait ne pas heurter Ridley. Après tout, même s’il lui mentait, il le faisait pour l’aider de cela elle était certaine. Pourquoi voulait-il l’aider restait un mystère qu’elle percerait plus tard. Pour le moment, elle n’avait juste pas envie qu’il se vexe. Elle voulait lui prouver qu’elle acceptait sa présence ici. Alors elle avala le médicament avec un peu d’eau.

- Ce n’est pas mon genre de me priver d’aller mieux, dit-elle avec un sourire qu’elle échoua pourtant à lui adresser. Comme d’habitude, ses yeux étaient rivés vers le sol. Disant cela, elle avait pensé à tout ce qu'elle avait du faire pour s'en sortir, après sa première opération, sur le plan psychologique aussi. Au moins s'était elle battue.

Immédiatement après avoir pris ce médicament, elle se sentit beaucoup mieux. Elle se rendit compte qu’elle avait eu mal, en toile de fond, sans vraiment s’en être rendue compte, tout ce temps. Elle ne se sentait pas vaseuse, ni déconnectée de la réalité, mais maintenant, elle était convaincue que Ridley l’avait droguée, pour éviter qu’elle souffre. C’était sans doute illégal. Mais c’était sacrément efficace. Elle espérait juste qu’Evans ne lui reprocherait rien, ni à lui ni à elle.

-Euh… Dites donc c’est sacrément efficace…

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Lun 2 Nov - 10:00


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Désolée du retard, j'espère que c'est pas trop nul. Du coup ça se finit doucement, mes prochains posts seront avec Evans du coup xD






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Contre toute attente, Miranda avait avalé le médicament et un petit air étonné se peignit sur le visage de Ridley. Il ne s'y attendait pas vraiment, cette histoire semblait plutôt partie pour qu'elle refuse poliment et qu'il le remette dans sa poche, bredouille. Un énorme soulagement s’abattit sur lui comme une vague et, pour une fois, cela faisait du bien. Même si toute cette persuasion mensongère avait été à moitié égoïste parce qu'il supportait de moins en moins l'infirmerie mais ne voulait pas l'y laisser, la psychologue allait enfin aller mieux et pouvoir sortir de cet enfer. Finalement tout n'était pas perdu. Elle ne rejetait pas en bloc sa présence ou l'aide qu'il voulait lui apporter.

— Ce n’est pas mon genre de me priver d’aller mieux, lui dit-elle avec un léger sourire mais sans le regarder.


Encore heureux, l'inverse n'aurait pas été logique. C'était bien qu'elle fasse en sorte d'aller mieux, il n'y avait plus qu'à espérer qu'Evans arrête de se mettre en travers de ça avec ses idées débiles de la plonger dans de l'eau pour la soigner. Il lui enverrait quand même d'autres chaussettes pour se faire pardonner d'avoir du la manipuler ainsi pour l'aider à aller mieux. Il n'aurait pas apprécié que ses amis fassent pareil avec lui donc il se doutait qu'elle n'apprécierait pas non plus. Après tout, n'était-il pas sensé accepter toutes ses décisions malgré l'avis qu'il pouvait donner pour l'amener à réfléchir ? Ils n'étaient même pas encore réellement amis. Ridley venait donc de franchir une sacré ligne, qu'il n'était pas sensé avoir le droit de franchir, jamais. Peu importait avec qui. Il tâcherait de se faire pardonner de ça un peu plus tard. Pour l'instant, il n'y avait qu'une excuse qu'il pouvait se permettre de formuler.

— Désolé d'avoir haussé le ton comme ça... j'aurais pas dû, surtout que ça vous aide pas et que vous y êtes pour rien.


En même temps, lui non plus n'y pouvait pas grand chose si l'infirmerie le fatiguait ainsi parce qu'il ne pouvait clairement pas y dormir. Certes, le chercheur avait fait le choix de rester et de ça, il ne se plaindrait jamais.De toute façon, d'ici quelques heures, tous deux pourraient reprendre le cours normal de leurs existences.

