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 Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Lun 14 Sep - 14:13


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Le pauvre bureau... Bah au moins Ridley aura pas à le péter hein xD C'est un peu court, sorry...






Miranda Smith
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Avec cette petite dispute aux allures de gentille moquerie, l'atmosphère semblait s'être allégée pour le plus grand plaisir d'Evans et de Miranda qui semblait reprendre une petite contenance. Elle en avait même ri un petit peu. Certes pleurer n'était pas un mal surtout dans cette situation mais rigoler un petit coup c'était quand même mieux. Il lui avait passé le clou pour la laisser découvrir et tester elle même sa solidité. C'était mieux de faire ce genre d'expérience par soi-même.

— C’est plus solide que ça en a l’air...


Le médecin sourit ; c'était un peu le but au final, que cette petite chose qui semblait fragile soit en fait très résistante. Les clous n'avaient pas été créés sur un coup de tête, tout avait été étudié. Il trouvait ça amusant de la regarder essayer de le plier sans y arriver. Plus il résisterait et plus elle se rendrait compte qu'un charlatan l'avait purement abusée. Il faudrait qu'elle se remette de ça également. Il comptait bien l'aider en lui prouvant que tout allait bien se passer. Que tout pouvait bien se passer, aussi. Miranda se rapprocha du bureau pour attraper le marteau. Evans la laissa faire sans protester, elle pouvait s'adonner à toutes les expériences qu'elle voulait tant qu'elle ne risquait pas de s'écraser un doigt. Au vu du grand coup qu'elle asséna sur le clou après l'avoir intensément observé, il eut l'impression que ça pouvait avoir un effet thérapeutique par rapport à tout ce qui lui était arrivé et qu'elle avait du mal à exprimer. Non non, fort heureusement, ce petit bout de métal ne pliait pas.

— Effectivement... lâcha-t-elle une nouvelle fois, constatant la solidité de l'objet.


Evans se douta que quelque chose allait mal se passer quand il la vit lever le marteau au dessus de sa tête avec ses deux mains. Il n'eut cela dit pas le temps d'annoncer son hésitation qu'elle frappa de toutes ses forces. Il se jeta derrière le fauteuil pour éviter qu'elle se retrouve les quatre fers en l'air tant sa force l'avait fait reculer et un bruit de fin du monde retentit. Son bureau venait de rendre l'âme. Fatality. Et le clou était toujours là.

— Oh la la Docteur je suis désolée… dit-elle, presque sur le point de pleurer à nouveau.


Le docteur ne mit pas longtemps à se remettre du choc et le rire remplaça la surprise. Plus il regardait les débris de son défunt bureau, moins il arrivait à s'arrêter. En plus Miranda semblait tellement choquée de son propre geste. Il était plié, s'appuyant sur le fauteuil pour ne pas tomber par terre. D'un côté, il était content qu'elle ait fait ça.

— C'est pas grave, finit-il par lâcher entre deux éclats de rire, ça vous a permis d'évacuer d'un côté et de l'autre ça me donne une bonne raison d'acheter un bureau un peu plus grand et plus classe... il se faisait vieux de toute façon.


Il était heureux qu'il ait terminé ainsi en fait. C'était pour la bonne cause alors oui, il s'en foutait. De toute façon Ridley lui en avait fait voir de belles à ce bureau aussi, il fallait bien qu'il décède un jour ou l'autre, il était déjà bancal à la base. Evans tâcha de respirer doucement pour se calmer. Il faudrait qu'il squatte le bureau des infirmières pendant deux ou trois jours mais pareil, ça n'était rien de grave.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Lun 14 Sep - 22:55

Miranda venait littéralement de tuer le bureau du docteur Evans. On n’avait pas idée de confier un marteau à quelqu’un d’aussi maladroit aussi. C’était toujours comme cela que les choses se passaient. Partout où elle allait, elle faisait quelque chose de travers. Elle s’était confondue en excuse sur le point de se mettre à pleurer à nouveau. Elle devait bien admettre que frapper sur ce clou lui avait fait du bien, mais ça n’était pas une raison pour détruire les affaires d’autrui. Pour ce qui venait de se passer, elle n’avait pas d’excuse. Comme si elle n’avait pas causé assez de tracas comme ça, en sortant en pleine nuit par moins quarante.

Le docteur finalement assez peu soucieux de son mobilier avait plongé derrière le fauteuil et elle devait à se geste le fait d’être toujours assise dessus apparemment. Comme il était derrière elle, elle ne voyait pas son visage et appréhendait sa réaction. Elle s’attendait à se faire hurler dessus comme une petite fille. Au lieu de cela un éclat de rire monta derrière elle.

Apparemment Evans trouvait son effroyable bêtise assez amusante.

Elle resta incrédule et se força à respirer calmement pour éteindre la rage qui était née juste avant qu’elle frappe. Au fond, elle n’arrivait pas vraiment à croire que c’était elle qui avait fait cela, avec ses petits bras et depuis son fauteuil roulant.

-C'est pas grave, finit-il par pouvoir dire malgré son fou rire, ça vous a permis d'évacuer d'un côté et de l'autre ça me donne une bonne raison d'acheter un bureau un peu plus grand et plus classe... il se faisait vieux de toute façon.

Même si le docteur se trouvait derrière elle, elle garda les yeux baissés. Elle n’était vraiment pas fière de ce qu’elle venait de faire. Elle avait un peu peur de ce qui venait de se passer et sentait le besoin urgent de fuir cette situation alors elle manœuvra son fauteuil, pour le contourner. L’idée lui vint de l’aider à débarrasser tout ces morceaux de bois mais avec son fauteuil elle ne voyait pas comment. Alors elle roula rapidement vers la sortie.

-Euh je… je vous rembourserais promis, fut la dernière chose qu’elle dit avant de s’éloigner sous le regard curieux des infirmières qui avaient été attirés par le bruit.

De toute façon, elle ne savait pas bien quoi faire de son énorme salaire. Elle ne payait pas de loyer comme elle était dans les plus petits logements. Elle aurait cru vouloir profiter de son indépendance regagnée mais au lieu de ça, elle roula jusqu’à sa chambre, mal à l’aise, elle voulait se cacher. L’opération lui faisait peur et elle venait d’accepter. Et elle venait de briser en deux le bureau de l’homme qui gérait sa santé. Elle espérait qu’il n’allait pas arriver la même chose à sa jambe. Elle venait de briser ce bureau mais pourtant elle se sentait toujours aussi fragile et incapable de se défendre. Après tout, elle avait laissé un homme lui raconter n’importe quoi et la culpabiliser à propos de son poids. Elle était décidément beaucoup trop idiote.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 15 Sep - 12:29


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : J'ai l'impression que c'est nul mais bon tu commences à avoir l'habitude hein. Ce qui est bien c'est que ça me redonne envie de faire l'histoire d'Evans xD






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La pauvre Miranda semblait honteuse de l'état du bureau qui n'en était plus un sous leurs yeux. Evans quand à lui, s'essuyait les yeux après avoir pleuré de rire un bon coup. Lui non plus n'aurait pas cru qu'elle possédait une telle force. Il allait suivre de très près son cas avant de finir comme cet amas de bois fracassé. Les infirmières avaient passé le bout de leur nez par l'entrebâillement de la porte pour constater le décès du mobilier. Ça n'était pas grave, vraiment. Il avait juste à sortir de là ses papiers éparpillés, son imprimante, son ordinateur et à aller voir ce qui se trouvait sur Ikéa quand il aurait le temps. La psychologue qui semblait vouloir disparaître dans son fauteuil manœuvra vers la sortie une fois qu'elle eut les idées un peu plus claires. Evans ne l'en empêcha pas, il n'allait pas la retenir si elle voulait sortir. Rien ne les empêcherait de discuter un peu plus tard à tête reposée si elle en avait envie.

— Euh je… je vous rembourserais promis...


Le médecin sourit. Ah non, jamais elle ne payerait pour son nouveau bureau. Sauf en pralines. Il adorait les pralines. C'était quelque chose qu'il gardait de son adolescence bourrée d'excès où il avait fini énorme avant de se mettre au sport de façon intensive, avec régime et tout ce qui suivait. Il a décidé de changer lorsque ses études de médecine ont commencé et qu'on l'avait méchamment menacé ; s'il ne perdait pas de poids il n'aurait même pas la chance de dégoter le moindre stage donc il pouvait dégager tout de suite. Dieu qu'il avait souffert de ces moments. Mais les pralines, qu'il le veuille ou non, il n'avait jamais pu y résister. C'était comme le beurre. Il en foutait dans son assiette à toutes les sauces, même quand il y en avait déjà. On ne se refaisait pas. Autrement, il essayait de faire attention quand même et finissait en salle de sport quand il en avait le temps.

— Que avec des chocolats alors Miranda, j'insiste, que des chocolats ! Lui répondit-il avant qu'elle ne disparaisse dans sa chambre. Et pas un bureau en chocolat, juste une boite ou deux ça me va !


La savoir en bonne santé et remise de toute cette aventure serait un remboursement, une récompense bien suffisante pour son bureau cassé. Il prenait la guérison de ses patients pour une partie de son salaire qui ne se mesurait pas en argent. C'était autrement plus précieux qu'ils soient guéris, ça ne se quantifiait pas. Une fois toute cette agitation calmée, il put enfin récupérer ses affaires parmi les débris et déplaça tout vers le bureau des infirmières. Il allait squatter, pas le choix. Oh ça n'allait certainement pas les déranger cela dit, les filles avaient toujours une chose ou deux à lui demander, qu'il s'agisse de voir un patient ou de régulariser des ordonnances.

Il devait être aux alentours de onze heures lorsque Ridley passa devant le bureau d'Evans qui tâchait d'extirper son imprimante de l'écroulement fatal. Une ASH serviable avait du le croiser et lui refiler les affaires de Miranda en passant parce qu'il avait un sac remplit d'habits, de livres et autres affaires diverses dans les mains. Il plissa les yeux en constatant l'état du bureau et pendant un moment tous les deux se regardèrent. Oui. Pour une fois ça n'était pas la faute du chercheur. Certes il avait souvent renversé le bureau quand le docteur l'énervait mais cassé, non jamais.

— Qu'est ce qu'il s'est passé là ? Demanda-t-il, surpris.


Evans ne pouvait pas vraiment le dire, il avait pour principe de décréter que ce qui arrivait dans son bureau y restait. Mais si Miranda voulait raconter sa mésaventure, elle pouvait. Et elle était la seule à pouvoir, ça n'était pas à lui de le faire. En plus d'un manque de respect ça touchait au secret professionnel.

— Une expérience qui a mal tourné, tu demanderas à Miranda si tu veux, expliqua donc le médecin.


C'était une réponse qui n'eut pas l'air de plaire à Ridley. Sans doute parce que Miranda semblait impliquée. Il le savait de toute façon qu'il se passerait quelque chose dès qu'il aurait les yeux tournés.

— Tu lui a fait quoi ?


Evans n'avait aucune envie de subir une deuxième bombe dans son bureau, il fallait désamorcer tout ça.

— Ah rien du tout elle s'est débrouillée comme une grande pour la faire cette expérience, c'était drôle. T'en fais pas elle a rien, elle est dans sa chambre. Si je dis ça c'est juste parce qu'elle saura te raconter ça mieux que moi si elle a envie.


Il brodait un peu sur les bords. S'il justifiait que c'était de l'ordre du secret professionnel, le chercheur allait le démonter et ils finiraient par s'engueuler. Cela sembla suffire cela dit puisque Ridley, même s'il ne semblait pas convaincu, le laissa avec son imprimante. Sa matinée avait été particulièrement chiante et stressante non loin de la cellule du 106 à trifouiller l'éclairage pendant qu'il s'agitait et cherchait à sortir. Heureusement, tout était revenu à la normale et il s'était empressé de revenir à l'infirmerie. Non sans une petite once de mauvaise volonté à l'idée de se retrouver dans cette ambiance qu'il détestait tant. Mais il ne voulait pas que Miranda la subisse elle aussi et toute seule. En passant il avait fait un détour par le service de livraison pour récupérer son cadeau qui était arrivé bien vite. Bon, ça n'était que des grosses chaussettes et il avait emballé ça comme un pied mais c'était mieux que rien non ? En réalité c'était certainement pathétique mais il essayait de ne pas y penser. Il était allé chercher son ordinateur dans son bureau après et des paquets de schtroumpfs aussi parce que les bonbons c'était bien. Il en mangerait un à chaque fois qu'elle éviterait son regard et rougirait tiens.

Il toqua à la porte de sa chambre en sachant déjà ce qui risquait de l'attendre. Au mieux elle n'oserait pas croiser son regard et serait gênée, au pire elle serait tellement gênée qu'il allait sans doute devoir la laisser tranquille. Ridley attendit donc qu'elle lui réponde pour passer sa tête par la porte, ne pouvant empêcher un léger sourire d'étirer ses lèvres. Il était content de la voir réveillée et assise plutôt qu'emprisonnée dans un lit mais moins de la voir perfusée. Ils avaient mis quoi là dedans hein ? Il jetterait un coup d’œil plus tard.

— Bonjour Miranda, je vous dérange pas j'espère... vous allez bien ?

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 15 Sep - 16:09

Des chocolats...Apparemment pour le docteur Evans c’était tout ce qu’il fallait pour réparer la faute qu’elle venait de commettre. Des chocolats… Il n’en était pas question. Elle rembourserait le bureau. Elle devrait au moins faire ça pour se sentir un peu mieux. Avec ou sans l’accord du docteur elle se débrouillerait. Et elle lui payerait des chocolats en plus pour se faire pardonner pour le dérangement. Même cela ne lui semblait pas encore assez.

Dans l’idéal, elle aurait aimé faire marche arrière et pouvoir choisir de ne pas abattre le marteau sur le bureau. Voire mieux. Elle aurait aimé pouvoir mettre ce fichu meuble, devant cette fichue porte et que rien de tout ça ne soit jamais arrivé. Elle n’aurait même jamais su qu’elle devait se faire opérer de nouveau, elle n’aurait pas eu à prendre son courage à deux mains et elle aurait pu remettre ce problème à plus tard comme elle savait si bien le faire. Maintenant elle avait dit oui, elle n’avait plus le choix, elle devrait passer sur le billard. Se faire ouvrir le corps.

Il essaya de prendre sur elle, de se dire que de toute façon elle n’avait pas le choix et qu’une fois que cela serait fait, elle se réjouirait d’être débarrassée de la douleur. Mais malgré tout, celui lui semblait une montagne impossible à franchir. Elle n’allait pas réussir à faire ça, passer l’opération, la rééducation. Elle ne s’en sentait tout simplement pas capable. Elle n’avait jamais été franchement capable de grand-chose en même temps.

Elle allait se résoudre à allumer la télé pour se changer les idées quand on frappa à la porte. Ridley. Elle n’avait pas envie de voir Ridley maintenant. Elle ne voulait voir personne. Elle hésita à faire comme si elle n’était pas là un moment oubliant toute bienséance et puis elle se força à penser qu’il était gentil de venir la voir.

-Entrez, dit-elle en essayant de chasser les dernières larmes du fond de sa voix.

Il esquissait comme un sourire et déjà elle baissa les yeux sentant le rouge lui monter aux joues.  Il tenait dans sa main le sac qui contenait ses affaires. Il était allé les chercher. C’était une catastrophe. Pourquoi était-il aussi gentil avec elle. Elle se sentait redevable et cela la mettait mal à l’aise. Une autre partie d’elle lui criait que c’était un piège, qu’il allait lui faire du mal.

-Bonjour Miranda, je vous dérange pas j’espère….vous allez bien ?

Son esprit était confus elle se sentait perdre ses moyens elle était fatiguée et surtout elle n’avait pas les idées claires. Elle ne se rendait pas forcément compte de ce qu’elle faisait. La preuve elle venait de détruire un bureau. Elle se sentait comme dans un rêve. Elle regretta ces paroles à l’instant même où elles sortirent de sa bouche.

-Non ça va pas trop bien, dit-elle alors que les larmes se mettaient à rouler sur ses joues.

Elle ignorait ce que le doc avait mis dans sa perfusion à laquelle Ridley avait lancé un regard étrange en entrant, mais cela agissait sur elle comme un espèce de sérum de vérité. Mentir lui demandait beaucoup d’effort elle n’était pas douée pour ça. Et présentement elle n’avait pas la force de cacher quelque chose à quelqu’un. Elle savait qu’elle se mettait en danger, mais elle ne savait pas pourquoi, il fallait qu’elle en parle à quelqu’un.

- Le docteur Evans dit que je dois être opérée à nouveau. Il m’a montré une radio affreuse. J’ai un clou dans le fémur qui a tordu tout mon os… Il va falloir en remettre un. Je suis bonne pour rester ici à pas pouvoir bouger…je…j’ai peur en fait…

Elle renifla parce qu’elle pleurait trop.

-En Angleterre le médecin c’est mal occupée de moi… et résultat je vais y repasser. J’aurais pas du l’écouter j’ai été stupide et j’aurais dû…

Elle ne put pas continuer, étouffée par les larmes. Elle ne savait pas pourquoi elle lui racontait tout ça à lui. Elle se détestait pour l’avoir fait. Dans cet état un peu second, elle était à la merci de tous ceux qui se présenteraient face à elle. Elle avait froid à l’intérieur et les larmes qui roulaient sur ses joues, tombaient sur ses genoux ne la réchauffaient pas.


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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mer 16 Sep - 14:04


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : J'ai failli pas le finir, ce cours est tellement horrible que j'ai 0 motivation...






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Si Ridley pensait qu'il allait juste déranger Miranda en revenant la voir, quelle ne fut pas sa surprise de la voir littéralement s'effondrer à peine ses premiers mots prononcés.

— Non ça va pas trop bien... fut tout ce qu'elle put dire alors que des larmes roulaient sur ses joues roses.


Elle avait déjà pleuré. Ça se voyait. Il regretta immédiatement de s'être absenté ce matin. Peut être que s'il était resté, tout cela se serait passé différemment. Il n'en savait rien. Par contre, il n'allait pas la laisser pleurer comme ça, à la regarder bêtement. Il déposa le sac et ses autres affaires par terre et ferma la porte derrière lui en entrant. Les infirmières du couloir n'avaient pas besoin de venir voir ça ni de se mêler de ce qui ne les regardait pas. Bon sang, il n'avait même pas de mouchoirs sur lui pour endiguer tout ça...

— Le docteur Evans dit que je dois être opérée à nouveau. Il m’a montré une radio affreuse. J’ai un clou dans le fémur qui a tordu tout mon os… Il va falloir en remettre un. Je suis bonne pour rester ici à pas pouvoir bouger…je…j’ai peur en fait…


En même temps, qui n'aurait pas peur quand un sale médecin vous montrait une image affreuse et vous disais qu'une opération se profilait à l'horizon ? Personne. Et qui lui disait que c'était sa radio à elle hein ? Déjà affaiblie parce qui était arrivé à ses jambes on l'achevait avec une connerie pareille ! Ridley sentait l'énervement montre en lui, si la psychologue n'était pas en train de pleurer, il serait déjà chez Evans. Mais il irait le voir, ça c'était certain. Inadmissible les mensonges qu'il vomissait à Miranda. Fallait voir à ne pas le prendre pour un con, lui il savait que c'était des mensonges.

— En Angleterre le médecin c’est mal occupée de moi… et résultat je vais y repasser. J’aurais pas du l’écouter j’ai été stupide et j’aurais dû…


Heureusement que ses sanglots l'empêchaient de continuer sinon il l'aurait interrompue. Ces choses là n'étaient pas de sa faute et elle n'était pas stupide. Les médecins étaient de très bons manipulateurs qui profitaient de la souffrance des gens pour devenir de faux faiseurs de miracles. A défaut d'avoir des mouchoirs, il s'approcha d'elle et essuya ses joues avec la manche de sa chemise. Il n'aimait pas voir ses larmes alors il préférait les faire disparaître. En espérant qu'elle ne le prenne pas mal ou quoi comme c'était son habitude. Il dut prendre sur lui pour ne pas hausser le ton cela dit. Cette situation et son état le mettaient hors de lui. Mais pas contre elle.

— Non mais non vous allez pas rester là des semaines à pleurer et à souffrir c'est hors de question je vais voir Evans moi, après. C'est déjà insupportable de se retrouver là alors s'y faire emprisonner pendant des semaines c'est pas la peine, c'est quoi cette idée à la con qu'il a eu hein ? Doit y avoir une autre solution pour régler ça que de vous embêter encore plus longtemps. Faut pas vous laisser faire non plus...


Lui en tout cas, il en voyait une, de solution. Et qu'Evans soit d'accord ou pas, il la tenterait quand même. Jamais il ne la laisserait se faire opérer au risque de mourir face à ces tortionnaires qui essayaient de la manipuler aussi. Les médecins étaient tous les mêmes, la preuve avec le premier auquel elle avait eu droit. Et ses larmes ne s'arrêtaient pas... Est ce qu'il pouvait réellement essayer de la réconforter avec un câlin ? La dernière fois elle s'était sauvée... Aujourd'hui ça serait difficile mais il ne voulait pas lui infliger ça si cela lui provoquait plus de souffrance qu'elle n'en ressentait déjà. Finalement il utilisa l'excuse de lui frotter le dos pour la serrer un peu contre lui. S'il sentait que ça la dérangeait, il s'excuserait et il la lâcherait, ça n'était pas grave. Malgré la colère qui le faisait bouillir, il essayait de rester le plus doux possible.

— Ça va aller... il faut pas pleurer... c'est pas de votre faute si vous êtes tombée sur un manipulateur, ça veut pas dire que vous êtes stupide, vous étiez blessée et dans le besoin... c'était juste un connard qui en a profité.


Il n'était vraiment pas à l'aise avec ça. Les larmes, les situations horribles de ce genre. Il ne savait jamais réellement quoi dire pour essayer de réconforter la personne et trouvait souvent que sa présence ou son absence ne changeait pas grand chose, voire même que ce qu'il disait ou faisait empirait les choses. D'autant plus que l'énervement contre Evans et les médecins en général montait encore davantage. Il était de plus en plus certain qu'il n'avait pas pris la bonne radiographie comme il essayait de le faire avec lui. Il avait besoin de son salaire alors hop, on fait quelques actes ou examens en plus et voilà, augmentation. Miranda n'en serait pas la victime, il ne l'acceptait pas.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Jeu 17 Sep - 18:49

Miranda n’était pas exactement en état de mentir, de faire semblant, ou de se maintenir une contenance. Elle était complètement épuisée, elle se sentait brumeuse, incapable de rassembler ses esprits. Ses esprits écrasés littéralement sous la nouvelle qu’elle venait d’apprendre. Une autre opération. Elle n’avait plus le choix, il allait falloir y passer à nouveau. Il était arrivé à ce moment précis ou l’idée parvenait jusqu’à elle et forcément il y avait eu droit. Elle aurait mieux aimé que ça soit n’importe qui d’autre. Mais quand il lui avait demandé comment elle allait, elle n’avait pas pu lui cacher ça, parce que sa tête était remplie de cette crainte et de mauvais souvenirs qu’il allait falloir retraverser.

Sa première réaction fut de s’approcher d’elle. Si elle n’avait pas été en fauteuil, elle aurait reculé mais le temps qu’elle se souvienne comment faire il était là tout près d’elle, il essuyait ses larmes avec sa manche. Elle cessa de respirer le temps que cela dura. A sa merci. Elle était à sa merci. Elle l’avait toujours été dès le moment où ils s’étaient rencontrés. Elle aurait du se douter que cela continuerait. Miranda sentit qu’il faisait des efforts pour rester calme.

- Non mais non vous allez pas rester là des semaines à pleurer et à souffrir c'est hors de question je vais voir Evans moi, après. C'est déjà insupportable de se retrouver là alors s'y faire emprisonner pendant des semaines c'est pas la peine, c'est quoi cette idée à la con qu'il a eu hein ? Doit y avoir une autre solution pour régler ça que de vous embêter encore plus longtemps. Faut pas vous laisser faire non plus...


Un instant elle se laissa aller à penser qu’il pouvait vraiment la sortir de là. Elle aurait voulu ne pas se préoccuper de la manière dont il allait le faire. Très vite la réalité pris le dessus. Son os s’était mal ressoudé, il n’y avait pas trente-six manières de résoudre le problème après tout. Elle ne savait pas à quoi Ridley pensait. En fait Ridley pensait juste que Evans avait tord. Mais Ridley se trompait. Evans était médecin et il savait ce qu’il faisait… C’était juste que Ridley n’aimait pas les médecins… Il se souciait d’elle encore… Elle n’aimait décidément pas ça. Elle ne saurait jamais comment le lui rendre. C’était un piège dans lequel elle tombait. Piège qui se refermait sur elle et auquel présentement elle ne se sentait pas vraiment la force de résister. Elle sentit sa main dans son dos et comme tout geste d’affection cela eut le don de tout mélanger dans sa tête encore un peu d’avantage. Elle baissa les yeux pour éviter son regard. Qu’était-elle sensée comprendre. Que pouvait-elle faire de cela. Elle se sentait un peu tétanisée, incapable de résister à cette étrange chaleur qui l’envahissait. Alors elle se laissa serrer juste un peu… Après ça, elle resta les yeux résolument fixés sur ses pieds. Elle ne méritait pas cela. Quelle que soit l’intention derrière ce geste. Elle ne méritait pas qu’on prenne soin d’elle, ni qu’on utilise ce moyen pour lui faire du mal. Sur le moment, elle devait bien admettre que cela faisait un peu de bien. Même si elle savait que ça se tournerait contre elle un jour ou l’autre.

- Ça va aller... il faut pas pleurer... c'est pas de votre faute si vous êtes tombée sur un manipulateur, ça veut pas dire que vous êtes stupide, vous étiez blessée et dans le besoin... c'était juste un connard qui en a profité.


Elle garda les yeux rivés sur le sol. Oui elle était blessée, malade, fragile, dans le besoin. Elle ne savait faire que ça. Elle n’était que ça, au fond. Mais ça n’allait pas aller non… Elle allait être opérée et ça n’allait pas aller.

- De toute façon je n’ai plus vraiment le choix. Evans a été clair je n'ai pas d'autre option...Je vais être opérée. Je vais être malade et… dans le besoin à nouveau… encore… Si seulement je pouvais apprendre à regarder où je mets les pieds.. je causerais moins de souci à tout le monde.

Elle renifla un peu.

- A vous aussi, je vous en cause beaucoup trop. D’ailleurs… Merci… pour les affaires… C’est… gentil…

Oui c’était gentil et ça cachait probablement quelque chose. Ou pas, elle n’en savait plus rien. Elle ne savait plus quoi penser et tout était bien trop embrouillé.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Ven 18 Sep - 10:30


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HRP : Pardon du retard. Je le trouve nul en plus. M'enfin tu pouvais t'attendre à ce que je sortes des trucs du genre vu le calvaire que je vis avec ce putain de stage D:






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Miranda ne le regardait pas mais ne le repoussait pas non plus. Ridley ne savait pas trop quoi en penser de ce câlin, de si elle en était gênée ou pas. Certainement que oui mais avec tout ça, elle ne se sentait pas la force de résister. Il ne faisait pas cela pour lui faire mal pourtant mais pour essayer de la réconforter. C'était certainement Evans qui avait mit n'importe quoi dans sa perfusion pour qu'elle se retrouve dans cet état. Si ça ne tenait qu'à lui, il l'aurait arraché pour la lui faire avaler. Il en avait terriblement envie mais il se retenait parce que Miranda en pâtirait et qu'elle n'était pas en état de le voir faire ça. Il continuait de lui frotter le dos en espérant qu'elle s'arrête de pleurer mais ça ne semblait pas vraiment efficace.

— De toute façon je n’ai plus vraiment le choix. Evans a été clair je n'ai pas d'autre option...Je vais être opérée. Je vais être malade et… dans le besoin à nouveau… encore… Si seulement je pouvais apprendre à regarder où je mets les pieds.. je causerais moins de souci à tout le monde. A vous aussi, je vous en cause beaucoup trop. D’ailleurs… Merci… pour les affaires… C’est… gentil…


Il n'était pas d'accord avec ça. On avait toujours le choix. Le sien était déjà fait sans doute, c'était pour cela qu'elle pensait ne plus l'avoir. Mais rien ne l'obligeait à rester sur cette décision. Si elle ne voulait pas le faire, elle ne le faisait pas, point. Et ce ne serait pas Evans qui irait contre sa volonté tant que Ridley était vivant pour le frapper s'il ne faisait qu’esquisser la moindre tentative. Malade c'était pareil. Elle n'était pas censée être malade, à moins que le médecin ne la rende malade pour la garder encore plus longtemps. Il comptait bien veiller à ce que ça n'arrive pas non plus.

— Pourquoi malade ? Vous n'avez aucune raison d'être malade là, si ? Comme je l'ai dit je vous laisserais pas rester là plus longtemps que prévu parce qu'Evans l'a décidé ainsi alors que c'est pas justifié. Manquerait plus qu'il vous rende malade pour que vous restiez encore plus longtemps tiens, ça serait tout lui ça, il adore garder les gens plus longtemps.


Finalement ses mains prirent celles de Miranda. Même si elle ne le regardait pas et fixait ses pieds, ça elle le verrait. Il espérait qu'elle l'écouterait, au moins un peu. Il n'était pas doué pour rassurer ou choisir les bons mots mais l'intention était derrière donc c'était sans doute ça.

— Miranda, ça n'est pas une question d'apprendre à regarder où vous mettiez les pieds. Quoi que vous fassiez, il vous arrivera des choses, bonnes ou mauvaises, même si j'espère de tout cœur qu'elles seront davantage bonnes que mauvaises... Tout ce que vous pouvez faire dans ce cas là, c'est faire front. Remonter la pente. Et je sais que vous en êtes capable. Mais si vous vous encombrez du souci que vous causez aux gens autour de vous, vous allez vite vous épuiser.


Ne se rappelait-elle donc pas de ce dont ils avaient parlé à la cafétéria ? Lui oui. Peut être qu'elle voulait effacer ces moments de sa mémoire, il n'en savait rien. Mais Ridley s'en rappelait et il s'en rappellerait toujours Il avait eu le choix aussi, il l'avait fait et non seulement il l'assumait totalement mais en plus il était content de l'avoir fait. Miranda ne semblait pas avoir connu énormément de gens honnêtes et gentils dans sa vie. Il voulait compter parmi ceux là, quitte à être une exception à ses yeux pour l'instant, avant qu'elle se trouve d'autres amis, d'autres liens à former plus positifs ici.

— C'est vous qui considérez que vous me causez beaucoup trop de souci. Ça n'est pas mon cas. Oui je me fais du souci pour vous mais c'est un choix que j'ai fait à la cafétéria en disant que je serais là pour vous si vous en aviez besoin, vous vous rappelez ? Ce choix je l'assume, je savais que je me ferais du souci, ça n'est pas grave. Mais je peux comprendre ce que vous ressentez... je n'aime pas non plus causer du souci aux autres.


Il faisait tout pour ne pas tracasser les gens autour de lui. Peut être comme Miranda en fait. Il tolérait de le ressentir mais pas de le faire subir. S'il avait été dans pareille situation (ce qui ne risquait pas d'arriver parce que jamais il ne se laisserait opérer), cela l'aurait sans doute mit mal à l'aise que Miranda ou ses amis s'inquiète pour lui. Mais d'un côté, avoir quelqu'un pour se soucier de soi et apporter un soutien, il trouvait ça indispensable.

— Ah, pour les affaires on me les as passées quand je suis revenu, les infirmières se doutaient que j'allais venir vous voir donc voilà... ça n'était vraiment pas grand chose. J'y ai ajouté un petit quelque chose que j'ai cherché moi même mais ça, je ne sais pas si ça suffira à vous remonter le moral.


Si on lui avait demandé, il serait sans doute allé chercher ses affaires. Enfin, il serait venu lui demander avant s'il avait le droit d'entrer chez elle. Ce n'était pas quelque chose qu'il aurait accepté, que quelqu'un aille fouiller chez lui. Pas qu'il ait réellement des choses à cacher, il tenait tout simplement à son intimité. Et sa relation avec Miranda était déjà étrange alors il lui aurait demandé. Par contre oui, il ne voyait pas comment ses grosses chaussettes fourrées pourraient réellement remonter le moral de Miranda.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Ven 18 Sep - 15:44

Il avait pris ses mains. Elle n’eut pas le cœur de les lui arracher. Au fond, elle ne savait plus ce qu’elle voulait. Elle voulait pouvoir compter sur quelqu’un. Elle aurait voulu en avoir vraiment la force, au lieu d’avoir peur. Elle ne savait faire que ça au fond avoir peur. Ridley se montrait gentil et au fond elle était tout à fait ingrate avec lui. Elle n’avait pas de preuve qu’il cherchait à lui nuire. Tout ce qu’elle avait était des preuves du contraire. Et quelque part, c’était douloureux. Alors elle essayait au mieux de le laisser jouer ce rôle sans résister même si elle avait peur. De toute façon, elle était trop brumeuse pour s’y opposer.