— Euh… Dites donc c’est sacrément efficace…


Ridley sourit un peu aussi ; pourtant celui qu'il lui avait donné était au bas mot trois fois moins efficace que le vrai. Avec l'habitude, il n'était guère surpris du résultat mais il se doutait que Miranda, pour qui c'était vraiment le premier qu'elle avait pris à visée curative, ne le vivait pas de la même manière.

— Ben s'il ne l'était pas je ne vous l'aurais pas donné hein. Merci en tout cas... maintenant que je sais que ça va mieux, je m'inquiète moins.


S'inquiéter était un faible mot mais il ne voulait pas exagérer la chose non plus surtout que maintenant, tout allait bien. Ils n'eurent à attendre que quelques heures qu'une infirmière se pointe dans l'idée de refaire le pansement. Ridley savait déjà comment tout cela allait se passer et comme Evans allait s'énerver, il ne pourrait pas rester à ses côtés. Le moment était donc venu de partir pour de bon, même s'il comptait bien vérifier qu'elle soit sortie en bonne et dues formes après tout cela. De toute façon l'infirmière voulait qu'il sorte pour qu'elle puisse faire il ne savait pas quoi, c'était toujours pareil. Comme techniquement il n'y avait plus rien sous le pansement, contre toute attente, il allait quitter la pièce sans rechigner oui.

— Navré mais je vais devoir y aller Miranda. Pas juste dehors, vraiment, dit-il en se retournant vers elle sur le pas de la porte, avec un léger sourire désolé.


Maintenant qu'elle était guérie, il ne doutait pas qu'elle sorte de l'hôpital très vite mais il espérait que cette sortie se passerait bien. Elle était grande après tout mince, il devait cesser de s'inquiéter comme ça. Elle s'était tirée de tout ça, elle arriverait à franchir les portes de l'infirmerie sans lui.

— Remettez-vous bien de tout ça... et à bientôt j'espère.


Il préférait ne pas regarder l'infirmière sinon il lui aurait collé un regard noir malgré tout et sortit. Il allait attendre bien sagement d'entendre la réaction d'Evans avant de se sauver en courant. A la fois pour bien rigoler et ensuite pour s'assurer que ça n'était pas Miranda qui se ferait engueuler. Effectivement, la soignante ne tarda pas à l'appeler car sous le pansement, là où aurait du se trouver une plaie chirurgicale, il n'y avait plus rien, si ce n'est un mince trait blanc. Les agrafes étaient tombées, retenues uniquement par les compresses stériles et non plus la peau qui s'était parfaitement refermée . Quelques heures après une opération c'était tout bonnement impossible. Sauf si Miranda avait obtenu de l'aide sous forme d'une belle gélule rouge pas tout à fait normale. Evans arriva en trombe une fois l'appel passé et le constat de ''y'a plus rien'' décrété. Ridley, adossé au mur, arborait un sourire qui lui montait jusqu'aux oreilles.

— Ridley mon grand, tu restes là hein, ton sourire il m'augure rien de bon. On sait jamais, si j'ai à te parler après ou quoi, lâcha Evans en ouvrant la porte qu'il laissa un peu entrouverte pour le voir se sauver, si jamais.


De toute façon s'il n'y avait plus de plaie, pas besoin de prendre plus de précaution que cela. L'infirmière désemparée lui montra le résultat et le médecin alla même jusqu'à découvrir une jambe pour voir qu'elle aussi était parfaitement intacte. Plus d'engelures, plus de peau toute rouge, rien. Ridley se retenait d'éclater de rire face à son désarroi mais cachait à peine ses ricanements. Pour l'instant, au moins, Evans était calme.

— Dites moi Miranda, est ce que Ridley vous a donné une gélule rouge à tout hasard ? Peu importe l'excuse qu'il vous a donné même si j'imagine que j'étais dedans pour que vous la preniez, je veux juste savoir s'il vous l'a donnée.


Le chercheur accusé et coupable avait à peine attendu la réponse de Miranda. Il s'était sauvé en même temps qu'elle la prononçait et Evans une ou deux secondes plus tard, après avoir changé de couleur pour un rouge furieux. Malheureusement, Ridley était toujours plus rapide, quand bien même c'était Evans qui faisait le plus de sport. L'adrénaline sans doute. Ou la flippe. Il hurla si fort que tout le bâtiment dut l'entendre.