-Miranda, ça n'est pas une question d'apprendre à regarder où vous mettiez les pieds. Quoi que vous fassiez, il vous arrivera des choses, bonnes ou mauvaises, même si j'espère de tout cœur qu'elles seront davantage bonnes que mauvaises... Tout ce que vous pouvez faire dans ce cas là, c'est faire front. Remonter la pente. Et je sais que vous en êtes capable. Mais si vous vous encombrez du souci que vous causez aux gens autour de vous, vous allez vite vous épuiser.


Il ne lui arrivait en général que des mauvaises choses et ça n’était nullement un hasard. Quelle part, elle arrivait toujours à savoir ce qu’elle avait fait pour mériter telle ou telle de ses mésaventures.

- Faire front, bafouilla-t-elle les yeux toujours rivés sur ses pieds, c’est typiquement quelque chose que je ne suis pas capable de faire…

Elle ne voulait pas reculer malgré tout. Mais s’il voulait se soucier d’elle, alors mieux vallait qu’il prenne conscience qu’elle était un cas désespéré.

- C'est vous qui considérez que vous me causez beaucoup trop de souci. Ça n'est pas mon cas. Oui je me fais du souci pour vous mais c'est un choix que j'ai fait à la cafétéria en disant que je serais là pour vous si vous en aviez besoin, vous vous rappelez ? Ce choix je l'assume, je savais que je me ferais du souci, ça n'est pas grave. Mais je peux comprendre ce que vous ressentez... je n'aime pas non plus causer du souci aux autres.


Évidement qu’elle se souvenait de ce qu’il avait dit. C’était bien cela qui lui faisait peur. Etre seule c’était triste, mais c’était tellement moins angoissant et moins épuisant. Déjà, elle se sentait fatiguée de lutter contre des impressions contradictoires. Entre l’envie d’être accompagnée et la peur d’être flouée. Entre la culpabilité de ne pas mériter soin ou attention…

-Je n’ai pas oublié…fut tout ce qu’elle répondit.

Elle ne savait pas quoi en penser cela dit. Comme la proposition de refaire son opération, elle aurait aimé que ces mots là ne soient jamais prononcés. Ainsi elle aurait pu rester dans la solitude sans se préoccuper de rien, comme elle aurait presque voulu rester dans la douleur plutôt qu’on l’opère encore.

- Ah, pour les affaires on me les as passées quand je suis revenu, les infirmières se doutaient que j'allais venir vous voir donc voilà... ça n'était vraiment pas grand chose. J'y ai ajouté un petit quelque chose que j'ai cherché moi même mais ça, je ne sais pas si ça suffira à vous remonter le moral.

Elle était presque contente qu’il évoque finalement un sujet un peu plus léger mais la fin de son discours fit redoubler ses larmes. Ça alors. C’était la toute première fois que quelqu’un lui offrait quelque chose.  La question de savoir de quoi il s’agissait importait peu. Elle ne le méritait pas. Finalement l’impression que Ridley se trompait sur elle s’intensifiait. Elle ne savait ni quoi dire ni quoi faire. Elle ne pouvait plus articuler un seul mot. La seule chose qu’elle pouvait faire était pleurer. Dire merci, ça n’était pourtant pas bien compliqué. Mais cela lui coûta beaucoup sans qu’elle su vraiment pourquoi. Elle refusait de se montrer ingrate au point de rester silencieuse cependant.

-Merci… je…

Les larmes reprirent le dessus à nouveau. Elle se sentait épuisée et les hoquets l’empêchaient de respirer, le monde s’obscurcissait doucement autour d’elle. Une partie d’elle paniquait et lui criait qu’elle ne réagissait pas comme il aurait fallu. Elle aurait du se mettre à sourire au lieu de pleurer. Elle aurait du se mettre à sourire, ça n’était pourtant pas difficile. Finalement comme souvent ses émotions eurent raison d’elle et elle tomba en avant sur le sol, inconsciente.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Lun 21 Sep - 18:00


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Même s'il est long je sais pas trop quoi en penser, tu verras bien ^^






Miranda Smith
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Ridley doutait déjà que son cadeau puisse remonter le moral de Miranda mais quand il vit ses larmes redoubler, il se demanda même s'il avait eu une bonne idée. Son intention n'était pas de la faire pleurer, il pensait bien faire et finalement non. C'était fatiguant de ne pas savoir sur quel pied danser à la fin. Pourquoi est ce qu'elle prenait mal le fait qu'il lui offre quelque chose ? C'était un bien piètre cadeau en plus, il ne méritait sans doute pas cette appellation.

— Merci… je…


Il lui frotta le dos à nouveau en espérant réussir à calmer ses pleurs, sans grand succès. Les fêtes d'anniversaires devaient être belles si elle pleurait pour chaque cadeau, même le plus petit et le plus simple qui soit. Elle qui disait ne pas réussir à faire front, pour cette fois il en avait la preuve mais il restait certain qu'elle finirait par y arriver, avec de l'aide s'il le fallait. Alors qu'il allait lui dire que ce n'était qu'un petit cadeau de rien du tout et qu'il ne voulait pas la faire pleurer pour ça, qu'il fallait qu'elle se calme parce qu'il n'aimait pas la voir ainsi, elle s'effondra et tomba en avant. Le premier réflexe de Ridley fut de l'attraper et de la soulever avant qu'elle ne tombe par terre et lui avec. Le chercheur la déposa donc dans son lit parce qu'il se voyait mal la remettre dans son fauteuil pour qu'elle chute à nouveau et la recouvrit mais il n'osa pas la secouer de peur de lui faire mal. Evans avait du mettre quelque chose dans sa perfusion, on ne s'évanouissait pas ainsi. Il l'avait empoisonnée pour que son état s'aggrave, pour la manipuler et la faire rester à l'infirmerie plus longtemps. A défaut de pouvoir l'arracher et la balancer au médecin, il l'arrêta avant que son état ne s'aggrave. C'est bien évidemment ce moment que choisit Evans pour revenir voir si tout allait bien et demander à Miranda si elle avait faim, comme midi approchait. Vu son état, elle ne pourrait cependant pas répondre à la question.

— J'te laisse cinq minutes avec elle et tu me la met dans cet état Ridley ? Qu'est ce qui s'est passé ? Plaisanta-t-il à moitié en venant à côté de la psychologue pour rebrancher les appareils à côté du lit et vérifier ses constantes.


Ridley n'apprécia pas du tout cette plaisanterie de fourbe, étant donné qu'il était derrière tout ça et cela se voyait dans son regard que la colère recommençait à grimper. Evans se doutait qu'il ne s'agissait que d'une pauvre syncope dont elle devait se remettre, toutes ses constantes étaient bonnes. Il lui suréleva légèrement les jambes avec un petit coussin en faisant attention à ses pansements. Après tout, Miranda avait été bien malmenée dans la matinée mais il aurait apprécié en connaître les circonstances. Elles passèrent cela dit au second plan quand il remarqua la perfusion arrêtée.

— Ridley t'as touché à la perf ? T'es sérieux là ?


Face au manque de réponse de l'intéressé qui croisait les bras, il prit ça pour un oui. Au final, il n'était qu'à moitié étonné. L'autre moitié n'en revenait pas par contre. Sa perf à lui, Evans pouvait le comprendre qu'il l'arrache quitte à pisser le sang. Mais celle d'une autre personne, ça n'était pas tolérable. Il la fit redémarrer sans tarder. Heureusement qu'il l'avait remarqué vite sans quoi la pauvre Miranda aurait bien souffert et ça serait retombé sur lui.

— Non mais j'hallucine, d'où tu touches une perf là, subitement ? Personne t'en a donné le droit je crois, tu sais les conséquences que ça aurait pu avoir ?


Tout d'un coup, l'atmosphère changeait et l'habituel Evans plaisantin s'évaporait lui aussi. C'était juste inadmissible mais, bien évidemment, Ridley restait convaincu qu'il avait eu raison de faire ça, comme à chaque fois.

— J'aurais pas eu à le faire si tu lui en avais pas mise une pour l'empoisonner et la manipuler. Genre elle s'est évanouie juste comme ça, tu crois que je suis aveugle ?


— Je crois surtout que t'es pas médecin donc que tu n'en sais rien Ridley ! T'as complètement craqué, on enlève pas une perf parce qu'on a envie ! Tu sais quoi ? Sort, on va régler ça plus loin.


Ridley ne bougea pas. Il n'avait aucun ordre à recevoir et certainement pas d'Evans. Comme Miranda était stable et avait besoin de se reposer, le médecin ne lui en laissa pas le choix cependant et l'attrapa pour le jeter en dehors de la chambre malgré ses protestations, fermant la porte derrière eux deux.

— C'est quoi ton problème là exactement ?


Ridley était plutôt grand mais manque de bol son médecin l'était tout autant. Il ne pouvait donc pas se rabattre sur cette option pour lui faire ravaler ses mots parce que l'intimidation ne marchait pas vraiment. Mais il avait d'autres possibilités, dont celle de n'avoir aucun scrupule à le frapper.

— Mon problème c'est les conneries que tu racontes pour que Miranda reste ici plus longtemps ! C'est quoi ce délire d'opération ? T'en as pas d'autres comme ça, genre une amputation des jambes parce qu'elles sont trop atteintes ?


— Je vois qu'elle t'a mis au courant, tant mieux ça sera plus facile à expliquer, soupira Evans qui s'y attendait à ça aussi de toute façon. Ce délire d'opération comme tu le dis si bien est tout à fait fondé parce qu'au vu de la radio qu'elle a eu ce matin, elle en a besoin si elle veut marcher comme il faut et ne plus avoir mal suite à son accident ! Tu t'en rappelles non, elle en a parlé hier soir ?

— Et qui me dit que c'est bien sa radio à elle que tu lui as montré ? T'as pu la trafiquer hein, je sais comment tu fonctionnes.


— J'ai rien trafiqué du tout parce qu'il y a une date, une heure et une référence de la machine utilisée sur la radio, Ridley ! Et je suis certain que c'est pas moi qui suit monté sur la table de radiographie pour la faire, en plus je n'ai pas de clou chirurgical dans la jambe moi ! Tu veux aller vérifier ? Fais toi plaisir, au moins ça t'évitera de faire des conneries ici sachant que c'est moi qui doit les réparer ensuite !


Comme ils haussaient la voix de plus en plus tous les deux, la plupart des infirmières et aide-soignantes avaient passé leur têtes curieuses des différentes salles dans lesquelles elles se trouvaient mais personne n'osait intervenir de peur de démarrer une bagarre. C'était déjà arrivé en plus et c'était rarement beau à voir. Evans avait failli finir écrasé sous la machine à café il y a quelques années. Présentement, il avait un peu cloué le bec à Ridley au sujet de la radio mais il comptait bien lutter sur d'autres versants.

— Je te laisserai pas l'opérer et lui faire du mal à nouveau, c'est trop dangereux.


Heureusement qu'Evans ne parlait pas de l'anesthésie et du fait que ça ne serait pas lui qui opérerait Miranda. Il serait simplement là pour veiller sur elle et surveiller ce que faisait le chirurgien, sinon justement il allait se faire casser la gueule. Mieux valait que Ridley ait momentanément oublié ces détails sinon qu'aurait-il fait en plus pour empêcher cette opération ? Il aurait enlevé Miranda ?

— Il me semble que cette décision ne t'appartient pas Ridley. Et puis mince, en quoi ça te concerne tant ? La seule autre personne à ma connaissance pour qui tu te bats bec et ongles, quitte à rester là, c'est Alan... Et c'est ton meilleur pote ! Elle est quoi pour toi exactement pour que tu te comportes comme ça ? D'habitude, même si on lit sur ton visage que t'as clairement pas envie de laisser les gens avec qui tu bosses dans cet endroit horrible ou, c'est évident, on laisse les gens souffrir et mourir, tu retournes bosser et tu restes pas ici. Pour elle tu le fais, alors quoi ?


Ridley n'allait certainement pas répondre à ça. Il se considérait comme un ami pour Miranda, du moins il voulait le devenir. Il ne savait pas si c'était réciproque, ou si elle était même d'accord pour ça en fait. Peut être qu'elle n'avait pas envie ? Qu'elle n'arrivait pas à le piffer et préférait qu'il disparaisse de sa vie ? Il n'en savait rien, elle n'avait jamais vraiment formulé de réponse claire. Et lui n'osait pas s'aventurer sur ce terrain là avec des questions idiotes.

— Mêle toi de ce qui te regarde Evans ! Ça n'a rien à faire dans une discussion comme ça.


— Ah je vois, c'est comme ça alors, ouais d'accord.


Le chercheur ne savait pas si son médecin était en train de se faire de fausses idées ou non. En tout cas, sa réponse y ressemblait. Il n'appréciait guère. Pouvait-il le rendre amnésique en le frappant ? Il n'en savait foutre rien. En tout cas, à défaut de porter un geste violent à son égard au risque de finir lui même dans un lit et attaché, il préféra changer de sujet. Qu'Evans dise non ou pas, il aiderait Miranda de cette manière.

— Donne lui un 500 et on en parle plus.


— Pardon ?! Rigola Evans qui hallucinait face à cette demande encore plus illogique que tout le reste.


— T'as très bien entendu ! Mais comme je te connais, tu vas encore faire preuve de favoritisme et dire non, hein ? Elle agonise pas assez pour que t'ais envie de l'aider c'est ça, alors faut l'achever un peu plus avec une opération !


— Elle a un clou dans l'os Ridley ! Tu pourrais la gaver que ça n'arrangerait pas son cas, il va pas disparaître d'un coup, pouf ! Il faut l'enlever et pour l'enlever, il faut une opération ! Du favoritisme, non mais je rêve ! Le favoritisme que je fais c'est quand je cède parce que tu m'as cassé les couilles et menacé tout le monde dans le service pendant des heures et des heures pour en avoir un pour un rhume et qu'après j'me fais engueuler !


Ridley avait son propre stock de SCP-500 qu'il devait prendre en cas d'urgence, s'il se retrouvait gravement blessé et au bord de la mort pour quelque raison que ce soit, en attendant que les secours arrivent. Les copies que la Fondation était capable de produire étaient moins puissantes que le vrai SCP, gardé très précieusement. Certes, ils en avaient des stocks conséquents mais chaque utilisation devait être notée, justifiée, avec de nombreux accords à avoir au préalable et jamais une utilisation pour une opération de la jambe ne serait accordée. Les procédures étaient dix fois pires que pour les stupéfiants. Même avec toute la bonne volonté du monde, Evans n'aurait pas pu lui en donner. Il avait déjà du mal à justifier les excès de Ridley qui en prenait pour le moindre rhume afin d'éviter d'avoir à prendre des médicaments et se faisait taper sur les doigts à chaque fois. Mais que pouvait-il faire ? Qu'il interdise formellement au chercheur de recommencer ou qu'il ne dise rien, ce dernier n'en faisait qu'à sa tête.

— Et ton cirque là, pourquoi tu ne le fais pas avec la première intéressée, c'est à dire Miranda ? Hein ? Tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que moi je le sais Ridley... Si tu le fais pas, c'est parce qu'au fond de toi tu sais que ces réactions que tu as sont totalement irrationnelles ! T'as pas envie qu'elle te juge, qu'elle se rende compte que ce que tu penses est totalement fou ! Écoute, je peux comprendre qu'il te soit arrivé des trucs et que ça soit pas toujours facile de faire la part des choses mais elle, elle a aucun différent avec les médecins, elle veut juste se faire soigner. Alors laisse la faire ce qu'elle veut et essaye de me faire confiance ! Je veux qu'elle aille bien et qu'elle sorte d'ici aussi !


Evans avait réussi à finir sa phrase mais pas à éviter le coup de tête que Ridley lui asséna sur le nez pour mettre fin à leur dispute. D'un côté, le médecin lui était reconnaissant de ne pas l'avoir roué de coups par la suite. De toute façon les infirmières lui auraient sauté dessus comme elles se précipitaient déjà sur lui alors qu'il était proprement tombé sur les fesses. Le chercheur, quant à lui, pas plus affligé ou choqué de son propre geste, s'était contenté de râler des insultes toutes plus horribles les unes que les autres sur les médecins tortionnaires et était parti s'installer dans un fauteuil du côté de la machine à café après avoir renversé tous les autres juste pour le plaisir de se défouler. Pendant ce temps, le pauvre docteur tâchait de reprendre ses esprits tandis que son nez devenait peu à peu d'une jolie couleur violette. Bah, ça n'était pas la première fois que Ridley le lui cassait de toute façon, lui c'était à ce niveau là qu'il lui fallait un clou. Au moins sa femme oublierait cette histoire de bisous et le prendrait en pitié. Une infirmière lui tendit une poche de glace et des mouchoirs qu'il prit avec plaisir pendant que sa tête cessait lentement de lui tourner.

— Surveillez le un peu mais discrètement hein... très discrètement, genre juste en passant mais le faites pas plus que d'habitude, lâcha-t-il en désignant vaguement Ridley, toujours rouge de colère dans son coin.


Il savait ce qui risquait de se passer. L'énervement allait vite retomber et sa tension avec. Le surveiller c'était compliqué aussi. Il était malin et il sentait ces choses là. S'il se sentait épié, il viendrait lui demander des comptes à nouveau. Et peut être lui casser le nez encore une fois. En attendant, Evans allait essayer de retourner voir Miranda. Il attendait juste de pouvoir se relever comme il fallait et que son nez ait arrêté de saigner mais sa poche de glace, il allait la garder hein. Une infirmière lui avait ramené sa chaise qui couinait pour qu'il roule avec dans tout le service plutôt que de marcher. Un bon quart d'heure plus tard, il se sentait à peu près mieux pour toquer à la porte de la chambre de la psychologue et entrer en glissant, à moitié en train d'essayer de scotcher sa poche avec des bandes collantes à pansements. Il avait besoin de ses deux mains !

— Rebonjour Miranda, regardez à moi aussi il va me falloir un clou bientôt ! Rigola-t-il, même si sa dispute était toujours vive dans son esprit et qu'une partie de lui restait en colère.


Il avait remarqué qu'elle était déjà réveillée lorsqu'il avait ouvert la porte. Sans doute avait-elle entendu une partie de leur dispute, ou peut être pas. De toute façon ça n'était pas son problème, lui il n'avait rien à cacher contrairement à Ridley.

— Qu'est ce que vous nous avez fait là ? Vous vous sentez mieux ?

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 22 Sep - 14:58

Miranda avait la nausée quand elle se réveilla. Elle se sentait incroyablement faible. La chambre était déserte mais alors que ses paupières papillonnaient elle entendait des éclats de voix. Un instant elle paniqua, n’arrivant pas à se souvenir correctement d’où elle se trouvait et pourquoi. Elle avait voulu bouger. Grossière erreur. La douleur dans ses jambes était revenue, comme une brûlure, assourdie par le traitement, mais assez forte pour qu’elle se rappelle que sa peau était en très mauvais état.

Elle avait fait la somnambule. Elle allait être opérée. Ridley était venu avec ses affaires qui se trouvaient présentement hors de sa portée. Parmi elles, un cadeau qu’il lui avait fait. Ce geste avait l’avait achevée tout simplement.  Un cadeau, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle était supposée faire, de comment elle pouvait rendre tant d’attention. Elle n’avait pas pu se rendre compte, pas supporter. Elle aurait voulu se rendormir. Ne pas avoir à affronter la suite. Mais une dispute violente avait lieu non loin.

Evidemment, il fallait que Ridley soit concerné. Miranda soupira. Elle n’avait pas d’autre choix que d’entendre la totalité de ce qui était dit.


- Il me semble que cette décision ne t'appartient pas Ridley. Commença Evans qui visiblement était déjà bien en colère. Miranda compris vite que Ridley était allé reprocher au médecin de vouloir l’opérer. Autant elle détestait l’idée d’être ouverte à nouveau, la rééducation, la perspective de la douleur, autant elle était convaincue que le docteur avait raison et elle ne voyait pas pourquoi il aurait voulu lui nuire. Ridley ne voyait pas les choses de cette façon.

- Et puis mince, en quoi ça te concerne tant ? poursuivit Evans. La seule autre personne à ma connaissance pour qui tu te bats bec et ongles, quitte à rester là, c'est Alan... Et c'est ton meilleur pote ! Elle est quoi pour toi exactement pour que tu te comportes comme ça ? D'habitude, même si on lit sur ton visage que t'as clairement pas envie de laisser les gens avec qui tu bosses dans cet endroit horrible ou, c'est évident, on laisse les gens souffrir et mourir, tu retournes bosser et tu restes pas ici. Pour elle tu le fais, alors quoi ?

En entendant ses mots, Miranda roula dans son lit pour se mettre sur le côté, avant de se souvenir que ses jambes ne devaient pas bouger et de se remettre droite lâchant un profond soupire. Pourquoi Ridley prenait toute cette histoire, son histoire, sa personne d’une façon générale à ce point à cœur ? Elle-même n’en savait rien. Le fait que même Evans trouve ça étonnant n’était pas bon signe. Ridley devait avoir une arrière pensée. Une arrière pensée qui tenait soit de la pitié, soit de la malveillance. Rien de bon en somme. A ce moment, elle se demanda ce que pouvait être ce cadeau que finalement, elle n’avait pas eu l’opportunité d’ouvrir avant de sombrer.

- Mêle toi de ce qui te regarde Evans ! Ça n'a rien à faire dans une discussion comme ça.

Par dessus le marché, elle n’aurait pas de réponse à cette question apparemment. Ce qui n’était pas de nature à la rassurer. Elle manqua de se mettre à pleurer à nouveau.

- Ah je vois, c'est comme ça alors, ouais d'accord, renchérit Evans qui ne semblait pas disposer à expliquer les raisons de son choix plus avant. Elle doutait que Ridley l’écoute de toute façon. Elle avait entendu dire que Ridley pouvait se mettre très très en colère parfois. Mais ce à quoi elle assistait était au dela de ce qu’elle avait pu imaginer.


- Donne lui un 500 et on en parle plus, lâcha-t-il d’une voix glacée.

Un 500 devait être un SCP. De quoi qu’il s’agisse Miranda n’était pas d’accord pour prendre un SCP, quel que soit ses effets.

- Pardon ?! s’étrangla Evans en riant à moitié. Apparemment elle n’était pas la seule à trouver que c’était une mauvaise idée heureusement. Elle n’avait pas envie que Ridley se mêle de ses soins. Qu’il vienne auprès d’elle était déjà trop de toute façon. Cette même question se posait encore et toujours. Pourquoi se souciait-il d’elle comme cela ? Qu’est ce qu’elle était, qu’est ce qu’elle avait fait pour compter à ce point ? Dans quelle mesure tout ceci allait lui revenir en pleine figure, à un moment ou à un autre.

- T'as très bien entendu ! Mais comme je te connais, tu vas encore faire preuve de favoritisme et dire non, hein ? Elle agonise pas assez pour que t'ais envie de l'aider c'est ça, alors faut l'achever un peu plus avec une opération !

De toute évidence il avait perdu les pédales. Une opération ça n’était pas une partie de plaisir c’était certain. Mais elle savait qu’elle n’avait pas le choix si elle voulait aller mieux. Elle ne faisait pas complètement confiance à Evans, mais la radio lui avait confirmé au moins ce point là. Sa jambe était tordue. Elle allait continuer de lui faire mal si elle ne faisait rien c’était logique. Elle n’avait rien envie de faire cela dit. Soutenir sa décision face à un Ridley fou de rage serait au dessus de ses forces malgré tout.

- Elle a un clou dans l'os Ridley ! asséna Evans.

Elle n’avait pas besoin qu’il le lui rappelle. La simple idée lui donnait la nausée. Un clou tordu, posé là par un inconscient. Dans son corps propre.

- Tu pourrais la gaver que ça n'arrangerait pas son cas, reprit le docteur, il va pas disparaître d'un coup, pouf ! Il faut l'enlever et pour l'enlever, il faut une opération ! Du favoritisme, non mais je rêve ! Le favoritisme que je fais c'est quand je cède parce que tu m'as cassé les couilles et menacé tout le monde dans le service pendant des heures et des heures pour en avoir un pour un rhume et qu'après j'me fais engueuler !

« Menacer » Ridley était capable de menacer les gens au point qu’Evans cédait sous la menace. Finalement, peut-être était-il vraiment dangereux et qu’elle avait raison de le craindre. Rien n’empêchait qu’un jour, il change de ton et la menace elle aussi, pour obtenir elle ne savait quoi qu’il voudrait d’elle.

- Et ton cirque là, continua le docteur véritablement hors de lui, pourquoi tu ne le fais pas avec la première intéressée, c'est à dire Miranda ? Hein ? Tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que moi je le sais Ridley... Si tu le fais pas, c'est parce qu'au fond de toi tu sais que ces réactions que tu as sont totalement irrationnelles ! T'as pas envie qu'elle te juge, qu'elle se rende compte que ce que tu penses est totalement fou ! Écoute, je peux comprendre qu'il te soit arrivé des trucs et que ça soit pas toujours facile de faire la part des choses mais elle, elle a aucun différent avec les médecins, elle veut juste se faire soigner. Alors laisse la faire ce qu'elle veut et essaye de me faire confiance ! Je veux qu'elle aille bien et qu'elle sorte d'ici aussi !

Ce n’était plus la peine de redouter qu’elle se rende compte que ses réactions étaient irrationnelles. Elle s’en était rendue compte la première fois qu’ils étaient venus à l’infirmerie pour passer ce test pour détecter la peste.  Elle savait qu’il était complètement irrationnel en ce qui concernait les soins médicaux. Elle savait aussi qu’il avait vécu quelque chose de probablement très traumatisant qui avait quelque chose à voir avec un lieu humide et aussi avec le milieu médical. A la limite, il n’y avait pas besoin d’être psychologue pour avoir compris tout ça en le voyant vérifier le matériel de test et attendre nerveusement que tout soit fini. L’entendre hurler après Evans avait simplement achevé de la convaincre. Cela avait été l’occasion de se rendre compte que le problème était beaucoup plus aiguë et important qu’elle le pensait.

Cependant la surprise fut totale lorsqu’elle entendit soudain des bruits de lutte. Elle était presque certaine que ce craquement qu’elle avait entendu était un os qui s’était brisé. Que Ridley soit irrationnel était une chose. Qu’il s’en prenne à Evans de cette façon c’était autrement plus terrifiant. Elle vit passer la haute stature de Ridley devant la vitre de la porte de sa chambre et elle ferma les yeux, pour faire semblant de dormir. Elle pria de toutes ses forces pour ne pas entendre la porte pivoter sur ses gons, mais lorsqu’elle rouvrit les yeux, il était parti. Elle soupira de soulagement. Elle avait eu peur qu’il n’entendre et qu’il la secoue violemment en lui disant qu’elle se trompait. Il n’en fut rien heureusement.

Elle entendit juste Evans dire encore quelque chose d’indistinct et puis ses pas qui s’approchaient. Evans toqua à la porte et puis entra. Dans ses mains il tenait un tissu imbibé de sang. En le voyant elle eut un haut-le-cœur. Il était visiblement en train de rafistoler la blessure avec les moyens du bord. Elle se força à respirer calmement. Elle n’avait aucune envie de rendre son déjeuner sur les draps blancs.

- Rebonjour Miranda, regardez à moi aussi il va me falloir un clou bientôt ! rigola Evans qui essayait visiblement d’effacer les dernières traces de colère de sa voix. Il poursuivit comme si de rien n’était.

-Qu'est ce que vous nous avez fait là ? Vous vous sentez mieux ?

- C’est Ridley qui vous a fait ça, balbutia Miranda pour toute réponse. Ça n’était pas une question mais une affirmation. Elle se le disait à elle-même, parce qu’elle n’en revenait pas.

Après ça elle essaya de reprendre ses esprits, maladroitement.

-Euh je... je suis tombée dans les pommes, je crois...maintenant… j’ai la nausée.


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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Jeu 24 Sep - 8:54


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Sorry, c'est court, pas trop d'idées...






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La pauvre Miranda semblait prête à s'évanouir à nouveau en voyant le médecin avec le nez en sang. Bon, apparemment elle avait du mal avec l'hémoglobine donc Evans irait quand même se faire rafistoler après. De toute façon ça ne saignait plus vraiment, il était juste violet, un peu tordu et il parlait comme un canard. Il risquait d'avoir une migraine aussi mais il baignait littéralement dans les médicaments jour et nuit donc ça n'était pas un problème.

— C’est Ridley qui vous a fait ça, constata-t-elle, plus choquée que surprise.


Il était clair qu'elle les avait entendus. Il ne savait par contre pas depuis quand. De toute façon, il avait dit ce qu'il pensait et n'avait rien à cacher, si elle tenait à avoir des explications, il les lui donnerait. A son balbutiement, Evans se contenta de hausser les épaules avec une petite moue. Il était le premier à ne pas du tout apprécier cette violence vu qu'il en était la victime. Mais il ne désespérait jamais de voir Ridley finir par se calmer. Il arrivait déjà  à s'excuser si le médecin insistait vraiment. Ce dernier ignorait s'il le faisait en le pensant ou non mais au moins il le faisait.

— Ça serait pas la première fois vous savez. C'est sa manière de me donner raison même si ça serait bien qu'il en change. Il s'excusera plus tard, s'il en a envie.


Evans le disait peut être comme s'il s'agissait d'une simple banalité mais ne le trouvait pas normal pour autant. Il avait fini par s'habituer par contre. En soi, c'était terrible. Mais il avait toujours donné de sa personne pour ses patients. Certains y voyaient l'instrument de sa chute qui le ferait terminer en dépression mais il ne l'entendait pas de cette oreille. C'était ce qui faisait de lui le médecin qu'il était et il ne se séparerait pas de ce trait de caractère.

— Euh je... je suis tombée dans les pommes, je crois...maintenant… j’ai la nausée.


Le médecin lui prit la tension pour commencer. Après eh bien il prendrait congé histoire d'éviter de la faire vomir, hein. La pauvre, elle en avait assez vu aujourd'hui. Il hésitait même à lui autoriser le fauteuil avant quelques heures histoire qu'elle se remette de toutes ces émotions. Cela dit, si elle souhaitait vraiment y retourner pour manger ou pour aller se laver. Elle était grande la psychologue, elle pouvait bien arriver à prendre sa douche toute seule s'il lui expliquait où elle devait faire attention. Il pouvait l'aider à se transférer du fauteuil si elle n'arrivait pas à le faire sans poser le pied à terre ou bien envoyer quelqu'un. Mais après, chacun son intimité et son autonomie. Tout le monde avait du travail alors à moins qu'elle veuille qu'on la lave -ce dont il doutait fortement, personne n'aimait de se faire laver par quelqu'un d'autre à l’hôpital- il la laisserait faire.

— Vous êtes sensible à la vue du sang ? Désolé je l'ignorais...  j'irais rafistoler tout ça avant de revenir...


Sa tension était dans les normes mais peut être un peu faiblarde quand même. Cela ne surprenait pas Evans qui vérifia si la perfusion s'était remise à diffuser correctement. On avait pas idée d'aller trifouiller une perfusion de morphine sérieusement... Il attrapa du matériel à glycémie pour lui piquer un doigt très rapidement, récupérer une goutte de sang et vérifier avec sa petite machine si elle n'était pas en hypoglycémie mais il en doutait ; elle avait mangé ce matin de toute façon. Comme il le pensait, le résultat était bien dans les normes.

— Vous savez pourquoi vous avez perdu connaissance ? Une crise d'angoisse et vous avez manqué d'air ? Où c'est arrivé subitement, vous vous êtes sentie mal et pouf...


Il serait bien allé demander à Ridley mais ce dernier ne lui aurait jamais répondu, énervé comme il était. Même sans être énervé, il ne lui aurait peut être pas dit la vérité vu qu'il pensait que le médecin avait empoisonné Miranda. En instant, il aurait fini par cracher le morceau mais présentement, Evans n'avait pas envie de lui parler ou d'insister avec lui.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Jeu 24 Sep - 23:20

Quand Miranda releva que Ridley était responsable de la blessure d’Evans, sa réponse la surpris encore plus que le choc lui-même.

- Ça serait pas la première fois vous savez. C'est sa manière de me donner raison même si ça serait bien qu'il en change. Il s'excusera plus tard, s'il en a envie.

Pas la première fois ? Mais qu’est ce que c’était que cette histoire ? Ridley avait donc pour habitude de frapper ce pauvre Evans. Evans qui en plus ne semblait pas avoir à cœur de faire valoir ses droits. Ça n’était bon pour personne de se laisser taper dessus. Ni pour Ridley, ni pour son pauvre nez. En même temps, elle l’imaginait tellement effrayant maintenant, quand bien-même elle savait qu’il ne s’en prendrait pas à elle de cette façon si radicale, qu’elle comprenait.