— Ridley ! Je te jure si on t'avais pas je retiendrais quiconque de t'inventer, reviens là ! J'en ai ma claque de tes conneries, c'est toi qui va aller justifier ça à la commission, pas moi ! Je sauve tes fesses à chaque fois que tu distribues ou prends tes 500 comme des tic-tac et c'est moi qui me fait engueuler putain !


Pour le coup oui, Ridley avait tout gagné, même la course jusqu'à son bureau dans lequel il s'enferma. Evans aurait beau essayer et donner des coups de pieds dans la porte, il ne pourrait pas rentrer. Il fallait qu'il demande à Harp le numéro de la mère de Ridley pour asseoir un semblant d'autorité. Le chercheur ne voudrait jamais que soient dénoncés ses bêtises à sa mère adorée. Bon eh bien, le médecin n'avait plus qu'à retourner à l'infirmerie et à faire les papiers de sortie, la rage au cœur. Cela dit, Miranda aurait droit à ses séances de balnéo et c'était tout. Elle était peut être guérie mais ça n'empêchait pas une rééducation de se faire parce que le clou, lui, il n'avait pas disparu. Il espérait secrètement qu'il serait moins rouge et énervé sur le chemin du retour mais il en doutait franchement. Il allait appeler le chercheur jusqu'à ce qu'il décroche pour lui dire ses quatre vérités, ou en parler avec Harp. S'il n'était jamais puni de ses bêtises, au moins avec une bonne engueulade, il ne comprendrait jamais que ce qu'il venait de faire était contre les règles. Ça n'était pas forcément ''pas bien'' puisqu'au fond, il avait voulu bien faire. Il était le patron certes, mais ça ne voulait pas dire non plus qu'il pouvait faire ce qu'il voulait et qu'il était au dessus des lois en vigueur ici. Et obtenir un 500 pour quelqu'un tenait parfois de la demande de greffe alors que monsieur les sortait de sa poche. Tant qu'il n'était pas à l'infirmerie, les règles étaient respectées mais sinon, le chaos prenait le dessus.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Jeu 5 Nov - 23:42

Ridley s’était excusé d’avoir haussé le ton et elle avait pris le cachet. Elle se doutait qu’il l’avait droguée où elle ne savait quoi de louche mais au moins pour le moment tout allait mieux. Elle se sentait beaucoup mieux et surtout il n’était plus du tout en colère après elle. Elle essaya de lui faire un sourire pour lui faire comprendre qu’il était pardonné. Comme d’habitude elle échoua et son regard tomba vers le sol. Au lieu de dire quelque chose de pertinent, elle commenta son état. Elle s’était sentie brusquement mieux, au point que s’en était étrange. A sa connaissance, aucun médicament digne de ce nom n’agissait aussi rapidement. Ridley répondit, beaucoup plus détendu à présent.

- Ben s’il ne l’était pas, je ne vous l’aurais pas donné hein. Merci en tout cas… maintenant que je sais que ça va mieux, je m’inquiète moins.

Au moins tout ceci avait eu le mérite de le rassurer. Il avait eu peur. Cela expliquait aussi en partie le nez cassé d’Evans. Si Ridley avait moins peur il serait moins agressif. Pour elle c’était un soulagement. Elle n’avait plus l’impression de peser sur ses épaules, comme un poids mort. Elle ne savait pas ce qu’elle venait de faire ni pourquoi. Mais elle n’avait déjà plus honte ce qui constituait un net progrès. Elle aurait cru qu’ils pourraient parler un peu plus sereinement. Mais ce moment que choisis une infirmière pour entrer. Elle avait le regard assez mauvais. Elle ne dit rien mais Miranda se doutait qu’elle était là pour ses pansements.

-Navré mais je vais devoir y aller Miranda. Pas juste dehors, vraiment, lâcha Ridley.

Il lui fit un léger sourire. Avant de se lever rapidement. Cela renforça le sentiment qu’il lui avait mentit. Quel que soit ce médicament il était interdit par Evans et maintenant que son état avait changé, il fallait qu’il s’en aille avant que le médecin ne s’en aperçoive. Elle n’était pas dupe et de toute façon, elle n’arrivait toujours pas à lui sourire de front. Elle doutait de plus en plus d’y parvenir un jour.