Elle préféra changer de sujet, le docteur était là pour savoir pourquoi elle était tombée dans les pommes et non pour l’entendre parler de Ridley. D’ailleurs elle ne voulait pas parler de Ridley ou pas comme ça. Elle aurait voulu se changer les idées. Elle se sentait toujours aussi fatiguée et nauséeuse.

- Vous êtes sensible à la vue du sang ? Désolé je l'ignorais...  j'irais rafistoler tout ça avant de revenir...

Et il s’excusait d’être blessé. Cet homme décidément faisait assez peu de cas de sa personne. Elle se demanda soudain quel genre de souffrance cela pouvait cacher et puis chassa cette pensée. Elle n’était pas là pour cela. Ridley lui avait prouvé à la cafétéria qu’il n’y avait rien de bon à gagner à gratter la surface.

-J’avais déjà la nausée en me réveillant mais ça n’aide pas…
expliqua-t-elle.

C’était sans doute l’anxiété. Elle pouvait aller jusqu’à vomir lorsque quelque chose lui faisait peur, lorsqu’elle ne se sentait pas à la hauteur de ce qui l’attendait. Elle laissa le docteur lui piquer le doigt en détournant le regard et prendre sa tension.

- Vous savez pourquoi vous avez perdu connaissance ? Une crise d'angoisse et vous avez manqué d'air ? Où c'est arrivé subitement, vous vous êtes sentie mal et pouf...

Miranda baissa un peu les yeux. Il avait fallut qu’elle lui cause du tracas. Qu’elle s’évanouisse et que Ridley ait à la remettre sur son lit. Elle ne pouvait rien gérer seul. Quelques dizaines de minutes dans le fauteuil avait suffit pour qu’elle perde son autonomie à nouveau. Elle se sentait encore trop faible pour y retourner évidemment. Elle était faible. Cela la définissait bien.

-Je suis… très sensible vous savez docteur… les émotions… peuvent facilement me faire perdre connaissance.

En disant cela, elle remarqua avec amertume que c’était la deuxième fois qu’elle perdait connaissance en présence de Ridley. Voilà qui n’annonçait rien de bon, rien de bon du tout.

-Il y a… l’opération, le fait que j’ai cassé votre bureau sans le vouloir. Désolée encore d’ailleurs. Et là dessus arrive Ridley qui… qui m’a fait un cadeau. C’était la première fois que quelqu’un m’offrait à moi, vraiment quelque chose. J’étais je sais pas, à la fois contente et effrayée. C’était trop. Juste trop.

Et elle retomba dans le silence, ne trouvant rien à ajouter. Ce silence et les médicaments qui troublaient ses pensées l’emmenèrent dans ses souvenirs. Ce jour là, elle avait acheté une bougie dans une petite superette en sortant du collège. Miranda avait treize ans et c’était son anniversaire. Juste une bougie. Une fois rentrée, sans rien dire à personne elle était allée à la cuisine et elle avait sorti du placard l’unique petite brioche à laquelle elle avait droit pour le goûter. Elle avait sorti du tiroir une allumette en souriant. Elle l’avait plantée dans la croûte dorée et puis elle avait fait briller une petite flamme. Elle avait regardé le feu danser un moment avant d’éclairer la bougie.

Avant qu’elle n’ait pu la souffler sa mère était entrée dans la pièce.

-Miranda qu’est ce que c’est que ça ?

-C’est mon anniversaire, argua-t-elle.

-Où as tu trouvé cette bougie ? poursuivit sa mère en s’approchant.

- Je l’ai acheté avec la monnaie qu’une vieille femme m’a donnée parce que je l’ai aidée à ranger ses courses et à les porter,
expliqua Miranda. Elle se souvenait avoir tout prévu. Elle n’avait pas d’argent de poche. Ou plutôt si, mais sa mère lui faisait une crise chaque fois qu’elle en dépensait.

-Et tu vas faire quoi avec ça, à part te brûler ?


Elle avait fait encore un pas vers elle et Miranda avait reculé. Juste assez pour que sa mère puisse se saisir de la brioche, souffler la bougie et jeter le tout à la poubelle. Tout ce qu’elle avait pu faire en retour fut serrer les poings. Elle n’osait jamais rien répondre. Elle sentait juste coupable en général. Elle se demandait soudain ce qui avait pu lui laisser penser que sa naissance était un  jour à célébrer. Le regard de sa mère lui disait qu’au contraire, ce jour là avait été un mauvais, justement. Elle avait honte. Elle monta dans sa chambre, sans rien ajouter. En plus, maladroite comme elle était, cela se serait surement mal fini.

Cela avait toujours été fou comme sa mère, d’un simple regard pouvait réduire à un néant en une seconde tout le courage qu’elle avait mis plusieurs heures à construire. Une fois confrontée à ce visage, tout ce qu’elle entreprenait lui semblait sans valeur, nul et non avenu.

Revenant à la réalité, Miranda réalisa soudain une chose:

- D'ailleurs... je n'ai même pas eu l'occasion de l'ouvrir avant de... enfin...

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Ven 25 Sep - 13:21


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Tu vas me faire détester le vert si tu mets les paroles du monstre que Mira à pour mère dans cette couleur xD Mais c'est pas grave. J'espère que c'est pas trop nul.






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Miranda n'avait pas dit à Evans qu'elle se sentait mal depuis ce matin, c'était dommage il aurait pu faire quelque chose à ce propos. Il pouvait encore, cela dit mais elle ne serait pas restée avec ses envies de vomir toute la matinée. D'autant que cela pouvait venir de beaucoup de facteurs, l'angoisse, la douleur, la morphine... et maintenant la vue du sang aussi. Sa perfusion avait bientôt fini de couler et il se disait, au vu de ce qui venait de se passer, s'il ne ferait pas mieux de passer à un traitement per os, avec de quoi diminuer les nausées en même temps. Il se laissait le temps d'y réfléchir quand viendrait le changement de perfusion, qu'il n'était donc pas certain de faire. Le médecin lui avait demandé des précisions quant à ces nausées, pour savoir de quoi elles venaient précisément. Elle avait l'air bien désolée alors que ça arrivait à tout le monde une petite faiblesse de ce genre. Sa situation ne s'était pas aggravée, elle n'était pas tombée par terre, ses jambes ne s'étaient pas ouvertes... pas de quoi fouetter un chat.

— Je suis… très sensible vous savez docteur… les émotions… peuvent facilement me faire perdre connaissance. Il y a… l’opération, le fait que j’ai cassé votre bureau sans le vouloir. Désolée encore d’ailleurs. Et là dessus arrive Ridley qui… qui m’a fait un cadeau. C’était la première fois que quelqu’un m’offrait à moi, vraiment quelque chose. J’étais je sais pas, à la fois contente et effrayée. C’était trop. Juste trop.


Ah ben ça, c'était bien ressemblant des filles hein le trop plein d'émotions. Mais il n'allait pas faire cette blague, il ne voulait pas une gifle ou des pleurs en plus de son nez cassé. Il était content qu'elle l'exprime, qu'elle puisse mettre des mots dessus, c'était important. Il fallait verbaliser tout ça. Toujours ce bureau, pourtant il ne lui en voulait pas, ça l'avait bien fait rire au contraire ! Et Ridley qui lui avait fait un cadeau, rien que ça. Si vraiment il voulait faire copain copain avec Miranda, il faudrait peut être éviter de passer pour un fou ici. Ça l'avait plus choquée que tout le reste qu'Evans se fasse casser le nez.

— D'ailleurs... je n'ai même pas eu l'occasion de l'ouvrir avant de... enfin...


La psychologue semblait s'être un peu perdue dans ses pensées alors il posa doucement sa main sur son épaule. Elle ne voulait pas entendre qu'il ne lui en voulait pas ? C'était pas grave, il allait le marteler. Evans savait que c'était parfois, voire souvent difficile de se défaire de pensées culpabilisantes ou angoissantes alors que les pensées heureuses, elles, disparaissaient facilement. Mais si elle n'arrivait pas à s'en décoller toute seule, il allait l'aider.

— Hé, Miranda... vous vivez quelque chose d'éprouvant là, ça fait beaucoup d'émotions, justement et je peux le comprendre, c'est normal d'être angoissée à ce stade là. Je tiens juste à vous dire que, si vous en sentez le besoin, la journée mon bureau est ouvert et la nuit, mon téléphone reste allumé. Si vous avez besoin de parler, même de la pluie ou du beau temps, vous me faites signe. Et pas besoin de vous embarrasser à penser que ça me dérangera, ça ne sera pas le cas. Je tiens à vous accompagner dans tout ça.


Il était à la fois étonné et triste d'apprendre qu'elle n'avait eu de cadeaux de personnes avant aujourd'hui. N'avait-elle pas fêté ses anniversaires avec ses amis, sa famille ? Bon, cela dit, si quelqu'un se retrouvait à la Fondation par décision personnelle, c'était dans quasiment tous les cas qu'il avait des problèmes avec sa famille. Quasiment parce que ça arrivait que les gens n'en aient pas. Ridley par exemple, ou Harp. Si Miranda ne voulait pas parler de ses soucis familiaux, il ne la forcerait pas, mais il buta quand même sur ses mots.

— La première fois que vous recevez un cadeau ? Eh ben, il était temps dites moi... et il vous l'a même pas donné ce vilain, vous voulez que je le choppe ou que j'aille chercher Ridley ? Il sera certainement calmé d'ici là, il a pas de problèmes avec vous de toute façon. Effrayée pour quoi ? Vous avez peur qu'il l'agite devant vous pour vous faire envie et le reprenne en disant « Ah nan, tu l'auras pas nanana ! » ? C'est pas son genre. Faut pas lui coller l'étiquette du méchant parce qu'il m'a cassé le nez, il va pas vous le casser à vous. Il est attentionné et il s'inquiète pour les autres... trop parfois, on en a la preuve.


Il faudrait juste que Ridley arrête de faire le râleur et le bougon en revenant sinon la pauvre Miranda n'allait pas s'en remettre. Cela faisait bien dix minutes qu'il était dans son coin, il en prévoyait encore cinq maximum avant qu'une infirmière n'arrive pour lui dire qu'il venait de faire un malaise. C'était toujours comme ça à l'infirmerie ; lorsqu'il ne parvenait plus à gérer la situation, il paniquait et s'énervait pour en finir à des conséquences dramatiques. Si Evans finissait par le mettre dans un lit, cela serait encore pire.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Sam 26 Sep - 0:39

Le docteur avait posé sa main sur son épaule, comme elle était dans ses pensées. Elle avait esquissé un geste de recul sans pouvoir l’empêcher. Finalement sa main à lui était pire que celle de Ridley, elle ne saurait dire pourquoi. En tout cas, elle n’aimait pas être prise par surprise de la sorte, quand bien-même elle savait qu’Evans ne lui voulait aucun mal.

- Hé, Miranda... vous vivez quelque chose d'éprouvant là, ça fait beaucoup d'émotions, justement et je peux le comprendre, c'est normal d'être angoissée à ce stade là. Je tiens juste à vous dire que, si vous en sentez le besoin, la journée mon bureau est ouvert et la nuit, mon téléphone reste allumé. Si vous avez besoin de parler, même de la pluie ou du beau temps, vous me faites signe. Et pas besoin de vous embarrasser à penser que ça me dérangera, ça ne sera pas le cas. Je tiens à vous accompagner dans tout ça.

Miranda soupira. Elle n’avait pas envie de parler avec Evans de tout ça. Elle n’avait pas envie d’en parler tout court. Elle voulait que ça disparaisse un point c’était tout. Etre à l’hôpital, devoir dépendre, elle ne supportait pas. Cela la ramenait à cette époque où elle avait appris à se débrouiller bien trop tôt et où elle en avait souffert.  Elle baissa les yeux et ne répondit rien.

- La première fois que vous recevez un cadeau ? Eh ben, il était temps dites moi...


Déjà, elle regrettait d’avoir dit cela au docteur. Non il n’était pas temps. Pas particulièrement. Si on ne voulait rien lui offrir alors elle n’allait pas se mettre à taper du pied et à faire un caprice elle avait passé l’âge.

- Et il vous l'a même pas donné ce vilain, vous voulez que je le choppe ou que j'aille chercher Ridley ? Il sera certainement calmé d'ici là, il a pas de problèmes avec vous de toute façon. Effrayée pour quoi ? Vous avez peur qu'il l'agite devant vous pour vous faire envie et le reprenne en disant « Ah nan, tu l'auras pas nanana ! » ? C'est pas son genre. Faut pas lui coller l'étiquette du méchant parce qu'il m'a cassé le nez, il va pas vous le casser à vous. Il est attentionné et il s'inquiète pour les autres... trop parfois, on en a la preuve.

Miranda lâcha un profond soupire et fit un effort pour lever les yeux. Elle ne savait pas comment expliquer cela.

-Je ne crois pas que Ridley soit méchant. Enfin pas dans l’absolu. Il est juste un peu fou. Traumatisé plus précisément. Mais il fait preuve de tellement d’attention à mon égard. Une partie de moi… est touchée… une autre se demande ce que ça cache et ce qu’il va attendre de moi en retour. Vous, vous vous souciez de moi parce que vous êtes mon médecin. Jusque là tout va bien. Mais je ne vois pas bien quel genre d’intérêt Ridley peut avoir à venir veiller sur moi et encore moins à me faire un cadeau.


Elle marqua un léger silence.

-Cela dit… je suis curieuse de savoir de quoi il s’agit. Il voulait me le donner, mais je suis tombée avant.

Elle espérait que ça ne serait pas grand-chose. Plus ce qu’elle découvrirait dans le paquet serait précieux, plus l’angoisse serait importante.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Lun 28 Sep - 14:48


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Comme d'hab j'ai l'impression que c'est nuuuul.






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— Je ne crois pas que Ridley soit méchant. Enfin pas dans l’absolu. Il est juste un peu fou. Traumatisé plus précisément. Mais il fait preuve de tellement d’attention à mon égard. Une partie de moi… est touchée… une autre se demande ce que ça cache et ce qu’il va attendre de moi en retour. Vous, vous vous souciez de moi parce que vous êtes mon médecin. Jusque là tout va bien. Mais je ne vois pas bien quel genre d’intérêt Ridley peut avoir à venir veiller sur moi et encore moins à me faire un cadeau. Cela dit… je suis curieuse de savoir de quoi il s’agit. Il voulait me le donner, mais je suis tombée avant.


Traumatisé, pour l'être, Ridley l'était. Malgré toutes ses tentatives épuisantes pour le cacher. C'était encore en s'isolant, en s'enfermant dans son bureau, qu'il y arrivait le mieux. Mais à partir du moment où il avait le malheur de discuter avec quelqu'un et que ce côté psychotique remontait un peu à la surface, comme une ombre menaçante tapie au fond de ses yeux, la personne savait qu'il lui était arrivé quelque chose. Cela restait rare cela dit. Les personnes au courant se comptaient sur les doigts d'une main. Il y en avait deux dans cette petite chambre d'infirmerie. Les trois autres étaient Harp, Clef et Bright, dans une certaine mesure. D'une certaine manière, avant Ridley qui se fermait comme une huître, c'était à Harp qu'on allait en parler. Evans n'avait pas le droit de dire grand chose là dessus et mieux valait qu'il ne s'y essaye pas. En tout cas, le pauvre se montrait clairement maladroit avec la psychologue dans ce qu'il voulait lui transmettre comme message. C'était mignon et le médecin voyait mal ce que Ridley pourrait bien attendre en retour, ça n'était pas son genre.

— Pourquoi vous ne lui poseriez pas la question histoire d'en avoir le cœur net, si c'est anxiogène pour vous ? Moi je sais déjà qu'il n'attend rien des gens autour de lui qu'il apprécie. Je ne suis pas dans sa tête pour savoir pourquoi il agit de cette façon avec vous mais si vous lui demandez, il vous répondra franchement. Au moins vous serez fixée et saurez comment vous positionner en conséquence.


Evans comprenait que Miranda avait du se faire désabuser par pas mal de gens pour finir par penser de cette façon. Même s'il ne jugeait pas, il trouvait ça triste. Comme pour tout le reste, son bureau était ouvert et son téléphone allumé si elle avait besoin d'en parler. Il doutait qu'elle le fasse et il n'allait pas insister sous peine de la voir reculer. Alors qu'il ouvrait la bouche pour proposer de lui donner le cadeau comme ça il serait sur place si elle s'évanouissait à nouveau, il entendit de l'agitation dehors. Décidément, la psychologue n'arriverait pas à l'avoir ce cadeau, il savait déjà que c'était pour lui.

Bien qu'assis, tremblant et fulminant dans son coin, Ridley avait fini par se sentir mal. Comme à chaque fois qu'il s'énervait, il en ressortait épuisé. Et ces infirmières qui le fixaient en passant, comme s'il ne remarquait rien. Chaque battement de son cœur qu'il sentait jusque dans sa tête ne servait qu'à faire ressortir des images et des sensations toutes plus insupportables que les autres. Avec sa tête qui tournait, il avait l'impression de se noyer et son cerveau lui rappelait la douleur de ses poumons brûlés par l'eau et de sa lente agonie. C'était indescriptible. Il aurait préféré une balle dans la tête que de subir ça. Alors que son esprit s'éteignait, il sentait ses membres s'emballer sans le leur avoir ordonné. Il n'avait plus le contrôle sur rien. Il savait très bien qu'il ne pouvait plus cacher cet état aux infirmières ou à Evans. A défaut de le voir paniqué parce qu'il ne se noyait que de l'intérieur, il était blanc comme un linge. Ridley n'avait pas l'intention de finir dans un lit et torturé avec la bonne excuse qu'il offrait à ceux qui travaillaient ici. Il s'était donc levé pour s'élancer vers la porte et aller se planquer dans son bureau comme il le faisait souvent sans comprendre son erreur. A peine fut-il sur ses jambes qu'il eut l'impression vertigineuse de tomber. Dans un bassin plein d'eau, peut être ? Il n'en sut trop rien, lorsque sa tête heurta violemment le sol, il s'évanouit. Les échos de voix qui se rapprochaient s'estompaient doucement. Il espérait que son existence ne fasse pas de même. S'évanouir pouvait être une vraie libération parfois.

Evans avait déjà récupéré son tensiomètre, sachant très bien qu'il aurait à l'utiliser dans peu de temps. C'était peut-être le karma au final. Il s'était fait casser le nez par Ridley et ce dernier en payait le prix. Il aurait cela dit préféré qu'un accident du genre n'arrive pas, ils avaient tous assez de travail comme ça. Il prit congé avec Miranda à l'avance, pendant les quelques secondes qu'il lui restait.

— Ça, ça va être pour moi, navré Miranda je vais devoir y aller. Je reviendrais plus tard de toute façon, si vous voulez.


Il fallait encore parler du traitement et aussi sans doute de l'anesthésie avant qu'il commence à rédiger ses papiers. Sans oublier le repas, très important le repas. Une infirmière se jeta littéralement sur la porte pour toquer et l'ouvrir en même temps. Un coup d’œil suffit au médecin pour voir Ridley par terre avec une deuxième infirmière à côté. Alors que la nouvelle arrivée ouvrait la bouche pour annoncer la situation, Evans lui passa devant en lâchant un « j'ai vu, j'ai vu, je fonce ! » et elle lui emboîta le pas en refermant la porte.

— C'est la journée des syncopes aujourd'hui dites moi ! Laissa-t-il entendre en prenant le bras du chercheur toujours inanimé pour lui prendre la tension. Le pouls est comment ?


— Je commence à peine à le sentir à nouveau, il remonte doucement mais c'est pas régulier, lui répondit l'infirmière restée à côté.


S'ils pouvaient éviter de jouer aux montagnes russes avec la tension de Ridley, c'était mieux. Après tout, sur l'échelle de l'énervement, du caprice à la rage légendaire, ça n'avait été qu'une petite colère modérée ça. La chute de tension avait été modérée aussi donc et pas vertigineuse comme Evans en avait déjà vu. Pendant une demi heure, une des pires de sa vie, il l'avait rempli d'adrénaline, puis de digitaline, un coup de défibrillateur puis encore adrénaline et digitaline. En boucle. Jusqu'à ce que son état se stabilise. C'était dans ces moments horribles qu'il essayait d'en ressortir les doses équilibrées pour ne pas passer par la case montagne russes pour les prochaines fois.

Ils le retournèrent sur le dos, lentement sinon il le leur ferait payer, même s'il ne s'en rappellerait certainement pas, et Evans attendit seul que ça passe parce que Ridley ne voudrait certainement pas voir qui que ce soit au dessus de lui. Même le médecin, c'était sans doute déjà trop. Au bout de cinq minutes, il se mit à papillonner. Heureusement, le docteur lui épargna la lumière dans les yeux, sinon il aurait râlé. Quand le chercheur remarqua Evans au dessus de lui, il grimaça en guise de salutations.

— J'me suis endormi, c'est tout, marmonna-t-il en cherchant à se relever malgré le bras d'Evans sur son épaule qui voulait qu'il reste assis.


— Ben oui bien sûr... fais doucement tu veux ?


Tous deux savaient que ce mensonge n'avait pas très bien marché mais Ridley s'entêtait à croire que si. Peut être qu'ainsi, Evans ferait pareil. Il vacilla un peu quand il se releva mais il se sentait déjà mieux, quoique toujours fatigué et un peu essoufflé. Pour être calmé, il l'était. Ça fonctionnait toujours, même s'il se serait passé de toutes ces sensations. En attendant, il vérifia partout où il put que le médecin ne lui avait pas injecté ou fait il ne savait trop quoi. L'accusé innocent leva les yeux au ciel et soupira.

— Bon, je vais chercher un repas pour Mira, t'en veux un aussi ?


— Nan, j'ai pas faim.


Pas faim ou affamé, Evans lui ramènerait quand même un plateau. Avec des médicaments planqués ça et là vu que Ridley refusait de les prendre. Il espérait juste ne pas le recevoir dans la tête. Remarque, ça, Ridley n'avait jamais osé. S'il n'en voulait vraiment pas, il n'y touchait pas, c'était tout. Il lui avait même déjà fait du thé, dans les meilleures intentions du monde, mais il était trop borné pour vouloir y toucher, alors même que la seule chose ajoutée avait été du sucre. Par contre, il allait juste s'occuper de son pauvre nez avant, quand même.

— Va voir Miranda alors, elle attend son cadeau. Mais vas y doucement.


Agacé, Ridley serra les dents. Il en avait marre d'être ménagé, il ne s'était rien passé de toute façon. Il n'avait pas besoin d'y aller doucement. Sans rien dire parce que ça n'était clairement pas la peine, il était donc allé toquer chez Miranda encore une fois, en espérant qu'elle voulait toujours le voir malgré ce qu'Evans venait de lui dire.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 29 Sep - 11:47

Miranda n’avait pas pu mentir à Evans, alors elle lui avait dit la pure vérité. Elle ne comprenait rien à ce que Ridley faisait là autour d’elle. Cela ne lui semblait pas logique et pour elle seul quelque chose de mauvais pouvait découler de cette présence. Elle finirait par faire quelque chose de mal, ou lui, c’était une évidence claire comme de l’eau de roche même à travers la brume médicamenteuse dans laquelle le docteur l’avait plongée.

-Pourquoi vous ne lui poseriez pas la question histoire d'en avoir le cœur net, si c'est anxiogène pour vous ? Moi je sais déjà qu'il n'attend rien des gens autour de lui qu'il apprécie. Je ne suis pas dans sa tête pour savoir pourquoi il agit de cette façon avec vous mais si vous lui demandez, il vous répondra franchement. Au moins vous serez fixée et saurez comment vous positionner en conséquence.

Sur le fond l’idée du docteur n’était pas idiote. Mais lui semblait convaincue que Ridley répondrait de façon sincère. Elle non. Non pas qu’elle se figurait qu’il était un menteur. Plutôt qu’elle savait que souvent, les gens n’ont pas conscience eux-mêmes de leurs propres intentions et espèrent des choses qu’ils ne pourront pas obtenir secrètement, sans s’en rendre compte. Restait aussi à savoir comment formuler la question. Ça n’était pas une chose franchement naturelle. Elle ne tranchait pas pour le moment sur la question de savoir si elle le ferait  ou non. Elle était beaucoup trop embrumée pour le faire bientôt de toute façon. Peut-être un jour, si elle s’en sentait le courage.

Brusquement il y eut un bruit de chute dans le couloir qui interrompit ses pensées. Très vite l’agitation monta dans le couloir.

- Ça, ça va être pour moi, navré Miranda je vais devoir y aller. Je reviendrais plus tard de toute façon, si vous voulez, fit Evans et sans attendre qu’elle réponde il se leva et ajouta un « J’ai vu, j’ai vu, je fonce » à l’intention de l’infirmière qui s’apprêtait à ouvrir la porte.


Miranda se retrouva seul dans sa chambre à nouveau. Elle entendit des pas de courses, des conversations. Elle soupira. Il n’était décidément pas aussi évident qu’elle l’aurait cru de se reposer et d’être au calme ici. Elle crut entendre la voix de Ridley, disant qu’il n’avait pas faim parmi la cohue. Est-ce que c’était lui qui était tombé ? Elle espérait que non. Elle ne savait plus quoi penser de tout cela, et surtout elle se disait que tout était de sa faute. Si elle n’avait pas été là, le docteur Evans aurait toujours son nez et son bureau et Ridley ne serait pas resté dans cet endroit qu’il déteste. De tout cela, il ne pouvait que découler des mésaventures de toute façon.

Et puis elle attrapa au vol cette phrase d’Evans.

- Va voir Miranda alors, elle attend son cadeau. Mais vas y doucement.

Donc c’était bien Ridley qui était tombé. Elle ignorait pourquoi. Elle n’était pas sûr de vouloir apprendre qu’il s’était senti mal pour x ou y raison. Et cette manière qu’avait eu le Docteur de présenter les choses « Elle attend son cadeau » comme si elle était une petite princesse pourrait gâtée qui immobile depuis son lit attend qu’on lui apporte une offrande. Elle se sentait un peu couverte de ridicule. Elle n’attendait rien du tout. Elle était juste de curieuse de comprendre le pourquoi du comment, mais elle n’avait rien à attendre ou à exiger. Elle essaya de chasser la honte alors qu’on frappait à la porte.
D’un mot elle l’invita à entrer. Il était tout pâle. Elle regrettait que le docteur ne l’ai pas forcé à rester tranquille un peu plus longtemps. Elle ne craignait qu’il ne s’effondre à nouveau devant elle. Cela aurait été le comble étant donné qu’elle ne pouvait pas sortir de ce lit toute seule.

-Vous allez bien Ridley ? Vous êtes pâle… je serais vous je prendrais une chaise…

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mer 30 Sep - 20:24


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Désolée... c'est court...






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Ridley était retourné voir Miranda, bien que son corps soit toujours aussi tendu et ses souvenirs toujours aussi présents. Il avait besoin de se changer les idées et parler avec elle devrait marcher non ? Au pire, il avait toujours son ordinateur portable, à côté des affaires de la psychologue. Oublier toute cette histoire ne serait pas aisé, pas plus que le fait d'oublier qu'elle allait passer sur le billard et qu'il ne pourrait rien y faire. Ne pas sourire n'était pas si dur pour une fois.

— Vous allez bien Ridley ? Vous êtes pâle… je serais vous je prendrais une chaise…


Elle ne devrait pas avoir à se soucier de lui dans une situation pareille, mais c'était certainement ce qu'elle pensait aussi en ce moment même. De toute façon, s’asseoir était bien ce qu'il comptait faire. Il récupéra le sac de Miranda qui traînait dans un coin, son sac à lui et déposa tout ça près du lit avant de s'installer dans le fauteuil qu'il avait occupé la nuit dernière... et qu'il aurait continué d'occuper si cette dispute et tout ce qui tournait autour ne s'était pas produit. En entendant que sa pâleur avait été détectée, ses joues rosirent comme pour le cacher. Même s'il était trop tard...

— Ça va, ne vous en faites pas... la fatigue, tout ça, sans doute... répondit-il en esquissant tout de même un sourire qui se voulait rassurant, autant pour lui que pour elle. Et vous ? Vous allez un peu mieux ?


La perfusion était toujours là, la saleté. Pendant un instant il eut dans l'idée de lui jeter un regard noir comme si elle pouvait disparaître mais en temps que scientifique, il savait que les choses ne fonctionnaient pas ainsi. Et Miranda l'aurait remarqué. Il ne savait même pas depuis quand elle était réveillée, si elle avait entendu des choses ou non. Il se bornait à croire que non. Il voulait vraiment qu'ils en reviennent à là où ils s'étaient arrêtés. Sans les pleurs et la perte de conscience, si possible. Il attrapa donc son cadeau maladroitement emballé et le lui tendit sans vraiment oser la regarder parce qu'il aurait peut être du lui offrir bien plus pour lui remonter le moral. Chacun son tour.

— J'espère que ça vous plaira, c'est vraiment pas grand chose... j'ai pas eu le temps d'aller chercher des mouchoirs au cas où par contre mais vraiment... ça n'en vaut pas la peine de pleurer pour ça...


Ça n'était que des chaussettes après tout. Ridley était content quand on lui offrait des chaussettes même si souvent elles étaient très loufoques mais pas au point de pleurer. Il avait du mal à comprendre pourquoi cela touchait tellement la psychologue mais il ne ferait pas de cas de ce manque d'explications.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mer 30 Sep - 21:54

Heureusement il avait consenti à s’asseoir, posant les affaires près du lit. Il s’était installé dans ce même fauteuil. Au moins ne risquait-il pas de chuter à nouveau. Elle évita son regard comme toujours. Après tout, elle n’aurait peut-être pas du faire de remarque, c’était peut-être déplacé. Elle voulait juste éviter qu’un autre incident ne survienne par sa faute.

- Ça va, ne vous en faites pas... la fatigue, tout ça, sans doute... répondit-il mais son ton de voix n’était pas très convaincant. Il ne voulait pas parler de cela ? Qu’à cela ne tienne elle ne le forcerait pas. Elle avait assez joué avec le feu à la cafétéria.

-Et vous ? Vous allez un peu mieux ?
enchaîna-t-il comme elle ne disait rien et qu’elle ne levait pas les yeux.

-Oui un peu mieux…

C’était un demi mensonge, elle avait toujours la nausée, elle se sentait faible. Mais tant qu’elle restait tranquille ça irait. Qui savait si elle n’allait pas de nouveau tourner de l’œil en ouvrant ce maudit cadeau. Elle avait rêver beaucoup de fois, enfant, adolescente que quelqu’un lui fasse un cadeau. Ce rêve réalisé devenait maintenant une terrible source d’angoisse. Une occasion de ne pas être à la hauteur ou de se montrer ingrate. Une partie d’elle voulait refuser le présent de quoi qu’il s’agisse. Mais cela aurait sans doute été ingrat justement non ? Il finit par tendre un petit paquet mal emballé. Elle le prit les mains tremblantes. Etait-elle sensée faire preuve de hâte et déchirer le papier pour montrer son enthousiasme ? Elle conclut que cela lui donnerait l’air d’une enfant gâtée, aussi elle tenta d’enlever précautionneusement le scotch.

- J'espère que ça vous plaira, c'est vraiment pas grand chose... j'ai pas eu le temps d'aller chercher des mouchoirs au cas où par contre mais vraiment... ça n'en vaut pas la peine de pleurer pour ça...

Entendant ses mots elle se promit de ne pas pleurer. Mais lorsque le paquet céda finalement, quelques larmes roulèrent sur ses joues. C’était un cadeau de la pire espèce. Pas un cadeau précieux, mais un cadeau personnel, qui faisait référence à quelque chose de bien précis. Elle avait perdu ses grandes chaussettes qu’elle aimait bien. Celles-là même dans lesquelles il l’avait vue à la cafétéria, celles-là même dans lesquelles elle était allée se promener dans la neige en pleine nuit. Celles-ci n’étaient pas de la même couleur, mais assez semblables. Elles étaient un peu plus douces, parce que neuves sans doute. Il avait pensé à elle et à ce dont elle pourrait manquer. Il avait cherché à réparer ce qui s’était produit pour qu’elle se sente mieux. Un collier en or massif l’aurait mise moins mal à l’aise.

-Euh je… merci… C’est juste que… c’est la première fois… la première fois qu’on m’offre quelque chose… elles sont très jolies…merci…

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Jeu 1 Oct - 9:21


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Moi qui espérait que rendre le rp me permettrait de pas trop angoisser avant d'appeler le stage, c'est raté ^^" j'espère qu'il est pas trop nul...