- Remettez-vous bien de tout ça… et à bientôt j’espère, acheva-t-il avant de disparaître.

- Oui… a bientôt, merci, dit-elle à son tour d’une voix hésitante. Mais il était trop tard. Il était déjà parti. Elle n’aima pas se trouver seule. Elle espérait qu’elle n’allait pas subir les foudres d’Evans à sa place. Il ne manquerait plus que cela. Elle lui ferait croire qu’elle s’était faite berner tout simplement. En vérité ça n’était pas vrai. Elle avait juste voulu faire plaisir à Ridley, qu’il se sente mieux et qu’il ne fasse rien de stupide. Elle espérait qu’Evans n’allait pas payer un prix trop élevé pour ça et qu’elle non plus. Elle aurait voulu juste qu’ils s’entendent tous les deux. Cela lui aurait évité de faire ce elle ne savait quoi qu’elle avait fait.

L’infirmière se radoucit quand Ridley fut parti.

- Bon alors, voyons voir ça.

Miranda redressa la tête et lui fit un sourire. Elle espérait que la douleur ne reviendrait pas mais quelque chose lui disait que ça ne serait pas le cas. En réalité elle se sentait comme si il ne lui était rien arrivé du tout. En revanche, elle ne s’attendait pas à la tête déconfite de l’infirmière.

- Mais qu’est ce que… dit-elle et puis avant de finir sa phrase elle se redressa.

-Docteur Evans ! Docteur Evans !

Et elle partit le chercher, la laissant là sans aucune explication. Miranda avait reçu l’ordre de ne bouger que le moins possible, mais elle se contorsionna pour tenter de voir sa jambe. Que se passait-il donc pour qu’on ne prenne même pas le temps de lui expliquer ? Son cœur rata un battement. Un instant elle crut dans un élan de désespoir que l’opération n’avait pas eu lieu et qu’on l’avait bernée encore, que tout était à refaire jusqu’à qu’elle avise la petite cicatrice blanche sur sa jambe. C’était comme si le temps avait été accéléré sur sa peau. Elle était déjà guérie, plus de trace, plus de sang plus rien. Les agrafes avaient été éliminées et elles étaient tombés sur le lit comme des osselets. Tout cela n’avait tout simplement pas de sens. La seule chose qu’elle savait c’était que Ridley avait fait cela et que c’était interdit. Reprenant ses esprits elle se remit à penser. Elle se trouvait au SCP. Toutes sortes de choses existaient qui défiaient l’imagination. Pourquoi pas un médicament miracle capable de tout soigner. L’usage d’une telle chose devait être réglementé. Et Ridley avait enfreint les règles pour qu’elle puisse sortir d’ici. Elle ne savait pas si elle devait être en colère ou reconnaissante. En attendant elle était trop abasourdie pour en penser quoi que ce fut.

Evans rappliqua à son tour et la rage s’affichant sur son visage confirma sa théorie. Lui aussi avait déjà deviné avant d’être devant le fait accompli apparemment.

- Ridley mon grand, tu restes là hein, ton sourire il m'augure rien de bon. On sait jamais, si j'ai à te parler après ou quoi, dit-il d’une voix assez froide avant d’entrer.

Alors il était resté là, planqué dans le couloir. Comme un gamin qui fait une blague, il voulait profiter de l’effet de surprise. Miranda songea qu’il manquait décidément en maturité mais au fond cela la faisait sourire comme quand il l’avait entrainée à travers les couloirs pour la sortir de la salle de réveil. Elle ne dit rien cependant. Elle préférait se faire discrète de peur qu’on se tourne vers elle pour l’accuser.

Sous le coup de la colère et sans prévenir, Evans retira un des pansements sur ses jambes. Là non plus il n’y avait plus rien. Plus une cloque, plus une rougeur rien. Cette chose quoiqu’elle soit était tout simplement prodigieuse. Et plus le visage d’Evans s’assombrissait, plus Miranda se sentait coupable de ce qu’elle avait fait. Son cas ne méritait qu’on lui attribue pareil traitement. Elle aurait pu guérir. Il y avait des tas de gens sur terre qui avaient plus besoin de ce médicament qu’elle. Evans se tourna vers elle et d’instinct elle recula un peu dans son lit.