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Ridley n 'avait pas osé la regarder déballer le cadeau, de peur qu'il ne lui plaise pas, ou qu'elle ne veuille finalement plus, qu'elle ait l'impression qu'il se moquait d'elle en lui offrant des chaussettes ou peu importe quelle autre raison. Peut être qu'il aurait du lui acheter plus de paires de chaussettes. D'habitude, il galérait à trouver quoi offrir aux gens autour de lui mais là c'était un peu l'inverse. Du coup il doutait que ça soit vraiment bien. Surtout que, lorsqu'il osa finalement redresser la tête, il vit quelques larmes discrètes couler sur les joues de la psychologue, malgré tout.

— Euh je… merci… C’est juste que… c’est la première fois… la première fois qu’on m’offre quelque chose… elles sont très jolies…merci…


Le soulagement le gagna et sourire fut plus aisé à nouveau. Si elle les trouvait jolies, c'est que c'était bien. Elle était contente n'est ce pas ? Ça lui remontait un peu le moral ? Il aurait vraiment aimé la sortir de là avant l'opération mais vu que cet horrible chirurgien l'avait torturée en lui mettant un clou dans la jambe, il fallait bien l'enlever, malheureusement Evans avait raison. Mais il se promettait de tout faire pour écourter son séjour après ça.

— La première fois ? Demanda-t-il timidement, avec l'impression de s'aventurer sur un chemin dangereux ou dont elle ne voulait pas parler. On ne vous a jamais rien offert ? En tout cas, pas de quoi, hein... pour moi c'est pas grand chose.


S'il avait su, il aurait pris plus de choses oui. Un premier cadeau se devait d'être mémorable. Cela dit, s'il avait couvert Miranda de chaussettes, de bonbons, de livres et d'autres cadeaux divers et variés, elle aurait été tellement gênée ou honteuse comme elle en avait l'habitude qu'elle aurait fini vaccinée. Elle aurait refusé les cadeaux et n'en aurait plus jamais voulu. Celui ci était un bon compromis entre un gros cadeau et pas de cadeaux du tout alors.

— En tout cas, je suis content si vous les trouvez jolies... j'ai essayé d'en trouver des semblables à celles que vous aviez, elles ont l'air bien. Manquerait plus qu'elles ne soient pas à votre taille par contre... vous pensez que ça ira ?


Tout comme il se retrouvait à essayer d'être quelqu'un sur qui elle pouvait compter pour une fois dans ce vaste monde, voilà qu'il se retrouvait à être le premier qui lui offrait un cadeau. C'était triste mais il était aussi soulagé que quelqu'un le fasse enfin. Ça n'était pourtant pas compliqué non ? Bon d'accord, parfois ses réactions le désarçonnaient mais c'était simplement parce qu'il ne la connaissait pas assez, ou qu'il n'aimait pas voir les gens pleurer et perdait ses moyens. Lui aussi après tout avait des réactions étranges quand il le voulait. Si personne ne savait ce qui lui était arrivé, c'était normal qu'ils se posent des questions sur ce qui était logique pour lui. Pour Miranda c'était sans doute pareil. Peut être que, en quelque sorte, il luttait contre les a-priori qu'elle avait comme si un russe essayait désespérément de gagner sa confiance. Il espérait que la psychologue était moins bornée que lui, parce que dans son cas il ne ferait jamais confiance à un russe. Sauf à l'agent Strelnikov de la sécurité et encore, il ne lui faisait confiance qu'à moitié. Harp l'avait peut être convaincu de cesser de l'espionner, que le système de sécurité était suffisamment perfectionné pour savoir si des gens avaient des conversations qu'ils ne devaient pas avoir avec des gens à qui ils ne devaient pas parler. Pendant longtemps il n'avait rien voulu entendre puis il avait accepté mais la méfiance demeurait toujours.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Sam 3 Oct - 14:28


A peine l’avait-elle dit, qu’elle regrettait déjà. Elle aurait du juste se taire et éviter de pleurer aussi. Se contenter de dire merci. De quel droit se plaignait-t-elle de cela ? De quel droit le mentionnait-elle simplement. Elle n’obtient que ce qu’elle redoutait : de la pitié.

- La première fois ? On ne vous a jamais rien offert ?

C’était une fausse question. La première fois oui elle venait de le dire. Elle ne le répèterait pas et elle n’en parlerait pas. Elle essayait de faire un effort pour que les larmes cessent de rouler sur ses joues. Elle sécha ses joues courageusement. Ça suffisait, elle avait assez pleuré pour aujourd’hui. Elle avait assez pleuré. Elle ne leva pas les yeux pour autant.

- En tout cas, pas de quoi, hein... pour moi c'est pas grand chose, reprit-il.

Elle ne se sentit pas de répondre à sa question, ni même de dire encore merci. Alors pour éviter de trop baisser les yeux et pour éviter son visage qui souriait encore une fois, elle se contenta de déplier les chaussettes pour mieux les voir. Elle ne savait pas encore si elle allait oser les mettre. Mais elles lui plaisaient c’était certain. A défaut de pouvoir en parler, elle espérait au moins que ça se voyait.

- En tout cas, je suis content si vous les trouvez jolies... j'ai essayé d'en trouver des semblables à celles que vous aviez, elles ont l'air bien. Manquerait plus qu'elles ne soient pas à votre taille par contre... vous pensez que ça ira ?


Les chaussettes n’étaient pas la pire chose du monde à ajuster. C’était sans doute le seul vêtement qu’on pouvait offrir à Miranda sans risquer une mauvaise surprise. Avait-elle l’air si énorme, qu’une paire de chaussette était susceptible d’être trop petite ? Elle chassa cette pensée. C’était la première fois qu’on lui offrait quelque chose. ça n’était pas un moment pour être vexée. Pas du tout.

- Je pense que ça ira, souffla-t-elle les yeux toujours baissés.

Elle ne sut pas vraiment quoi dire d’autre. Elle posa les chaussettes sur son lit et fit par faire un pâle sourire sans vraiment le regarder. Finalement, elle ne se sentait pas si mal, ça n’était pas si terrible. La fragilité prenait le dessus. Elle s’enfonça sous les draps avec un étrange sentiment de chaleur.

- Je me sens fatiguée, dit-elle comme elle le pensait.

Elle se lova dans les draps, face à lui et ferma les yeux, envahie par un étrange sentiment de chaleur. Elle ne savait pas si c’était les médicaments qui lui faisaient perdre le sens des réalités. Mais malgré le malaise, elle était touchée qu’on lui offre quelque chose. Temporairement au moins, une partie d’elle était rassurée. Il pouvait rester là s’il le voulait. Partir s’il le voulait. Elle savait en tout cas qu’il reviendrait la voir et pour la première fois elle en était plutôt contente. Elle avait les yeux fermés certes, mais elle lui souriait quand-même.

Elle s’endormi plutôt paisiblement.

Lorsqu’elle se réveilla elle l’était beaucoup moins, paisible. La nécessité de l’opération lui était revenue en plein visage. Elle s’était réveillée seule. Ridley avait du être appelé quelque part sans doute. Une infirmière était venue lui porter à manger et puis elle s’était rendormie. Elle avait fait des cauchemars sur l’opération. Elle avait rêvé qu’elle s’était réveillée avec une jambe en moins, où encore qu’on lui annonçait qu’elle ne pourrait plus jamais marché. Ridley avait encore cassé le nez d’Evans dans son songe. Elle s’était vu ouverte, l’os apparent, réveillée en plein milieu de l’horreur.

Donc elle avait choisi l’anesthésie générale. Le temps devenait flou, elle ne savait pas vraiment quelle heure il était elle était brumeuse mais au moins ses jambes de la démangeait plus. La présence étrange des chaussettes de Ridley sur ses draps la rassurait un peu. Les gens se succédaient autour d’elle mais elle ne voulait pas sortir de son lit. Elle était un peu trop pétrifiée par l’angoisse. C’était inconcevable ce qui allait se produire.

Et c’était arrivé. On lui avait donné quelque chose contre sa peur panique. On l’avait allongée sur une table froide, sous les grandes lampes qui éblouissent. On lui avait demandé de compter de 10 à 0, à l’envers. Elle était arrivée à huit à peine avant de sombrer.

La seconde suivante, elle se réveillait, avec la sensation d’avoir été passée au rouleau compression et l’impression nette que son cerveau refusait de fonctionner correctement. Autour d’elle, des gens gémissaient et s’agitaient. C’était la salle de réveil. Le pire commencerait dans peu de temps. Quand l’anesthésie finirait de se dissiper et que la douleur reviendrait. Qu’il faudrait apprendre à marcher encore une fois.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Lun 5 Oct - 11:16


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HRP : Désolée du retard ! ^^" J'espère que c'est pas trop nul, comme à chaque fois xD






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Miranda ne disait rien mais à défaut de voir ses yeux,  il se rassurait avec son sourire. Ce n'était pas un cadeau si mauvais finalement. Elle avait l'air d'apprécier et c'était tout ce qui comptait. S'il était le premier à lui faire un cadeau, au moins il l'avait bien fait et elle était contente. C'était tout ce qui importait. Il s'était inquiété sur le fait qu'elles n'étaient peut être pas à sa taille, ce qui aurait tout gâché. Il en avait pris des hautes mais elles ne l'étaient peut être pas suffisamment au goût de la psychologue. Il n'en savait rien mais en tout cas, elle semblait confiante, de son côté.

— Je pense que ça ira, dit-elle toujours sans le regarder. Je me sens fatiguée.


Ça pouvait se comprendre ; toutes ces émotions... et puis elle n'avait pas vécu une nuit des plus parfaites. Ridley aussi était fatigué mais il ne dormirait pas avant ce soir. S'il faisait une sieste, il subirait une nuit blanche derrière à coup sûr. Miranda s'était blottie sous les draps et malgré ses yeux fermés, elle souriait. Le chercheur se sentait un peu comme un gamin apportant un cadeau à ses parents, tout fier parce qu'il était réussi et plaisant. Et comme elle ne baissait pas la tête et ne détournait pas le regard, il pouvait observer son joli sourire à souhait pour affirmer et réaffirmer qu'il lui avait offert quelque chose de bien. Pour ne pas la déranger mais toujours veiller sur elle, il reprit son travail sur ordinateur silencieusement, toujours dans son fauteuil. Evans était venu avec deux plateau mais voyant la psychologue endormie et vu que Ridley semblait trop occupé pour avoir le temps de manger -même si ça n'était pas une excuse pour lui-, il était reparti bredouille mais gardait le plateau pour plus tard au cas où.

Malheureusement, comme il fallait s'y attendre quand les gens voyaient qu'il commençait à travailler, il se fit appeler à droite et à gauche et finalement ses allées et venues à l'infirmerie devenaient de rapides visites, pour son plus grand déplaisir. Miranda se rapprochait à chaque minute de l'opération et il n'était pas là pour la soutenir. Evans allait certainement en profiter pour faire n'importe quoi et il ne pouvait rien y faire. C'était franchement rageant. Il était tout de même retourné passer la nuit à côté d'elle, bien qu'il n'eusse pas réellement dormi. Il aurait aimé empêcher tout ça d'arriver le lendemain, virer les infirmières qui voulaient l'emmener, attraper le lit et refuser de bouger mais il aurait droit à des représailles. A la place, il avait angoissé avec l'idée qu'il venait d'abandonner Miranda à un sort horrible. Elle allait certainement lui en vouloir et le lui reprocher comme il le faisait si bien tout seul.

Tout le temps que cela dura il se retint de débarquer en salle de bloc pour arrêter tout ça. Plutôt que de créer des conflits dont tout le monde dirait qu'ils étaient futiles, il avait emmené ce qu'il fallait pour faire sortir Miranda plus vite de cet enfer sur terre. Un SCP-500 qui, une fois avalé, lui permettrait en deux heures de marcher comme s'il ne lui était jamais rien arrivé. Evans allait l'engueuler parce qu'il l'empêchait de jouer au méchant docteur mais ça n'était pas grave. Il avait bien essayé de travailler pour se changer les idées mais il restait trop distrait, ça n'était pas efficace. Il avait l'impression qu'une éternité venait de passer quand Evans vint finalement le chercher.

— Ça s'est bien passé contrairement à tout ce que tu pouvais penser. Elle est en salle de réveil si tu veux aller la voir.


Ridley avait plutôt tendance à croire qu'il mentait pour éviter qu'il ne s'énerve et lui casse autre chose que le nez. Il ne le saurait que lorsqu'il la verrait mais la salle de réveil était loin de la sortie. Et une opération du genre ne nécessitait pas une salle de réveil habituellement donc soit le médecin le prenait pour un con, soit il y avait quelque chose qu'il ne lui disait pas. Il venait de déboucher un truc et tout ce qui en sortait c'était l'anxiété que le chercheur venait d'accumuler.

— En salle de réveil ? Pourquoi en salle de réveil, tu lui as fait quoi ?!


De toute façon, le visage d'Evans disait très clairement qu'il regrettait ce qu'il venait de dire. Il y avait de quoi. Peut-être qu'il devrait laisser Ridley croire que c'était lui qui l'avait opérée aussi, bien qu'il ne soit pas chirurgien.

— Je lui a rien fait Ridley et tu pourras le voir par toi même. Je te dis que ça s'est bien passé et toi tu t'énerves ? C'est quoi le souci ?


— Le souci c'est qu'elle devrait pas être en salle de réveil, je sais que tu me caches des choses !


Mieux valait qu'il cache le passage de l'anesthésie générale oui. Et de toute façon, il n'avait pas le droit de lui dire, ça ne le regardait pas. Avec un peu de chance, Miranda ne lui dirait pas non plus. De toute façon, même si le médecin ne répondait pas, même si elle ne disait rien, Ridley se doutait déjà que si elle se trouvait là bas, c'était parce qu'elle avait été anesthésiée de façon générale, il n'y avait pas d'autres raisons possibles. Lui qui était littéralement terrifié par une anesthésie locale au point d'en dissocier le bras ou la jambe incriminé quand ça arrivait, voilà qu'il se terrifiait tout seul pour Miranda. Alors que non, vraiment tout s'était très bien passé. Evans avait même vérifié la position du clou trois fois avec le chirurgien pour être sûr. Une anesthésie, c'était une promenade de santé. Sauf pour Ridley.

— Crois ce que tu veux Ridley, en attendant, si tu veux des réponses, tu sais où la trouver, moi j'y vais en tout cas.


Evans eut juste le temps de tourner les talons pour voir Ridley le devancer et courir dans le service. Il voulait arriver en premier pour constater la chose ? Grand bien lui fasse, il n'y voyait aucun inconvénient. Les médecins et autres infirmières le regardaient encore plus comme un alien ; il ne venait jamais par ici, ou du moins, si c'était le cas, il était dans un état critique et inconscient dans le meilleur des cas. Mieux valait qu'il puisse sortir sans encombre après ça, sinon il forcerait le passage. Au pire, il n'avait qu'à courir avec le lit de Miranda, tout le monde se pousserait et personne ne pourrait le retenir prisonnier ici. Personne ne lui opposa aucune résistance, Evans avait du prévenir tout le monde, et il put accéder à la salle de réveil sans problème. Il détestait cet endroit où on entendait littéralement des gens agoniser. Il allait ramener Miranda dans sa chambre et puis c'était tout, pourquoi est ce qu'ils la faisaient rester là, c'était une punition ?

— Miranda ? Demanda-t-il timidement en passant sa tête dans son box.


Peut-être qu'elle était morte, ou paralysée, ou blessée, ou il ne savait quoi encore. Evans avait évidemment refusé qu'il soit là pour voir l'opération, il aurait sauté sur tout le monde avant même que ça ait commencé, rien qu'en voyant les outils. Comment pouvait-il être sûr qu'il ne lui était rien arrivé de mal ?

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Lun 5 Oct - 17:25

Elle n’avait pas envie que quelqu’un vienne s’occuper d’elle, ni de se réveiller totalement. Etre endormie était un bon moyen de ne déranger personne lorsqu’on était à l’hôpital. C’était un bon moyen de ne pas être dérangé non plus. Elle voulait juste oublier qu’elle existait. Elle se sentait vaseuse en plus de cela, et chaque minute passée éveiller la rapprochait de la douleur qui ne manquerait pas de réapparaître. Allait-elle hériter d’une affreuse cicatrice ? Combien de temps cela prendrait-il ? Elle ne voulait pas y penser. Pour le moment son corps entier était encore endormi. La démangeaison dans ses jambes la laissait tranquille. Elle se sentait bien. L’opération avait au moins le mérite d’être finie. Elle espérait juste qu’elle n’y passerait plus jamais.