-Dites moi Miranda, est ce que Ridley vous a donné une gélule rouge à tout hasard ? Peu importe l'excuse qu'il vous a donné même si j'imagine que j'étais dedans pour que vous la preniez, je veux juste savoir s'il vous l'a donnée.

Elle baissa les yeux, honteuse.

- Si…il m’a dit que vous l’aviez prescrite mais pour être honnête je me doutais que c’était pas le cas.

Miranda ne savait pas mentir de toute façon, même pas omission. S’il devait y avoir des conséquences elle les assumerait. On pouvait la croire timide mais elle n’était pas du genre à se défiler. Elle détestait les gens faux. Au moins elle voulait dire ce qu’elle avait fait de mal, pouvoir en répondre et s’en excuser au besoin. Mais pour l’instant la colère d’Evans se tournait de nouveau vers Ridley.

- Ridley ! Je te jure si on t'avais pas je retiendrais quiconque de t'inventer, reviens là ! J'en ai ma claque de tes conneries, c'est toi qui va aller justifier ça à la commission, pas moi ! Je sauve tes fesses à chaque fois que tu distribues ou prends tes 500 comme des tic-tac et c'est moi qui me fait engueuler putain !

Ce discours confirma à Miranda sa théorie. 500 devait être le numéro et évidemment une des nombreuses et obscures commissions du SCP devait s’occuper de savoir qui y avait accès ou non.

- Je suis vraiment désolée, souffla Miranda, quand Evans revint près d’elle,je n’avais aucune idée de ce que c’était. Je voulais juste… qu’il soit un peu rassuré…

Elle se sentait vraiment ridicule vraiment. Elle n’aurait pas cru que Ridley irait si loin. Il fallait croire que chaque fois, il la surprenait.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Ven 6 Nov - 10:49


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Je la trouve bof cette réponse, j'espère que j'ai tort... Je commencerai le suivant je sais pas quand xD






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Ridley avait réussi à s'enfermer dans son bureau bien avant qu'Evans ne le rattrape. Ça n'était une surprise pour aucun des deux, le médecin savait déjà qu'il allait se faire distancer. Sachant très bien que le chercheur l'entendrait, il lui avait quand même exprimé ses quatre vérités depuis le couloir. Bright était sorti de son bureau non loin en rigolant, calepin à la main, voyant déjà le sujet d'un nouveau ragot pour son journal et Harp avait suivi en soupirant, essayant de prendre la relève après Evans pour comprendre ce qui s'était passé et faire sortir Ridley de sa cachette. Sans succès. De toute façon, il savait déjà ce qu'on allait lui reprocher donc ça n'était pas la peine de le dire. Il avait des choses plus importantes à faire, comme écrire une lettre à Miranda pour s'excuser et y joindre de nouvelles paires de chaussettes fourrées, longues et bariolées. Il n'arrivait pas à s'accorder sur le nombre alors il avait lancé un dé. La psychologue aurait donc trois paires de plus à son actif et un ourson en peluche avec du chocolat. C'était un peu Noël en avance. Il avait bien entendu qu'elle ne l'avait pas cru de toute façon mais avait pris le 500 quand même. Soit il l'avait trop embêté et elle l'avait fait pour qu'il cesse soit il l'avait quand même un peu forcée à lui faire plaisir. Dans les deux cas, cela méritait des excuses. Après ça, au lieu de travailler, il était juste allé se coucher. Parce que trois jours sans réellement dormir à l'infirmerie, très peu pour lui quand même. Et il n'était même pas certain d'y arriver maintenant.

Evans était rentré après cette engueulade derrière une porte. Marcher lui avait permis d'évacuer un peu mais il était toujours en colère contre Ridley, il ne fallait pas penser que maintenant que c'était fini, il ne retiendrait aucun grief contre lui. Même si l'énervement transparaissait encore dans son regard ses mots furent plus doux lorsqu'il revint s'asseoir auprès de Miranda après que les infirmières l'aient débarassée de tout ses pansements devenus inutiles. Elle semblait toujours aussi honteuse de ce qui venait de se passer alors qu'elle n'y était pour rien.

— Je suis vraiment désolée je n’avais aucune idée de ce que c’était. Je voulais juste… qu’il soit un peu rassuré…


Pour être rassuré, Ridley l'était à présent. Ce n'était pas une mauvaise chose en soi, mais au fond, n'était-ce pas qu'un prétexte pour ne pas avoir à rester à l'infirmerie ? Evans n'en savait rien. Quoi qu'il en soit, c'était faire preuve de peu de respect que d'enfreindre les règles ainsi. Le médecin allait faire la même chose de toute façon et si son patron avait quoi que ce soit à lui dire à ce propos, qu'il vienne seulement. Chacun exprimerait enfin le fond de sa pensée.

— C'est pas grave Miranda, Ridley peut se montrer très persuasif pour faire prendre à ses proches ce genre de médicament. Il devient insupportable quand les gens savent de quoi il s'agit et ne veulent pas le prendre mais sinon c'est un bon menteur. Cela dit, moi j'estime que vous avez le droit de connaître les médicaments que vous prenez, que vous ayez le niveau d'accès ou pas. Je l'ai techniquement pas non plus concernant le médicament qu'il vous a donné mais j'ai le droit de le prescrire, cherchez la logique.


De toute façon, il n'y avait pas réellement de souci de fuite ou de vol avec ce SCP là. Il était bien gardé et la seule façon de le copier était à la Fondation. D'autres organisations pouvaient bien avoir vent de son existence mais ne pourraient jamais faire quoi que ce soit à ce propos. Si Miranda avait des réclamations après ses explications, c'était au coupable qu'elle allait devoir s'adresser, c'est à dire son cher patron terré dans son bureau.

— Vous vous doutez bien que ce médicament qu'il vous a donné est un SCP. Dans le jargon, on l'appelle la panacée parce que c'est bien simple, il peut tout guérir dans un délai de deux heures maximum selon la gravité. Le hic c'est que tous les tests qui ont été menés sur les originaux n'ont pas réussi à en cerner le principe actif. Ridley a trouvé le moyen de les copier différemment, le seul prix à payer est qu'ils sont moins puissants et on en reçoit qu'une trentaine par jour. On a un bon stock mais leur utilisation est sacrément réglementée, comme les stupéfiants. Sauf qu'en plus, il faut justifier de leur utilisation auprès d'une commission.


Commission à laquelle il s'était si souvent fait engueuler. C'était bien simple, à chaque fois que Ridley venait à l'infirmerie il finissait là bas à se faire taper sur les doigts. Mais ils ne pouvaient rien y faire. A part marteler au chercheur que l'utilité d'un SCP 500 n'était pas de guérir un rhume, aucune action n'était possible.

— Les hauts gradés de la Fondation ont toujours quelques exemplaires sur eux en cas d'accident, qu'ils puissent en prendre si leur état est critique en attendant que les secours arrivent mais comme vous avez pu le constater, Ridley en abuse souvent. Et ce n'est pas comme si on pouvait les lui retirer. S'il se passe quelque chose et qu'il meurt... on est un peu dans la merde quand même. Enfin bref, ce qui est fait est fait mais c'est pas de votre faute, vous avez presque bien fait d'accepter sinon il serait devenu encore et toujours plus chiant.


Evans allait devoir appeler la radiologie plus tôt, pour voir s'il pouvait caser Miranda. Elle n'avait plus de raison de rester ici plus longtemps si ce n'est pour cette radio de contrôle et il se doutait que maintenant, elle n'avait qu'une envie, c'était de rentrer.

— Je vais quand même vous rédiger vos ordonnances pour la rééducation par balnéo parce que même si Ridley aurait apprécié le contraire, le clou est toujours là et ça fait quelques jours que vous êtes alitée maintenant. Il ne peut pas gagner sur tous les fronts non plus hein ? La bonne nouvelle c'est que vous ne devriez plus avoir de douleurs du coup mais si elles venaient à se manifester ou au moindre souci,  n'hésitez pas à m'appeler.