Pour le moment au moins elle pouvait se reposer en attendant qu’on vienne la chercher. Vu la luminosité, nous devions être en pleine journée. Ridley devait surement travailler et elle espérait qu’il vienne le voir un peu plus tard, quand elle serait capable de parler et d’aligner quelques pensées cohérentes.

C’était sans compter les bruits de pas précipités qui envahirent le silence pesant de la salle de réveil.

-Miranda ? fit une voix timide.

C’était la sienne. Il était là. Déjà. Elle se redressa péniblement et la tête lui tourna un peu. Elle essaya de sourire avec sa bouche pâteuse. A ce moment seulement, elle réalisa qu’elle n’avait pas les yeux bien ouverts alors elle bati des paupières. Il avait l’air particulièrement inquiet.

-Ridley,
souffla-t-elle la voix éraillée.

Mais cela ne suffit pas à faire disparaître l’inquiétude de son visage. Voir qu’elle était en vie ne lui suffisait pas. Alors elle s’efforça de parler mais sa voix était traînante et mal assurée. Elle faisait de son mieux pourtant.

-Je viens de me réveiller… j’ai… je crois que tout c’est bien passé…

Oui après tout elle n’en savait rien. Elle n’avait pas même songé à regarder l’état de son bandage sous les draps.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mar 6 Oct - 17:41


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Désolée du retard ! ^^" J'espère que c'est pas trop nul, comme à chaque fois xD






Miranda Smith
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Ridley s'était lentement approché du lit après avoir fermé la porte. Il ne savait pas à quoi s'attendre. Peut-être qu'elle n'avait carrément plus de jambe, que rien n'était réglée ou qu'en fait elle était morte et que personne ne l'avait remarqué. Ou avait fait semblant de ne pas le remarquer. Il l'avait appelé, tout doucement, parce que dans le meilleur des cas il risquait de la déranger en fait. Il fut soulagé de voir un sourire apparaître sur son visage mais cela ne l'empêchait malheureusement pas d'imaginer les pires scénarios possibles. Miranda était complètement dans le cirage, évidemment qu'ils lui avaient fait une anesthésie générale ces traîtres. Elle essayait vainement de se relever et d'ouvrir les yeux mais cela lui demandait apparemment beaucoup d'efforts. Mieux valait qu'elle reste allongée non ?

— Ridley... Je viens de me réveiller… j’ai… je crois que tout c’est bien passé…


Comment pouvait-elle bien le savoir si elle avait dormi tout le long de l'opération ? C'était ce que les médecins voulaient lui faire croire, oui, que tout s'était bien passé mais en réalité ils avaient du manigancer plein de choses. Lui injecter des saletés pour que son état s'aggrave et qu'elle doive rester là encore plus longtemps. Ridley ne laisserait pas ça arriver, il avait ses 500 avec lui et comptait bien lui en donner un. Sauf qu'il n'était pas un profiteur et que, contrairement aux médecins, il ne trompait personne. Il n'allait pas le lui donner maintenant, alors que la psychologue était dans les choux au point de difficilement pouvoir prendre des décisions. Il attendrait qu'elle soit en pleine possession de ses moyens pour ça. Par contre, ce qu'il allait faire, c'était déjà la sortir de cet enfer.

— Vous en êtes sûre ? Comment vous pourriez le savoir si vous avez subi une anesthésie générale ? Vous avez pas mal hein ?


Il aurait aimé qu'elle sache vraiment. Comme ce n'était pas le cas il ne pouvait pas réellement être rassuré. Et il ne se permettrait pas de virer le drap pour vérifier par lui même, c'était un manque total de respect. Encore une fois, pas comme les médecins d'ici qui ne se privaient pas de le faire. S'il apprenait qu'ils avaient doublé Miranda avec cette histoire d'anesthésie, Evans aurait beaucoup plus à se plaindre que de son nez cassé.

— Je vais vous ramener dans votre chambre d'accord ? Vous y serez mieux qu'ici et encore, le mieux serait de quitter cet endroit et de retourner chez vous mais ça, on me laissera pas faire.


Remarque, avec un lit médicalisé pour rouler sur portes et personnes, il n'y aurait pas grand chose sur son chemin, ou pas bien longtemps. Il prit soin de bien la recouvrir sous sa couverture avant d'aller virer les freins. Les scopes, il s'arrangea pour les laisser derrière aussi, la pauvre psychologue ressemblait à un pantin dans tous ces fils et elle n'en avait pas besoin, il y en avait dans chaque chambre en plus, comme si ça ne suffisait pas. C'était tellement plaisant de se faire déranger par des bruits stridents à longueur de journée, hein. Si Evans faisait la moindre remarque, il lui roulerait dessus. De façon parfaitement innocente, il s'employa à diriger le lit vers la porte et à le faire sortir dans le couloir sous les yeux médusés de ceux qui le traversaient et qui se demandait ce qu'il pouvait bien être en train de faire. Evans tourna vers lui des yeux ébahis alors qu'il discutait avec le chirurgien, sans doute à la base pour laisser le temps à Ridley de discuter lui aussi avec la psychologue, tout gentil qu'il était. Raté. Zut, il venait vers le chercheur en plus.

— Mesdames et Messieurs laissez moi vous présenter le plus grand gamin que j'ai jamais vu et c'est lui qui dirige en plus ! Ridley, tu emmènes Miranda se promener ? Elle est pas vraiment en état là, si, tu veux pas la ramener de là où tu viens ? à moins que ce soit une prise d'otage ?


Ce n'était rien de tout ça mais évidemment, Evans ne pouvait pas le savoir. Au vu du ton qu'il employait, ce que Ridley faisait ne lui plaisait pas du tout. Tant mieux. Il ricana de façon tout à fait innocente et se mit à courir en poussant le lit. Un peu comme un caddie au supermarché avec une promo sur les sachets de schtroumpfs droit devant. Sauf que cette fois, il y avait quelqu'un de très précieux dans le caddie donc il n'allait pas vraiment percuter Evans non plus. Miranda n'apprécierait pas. Le docteur ne chercha cependant pas à prouver ce fait parce que si le lit avait été vide, Ridley aurait très bien pu chercher à l'écraser, justement, et tout le monde se jeta de côté pour le laisser filer. Il sortit du service en riant et ralentit quand plus personne ne s'opposa à lui.

— Non mais vous avez vu leurs têtes ? C'était mémorable tout ça. Quelle bande de troubles fêtes, où est le problème sérieusement...


Il n'y avait pas de mal à la faire sortir de cet endroit maudit pour la ramener dans sa chambre. A moins qu'Evans n'ait vraiment manigancé quelque chose d'horrible, elle n'allait pas mourir. Et s'il se passait quoi que ce soit, eh bien il dérogerait à la règle et lui filerait un 500 plus tôt pour contrer la cruauté de ces sales médecins sans scrupules.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Mer 7 Oct - 21:44

La voir réveillée ne le rassurait pas. L’entendre dire qu’elle pensait que tout c’était bien passé non plus. Elle ne savait plus quoi faire. Elle était beaucoup trop embrumée pour le savoir ou même pour y réfléchir alors elle continuait de sourire un peu niaisement et d’essayer de se tenir à peu près droite alors qu’elle sentait son corps inerte glisser dans les draps.

- Vous en êtes sûre ? demanda-t-il encore. Comment vous pourriez le savoir si vous avez subi une anesthésie générale ? Vous avez pas mal hein ?

Finalement elle renonça et s’enfonça dans le lit de nouveau pour lui répondre. Elle était décidément trop fatiguée et la tête lui tournait. Elle commençait à avoir soif aussi. A force de la questionner comme ça, il lui faisait peur aussi. Elle n’en savait rien. Peut-être qu’on allait lui annoncer qu’elle allait devoir repasser sur le billard parce que quelque chose était allé de travers. Elle essayait de chasser cette pensée du mieux qu’elle pouvait.

- Je n’ai pas mal non. C’était un peu le but de l’anesthésie générale en fait. Je ne voulais pas avoir mal et pas sentir ou entendre ce qui se passait. Pour l’instant ça va… Je suis juste un peu… crevée…

Elle essaya de sourire encore, si elle pouvait le regarder droit dans les yeux les choses seraient plus simples. Mais même dans un moment pareil tout ce qu’elle pouvait penser était que sans doute elle avait d’immenses cernes sous les yeux, qu’elle était pâle et que sa peau était rouge, que ses cheveux ressemblaient sans doute à un amas de paille orange, en un mot qu’elle était laide.

-Je vais vous ramener dans votre chambre d'accord ? Vous y serez mieux qu'ici et encore, le mieux serait de quitter cet endroit et de retourner chez vous mais ça, on me laissera pas faire.


Miranda eut un petit rire. Pour elle, Evans avait demandé à Ridley de venir la chercher et de la conduire dans sa chambre et il plaisantait sur le fait qu’il aurait bien voulu qu’elle soit déjà guérie. Elle aussi aurait bien voulu que tout cela soit déjà fini aussi l’idée prêtait à sourire. Elle n’avait pas vraiment le sérieux dans son ton de voix elle était trop fatiguée pour ça. Alors elle s’est lovée sous la couverture qu’il avait remise par dessus elle et elle l’avait laissé faire. Elle ne se posa pas plus de question quand il détacha les machines. Après tout il devait savoir ce qu’il faisait. Au passage, elle avait voulu mettre de côté sans doute que la vieille, il avait cassé le nez du docteur Evans.

- Ça c’est sûr commenta-t-elle simplement. J’ai encore besoin d’être soignée hein…

En effet, elle se voyait mal sortir de son lit. Dans cet état elle doutait ne serait-ce que de tenir debout. Et c’était sans compter l’état de sa jambe.

Elle comprit vraiment lorsqu’ils croisèrent Evans qui discutait avec le chirurgien. Elle comprit lorsqu’il vit son regard réprobateur. Apparemment non, ça n’était pas Evans qui avait demandé à ce qu’elle soit changée d’endroit, pas du tout. Ridley avait débranché les scopes qui étaient destinés à la surveiller. Elle n’était pas sûr de vouloir être témoin de la suite des évènements.

-Mesdames et Messieurs laissez moi vous présenter le plus grand gamin que j'ai jamais vu et c'est lui qui dirige en plus ! Ridley, tu emmènes Miranda se promener ? Elle est pas vraiment en état là, si, tu veux pas la ramener de là où tu viens ? à moins que ce soit une prise d'otage ?

Le docteur était ironique mais visiblement en colère et Miranda sentait l’angoisse monter. Elle s’apprêtait à demander à Ridley de la ramener doutant que cela serait suffisant pour le raisonner. Mais c’était sans compter ses réflexes. Le lit fit une embardée soudaine et elle fut propulsée à vive allure à travers les couloirs. Comme elle se sentait déjà un peu mal, le décor se mit à tournoyer et elle se cramponna où elle pouvait  en gémissant de peur. Il lui sembla que cela dura assez longtemps mais quand il ralenti enfin, elle était au bord de l’évanouissement et tentait de respirer calmement. Pendant un moment, elle s’était demandée où il l’emmenait car elle n’avait pas osé garder les yeux ouverts. Elle fut soulagée de se retrouver dans sa chambre d’hôpital. Au moins, il n’avait pas poussé la folie jusque chez elle.

-Non mais vous avez vu leurs têtes ? C'était mémorable tout ça. Quelle bande de troubles fêtes, où est le problème sérieusement...

Miranda n’avait pas vu leurs têtes non. Elle n’avait rien voulu voir. Mais il avait l’air si fier de lui. Maintenant qu’elle était terminée, cette scène surréaliste prenait un côté drôle. Alors elle osa un sourire toujours sans le regarder.

- Faut y aller doucement je suis à peine réveillée, commenta-t-elle. J’avais l’impression d’être dans un manège à sensation…

Et puis, elle reprit, un peu plus sérieuse.

-Ecoutez Ridley je sais pas pourquoi, mais je sais que vous n'aimez pas les médecins. Mais moi j’ai confiance en Evans et j’aimerais bien… qu’il puisse faire son travail, d’accord ?

Elle doutait qu’il comprendrait avec ces simples mots. Elle espérait aussi ne pas l’avoir blessé. Peut-être interprétait-il la situation avec ses repères à lui, faussés par elle ne savait quoi qu’il avait vécu, mais au moins, il se souciait d’elle.

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MessageSujet: Re: Glacée en dedans (Avec Ridley Moran) [TERMINE]   Jeu 8 Oct - 14:02


❝ Glacée en dedans ❞


HRP : Beuh c'est court x.x Je te donne pas beaucoup de grain à moudre en plus, j'ai l'impression... Mais au prochain post Evans débarque je pense ^^






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Miranda avait semblé bien secouée par cette course, c'était pour cela qu'il avait ralenti en sortant du service, se contentant de trottiner sagement tant que personne ne le suivait en courant et en hurlant. Bien malgré lui, Ridley l'avait ramenée dans sa chambre d’hôpital. Il aurait vraiment préféré l'escorter t dans sa vraie chambre, à elle toute seule et sans médecins pour l'embêter avec des conneries. Il reprit son souffle et rigola un peu en se remémorant la tête de tous ces collaborateurs surpris de le voir débarquer avec le lit depuis la salle de réveil. Ils l'avaient bien mérité. Le chercheur réinstalla la psychologue comme il fallait, comme si le temps allait remonter et que si elle reprenait sa place initiale, rien de tout cela ne se serait produit. Pas d'opération, pas d'anesthésie...

— Faut y aller doucement je suis à peine réveillée. J’avais l’impression d’être dans un manège à sensation…


Il s'assit près d'elle à nouveau comme cela commençait à rentrer dans les habitudes. Il espérait ne pas l'avoir trop malmenée mais elle souriait. C'était que ça devait aller. Lui il aimait bien les manèges à sensation, même si ça faisait une trentaine d'années qu'il n'en avait pas fait. Ça n'était peut être pas son cas, il aurait du y penser.

— J'aurais aimé vous répondre que j'y penserais et ne le referais plus la prochaine fois, mais j'espère qu'il n'y aura pas de prochaine fois pour vous. Un séjour à l’hôpital, ça suffit amplement pour toute une vie je crois.


Tant qu'elle ne se mettait pas à vomir à cause de lui ou ne tombait pas dans les pommes, ça allait. Normalement il n'aurait plus à courir en poussant son lit, à moins qu'Evans ait encore manigancé quelque chose dont il ignorait tout. Si elle semblait amusée de ce qui venait de se passer malgré sa fatigue jusqu'à maintenant, cet air qu'il appréciait de voir sur son visage disparût pour laisser place à plus de sérieux.

— Ecoutez Ridley je sais pas pourquoi, mais je sais que vous n'aimez pas les médecins. Mais moi j’ai confiance en Evans et j’aimerais bien… qu’il puisse faire son travail, d’accord ?


Il ne le cachait pas qu'il détestait les médecins de toute façon. C'était bien la seule conséquence de ce qui lui était arrivé qu'il montrait. Il n'y pouvait rien. C'était comme d'avoir un russe en face de lui. Impossible de cacher que cela lui faisait dresser les cheveux sur la tête. D'après ce qu'elle lui avait expliqué avant qu'il ne devienne le taureau enragé d'une corrida contre Evans et décide de charger, l'anesthésie générale semblait avoir été conduite parce que c'était elle qui l'avait demandé. Il se doutait pourtant qu'elle n'ignorait pas le danger que ça représentait, de laisser du poison contrôler son état de conscience. Il n'accepterait jamais ce genre de choses. Mais il pouvait comprendre qu'elle se refusait à subir la douleur et les bruits ou la vue de l'opération. C'était tout aussi insoutenable à ses yeux. Ridley soupira. Comment-pouvait elle faire confiance à Evans alors qu'elle ne le connaissait guère ? Il pouvait cela dit poser la question à propos de lui même aussi. Miranda et lui se connaissaient à peine. Si elle ne pouvait pas lui faire confiance à lui, elle n'avait pas à faire confiance à Evans non plus, c'était illogique. Ou alors elle avait un réel problème avec lui. Le scientifique n'en savait foutrement rien mais poser la question reviendrait sans doute à changer en partie de sujet. Dans les deux cas ce qu'elle disait le rendait triste parce qu'elle préférait faire confiance à ceux qui lui faisaient du mal qu'à ceux qui essayaient de l'aider. Il ne voyait pas comment changer cela.

— D'accord.


C'était tout ce qu'il se contenta de répondre sans la regarder, préférant fixer le sol. Alors même qu'il n'était pas d'accord du tout. Non, il ne laisserait pas Evans faire son travail horrible. Il ne voulait pas que Miranda reste ici un mois, deux mois, en attendant de pouvoir remarcher.

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