Evans était donc reparti remplir les papiers de sortie, d'arrêt de travail pour son boulot et régler la situation avec l'administration. Tout s'était goupillé en une journée. Vers midi la psychologue était descendue en radio, était remontée dans l'heure suivante et après avoir mangé, le médecin l'avait aidé à se lever maintenant que les effets de l'anesthésie s'étaient dissipés. Elle tenait bien sur ses jambes et toujours aucune douleur à l'horizon. Le cliché qu'elle venait de faire était bon et il s'était fait un plaisir de le comparer à l'ancien pour lui montrer la différence. Miranda était donc guérie. Elle pouvait reprendre le cours normal de son existence à ceci près qu'elle aurait de la balnéo pendant un mois. Il espérait que Ridley ne soit jamais au courant de ce détail.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 10 Nov - 11:54

Miranda s’était excusée auprès du docteur. Après tout c’était de sa faute un peu. Elle ne s’était pas plus méfier. Elle n’aurait pas cru que Ridley puisse aller si loin mais en revanche, elle aurait pu s’en douter. Comme toujours elle avait choisi la facilité en ignorant les conséquences. Voilà qui lui ressemblait bien. Elle aurait du argumenter d’avantage, chercher à savoir. Elle n’avait pas pensé que quelqu’un d’autre pourrait partir de tout cela, même lointain et inconnu. Elle s’était trompée.

Evans lui expliquait que ça n’était pas grave mais elle pensait qu’il cherchait sans doute à ménager ses sentiments. Il présentait les choses comme si ça n’était que la faute de Ridley. Au passage il avait souligné que lui-même ne lui aurait rien donné sans lui expliquer de quoi il s’agissait. Parfois elle avait la sensation qu’ils étaient en compétition pour la soigner comme s’il fallait se faire valoir au près d’elle. Souvent, elle se demandait s’ils l’avaient bien regardée. Elle n’avait franchement rien qui vaille la peine de se donner tout ce mal. Il poursuivit en expliquant de quoi il s’agissait finalement.

- Vous vous doutez bien que ce médicament qu'il vous a donné est un SCP. Dans le jargon, on l'appelle la panacée parce que c'est bien simple, il peut tout guérir dans un délai de deux heures maximum selon la gravité. Le hic c'est que tous les tests qui ont été menés sur les originaux n'ont pas réussi à en cerner le principe actif. Ridley a trouvé le moyen de les copier différemment, le seul prix à payer est qu'ils sont moins puissants et on en reçoit qu'une trentaine par jour. On a un bon stock mais leur utilisation est sacrément réglementée, comme les stupéfiants. Sauf qu'en plus, il faut justifier de leur utilisation auprès d'une commission.

Elle avait raison, c’était bien un SCP. Son accès était bien limité. Elle avait compris tout cela avant que le docteur ne le lui explique, mais son discours le rendait réel. Ça n’était pas une petite bêtise qu’elle et Ridley avait faite. Elle n’avait pas besoin d’un moyen si radical pour soigner sa jambe. Elle se sentait coupable. Coupable parce qu’une partie d’elle était contente d’avoir échappé à la douleur, à la difficulté de se déplacer, à la dépendance, à la honte… Oui elle était en partie soulagée. Elle n’en avait pas le droit. Au lieu de cela, elle aurait du être scandalisée. Cette chose aurait pu sauver une vie, elle avait été utilisée pour son confort. Elle n’aurait pas du en être heureuse.

-  Les hauts gradés de la Fondation ont toujours quelques exemplaires sur eux en cas d'accident, poursuivit le médecin qu'ils puissent en prendre si leur état est critique en attendant que les secours arrivent mais comme vous avez pu le constater, Ridley en abuse souvent. Et ce n'est pas comme si on pouvait les lui retirer. S'il se passe quelque chose et qu'il meurt... on est un peu dans la merde quand même. Enfin bref, ce qui est fait est fait mais c'est pas de votre faute, vous avez presque bien fait d'accepter sinon il serait devenu encore et toujours plus chiant.

Elle découvrait Ridley sous un jour très différent de celui sous lequel on le présentait à la fondation. Pour la plupart des gens Ridley était un homme raisonnable, sans faille, sur lequel on pouvait compter, sans qui rien n’était possible. Effectivement si Ridley venait à mourir, la fondation serait en difficulté. Mais le médecin et elle avaient maintenant accès à un tout autre aspect de sa personne. Au fond, c’était assez inquiétant de voir que la fondation était dirigée par quelqu’un qui pouvait se montrer à ce point irrationnel et déraisonnable.

- Je vais quand même vous rédiger vos ordonnances pour la rééducation par balnéo parce que même si Ridley aurait apprécié le contraire, le clou est toujours là et ça fait quelques jours que vous êtes alitée maintenant. Il ne peut pas gagner sur tous les fronts non plus hein ? La bonne nouvelle c'est que vous ne devriez plus avoir de douleurs du coup mais si elles venaient à se manifester ou au moindre souci,  n'hésitez pas à m'appeler.

Miranda eut un sourire coupable.

- Oui d’accord… Je vais éviter de lui en parler en tout cas. Il est capable de débarquer là bas pour me sortir de l’eau je crois… J’aurais jamais pensé qu’il était comme ça, ni qu’il était prêt à aller aussi loin.

Elle avait eu envie de demander au médecin ce qui était arrivé à Ridley pour qu’il soit comme ça. Mais elle s’était dit qu’il n’en savait sans doute pas bien plus qu’elle. Elle doutait qu’il parle de cela à qui que ce fut. C’était assez grave en réalité. Et elle n’y pouvait rien.

Le médecin la conduisit à la radio avant qu’elle ne puisse sortir. Tout était en place. La comparaison avec l’ancienne radio était sans appel. Evans était fier comme un coq. A force que Ridley le mette en doute, il avait sans doute besoin de cela. Alors elle eut à cœur de le remercier et de le féliciter.

Elle eu beosin de quelques jours pour se remettre de ses émotions. Et puis elle put reprendre le travail. En somme sa vie avait repris un court normal et ce à quelques exceptions près.

D’abord elle se rendait à la balnéo avec le plus de discrétion possible. Elle regardait par dessus son épaule, vérifiait qu’elle n’était pas suivie. Une part d’elle redoutait que Ridley, l’apprenne. Une autre rêvait éveillée qu’il fasse une autre tentative de sauvetage folle, quand bien même cela lui aurait attiré des ennuis. Au moins se serait-il passé quelque chose dans son quotidien redevenu égale à lui-même, c’était à dire où elle était seule.

L’autre exception était qu’elle passait beaucoup de temps à penser à Ridley, à ce qu’il pouvait bien penser d’elle, de ce qui s’était passé à l’infirmerie et avant. Parfois elle aurait voulu aller sa rencontre, mais évidemment elle n’en avait pas le courage. L’excuse qu’elle s’était trouvée était qu’elle attendait que sa rééducation soit terminée afin d’éviter d’avoir à lui mentir, mais ça n’était pas vraiment crédible.

Et puis elle avait reçu ce cadeau avec un mot d’excuse. Des chaussettes encore, douces et assez jolies. Et puis un ours en peluche. Qui aurait cru qu’il offre des ours en peluche ? Elle l’avait d’abord regardé un peu incrédule. Et puis elle avait été touchée à nouveau, elle avait été contente d’être seule car elle pleurer à nouveau. Des souvenirs de son enfance revenaient, celui où sa mère avait passé son doudou au broyeur à ordures. Depuis elle s’était interdit ces enfantillages. Mais là, après tout, on le lui avait offert, ça n’était pas sa faute. La peluche avait donc trouvé sa place sur son lit. Elle lui tenait compagnie parfois.

Elle avait écrit une lettre à Ridley pour le remercier, elle avait beaucoup hésité et le résultat ne lui plaisait pas.

« Cher Ridley,
Merci beaucoup pour tous vos cadeaux, cela m’a beaucoup touchée. Cela dit, vous n’aviez pas besoin de vous excuser de la sorte. Quoique vous ayez fait, vous l’avez fait en pensant à mon bien. Oublions tout cela. Merci encore. »


Elle aurait aimé ajouter autre chose de plus personnel, mais elle n’avait pas osé. La encore le secret de la balnéo avait servi d’excuse.

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Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]

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